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FrancoisCarmignola - Page 13

  • Les hermétismes

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  • Les visages

    Le propre de l'usage actuel des médias est de rendre visible les visages des dirigeants en train de prononcer le résultat de leurs décisions. Non pas simplement lors d'un discours solennel  marqués par la timidité naturelle de tout homme prononçant en responsabilité une annonce importante murement pesée et sur laquelle il joue son pouvoir et sa crédibilité.  

    Non, il s'agit d'interviews, de discussions à bâtons rompus avec des journalistes, en confiance et en évidence. 

    Elu par le miracle d'un scandale public et bénéficiant par la suite d'une étrange élection législative, lors de laquelle, on ne peut nier qu'un abandon pour moi funeste lui donna tous les pouvoirs, le président actuel fait ce qu'il veut depuis bientôt 5 ans. Enfin ce qu'il veut: poussé au gaspillage par l'émeute, puis par les syndicats unanimes, puis par une épidémie, 3 occasions de démontrer son incapacité, son immaturité et son indécision, il ne fit surtout rien sinon se ridiculiser. 

    Lorsque son visage apparait et qu'il se justifie, quand ses ministres apparaissent et qu'ils annoncent ses non-décisions, qui toutes versent dans l'autiste autoritarisme vantard et affirmé, il me prend une réaction psycho-physique étrange. 

    Une bouffée de haine quasi incontrôlable ainsi me prend, et par force, du fait de la maitrise de moi-même que j'arrive à m'imposer, je m'éloigne de l'écran avec un peu de bave aux lèvres. Tout mon esprit était capté par une haine incoercible, une obsession de dévastation, d'éventrement, de meurtre sauvage. Le sang voudrait couler et un spectacle d'abattoir interdit voudrait se dérouler avec les cris et les pattes qui s'agitent... Pour qui dois-je voter à la prochaine élection pour que de telles images cessent de m'obséder ? Dites-moi... 

  • Les émissions

    Ultra court, et clair et net. 

    Les émissions de gaz à effet de serre issus de l'activité humaine, et responsables du réchauffement catastrophique du climat en cours se répartissent ainsi: 

     

    30%  les centrales de production d'électricité à charbon, au fuel et au gaz

    30% l'agriculture et la déforestation

    15% les transports (dont 6% les voitures, 4% les camions, 2% l'avion)

    15% l'Industrie, ciment, acier, plastique

    10%  le chauffage et les déchets

     

    Voilà c'est tout. On sait tout. 

    Les engagements de maintien de l'augmentation de la température moyenne du globe pris actuellement sont de 1,5°. Ils supposent une réduction d'un tiers de l'émission de gaz à effet de serre. 

    Que les personnes qui ne sont pas pour le tout nucléaire lèvent la main. Elles seront priées de se rassembler ici. Leur sort sera terrible et douloureux. Cela sera le feu décrit par le Coran, livre admirable par ailleurs, et bien en ligne avec le fameux réchauffement, car il faut à ces misérables un enfer qui leur soit adapté. 

    Un autre point est la soi-disant responsabilité des consommateurs des produits chinois dans l'émission des maudits gaz, comme si ils avaient choisi le charbon en achetant des produits conçus en Chine, alors qu'indifférent à toutes les étiquettes sauf celles mentionnant le prix, elles n'ont bien absolument rien choisi, étant plutôt obligées vu la perte de leurs emplois, obligés de prendre le moins cher pour vivre. La responsabilité incombe bien sûr entièrement à la Chine avec le choix délibéré par sa dictature impitoyable d'une croissance folle basée sur le charbon et l'exploitation de misérables dominés, entérinée par l'occident dans l'espérance d'une libération politique qui n'eut jamais lieu, et bien au contraire. Prétendre le contraire est une intolérable stupidité et se trouve absolument inacceptable.

    Maudits soit les salopards écolos pro chinois, qui non seulement autorisent les sinistres chinetoques rigolards à polluer à mort jusqu'à la saint glin glin de peur d'avoir à les bombarder nucléairement, mais en plus culpabilisent leurs victimes, les classes moyennes occidentales désespérées condamnées au plastique pas cher et à Facebook sur mini écrans pour agrémenter leur chômage. 

     

  • Les femmes de Beauvoir

    Dans un rapport d'étape sur le féminisme orchestré par Alain Finkielkraut (1), Manon Garcia la très gouailleuse normalienne agrégée de philo (elle mentionne ailleurs, avec cette même gouaille, que Finkie n'a que l'agreg de lettres), lance à Eugénie Bastié : "relisez l'introduction du deuxième sexe ! ". 

    On l'a fait et Bastié a raison: Beauvoir décrit la femme comme réduite à l'"Autre" dans l'esprit du monde décrit par les hommes. Pour accéder à la liberté essentielle de l'humain comme perpétuelle transcendance, il lui faut se libérer de cette état, de cette situation. Il lui faut refuser "la complicité" avec l'homme qui fait d'elle l'"Autre". 

    On a donc bien cette personne comme individu essentiel qui doit soumettre le bien public à son bien privé et c'est bien le solipsisme existentialiste décrit par Bastié, et l'objectif de Beauvoir est clairement exprimé: on attend l'"égal partage du monde entre hommes et femmes".

    On a donc ici le refus affirmé de deux choses: le caractère médiatisé du rapport humain qu'il soit par le désir, le social ou une conjonction des deux, d'une part, et d'autre part de l'unité de l'humanité, la division entre hommes et femmes étant essentielle au sens de la communauté, du point de vue, de la "situation". La fusion impossible ne pouvant se réduire que dans le "partage".

    On glosera sur le côté "complémentaire" de la relation homme femme prononcé par les traditionalistes, la séparation des tâches étant essentialisée avec la complémentarité, permettant de distinguer symboliquement. Comme elle est peu moderne, l'idée ! L'égalité de droit admise, par accès à une  humanité intellectuelle, on ne peut la remettre en cause. 

    Et pourtant si ! Toute affirmation de la distinction communautarisée, biologisée ou socialisée, et c'est le cas des tenants des réflexions profondes sur la situation de la femme se trouvent face à l'aporie féministe: peut-on ou non fonder une égalité sur la capacité de formuler des discours hors de portée de la fameuse "situation" ?  

    Renoncer à l'homogénéité des discours et essentialiser la situation revient à rompre l'égalité symbolique et c'est le problème de la modernité sociétale qui se trouve ainsi démontrée fausse: l'idée de la fiotte leur collera à la peau pour toujours. Donnez-moi mon manche, on va se battre et le vaincu l'aura dans le cul. 

    On pourrait tenter de fonder l'égalité symbolique sur autre chose, sur un assentiment instauré par un "autre" : lequel? 

    En ces domaines, les "femmes" ont toujours plein d'idées, qui toutes tournent autour d'une immanente autorité paternelle, qui présiderait transcendantalement comme ce qui fonde les matriarcats: les bandes de voyous soumis à l'oncle et qu'on manipule et nourrit. Nulle autorité, nulle liberté, juste une variante féminisée de l'autorité violente... Bien sur l'imaginable peut avoir d'autres possibilités, il ne tient qu'à elles de se manifester... 

    On va donc en revenir à l'absence de "situation"... Il EST possible à une femme de parler indépendamment de son état, et cela même enceinte, ou en pleine période de règles douloureuses ou non, abondantes ou non (pour parler en utilisant cette forme d'obscénité, qui elle est propre à la situation dont je proclame l'absence). L'humanité est une et cela n'a rien à avoir avec aucune "situation". Cela signifie que le signifiant "Autre" attribué à LA femme peut être manipulé et utilisé par une femme sans déchoir ni avoir à sentir quoi que ce soit dans sa culotte. 

    Cette croyance bébête est-elle enfantine, absurde et irraisonnée ? 

     

     

     

     

    (1) https://www.franceculture.fr/emissions/repliques/le-feminisme-etat-des-lieux-0

  • Les décapitations des professeurs

    On a lu le bouquin de Di Nota "J'ai exécuté un chien de l'Enfer" et vu son interview par Polony (1) 

    Il faudrait noter les points de l'interview, assez saillants et les suivre dans le bouquin. À cheval entre le romanesque, l'institutionnel politique, et le jugement sociétal, l'enquête sur la question est profonde et c'est bien le terrible coté individualisé du drame qui en fait quelque chose de monstrueux et de honteux, à la hauteur de sa conclusion. 

    C'est cette conclusion (le meurtre sordide et la décapitation) qui fait le drame, ou plutôt sa conséquence "secondaire", en un sens à la fois propre et figuré: comme évènement accidentel rare et comme symbole d'une faillite totale, bref deux caractéristiques exceptionnelles, mais qui finalement ne font que mettre un point final à un abandon. Une sorte de suicide imposé... 

    Quel est l'abandon ? Il est celui de l'institution, au sens strict: principal, syndicat, référent laïcité, enquêtent et statuent: ils reformulent l'avis des plaignants (une élève qui n'a PAS assisté au cours et qui ment et un prédicateur islamiste au discours offensif, menaçant et tendancieux) en mentionnant que LES élèves ont été "choqués" ou "froissés". 

    Sur la base d'un double mensonge, une affabulation islamiste d'une part une majorité d'élèves par ailleurs musulmans et absolument pas choqués, se déroule alors une cérémonie généralisable qui exprime ce qui est au-delà des personnes et qui est l'institution de l'éducation nationale, soumise aux lois et principes qui la font, qui l'"institue" en tant que telle et qui la font fonctionner comme elle le fait. 

    Mais il y a bien sûr d'autres mécanismes. Pas forcément inconnus des institutions d'ailleurs dont le rôle est d'ailleurs de s'en protéger ou des les contrôler.  Et puis il y a le politique pur et simple. Le meurtre de Samuel Paty se situe à quelques jours près entre deux manifestations du politique: la promulgation de la loi sur le séparatisme et la polémique lancée par le ministre de l'éducation sur l'islamo gauchisme... 

    Comme si l'inqualifiable évènement "illustrait" soit l'inefficacité hypocrite, soit le martial nécessaire. Pouvoir des faits, symbolisation des actions humaines... 

    On passera sur la cérémonie funèbre dans la cour de la Sorbonne, au son d'un très recueilli andante de Mozart. 

    Il s'agit de la symphonie no 3 dite Salzbourgeoise qui en fait n'est pas de Mozart mais de Karl Friedrich Abel, et recopiée par le jeune génie, agé de 12 ans. Les porteurs du cercueil, dont une femme, sont suivis par un garde portant le portrait du professeur. Etrange. 

    On passera sur les faits: Paty projeta 2 caricatures dont la célèbre "une étoile est née" :

    Au préalable il proposa aux élèves qui pourraient être heurtés de sortir ou de fermer les yeux. Le cours eut lieu deux fois de suite, et un témoin adulte, auxiliaire de vie, encadra la chose... 

    Même si on peut s'interroger sur la réalité du choix de ces images là (est ce vraiment ce qui a été projeté, même s'il semble que oui ?) on se doit de s'interroger sur le sens du cours d'instruction civique ainsi administré à des enfants (en classe de 4ème, on est encore largement enfant) (3). Ce sens semble bien être celui de la disproportion entre un dessin et des meurtres, ce qui est le bon sens même, indépendamment du respect dû aux religions ou du combat pour la laïcité. A moins que le message n'ait été que la liberté d'expression consistait à tout pouvoir moquer, y compris par l'obscénité... Le fait est que le cours portait bien sur la "liberté d'expression" , par contre, ce qui incline plutôt à évoquer le dernier message. 

     

    Le personnage avec l'étoile est pourtant bien sulfureux, et peut choquer bien des parents d'élèves occidentaux, sans parler des musulmans africains... Il fait de plus allusion à un film mythique provocateur de 2012 qui justifia des violences dans tout le monde musulman, y compris l'attaque de l'ambassade américaine en Libye ! 

    Est-ce là l'"erreur", dans le contexte d'une classe de 4ème fréquentée par des élèves musulmans ? On pourrait le penser. 

    A ce point, on pourrait trouver surprenant que l'on n'en soit pas resté là. Les élèves sont mineurs, et n'ont pas effectivement à être exposé, même si cela fait partie de l'actualité, à des images montrant des organes sexuels... Il y avait de quoi se rétracter. Mais la question reste de savoir si c'est vraiment cette image là qui fut projetée...

    Comme il semble que oui, on pourrait situer là l'"erreur". Pourtant, il ne s'agit pas de cela: l'"erreur" serait d'avoir "ordonné" aux musulmans de sortir, du moins c'est ce que certains disent, en particulier un collègue professeur ! L'accusation d'islamophobie serait alors celle-là. 

    Si je me permets de tourner autour du pot de cette manière pour bien indiquer qu'en fait je suis partisan de l'argument (et de la leçon) qui est celui de la disproportion: on ne tue pas pour une image, et puis c'est tout. Tout le monde est donc victime, d'une chose ou d'une autre, et l'expression collective des foules, quelles qu'elles soient, est une abomination. 

    Révolté par le non-sens, Samuel Paty s'agita dans tous les sens et fut broyé par une institution aveugle qui se livra à une danse complexe lui demandant de s'excuser pour quelque chose qui n'était notoirement qu'une rumeur propagée par une menteuse et un propagandiste islamiste. L'important était d'apaiser. Tu parles, dans l'ombre, un demi fou excité par la propagande s'acheta un couteau. Pire: un élève accepta de l'argent pour indiquer qui était le professeur. 

    Une citation sinistre: "on est passé du vivre ensemble au mourir seul". Au fait, Samuel Paty n'était pas juif et mourir seul est le sort de tous les hommes, tout plutôt que mourir dans ces foules-là.

    Un autre élément du dossier, une représentation de Charlie Hebdo illustrant la trinité:

    in culo alla chiesa - "charlie hebdo" scatena sulla ...

     

     

     

    (1) https://tv.marianne.net/rencontres/l-assassinat-de-samuel-paty-un-crime-institutio

    (2) https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Innocence_des_musulmans

    (3) https://www.lhistoire.fr/laffaire-samuel-paty

  • Les femmes de Zemmour

    Bien loin de vouloir gloser sur les maitresses passées (qu'il viola) ou présentes (qui semblent le manipuler) de Zemmour, je voudrais le faire sur ses conceptions de la femme, intéressantes et plus originales qu'on ne croit, même si elles lui valent d'être considéré misogyne (quelle horreur!). 

    On passera d'abord sur l'expression elle-même, l'accusation renvoyant à un état que personne ne veut, similaire à celui de fasciste, infamant et surtout disqualifiant, le porteur du bonnet, comme la bête à corne se devant d'être chassé et dévoré par les chiens de Diane, tel le pauvre Actéon... 

    On adoptera donc, comme Zemmour finalement, la théorie du genre en séparant sexe biologique et sexe apparant, et en introduisant le rôle "féminin" qualifié en deux modes ancien et moderne. Le mode ancien, d'ailleurs toujours revendiqué se résume par l'expression "maman putain", le "et", le "ou" et le "et/ou" convenant à séparer les deux modalités. Reliés à la maternité et au soin maternel, toujours fondamentalement adapté aux soins à accorder au très jeune enfant, et aussi donc, à la séduction féminine, support des fantasmes sexuels masculins nécessaires à la reproduction... Je parle ici de rôles sociaux naturellement, du moins à leur acception traditionnelle comme pôles des comportements en général, évidemment infiniment modulés et variés.  

    Au point qu'ils peuvent être, en tant que rôles, adoptés par des hommes à des degrés divers, mais effectifs que l'hétérosexualité soit présente ou non, il ne s'agit pas de cela... 

    Quant est il du rôle "moderne" ? Nous arrivons là dans les eaux inconnues abordées par la modernité lors de ce qu'on appela l'"émancipation" des femmes, c'est-à-dire leurs pratiques d'activités beaucoup plus diversifiées qu'elles ne l'étaient auparavant. Accédant aux métiers intellectuels principalement, ce qui est évidemment lié aux études supérieures qui ne leur étaient plus interdites ou refusées, les femmes accèdent aux métiers dit "masculins", jusque-là réservés aux hommes. Dans ces métiers, qui restent entiers et définis (juges, médecins, professeurs, écrivains, commissaires de police, policiers, pompier, camionneurs) les femmes et c'est là toute la question mettent elles en œuvre leur féminité traditionnelle décrite plus haut, la part normale et accessible de masculinité qu'elles ont le droit de manifester ou bien une forme spéciale de compétence à la fois distincte de celle des hommes, et propre aux femmes, qui consacre la nécessité absolue de la société de disposer de femmes à ces postes ? 

    La modalité "femme" de la modernité est constituée de la prétention à la validité de la troisième théorie... 

    Revenons à la modalité ancienne. Malgré la relative séparation du rôle des hommes et des femmes dans les sociétés traditionnelles et l'évolution de celle-ci, la question des métiers "masculins" reste entière et indépendante de l'évidente capacité des femmes à être commerçante, fermière, infirmière et autres. Dans tous ces cas, les qualités inhérentes aux deux fonctions principales décrites ont tout lieu de se manifester en donnant à ces métiers les colorations variées nécessaires au bonheur des peuples dans la vie publique sans que cela influe en aucune manière ni sur l'efficacité ni sur la qualité des occupations en question qui sont en fait assurables par des hommes ou des femmes indifféremment. Occuper le métier de pompier ou même de juge est par contre une autre question... 

    Que ce soit le physique ou le mental, la capacité à l'effort ou l'autorité et la volonté, on a dans l'acception traditionnelle du rôle, une exclusivité non pas genrée mais "unique", et définie en référence à ce qu'en font des hommes traditionnellement soit fort et courageux physiquement soit doté de l'indifférence et de la volonté de la force mentale impartiale. 

    Non pas que tous les hommes soient par nature doté de ces qualités, mais qu'elles sont nécessaires absolument pour accomplir les tâches en rapport, cela exclusivement des qualités traditionnelles accordées aux femmes. 

    Il n'empêche qu'on peut trouver des femmes physiquement capables d'assurer les taches physiques d'un pompier et aussi celles d'un juge, en ne cédant ni dans un cas ni dans l'autre à un amoindrissement "compréhensible" d'efficacité et de dureté. Reconnaitre cela est la moindre des choses pour un homme moderne au fait des possibilités humaines et débarrassé des essentialisations ignorantes de la théorie du genre, qu'il convient ici d'accepter dans son entièreté...

    Sauf que ce n'est pas ce que prétendent les féministes. 

    Conformément à la troisième théorie décrite plus haut, il y aurait dans la pratique féminine des tâches anciennement entièrement dévolues aux hommes un caractère original et essentiel qu'il convient d'obtenir absolument. Ce caractère pourrait même se révéler supérieur et exiger par nature ce que les hommes ont finalement (après bien des résistances, je le reconnais volontiers) accepter d'abandonner : l'exclusivité genrée. 

    Juges, médecins, professeurs sont aujourd'hui majoritairement des femmes et l'expansion du nombre de femmes effectuant des études supérieures accroit le déséquilibre. Cela change-t-il quelque chose à la société ? (1)

    La réponse est oui, du moins pour une théorie qui adopte une théorie variante de la troisième exposée et qui critique la manière dont les 3 métiers sont exercés, non pas suivant les manières masculines ou disons "neutres" que l'on souhaiterait voir adopter, mais suivant une manière hybride, qui renonçant à l'assimilation au masculin produit un mode mixte d'expression et de pratique qui à la fois affaiblit la société et éloigne les hommes. 

    Affirmer cela est ce qui constitue la misogynie moderne aux yeux des féministes, qui prétendent contrôler et exprimer une volonté féminine particulière qui se traduit par des pratiques auxquelles les hommes doivent se soumettre. On peut ajouter que cette soumission est inconditionnelle et ne souffre pas de démocratie, l'essentiel masculin n'étant que résistance à cette soumission et donc nécessité de celle-là... Mais ce n'est pas le sujet ici. 

    Quelle est la nature de la fameuse "pratique", que les féministes jugent bénéfique, voire obligatoire ? 

    D'abord elle est mécaniquement liée au nombre des praticiens femmes devenu très important, voire comme on l'a dit majoritaire. Sans chercher à expliquer ou évidemment à justifier par une quelconque essence féminine la chose, la seule présence d'individus façonnés par le genre dans nos sociétés (on nous le rappelle assez) suffit à orienter pratiques et significations dans la direction commune attribuée précisément par ce genre-là. La messe est dite. 

    En gros, en l'absence de garde-fous masculinisés -au sens traditionnel- qui garantit aux femmes en exercice de se conformer aux attitudes traditionnellement masculines de l'exercice de juge par exemple, on devrait, et c'est ce qu'on observe observer les comportements suivant du fait des juges femmes, conformes à un reproche commun: indulgence pour la jeunesse, privilège accordé à la réhabilitation possible, sensiblerie aux conditions familiales et sociales, non prise en compte des récidives. En même temps, accent mis sur les rééducations en général, que ce soit les violences faites aux femmes, les conducteurs négligents, les déclarations publiques misogynes ou racistes. 

    On condamne des journalistes pour des déclarations semblant généraliser une insulte publique à une population entière du fait du manque de l'adjectif "certains", ce qui signifierait "tous", et on relaxe après une brève garde à vue un caïd violent condamné à multiples reprises qui a donc pu menacer de mort des policiers pendant des heures en évoquant sodomies et meurtres de leurs parents proches, sans parler des allusions variées à leur race et autres identités nationales ou sexuelles. Cela n'est rien et se trouve compréhensible et inévitable, d'après les juges femmes. L'outrage à agent c'est 6 mois de prison et la rébellion c'est un an de prison. Mais pour éviter de remplir les prisons déjà surpeuplées du fait d'un défaut de construction soigneusement discuté au ministère de la justice par divers gardes des sceaux, d'ailleurs femmes, on s'en souvient, l'outrage est gratuit et possible, voire rituel. On ne punit pas le défaut de francophonie. 

    Cette divergence entre les jugements, cette absence de mécanisation brutale de la réponse pénale face à des comportements maintenant généralisés du fait de cette indulgence, bref cette adaptation de la réponse judiciaire aux personnes concernées en mettant l'accent sur la compréhension par les prévenus de ce qui leur arrive est un comportement typique de la féminisation de la société au sens où je l'entends. Adopté par les hommes qui soutiennent cette situation, ils illustrent un progrès dans la direction d'une certaine sensiblerie que l'on qualifiera de "féminine". 

    Du fait de l'ambivalence de la position féminine traditionnelle face à la violence, celle qui s'accoutume d'une violence de basse intensité propre inévitablement à la sexualité, on considérera bénin l'outrage proche propre à l'émotion d'une situation et grave la réflexion construite qui pourrait l'exprimer systématiquement. Cette explication un tantinet graveleuse est-elle misogyne ? Je vous dis pas. 

    Le désaccord sur la pratique "féminisée" du jugement est donc ici manifestée. Le désaccord porte sur le fond: l'outrage répété ritualisé envers l'autorité est une marque de violence caractérisée, dont la mise en œuvre est délibérée et a pour but de blesser donc d'affaiblir la force de cette autorité. Son expression avec emphase est propre à une culture de la fausse violence démonstrative, essentiellement vouée à effrayer. Elle doit être brisée impitoyablement et les personnes qui s'y livre brutalisés à leur tour jusqu'à leur soumission. Des liens serrés, des postures inconfortables forcées devraient y pourvoir, et en cas d'accident, le respect prouvé des positions de maitrise de la rébellion doivent par nature innocenter les fonctionnaires. Le caractère impitoyable de cette contre violence doit échapper à l'indulgence de la "mère". Voilà le point. 

    L'exercice "masculin" de l'autorité doit donc reprendre le dessus et les lois décidées pour y pourvoir. 

    Après cette plongée dans un cas particulier, il faut réaliser que des choses similaires se produisent dans les autres professions féminisées trop rapidement: médecin et enseignement souffrent des mêmes maux. On y trouve aussi la même désaffection masculine (qui se traduit par exemple, par l'interdiction progressive de toutes les fresques de carabin qui décoraient les fonds des grandes salles d'internat), et aussi la même féminisation des pratiques: priorité à l'"éducation", et faiblesse face aux règlements bureaucratique qu'on accepte par facilité et aussi refus de s'engager physiquement. 

    Les maux et désespoirs des sociétés modernes, bureaucratisées et prétentieuses, sont ceux de leurs "féminisations".

    Abandon aussi: la partie des hommes et ils restent nombreux qui restant passionnés par cet engagement physique dans l'action (y compris intellectuelle), et qui frustrés par la "cilivisation", se retirent de ces activités devenues frustrantes devient importante. Cela va jusqu'à l'abandon de la pratique des études supérieures, rejetées pour ces raisons. A quoi rime de "diriger" dans un monde soit disant égalitaire ou l'absence de différentiation "par les couillles" oblige à des comportements castrés qui excluent engagement, autorité et violence légitime ? 

    Voici donc résumé la position "viriliste" exprimée voilà déjà un certain temps par notre bon Zemmour. A-t-elle un pendant qui serait acceptable pour les femmes modernes "émancipées du féminisme" et qui respecterait leurs motivations, y compris celle d'agir publiquement dans les métiers "difficiles" et cela sans abdiquer ce qu'elles veulent être, y compris mère et amantes ? Et bien oui ! Il suffit pour cela d'adhérer à ce qui vient d'être dit et refuser ce qui est l'inacceptable: le faux refus d'une différence sexuelle qui gagne à être connue et reconnue, et cela au profit de la valoirisation exclusive d'un seul, et encore, des caractéristiques inadaptées et fantoches de celui ci. 

    Car le fond de l'affaire est celui là: nous devons avoir la hauteur de vue nécessaire à l'acceptation des constantes traditionnelles de nos êtres pour mieux les maitriser et les contrôler au nom de la raison nécessaire plutôt que d'être conduits par elles ! La différence sexuelle explicable par le biologique peut être connue et maitrisée, et faire l'objet du jeu et de la connaissance nécessaire à l'adaptation à la vie. Pourquoi la jeune juge ne réalise-t-elle pas qu'il lui faut détruire la vie du délinquant récidiviste cynique qui l'insulte au lieu d'essayer de le comprendre ? Le jeune juge de son âge, qui souhaiterait lui le faire empaler et lui manger les roustons ne se maitrise-t-il pas, lui aussi ? 

    La civilisation consiste précisément à agir contre ses instincts, au nom d'une compréhension éclairée d'iceux. Les instincts liés à la différence sexuelle sont puissants et connaissables, il faut agir contre en connaissance de cause et non pas s'y livrer. 

    L'instinct "féministe" basé sur l'ignoble "la femme est l'avenir de l'homme" qui identifie féminité et avenir inéluctable d'une humanité détestostéronisée est le slogan putride d'un infâme communiste nommé Aragon (que je conchie lui et l'ensemble de ses malédictions) et qui d'ailleurs finit sa vie pourrie déguisé en femme. 

    (1) 60% des juges, 80% des promotions à l'école de la magistrature en 2016 : https://www.cairn.info/revue-travail-genre-et-societes-2016-2-page-175.htm

  • Les débats

    Les péroraisons Zemmouriennes tous azimuts traitent les questions que les réacs dans mon genre ronchonnent depuis des années. Sur tous les sujets d'irritation (sauf certains, on l'a vu) sont remis sur la table les points qui ne passent pas. 

    On citera l'éducation, l'art moderne, l'identité de la France, les femmes etc. À croire qu'il n'est que mon représentant sur terre... 

    Je dois lui reconnaitre toutefois de belles saillies, de belles intuitions et une culture qui est grosso modo la mienne, quand on est cœur de cible, cela est naturel. 

    Au sujet de l'art, il faudra parler d'Onfray et de sa compréhension de Koons, au sujet de l'éducation, il nous faut parler des pédagogistes et de l'inégalité sociale. Cela fait du pain sur la planche et on se retrouve à remettre en cause tous les projets de nos parents. Y compris l'abandon du ritualisme catholique, déploré en détails par Patrick Buisson, mon dieu cette modernité elle a du mal à passer et son rejet global et détaillé va donc occuper l'élection à venir. 

    Quand on pense qu'elle sera gagnée (d'après les sondages prévisionnels actuels) par un progressiste... 

    Le plus surprenant dans la geste Zemmourienne est que ce rejet s'accompagne du souvenir enchanté de ce que ces mêmes parents faisaient alors voir à leurs enfants et qu'on révère comme le thé dans lequel on trempait le fameux gateau... L'absolue décadence fut donc bien vendue car c'est à ce moment-là que tout s'est joué. 

     

     

     

    (1) https://www.zemmour.fr/video/la-croisee-des-chemins/la-croisee-des-chemins-pleurtuit-29-octobre-2021/

  • RV 194

    Étrange concerto ! 

    Comme toujours le mystère du premier mouvement où tout se passe et là il y a de quoi, on s'étonne de l'absence de références ou de commentaires sur cette merveille... RV 194, le nuovo vie, les nouvelles façons, mais d'où cela vient-il ? 

    Bon, on a comme d'habitude un échange entre un individu, le violon seul, et un ensemble collectif, l'orchestre, l'alternance des deux faisant la trame du moment qu'on passe ainsi. L'individu tentant de s'élever, par la variété le piquant l'espoir, et le collectif englobant marquant toutes les échappées à la culotte pour finir par conclure. Définitivement et déceptueusement, avec une mélancolie charmante. 

    Ici, la tentative d'échappement est particulièrement complexe. 

    On commence par l'exposé du contexte obligatoire, brillant, affirmatif mais aussi avec cette plainte presque compréhensive, tendre immensément, puis devenant par nécessité, autoritaire, suivie par les deux marques du point final.

    Cette ouverture est donc en 4 parties: 

    - Une affirmation double, répétée deux fois avec une collective vivacité. 

    - une tendre mélopée 3 fois, dite "la tendresse"

    - une affirmation sèche, l'autorité

    - Une double conclusion, chacune en forme deux fois prononcée.

    Le violon arrive tout vif et mélodieux, et plein d'une vivacité répétitive un peu animale. Une tentative de mélodie et un peu grave, virtuose. En fait, il fait un décalé de l'introduction en plus aigu, comme un gentil petit garçon qui s'essaye. 

    La tendresse lui répond et l'englobe alors, avec gentillesse, puis avec l'autorité. 

    Le violon alors se lance dans une répétition rythmique dingue, à la limite de la folie, non mélodieuse et ultra moderne, Steve Reich voyage dans le temps, pur son de percussions des cordes, à l'infini. 

    Interrompue 2 fois par la marque du raisonnement. Le violon se révolte et remélodise la répétition en la modalisant, puis tente de s'échapper avec une recherche sautillante avec hauteur, 2 fois. Il se fait aider par quelques violons de l'orchestre, qui prennent son parti. 

    La grande tendresse revient alors, interrompue à nouveau par le violon pour une dernière tentative, ultra complexe, et qui s'arrête, comme épuisée, en repartant toutefois dans des sautillantes tentatives d'imposer sa mélodie.

    L'autorité revient et c'est fini. Affirmation sèche et double conclusion. 

     

     

  • Les histoires de Zemmour

    À l'occasion d'une brillantissime présentation de Zemmour, que je fais exprès de citer par un interview de Maréchal Lepen, la blonde éducatrice de l'avenir dans son science po po à elle (1), je crois qu'il faut décrire ce qu'est pour Zemmour l'histoire, il nous en raconte plein et je crois qu'en fait, il est ... historien. 

    Il s'agit en fait d'une présentation du "destin français" son livre de 2018 et à part un jugement lapidaire sur l'avenir (soit la démographie produira une submersion ou une partition, soit il y aura une guerre civile) il ne parle pas du tout de l'immigration. 

    Il  faut bien sur citer les thèses et elles sont de tous ordres, elles situent Zemmour à la fois dans son combat de propagandiste politique (à l'heure ou je vous parle, il n'est toujours pas candidat) et à la fois dans le rôle d'un historien à thèse, celles ci étant instrumentalisées bien sur mais effective et exprimées sur un plan qui appartient effectivement à ce qu'on appelle l'histoire. Car après tout, il y a des tendances trans-historiques, les polémiques historiques du passé continuent à vivre et en cela font partie de l'histoire car précisément, elles "servent" à l'histoire et finalement la font, ceux qui écoutent (ou produisent) ces histoires là  pouvant ou pas se jeter dans l'action... 

    Ne pas savoir l'histoire qu'on fait est ainsi partiellement la refaire aussi et c'est toute la question. On ne peut donc pas échapper à ce que dit Zemmour. 

    Il y eut des tentatives de contredire ou de ridiculiser ses propos, mais ils se situent en fait tout entier dans ses lectures: reprenant des thèses du passé, il n'est qu'un agitateur et n'invente sans doute rien, à part des saillies et des intuitions. Nous n'avons pas un historien "créatif" (quoique certains de ces choix le sont, clairement) mais un grand lecteur et une belle intelligence apte à la synthèse. Reprochant à Macron de finir avec son quinquennat par un "stage à l'Ena", il se fend juste avant la retraite d'un prodigieux oral de l'ENA qu'il avait raté en son temps, prolongé partout et il faut le dire avec talent. 

    On commencera par Maurras, et Zemmour se verrait bien en Maurras juif, franchement il n'en est pas loin et c'est bien l'enjeu d'une certaine contemplation de l'histoire, pénétrée de la forge d'une volonté pour l'objet de l'histoire, son histoire, et donc précisément ce qui en la seule source d'énergie: son histoire, sa nation. 

    En 1905, 40 ans avant sa condamnation à l'indignité nationale, Maurras écrit "de Kiel à Tanger" (2). Quand on ose dire que l'Europe, Allemagne et Italie sont nos créatures et que la France peut "manoeuvrer" dans un monde devenu multiple et remplis de nations à rebours des empires, et bien on inspire la politique étrangère de De Gaulle, devenu "maurassien", mais dans un sens précis... 

    Car lecteur de l'action française avant la guerre de 14, De Gaulle fut bien sur anti allemand au delà de tout et l'identification simpliste du vieillard maniéré décrit dans "les décombres" de Rebatet à l'intellectuel phare de l'avant 14 est une bêtise, qui plus est "historique". Rendons grâce à Zemmour de nous libérer, au nom de l'histoire, de l'histoire marxiste de ce XXème siècle remplie des propagandes au long cours de l'idéal français dévoyé. 

    Car notre rôle et notre responsabilité dans ce monde finissent par paraitre effarante... 

    Depuis la révolution, la grande, dont De Gaulle disait que "nous n'avons fait que décliner depuis" (elle est pas mal celle là...), et bien sur depuis bien avant, nous avons en effet produit un ensemble de projets, d'idées et de prodigieuses réussites proprement hallucinant... On ne parle pas des échecs et des stupidités qui les accompagnent... 

    Zemmour évoque sans arrêt LE projet. Il s'agit bien sur, depuis Clovis, de reconstituer l'Empire Romain, ce qui est l'idéal de l'Occident et parait il, la thèse est plaisante, celui des rois de France. Même si les carolingiens furent abattus, on choisit un robertien à la place, l'idée était là. Peu connue cette thèse fut reprise par Napoléon pour sur, mais ce fut bien la première foi depuis Charlemagne et la Nation française, impériale par nature est donc une "thèse de Zemmour". 

    Je suis par nature, jeune moderne, opposé à ce projet et désespéré du couronnement de Bonaparte, une erreur fondamentale selon moi... Mais la discussion existe et les histoires de Zemmour demandent à être creusées. Peut-on faire l'histoire (au sens "scientifique") de cette pulsion là ? On deviendrait alors les tenants d'une vision de l'histoire tout court qui pourrait bien faire fi des études actuelles d'une université entièrement vérolée qu'on pourrait subvertir , faute de l'investir à la Lugan, c'est à dire de tenter et de réussir le coup d'Etat du savoir qui consisterait à jeter par les hautes fenêtres de la Sorbonne la bande de tarés progressistes woke qui y officient, après bien sur, leur avoir coupé les oreilles... 

    En tout cas l'Europe des 6 de 1962, dont De Gaulle voulait être le "jockey" est bien l'Empire de Napoléon, on l'avait refait, mine de rien. Voir maintenant une Europe à 27 dirigée par une allemande incapable dans son pays écraser de son faux fédéralisme les songes creux d'un gamin taré est affligeant... 

    Un autre point sur De Gaulle: la France et la "République" mot isolé qu'on oublie d'accoler à "Française" pour en faire la fameuse idéologie universelle qui dispute à la Nation l'âme de la France, et cela depuis toujours, il faut oser le dire... Zemmour nous sert en effet l'opposition millénaire entre universalisme et nationalisme, la France étant le pays dont tout les traitres, de l'évêque Cauchon à Briand et Laval n'étaient animés que de l'esprit de la Paix ! 

    La catholicisme inspirait les collaborateurs avec l'Autriche opposés à Richelieu et justifiait leur pacifisme... Thiers et même Gambetta à table avec la Paeva espionne allemande, a soumis la France à l'Allemagne. Ces constantes et leur illustration et aussi leur projection dans les sentiments actuels (Macron n'est que l'ignoble rejeton de cette vérole millénaire, français jusqu'au bout des ongles, comme les cons et les veaux qui l'on élu) sont l'histoire de Zemmour, en fait celle de De Gaulle, la seule qui compte. 

    On en vient à 14 et à une rêverie (la vidéo data de 2018, lors du centenaire célébré comme il se doit dans la plus gluante et la plus infâme dégueulasserie pacifiste, on a même failli avoir du rap) issue de la vidéo de l'INA de la célébration de 1968 à Douaumont (3). On y trouve un éloge de Pétain et un éloge de l'Europe signé De Gaulle, comme "foyer capital de la civilisation". Mais cela seul De Gaulle peut se le permettre, et il conclut par la "vocation éternelle de la France". 

    Les trognes des survivants sont là, il faut les regarder. Péguy disait selon Zemmour: "Regardez ce peuple ! Vous ne le verrez plus". C'était 6 mois après la gignolerie. En 14, les français ont effectivement tout donné et en sont morts beaucoup trop nombreux pour leur natalité, effondrée au XIXème siècle. La phrase de Aron: "La France a failli mourir en 14, elle fut sauvée par 40" parle-t-elle du baby boom qui suivit sa plus horrible défaite ? 

     

    Bien sur Zemmour en profite pour nous expliquer que Pétain en avait conscience et que cela explique l'armistice. Même si cette "explication" (on se souvient de la polémique avec Valls au sujet de la "justification") est au cœur d'un malentendu avec Zemmour (quoiqu'avec lui il faille se méfier), la question reste entière. Justifier ou expliquer ? On ne justifie que ce qu'on accepte et on ne peut accepter que ce qu'on soutient. Pleurer comme Zemmour à la Bérézina alors que ce fut le lieu de polémiques terribles sur ces soldats abandonnés dans le froid qu'on déconsidéra alors qu'ils avaient sauvé l'armée autant que les pontonniers , et ne pas éclater en sanglots et vomir de rage à l'annonce infâme qu'il faut "cesser les combats" me surprend. Mon Napoléon à moi c'est De Gaulle, et je ne lui reproche rien. 

    Clémenceau fut cité par Macron de manière incomplète: le "soldat de Dieu" du vendéen fut oublié par le minable petit trou du cul. 2018 fut honteux. 

    Les thèses "familiales " de Zemmour sont bien intéressantes: la frénésie anti féministe de la Révolution, que les lamentables féminitoïdes ignorantes et stupides tentent de nous faire oublier fut construite sur les détestations des putains des rois, et la pauvre reine autrichienne fut finalement accusée d'inceste ! Ces femmes au pouvoir ou de pouvoir furent rejetées, c'est le moins qu'on puisse dire...

    Un autre point, toujours au sujet de la révolution: la suppression du droit d'ainesse fit elle les enfants uniques des familles inégalitaires révoltées peu fécondes du XIXème ? Le déclin démographique, amorcé par les funestes secrets du XVIIIème, ne fut visible qu'au XIXème, certes, mais n'est pas du à la Révolution, il me semble. Enfin c'est à discuter nous fûmes rattrapés (et écrasés) par l'Angleterre et l'Allemagne après la révolution cela est sur... 

    Que l'histoire des prénoms date de Montaigne qui critiquait les prénoms bibliques des protestants fanatiques qu'il détestait et qui a dit de la Saint Barthélémy qu'il "fallait la faire" est assez croquignolesque. Merci Zemmour ! 

    Pour en revenir à cette conception de l'histoire comme contexte du présent, et dont la connaissance éclaire les jugements et fortifie les choix, cette conception gaullienne en fait, toutes les pensées ou paroles du vieux  que nous avons en sont imprégnées, est la pensée profonde du stratège politique, obligatoirement, et cela depuis toujours. Comment pouvons nous accepter des dirigeants qui n'en soient pas imprégnés et obsédés ? 

    C'est pourtant ce que nous avons fait et mes enfants ont raison de me reprocher d'avoir voté Sarkozy, le minable aventurier hongrois et bourgeois dont on pensait qu'il romprait avec l'inaction de Chirac... Cet abruti de seconde zone, qu'un Hussein Obama avait raison de considérer comme un arriviste juif complexé et ridicule a vérolé l'espace public avec des corneculades indignes. Au fait, Patrick Stefanini a révélé que la décision de Besson d'abandonner les tests ADN dans les consulats signa l'arrêt de la politique migratoire courageuse de Sarozy. Carla Bruni était contre, au fait... 

    Nous voilà donc dans l'immigration. Une prédiction historique de Zemmour: les deux guerres mondiales ne forment qu'un seul épisode guerrier, ce qui nous attend ne sera que la poursuite de la guerre d'Algérie. 

    Car nous avons épuisé la grande réforme qui nous fit sortir de notre ruralité et qui nous couta un siècle de socialisme, il est temps de passer à autre chose. 

    (1) interview de Maréchal Lepen à son école https://www.youtube.com/watch?v=TNmzIIh_17k

    (2) Kiel et Tanger, le texte: https://maurras.net/textes/47.html

    (3) https://fresques.ina.fr/de-gaulle/fiche-media/Gaulle00255/ceremonie-a-l-ossuaire-de-douaumont.html

  • Les femmes primitives

    On se gausse de psychologie du don juan youtubeur, capable par son eau de toilette bien choisie de stimuler le point g olfactif des greluches de son âge et donc de les conduire au lit avec la rapidité qu'il lui faut. 

    Astreinte à sa biologie, l'être féminin peut être manipulé à condition de faire ce qu'elle désire, c'est tout le truc des méthodes expliquées déjà depuis des lustres dans les magazines féminins, mais au sujet des hommes. Féminisés, les hommes modernes se lancent eux aussi dans des variantes du courrier du coeur, un peu plus cul mais guère différentes, pour séduire il faut s'adapter. On avait parlé du mâle dit "alpha", mais comme chacun sait, il ne se commande pas, comme la bandaison. 

    Revenons aux conditionnements essentiels, il faut admettre qu'en fait ils s'expriment autrement, les fondamentaux n'étant que des modalités des expressions culturelles, le statut "bas" des femmes étant par contre une constante d'une culture. 

    On a ainsi au Japon et en Allemagne, et depuis toujours ce statut bas (qui évite d'avoir à séduire à la Française) mais qui a pour inconvénient de rejeter maintenant massivement l'enfantement, la fécondité des deux sociétés les promettant à la disparition à moyen terme ou en tout cas à une réduction, en espérant que cela soit héréditaire, à la proportion "féconde" de la population mesurée démographiquement aujourd'hui par un infernal 1,4 enfant par femme, ce qui est très peu. 

    Ce statut distingue Russie et Chine. Alors que les familles "communautaires" caractérisent les deux continents, ce qui explique leur navrante plongée dans l'horreur communiste au XXème siècle, les chinois méprisent leurs femmes alors que celles ci ont l'autorité en Russie. 

    Car on a finalement lu le merveilleux "où en sommes nous?" de Todd ( 2017)  et regardé les vidéos (1) et (2). 

    Même si on essaiera d'y refourguer ce qu'on en a noté, il ne s'agit pas de résumer tout ça  mais d'anticiper la fameuse future matriarcalisation du monde que l'intuition de Todd résume très bien en (2): l'élévation mesurée du niveau d'éducation des femmes qui se manifeste partout dans le monde occidental et qui devient très nettement supérieur à celui des hommes se traduirait (c'est l'hypothèse audacieuse) par une déstabilisation des collectivités humaines et par le grand désarroi collectif responsable du déclin (relatif ) de l'occident actuel. 

    Une justification anthropologique serait une constante anthropologique que l'on peut associer au caractère "naturel" d'une pratique universelle et qui est la division sexuelle des tâches qui résume à l'anecdotique le partage des tâches entre hommes et femmes. La chasse, dont sont partout exclues les femmes à cause de la symbolique du sang présente partout (et voilà qui est culturel) est le lieu du collectif masculin tandis que la cueillette, la plupart du temps accessible aux femmes est une activité au pire familiale, en tout cas localisée. Motivée par un tabou universel, la distinction est aussi celle du social et du privé, le monde féminin objet de l'échange nécessaire à l'exogamie, restant profondément distinct de celui de hommes et pour des raisons qui vont au-delà de la différence biologique des sexes. 

    On notera que les coutumes endogames, lieu de la localisation du partage des épouses entre cousins, sont aussi le fait des cultures ou la séparation entre hommes et femmes est maximale, tandis qu'au contraire, l'exogamie des familles nucléaires s'accompagne de statuts de la femme bien plus élevés. 

    Le féminisme actuel est il la version moderniste d'un statut élevé de la femme ? Il apparait que non et on peut même le battre en brèche presque entièrement en tant que ce qu'il est et ce qu'il prétend, voilà l'histoire. 

    On commencera par la négation d'une histoire qui est celle de la "libération", liée à une conception essentialisée d'un "patriarcat" qui est évidemment local aux différentes cultures humaines. Identifié à la mode récente (XIXème siècle ) suivie par une certaine bourgeoisie d'imposer aux femmes de ne pas travailler et de les corseter dans une culture de la prostitution parfaitement localisée, il n'est qu'un songe creux, une légende noire qui ne peut motiver que les petites pétasses devenues ménopausées sans avoir jamais été vraiment contredites, leur prise en main par les lesbiennes du MLF et les intellectuelles vicieuses au talent inouï d'innovatrices ayant révélé aux très puritaines américaines qu'on pouvait s'éclater et donc devenir ce qu'on n'est pas. Cette tirade misogyne faite, on ne retirera rien au caractère absurde et nullissime, en tout cas irrecevable du concept de "patriarcat". Associés par définition, homme et femmes établirent partout des équilibres sociaux qui sont loin d'avoir toujours été défavorables aux femmes, par contre toujours soumises à des constantes biologiques intangibles dont les douleurs et dangers de l'enfantement dans la plupart des races humaines et plus généralement au dimorphisme sexuel prononcé, hérité de nos ancêtres primates préhumains et de manière sure indépendante de la culture; la légende des petites femmes privées de viande ayant pu aussi engendrer des idiotes ce qui nous aurait bien arrangé mais (hélas) elle n'est pas fondée. 

    On se retrouve donc avec une opposition nature culture entrelacée, car il semble donc bien dans la nature de la différence des sexes que de produire des cultures (les féminismes) à rebours des besoins de la collectivité, qui seraient "naturellement" malgré les différentes approches possibles, destinés par contre à être convenablement satisfaits par les hommes, et cela d'un point de vue symbolique aussi bien que pratique. En gros: mesdames vous pouvez déconner, nous veillerons toujours au grain. 

    Car une culture mono sexuée, qui ne donne qu'un rôle négatif à l'autre sexe, sans même chercher à vraiment l'exploiter ou bien à l'exploiter sans conscience mais avec acharnement et cela sur le modèle suranné employé par les anciennes propagandes est assez surprenant. Je veux dire par là que la positivité du féminin moderne ne le cède en rien aux pires monstrations des virilités des siècles passés: plumes, couleurs et surtout décorations permanentes et exagérées des pourtours du corps exacerbant désir et affirmation de soi. Le moule moule des athlétiques runneuses détaille parfaitement les formes des vulves (les grandes lèvres, écrasées (et peut être déjà amputées) manquant seules à l'appel, les poils on le savait déjà. L'exigence de la parité, le poste étant justifié par le costume décrit ici fait fi des homosexualités et des transgenres  sans parler des autres catégories, les gros porcs et les gros cons étant considérés non impétrables aussi. 

    Un culte de la féminité (au moins aussi virulant, exigeant et sectaire) que celui de la virilité ancienne règne partout, l'homosexualité féminine comme obligatoire, marque de l'originalité et de la personnalité dominante étant  un prérequis pour toute vraie mise en avant. Nous sommes à Athènes et les érastes forment leurs éromènes, ce sont les mœurs qui veulent cela en ayant tout inverti. 

    Seules habilités à générer les enfants, les très technicisées non porteuses se passent aussi de pères, et le disent explicitement, l'enfant n'ayant que le droit de disposer d'un nom, ce qui permettra de saigner à blanc un branleur le moment venu. 

    Et bien tout cela, dont le ridicule affiché marque le sociétal de notre époque, la réélection de Macron ayant vocation (Fogiel l'acheteur de ses rejetons, méritera ce renvoi-là d'ascenseur) à légaliser l'ultime technique (si on peut appeler cela une technique) qui consacrera l'égalité humaine à faire n'importe quoi, ça tombe bien la France ne veut plus d'enfants, ils sont bien trop chers, tout le monde n'a pas les moyens de la corruption médiatique. 

    Ce sociétal est en fait une fausse conscience, c’est-à-dire un ensemble de fausses théories prises pour vraies et qui pour s'établir sans partages ni critiques se colle telle la moule à son rocher (...), "la mourale" nouvelle synthèse civilisationnelle qui consacrera les derniers feux d'un occident ruiné.  

    Que faire? La piste de Todd, méritoire, mais il n'a pas tout dit sur ce qui est en train de se passer a le réjouissant de ce qui ravit le hippie que je suis encore: le type familial primitif, celui du chasseur cueilleur primitif individualiste fut à l'origine celui du sapiens à peine hominisé. Sans besoins très complexes, il ne fut "civilisé" que très tardivement et ne consacra son inventivité symbolique à faire des organisations complexes que sur le tard. Cela produisit le néolithique, l'agriculture, les sacrifices humains (on en a déjà parlé ici) et bien sur les systèmes familiaux complexes et toutes les superstructures sociétales organisées qui créèrent les civilisations. Cela se passa au Moyen-Orient et en Egypte, vers 3/4 mille ans avant l'Ère Commune, comme on dit. 

    Ce sont bien ces systèmes complexes dont le parangon sont les système chinois ou moyen orientaux qui repoussèrent à  la périphérie du monde les systèmes simples, caractérisés surtout par un bon sens tolérant quant au sexuel, les familles nucléaires simples se séparant tôt pour occuper le maximum d'espace tout en partageant garde d'enfants et stratégies de chasse. Sans pousser à l'extrême la bonté naturelle des premières sociétés, reconnaissons leur leur simplicité. Se retrouverait-on dans la fameuse clairière germanique ? En tout cas, les sophistications symboliques un peu forcées des grands sacrifices humains peinturlurés des modes analogiques chinois ou aztèques, ou même les modes munificentes de la renaissance européenne sont ce que je chercherai à dévaloriser... 

    Le baroque hérita de la chose et se mit longtemps en avant, le guerrier Louis XIV ruinant son royaume pour pas grand-chose à force de faire le malin de la sorte, tandis que l'Allemagne et l'Autriche nous sauvait des turcs (heureusement le prince Eugène en fut) et surtout suscitait la seule musique qui vaille, mais ça aussi on en a déjà parlé. Descartes pourtant s'habillait en noir, comme les protestants et tout ce que la France rata à cause du grand roi, mal conseillé, et par une femme, la sinistre connasse qui nous priva des ingénieux protestants. 

    Pourtant on eut Charpentier et les Couperins et Campra et Mondonville, je suis trop  sévère, mais bon, justement cela voulut dire que comme d'habitude, on aurait pu faire mieux globalement. En particulier garder ou peupler l'Amérique: on se contenta d'envoyer à l'Ouest des aventuriers qui disparurent et cela est bien dommage. 

     

     

    (1) on n'est pas couché ou la lamentable télévision https://www.youtube.com/watch?v=A8Wkka7IMnE

    (2) un compte rendu par l'auteur https://www.youtube.com/watch?v=Z0TLjvmLay8

  • Les Frances

    Correction de l'exercice de cartographie (Potentialités et contraintes)

     

     

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  • Les jugements

    Le méga procès des attentats du 13 Novembre (un Vendredi, comme quoi la superstition islamiste s'est redoublé d'un malheur occidental, comme si les assassins cherchaient à s'intégrer) a commencé: il durera 9 mois. 

    Contrairement aux souhaits unanimes, nulle torture, nulle estrapade ou écartèlement, nulle éventration, castration et obligation de bouffer ses roubignolles rôties sur les tenailles, nulle conversion forcée et croix brandies, nulle décapitation finale. 

    On n'aura que des peines limitées, des cellules avec accès à la télé et à l'internet, peut être même des visites de chaudasses voilées dont on n'osera pas fouiller le vagin... 

    Ainsi , en tout état de cause, nulle discussion non plus: ces gens ressortent-ils de la justice "ordinaire" ? Ont ils violé la loi commune intentionnellement ? Vaste débat, qui mérite réflexion. 

    Disons d'emblée que non, ils ne sont pas des justiciables, ils sont des ennemis de la nation, engagés dans un acte de guerre contre notre pays. Soldats d'un pays ennemi, l'"Etat Islamique" revendiqué, ils ont attaqués la France dans un acte de guerre en commettant pour l'affaiblir des crimes de guerre. Sous prétexte d'une critique peu diplomatique des manifestations culturelles autorisées en France, ils se sont permis une sorte de bavure, qui a fait fi de la vie des personnes assistant à cette manifestation. 

    Prétendument citoyens de notre pays (les "binationaux" c'est 45% des accusés), ils ont en fait agi pour le compte d'un pays ennemi que nous avons combattu avec des armes de guerre. Nous avons délibérément ciblé les organisations dont ils étaient membres avec des bombes guidées par Laser et des tirs dans la tête exécutés de près et de loin par nos forces spéciales. Qu'ils s'en navrent au point de faire l'inverse sur notre sol n'a rien que de très compréhensible. 

    La question est donc de juger de crimes de guerre commis par des combattants, et l'on pourrait imaginer, cela ne serait pas déraisonnable, de faire appel à la justice internationale pour cela. Dans le cas où on ne s'y résoudrait pas, on doit en tout cas envisager une juridiction spéciale qui serait, c'est mon point, radicalement différente de la sinistre tribune à quoi nous allons assister. 

    Espérance de l'aveu ? Souhait de la conversion de dernière minute à une religion qui serait la bonne, celle de la fête progressiste, du pot en terrasse, du concert de rock en l'honneur du diable ? Volonté de "faire son deuil" en arrachant un poil de cul d'un coupable au nom et à la tête d'arabe, alors qu'il ne fait qu'illustrer encore et toujours la vengeance légitime d'un riffain qui ne pardonne pas ce qu'on lui fit (par Pétain) il y a cent ans  exactement ? 

    Ce misérabilisme judiciaire sonne encore la honte occidentale d'une ostentation lamentable des principes dévoyés dans lesquels un peuple de lâches et de victimes se vautre misérablement. Ne montrons pas de photos de la marre de sang dans laquelle baigna les victimes toute la soirée : cela est interdit, cela est barbare... 

    Il y a un autre désir, celui de mettre en lumière les méfaits d'une "idéologie" qui serait un islamisme soutenu et professé par des citoyens français, les fameux musulmans non modérés qu'on souhaite malgré tout intégrer à défaut de les assimiler (il ne faut pas demander l'impossible). Un procès proclamant leur erreur mais leur pardon moyennant punition serait avantageux pour la société... Ce n'est pas mon avis. 

    Un autre désir encore et de proclamer la puissance judiciaire et la judiciarisation du monde soumis au progressisme des valeurs qui s'illustrent de la sorte pour mieux démontrer à quel point elles sont efficaces pour lutter contre le mal. La prévention possible (mais bien sur qu'elle est possible !) du djihadisme passe par le respect de l'Etat de droit en toutes circonstances, tous les assassinats ciblés menés au couteau par les forces spéciales ayant donné lieu à un assentiment du syndicat de la magistrature, où en serait-on sinon ? Je suis contre. 

    Que dire d'autre ? Le jour de sa sortie de prison, y aura-il un amateur de bière en terrasse assez couillu pour vider un chargeur sur la saloperie de sale tête de salopard au nom bizarre qui n'est pas mort comme un chien ce jour maudit ? J'en doute, et cela est sans doute heureux, les animaux ennemis de la France quand on les empaillera pour les exposer devront être encore intacts. 

    On se doit évidemment de rapprocher ce procès-là d'un autre qui s'ouvrira plus tard, et qui concerne un ex-ministre considéré justiciable récemment de "mise en danger de la vie d'autrui" mais pas d'"abstention de combattre un sinistre". Dans une figure inversée, on se prend là à l'Etat, coupable de ne pas avoir protégé, ce que l'on comprend, le virus ne pouvant être traduit en justice, bien qu'on en ait bien envie. Un article original propose de condamner les juges qui osent s'en prendre à un ministre (1).

    Le renversement de la situation pourrait pourtant être intéressant, après tout, c'était bien à l'Etat de protéger les citoyens et les dispositifs policiers présents lors de l'attaque se révélèrent insuffisants, pour le moins, sans que l'on puisse établir, cela ne sera pas fait d'ailleurs, de conduites condamnables à condamner de qui que ce soit. 

    Pourtant, le dispositif "sentinelle" formé de soldats armés au voisinage de l'attaque ne fut pas utilisé et la seule action de police effective qui fut faite fut une initiative isolée d'un policier courageux, ce qui arrêta toutefois le carnage dans le bataclan, aucune action n'étant réalisée lors des mitraillages des terrasses, tous les attaquants se suicidant peu après leurs forfaits, les survivants étant les organisateurs et autres logisticiens du complot. 

    On aurait pu critiquer (condamner?) un gouvernement ou des gouvernements insuffisamment actifs dans la lutte contre l'établissement en France et en Europe d'idéologies dites "djihadistes" 14 ans après le coup de tonnerre du 11 septembre, et juste après l'abandon de la Libye et de la Syrie à des guerres civiles dont nous étions à moitié parti prenantes. On ne le fit pas, une anecdote intéressante au sujet de l'attentat du bataclan est qu'il se trouva suivi presque immédiatement de l'annonce par le président Hollande d'un "arrêt" de la diminution des crédits de la défense... 

    Pour continuer à marquer ce coup-là, on ne passera pas sur les politiques migratoires, les terroristes ayant suivi la route des Balkans ouverte avec générosité par des gouvernements et des organisations toutes humanitaires, les organisations, elles engagées au moins partiellement par des accords avec les passeurs. Les bras de fer géopolitiques, tous retenus par des traités variés imposant leurs lois imposant elle rigueur dans l'inaction à toujours les mêmes. Pourrait-on juger tout cela ? 

     

     

    (1) Eric Le Boucher dans l'Opinion : https://www.lopinion.fr/edition/economie/affaire-buzyn-mettre-en-examen-ceux-qui-mettent-en-examen-chronique-d-253542

  • Les diadoques

     

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  • Les Asies Centrales

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  • Les vérités

    La question de la vérité est mise à mal par l'actualité concernant l'épidémie. Est-il vrai que l'hydroxychloroquine est efficace pour soigner le covid ? Est-il vrai que le vaccin est inefficace et ne permettra pas l'éradication du virus ? 

    Pourquoi et comment est il possible d'affirmer en public le contraire et aussi le contraire du contraire, en référençant dans les deux cas une notion de "vérité" qui semble ainsi problématique ? 

    Tout d'abord on aura lu l'excellent "à quoi bon la vérité" de Pascal Engel... 

    Ensuite, on rira de 2003 et des armes  de destruction massive, parangon du mensonge d'État et du mensonge tout court, même si la chose "avait" été vraie, et que de toute façon, Saddam Hussein mentait aussi... 

    Ce qu'on évoque est une discussion en Richard Rorty et Pascal Engel... Discussion philosophique qu'on peut résumer en la nécessité (ou non) de faire la distinction entre vérité en elle-même des choses et vérité comme simple  justification de ces choses. Disposer de la valeur est il nécessaire ? Non pour le pragmatiste Rorty. 

    Plus qu'un déconstructeur, relativiste ou postmoderne, Rorty est ainsi un "pragmatiste". A la suite des lumières, qui établirent que la morale n'avait pas besoin de Dieu pour l'ordonner mais que la raison suffisait pour l'établir, il affirme que les discussions sur les valeurs sont vides de sens et peuvent être abandonnées. Cela en allant au delà de Kant: les discours de "distinction" deviennent inutiles, en fait. On a ainsi une mutation de l'analytique de "vide de sens" à "inutile", forme suprême de la déconstruction, identifiée donc au pragmatisme... 

    Les seules valeurs sont ainsi "communautaires" et discutées dans les groupes humains, l'utilité sociale l'emporte sur la valeur indépendante de tout. Le mot ne désigne rien d'utile, et n'explique ni ne justifie rien. 

    Engel propose bien au-delà de la classique (et partiellement ridicule) correspondance avec le réel, qui suppose l'explication déjà produite, la vérité comme "norme" de l'assertion et de la croyance, c’est-à-dire comme concept permettant de normaliser les deux activités, c’est-à-dire de les qualifier afin qu'elles soient possibles. Il y a une réalité derrière ce qui asserte ou croit et l'assertion et la croyance elles-mêmes peuvent en être qualifiées.  On a ainsi "croyance correcte en une assertion vraie".

    Différencions les deux positions: la vérité est alors accord entre les membres d'une communauté, ou bien accord avec le réel. 

    Engel critique fortement cette histoire de communauté, qui est après tout la position "poperienne" d'accord sur le vrai comme non réfuté, la chose restant "en soi" et donc kantiennement indéterminée vraiment. Même si, et là Kant laisse place à la croyance, le vrai reste pensé à défaut d'être connu. 

    Le problème est que si une communauté a son cerveau lavé (l'Allemagne nazie, par exemple), les autres peuvent elles se contenter de voir une vérité "partielle" ? Non ! Les illusionnés "ont faux" et donc, la vérité existe indépendamment des communautés, car indépendamment d'une d'entre elles.... 

    La question du discours communautaire ne peut garantir que les -intérêts- communautaires, et encore à condition d'être exprimés démocratiquement: le véritable est universel par définition et norme absolument tout, sinon il n'est pas, pas du tout...

    La chose s'applique aux "dispositifs" de Foucault, sensés identifier la "vérité" à des systèmes historiques appliqués à son établissement. Cela ne prouve rien bien sur, le factuel local ne pouvant définir un concept qui se trouve à la fois ou à tour de rôle: norme du connaitre, but de l'enquête, et ainsi valeur conceptuelle essentielle. 

    Par contre, et là ça tape fort, Rorty explique mieux l'utilité en question, dans le sens de "manifeste": pour lui, la croyance ou la considération du concept ne se traduit par rien: les maths ne sont pas améliorés et la société inchangée. La vérité ne sert à rien, et la philosophie ne doit s'intéresser qu'à ce qui en vaut la peine... 

    On pourrait lui donner raison et trouver l'utile du concept: la volonté de s'y diriger, le concept de "norme" valant comme motivation l'humain ayant besoin de guides... C'est en gros la réponse de Engel; la question de l'éthique étant le but, et la vérité de la non pratique de la torture se devant d'être universelle, l'utilité pratique de cette considération apparaissant essentielle malgré la réalité de ses transgressions... 

    J'avoue en rester à l'inconnaissable pensé, le refus du communautarisme relativiste étant pour moi essentiel: on ne peut pas définir la vérité autrement qu'en la rejetant hors du conceptuel, et la chose en soi demeure le seul succédané à l'objet G. 

    On remarquera par contre l'opposition vérité absolue/affirmation communautaire en se référant au conflit Raoult/Etat, chaque camp prenant l'autre drapeau et s'échangeant les arguments. 

    Vérité vue par Raoult dans sa communauté autiste face à la vérité "évidente" de l'inefficacité de ses drogues, qui conduit les politiques décidées par l'Etat. A moins que ce ne soit cette communauté de dirigeants corrompus qui ont choisi le "lavage de cerveau" face à l'affirmation évidente de la vérité  unique de la faible mortalité à l'IHU. 

    Dans les deux cas, les tenants de la vérité absolue peuvent se référer à d'autres admirateurs de la lumière, que ce soit l'ensemble des pays du monde dans le premier cas, ou les nombreux praticiens qui de part le monde fournissent des traitements variés. Dans les deux cas aussi, les tenants du communautaires n'ont pas de doute: cela (ne) marche (pas).

    Peut on dire alors que norme ou accord, la vérité n'existe pas, ou comme autre chose que comme une "décision" ? A moins qu'elle ne soit que "question", dont on ne pourra jamais se plaindre...  

     

  • Les développements

    La récente, honteuse et précipitée évacuation de l'Afghanistan illustre encore une fois l'incapacité de l'Occident non seulement à coloniser, mais à décoloniser, et plus généralement à "développer". 

    Cette incapacité vient de loin, et tient à l'"esprit" de l'occident, à sa perception de lui-même et de l'autre et se trouve basée, c'est la thèse du présent, sur la psychologie de ses dirigeants, hors sol et basée sur un processus décisionnaire déconnecté du monde, et qui démontre l'irréductible décalage entre civilisations locales des élites et réalités sociales des peuples dont ils sont issus et qu'ils utilisent pour vivre. 

    Les élites

    Car les élites du tiers monde sont en cause, bien sur, disons le clairement, les populations "éclairées" de l'Afghanistan qui souhaitent à tout prix en partir (et à raison) en sont et furent financées vingt ans pour ressembler le plus possible à leurs envahisseurs. Le mimétisme alla bien sur jusqu'à l'ignorance complète de l'infinie arriération d'un peuple à 7 enfants par femme qui passa en vingt ans à 5, tu parles la transition démographique: le pays du lappi-lazuli vit sa population merci les US passer de 12 à 35 millions d'habitants depuis 1990. Une bizarre stabilisation de cette croissance dingue pendant les années 80 étant sans doute due à la gestion soviétique, toute de prudence et d'efficacité, ils auraient dû les garder... 

    Qu'est-ce qu'une "élite" du tiers monde ? Mon point de vue sera ici infiniment et absolument "racialiste" (voir raciste pour certains mais je les emmerde). Un peuple lors du déroulement de son histoire nécessairement issue de l'agitation de surface de populations toutes essentiellement occupées à survivre, génère de ses tréfonds, cultures et envies et pour les plus intelligents habiles et entreprenants d'entre ses rejetons, richesses et pouvoirs. Il se dote ainsi depuis lui-même, c'est comme ça qu'on fait les nations libres, d'élites ancrées dans son histoire.

    Il est alors venu à l'esprit de ces élites, venues de l'occident occupé mille ans à se déchirer en réfléchissant, que le défaut de leurs alter egos chez les peuples barbares qu'elles soumirent de par la forge de leurs armes, qu'il fallait, la voilà qu'elle est bonne l'idée, en susciter chez les moricauds en lui apprenant les bonnes humanités, celles qu'elles avaient reçues et qui faisaient bien sur leur avantage. 

    Le résultat fut ce qu'on voit: des singes costumés en occidentaux, dévoués, c'était leur dressage, à appliquer pour traire les barbares cannibales qu'il faut dominer, les bonnes méthodes,  celles des envahisseurs. L'élite suscitée doit remplacer à terme le nouveau venu, dont acte. Cette greffe de dominants, destinée à permettre de se perpétuer le régime enchanté des colonies de papa, le sahib ayant changé de couleur et c'est la volonté "nationale" qui veut ça, est une erreur, une folie et un désastre. 

    En gros: la bourgeoisie ne peut être issue que du peuple, mue par le désir du peuple, et l'éducation au progressisme occidental faite de l'extérieur ne fait que des monstres malsains, aussi horribles dans leur pays que dans le nôtre: tu parles qu'ils veulent im/émigrer, ils ne seront chez eux que chez nous... 

    Les filles d'un interprète allemand assassiné la semaine dernière:  très brunes, dévoilées, les ongles peints, elles jouent de la guitare, mélancoliques, et sans doute filmées déjà à l'abri. On les protègera. De quoi ? Pourquoi ? 

    Surtout que l'élite en question prit en charge largement et son éducation et les moyens qu'on mit en œuvre pour qu'ils s'occupent de leur pays: ils le transformèrent en zone de perception des deux seules richesses présentes, les seules à encourager et à exploiter: l'opium, sa transformation et son écoulement d'une part, les subventions occidentales perçues pour son éradication d'autre part. La deuxième richesse, plus facile à mettre en  banque hors du pays, est évidemment réservée à l'élite, du moins la partie de celle-ci qui eut les meilleures notes à Harvard (et Standford). 

    La réaction 

    On pourrait s'interroger sur la dépravation intellectuelle et morale qui mène à une telle abomination, à une telle honte et qui concerne précisément cette "élite" celle qui devrait jouer le rôle inverse de celui qu'elle joue et se consacrer tels les missionnaires généreux et les ONG dévouées à l'humiliante vie dans les régions déshéritées auprès des peuples souffrants. 

    Non ! La misère se combat par la technique, et il faut de l'argent, sans lui, on ne peut rien faire. Celui qui est disponible doit être réservé aux couteuses campagnes de communication dans le monde développé afin d'en obtenir davantage et pour séduire le blanc impécunieux, qu'il soit veuve donatrice ou ministre démagogue généreux, il faut parler son langage et donc s'adapter à ses mœurs. La boucle est bouclée. Les plus virils des adaptés à la modernité lassés des bondieuseries se consacrent alors aux safaris de la drogue en hélicoptère. Gardés par des forces spéciales surentrainées, on peut faire des voyages au centre de l'horreur en n'en retenant que l'ivresse de voir du sang de loin.  

    Légitimement horrifié par de telles dérives, on ne pourrait que féliciter les tenants de la révolte et comprendre la nécessité qui les anime. Qui sont-ils ? 

    D'abord ils ont un mépris absolu pour une vie humaine qu'ils conçoivent à raison comme surnuméraire. Pour marquer leur puissance, ils n'ont absolument aucun scrupule à faire exploser (sauter, démembrer) des centaines de femmes et d'enfants au mépris de tous les usages occidentaux. Napoléon après une bataille à 20 000 morts, disait '"une nuit à Paris réparera cela". Comment imaginer le mépris qu'éprouve le mollah Badarar pour le tas de viande impure vivant des prébendes US qu'il fait massacrer sur les marchés tous les quinze jours ? Cela n'est même pas une méthode de contraception efficace, et franchement, les tas hystériques incapables de se dérober au viol, il faut les cacher derrière une bâche, le poil et le relâchement des chairs qu'il y a dessous ne doit pas être beau à voir. 

    Raciste ET misogyne, voilà mon jugement. 

     

    Racisme 

    Ensuite, ils sont physiquement dégoutés par les progressistes, leurs déguisements  et leurs coutumes. Cheveux des femmes, mentons des hommes, religion dévoyée. La haine raciste du méprisé est d'une puissance inimaginable, on devrait l'interdire...

    Moteur fondamental de la détestation de l'autre, cette haine de l'étranger est à la hauteur de l'amour progressiste qui motiva la "construction d'une nation" que voulurent imposer les "croisés" de l'OTAN, c'est dire... Marqué par l'éducation à l'antiracisme qu'il a subi, l'occidental moyen, à part un vague dégout, n'a qu'une idée vague de la vraie, de la belle ivresse haineuse, pourvu qu'on s'y laisse aller, qui constitue le vrai racisme quand il n'est pas strictement découragé. Quand il est prôné et exalté cinq fois par jour, imaginez... 

    Parlons en de la religion. On avait évoqué le surgissement hors du peuple d'une élite de savoir ou de réflexion. Le religieux de la religion du "livre" est la forme que prend cette élévation chez ces peuples. Ce n'est pas pour rien que les gagnants de la guerre de quarante ans sont des "étudiants" (Taleb). Leurs études ne sont pas celles (histoire de l'art, éducation des filles, réflexions sur le genre) qu'on impose en Occident. Elles sont différentes. Mais elles en sont et élèvent l'âme, forcent au respect et justifient les ordres de mourir. Elles sont prises en charge entièrement par les natifs, par leurs familles et leur histoire (aussi loin que leur mémoire porte, mais pas en deçà de la conquête musulmane, cela est sur). 

    On doit impérativement faire un parallèle avec l'Indochine. Formé à la détestation de l'occident par le communisme qui était enseigné en France, les "étudiants" indochinois comprirent vraiment le sens profond des cours. C'était les années trente/quarante, avant le rock (qui les aurait peut-être corrompu, mais ils ne le furent pas par le jazz, alors...). Dans la France qui se préparait gentiment à se coucher devant les nazis puis à faire venir au pouvoir Mitterand, se formèrent les plus abominables criminels de l'histoire, ceux pour qui gengis lui-même n'était qu'un pauvre pédé humanitaire... 

    Les dizaines de millions de morts de 49, 56, 65, 73 en sont le résultat. J'exagère un peu, Chou en Laï ne fut que peu de temps à la Sorbonne et Mao se forma tout seul, mais bon. Pol Pot par contre, et ses copains aussi, là c'est vrai. 

    Là encore, racisme profond et définitif, et ambition de la vraie compréhension du monde et frénésie de la transmettre. 

    Notez bien que ces hommes ne sont en rien ceux que l'histoire glorifie par ailleurs. Ce qui me reste de progressisme me fait les juger comme des handicapés en manque d'amour et la totale absence d'humanité qu'ont manifesté ces chiens enragés viet, chinetoques, kabyles ou pachtounes me dégoute absolument. 

    La seule stratégie

    On en vient alors à ce qu'il aurait fallu faire, et qui ne pourra jamais qu'être à la hauteur de ce que ces gens là firent. 

    Les révoltes du moyen âge furent traitées en Occident de manière sévère, mais efficace. Face à une sévérité des moeurs et un mépris des vies surnuméraires du peuple qui ne le cédait en rien à ce qu'on trouve dans notre tiers monde actuel, on massacra les populations et détruisit brutalement les révoltes avec énergie. 

    Bien sûr il convient de parler des conquêtes musulmanes dans les régions d'asie centrale. Cela se fit en plusieurs temps, et pour enfoncer le clou la conquête mongole, qui dépassa tout, enfonça le clou, ça rime. Les deux vilainies se mélangèrent d'ailleurs, et le turco mongol, converti, remit ça un siècle après. Encore un siècle et le mogohl, parti de Kaboul (Babar adorait Kaboul, il y est enterré) fonda une dynastie qui s'acheva presque sous nos yeux, dans les poèmes de Zafar. 

    Rien ne peut évoquer l'épouvantable cruauté de la très efficace  soumission qui imposa l'islam, rien ne peut évoquer la très efficace résistance culturelle que lui opposa l'Inde, seulement partiellement conquise, les deux puissances en regard arc-boutées l'une contre l'autre, là le choc des civilisation fit couler le sang, c'est le moins qu'on puisse dire... 

    En tout cas, coté pachtounes, aucune trace du gréco matiné de boudhisme qui fut découpé en petits morceaux, si ! Les statues géantes que les talibans détruisirent à la dynamite en 2001. 

    Car la soumission à un ordre civilisationnel nouveau ne se fait que par la violence et la violence infinie, la nécessaire, celle qui eut court quand cela a marché, et dont l'abscence a scellé les échecs qui eurent lieu. Renoncer à cette violence c'est perdre et c'est tout.

    Ce point de vue très "nazi" ne fait pas  fi de ce qui fut la faiblesse des conquêtes germaniques, qui se voulurent "mongoles" alors qu'elles n'en avait pas les moyens militaires et intellectuels. Victime d'erreurs stratégiques caractérisées, la conquête d'Hitler échoua militairement, il faut le dire. N'est pas Gengis Kahn qui veut. Dés ce moment, il fallait pour compenser, une vision civilisationnelle, une religion, ou un moyen d'assimiler les peuples conquis. Le misérable ramassis de gangsters corrompus qu'était le parti nazi était tout à fait incapable de susciter cela... 

    La conquête stalinienne fut bien plus intelligente, et pensée de bien plus loin. Par contre côté cruauté, les nazis peuvent aller se faire voir: la soumission obtenue fut effective et la terreur abjecte bien pire, faut il parler de Mao ze dong, notre maitre à tous? Quand on pense qu'en plus il baisait des vierges par tombereaux entiers pour se ragaillardir... 

    La France de Challe fit bien et cela réussit à convaincre le tiers de l'Algérie, une fois l'indépendance acquise à venir travailler en France, toute honte bue: barbelés sur la frontière, menaces aux pays en soutien, déplacements de populations, commandos de chasse: début 61, la guerre est gagnée. L'armée des supplétifs est très supérieure en nombre à la somme des effectifs insurgés et aux frontières, et les pensions des moudjahids sont ainsi versées à des anciens combattants de l'autre camp en majorité. Comme de toute façons elles sont versées à n'importe qui... 

    Rien de tout cela ne fut fait en Afgha, bien sur, et la conséquence en fut inéluctable. On fera le rapprochement avec le traitement de l'Irak, qui finalement réussi à laisser sur place autre chose que Daech, maintenant écrasé convenablement et dont la guerrilla (toujours présente malgré tout) est entièrement laissée à la charge de qui de droit. On fera le rapprochement avec Obama, le maitre de Biden, qui évacua brutalement l'Irak en 2011, (il y a dix ans exactement) avec Daech comme résultat, on attend l'effet Biden, il va être gratiné, je vous le garantis. 

    Un tour du monde

    La constitution des empires coloniaux aux XIX ème siècle était le résultat du débordement de puissance brute des empires européens obnubilés par le déploiement de l'Amérique et de la Russie... Il fut sympathique (sauf l'Algérie) et anecdotique pour ce qui concerne la France et l'Allemagne. 

    La Grande Bretagne crut devoir faire pièce à la Russie (le "Grand Jeu" se déroula en Afghanistan, justement) mais crut elle vraiment à son "empire des indes" dont l'abominable sous développement était pourtant patent ? Et puis en Chine ? Quel était on objectif réel ? Vendre de l'opium ? En tout cas sa responsabilité dans l'incapacité absolue de l'occident à coloniser est la plus grande qui soit. Quantitativement. 

    L'Amérique joua son jeu et atteignit la bonne dimension après extermination du natif, comme il se devait. Ayant constitué grâce au cheval (au fait l'animal serait natif d'Amérique en fait, il passa en asie par les glaces, croisant les hommes, et disparut, ne revenant que par les espagnols), un empire comanche dont la rapacité et la cruauté était toute mongole, les amérindiens furent dissipés à la mongole par bien plus méchant qu'eux. 

    La Russie ne pouvait se maintenir que par la terreur permanente et du céder l'Asie centrale et l'Europe centrale. Pourra-t-elle garder la Sibérie convoitée à raison par bien plus gros qu'elle ? 

    La Chine écrase le tibet et le turkestan chinois avec les méthodes éprouvées utilisées sans nuances, à l'ancienne. On devrait y envoyer des stratèges en stage d'école militaire... 

    Pour ce qui concerne l'insondable Afrique, on sourira gentiment, le mot "Africanistan" venant spontanément à l'esprit. On ne sait quelle capitale du continent en faillite Biden (ou son successeur) évacuera en dernier, mais là il faudra laisser plus d'un milliard d'immigrants putatifs (et pas seulement 35 millions) désespérés au pied des avions... 

     

    Ce qu'il aurait fallu faire 

    Les sentiments nationaux ne se construisent pas et surtout pas de l'étranger, le progressisme est une niaiserie honteuse, et la violence ne doit être utilisée que quand on est sur d'en cicatriser les effets. 

    Cela condamne absolument tous les colonialismes et toutes les invasions et autres soumissions forcées qui ne créent que les haines farouches et les racismes les plus hideux et les plus criminels. Les soumissions qui réussirent (il y en a, hélas) ne créérent que des misères séculaires voire millénaires. La conquête musulmane, qui crut subvertir le mongol ne fit qu'entériner sa barbarie et détruisit son monde. La colonisation occidentale, malgré les indépendances, qui n'arrangèrent rien, est un désastre qui n'est toujours ni pensé ni élucidé. 

    L'histoire suit son cours. 

    Ce qu'il faut faire ? Rompre les ponts et cesser assistance et fausse prise de responsabilité. L'économie de comptoir suffit bien à faire se parler les peuples. Il faut juste fermer les frontières et laisser grenouiller le marigot. Coté Est, il faut maintenant menacer la Turquie et de toutes façons, le mur se construit. En méditerranée, où l'Ottoman va vouloir faire la loi, un petit lépante va bientôt se révéler nécessaire pour contrôler les flux. 

    Tout doit être consacré à se préparer au choc chinois. Bien sur, le mongolo va vouloir enrôler le turco, comme d'habitude, et la haine propre au huns est toujours là, méchanceté foncière du barbare oblige. Qu'importe ! Il fera ce qu'il voudra, et face à un milliard et demi de tarés, on est pas à 60 millions près. 

    On peut s'interroger sur la Perse, vieux pays sédentaire, et qui s'est accomodé de tout... Il est le vrai centre de l'Asie centrale et son passage avec armes et bagages dans le camp de la raison serait souhaitable... Il faut encore attendre. 

  • Les Afghans

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  • Les morales de la Critique

    Kant n'a pas écrit la "critique de la raison pure" pour rien mais bien pour affirmer tout un système qui se poursuit ensuite par la "critique de la raison pratique" et puis enfin par la "critique de la faculté de juger" (2).

    On se propose de justifier et de clarifier tout ça, en commençant par la préface de la seconde édition de la "pure", qui clarifie tout le programme, pourvu qu'on se donne la peine de la lire et surtout de le dire. On a lu (1).

    Mais tout d'abord, pour être clair: le "pur" est ce qui est "a priori" (hors de l'expérience) mais qui de plus ne référence rien de ce qui ressort de l'expérience. La causalité par exemple, n'est pas "pure". 

    L'essentiel

    Disons le en 3 mots: Kant reste dans la conception cartésienne du "sujet", le machin qui pense qui fut introduit dans l'histoire par Descartes, qui, bien que dénoncé et paralogisé, est bien l'inventeur de la chose au sens moderne, le grand fantasme étant d'autonomiser la personne et de réaliser l'impensable, ce qui est bien sur le Graal du philosophe et le sens secret de tout l'amour qu'on porte à la sagesse:  fonder la MORALE sans extérieur, sans autorité, Dieu ou le reste. 

    Le projet est bien sur celui de Descartes, mais il n'est vraiment mis sur la table avec le projet de le rendre définitif et impérissable, que par Kant. 

    Car le sujet est bien sur le sujet moral et pour élaborer tout le bazar il faut d'abord régler son compte à la connaissance, c’est-à-dire à la manière de penser, à la raison,  dont il faut rendre compte, complètement, avant de s'en servir à l'essentiel, qui est non pas l'autonomie cognitive du sujet, mais bien son autonomie morale, et sa liberté.

    On a d'abord une conception de la liberté qui est celle introduite par Scot bien avant: la liberté de l'homme est celle de Dieu et tout le monde chrétien en était venu à cela depuis le début: l'homme est individu libre, c'est le seul moyen de faire tenir les théologies. Le projet du moralisme autonome était donc dans la seringue. 

    Mais pour régir la morale, il faut la raison, et il faut l'expliquer, elle et les connaissances qu'elle peut manipuler. 

    Là Kant commence par introduire quasiment l'essentiel, et on pourrait s'arrêter là: il y a les choses en soi et les phénomènes, et la raison ne manipule et ne pense que ceux-ci en plus de ce qu'elle peut savoir toute seule comme une grande, a priori (sans le secours de l'expérience). 

    À partir de là, le sujet se trouve au centre d'un nœud philosophique parfait, qui est celui de Kant, et qui certifie la raison et la rend objective, grâce à sa capacité à se limiter elle-même. La notion de cause et de déterminisme scientifique se trouve ancré dans la chose coté phénomène, ce qui certifie et assure le savoir et la science, et en même temps garde libre et indéterminé la chose de l'AUTRE côté, celui de la liberté absolue et de la contingence totale, là où est bien sur le sujet lui-même, absolument libre et pendant exact, coté manche, du noumène inconnu. Le tour de magie Kantien tient à cela, certes, mais avec comme seul objectif de donner à la raison une action "pratique", laissée à la conscience morale libre du sujet. 

    Deux cotés, un côté déterminé par la science et ses lois, un côté impensable et acteur qui fait le reste, quand on vous disait que Kant était un idéaliste... 

    Pour clarifier les contours du projet, il faut bien réaliser la liaison entre les mondes scientifiques et moraux, qui ne sont pas ceux qu'on croit, les fadaises sur l'homme au centre de l'univers soi-disant humilié par Copernic étant en fait parfaitement fausses, le contraire étant vrai en fait: c'est bien l'homme qui devient le centre de l'univers, celui-ci cessant et cela est l'essentiel de la vraie histoire, d'être la référence significative du monde global.

    Car le monde global cesse d'être harmonieux, cosmique, signifiant, "anologique" de ce qui se passe: la renaissance se termine et comme dit d'Escola, l'homme cesse d'être différent de la nature comme corps, ne continuant à l'être que comme esprit. Dés ce moment, la nature devient un objet global face au sujet devenu radicalement autre, et donc central. C'est le sujet qui décide, et il va travailler pour cela, afin de finir de se rendre maitre de cette nature radicalement étrangère à laquelle il adjoint ainsi son propre corps, c’est-à-dire son devenir. 

    Le monde cesse d'être un "cosmos" harmonieux et fini à contempler, il devient un chaos infini à dompter. C'est l'univers infini de Koyré, c'est le silence des espaces infinis de Pascal. Dès lors, la question essentielle, la morale, se trouve détachée de ce qui pouvait la contraindre de l'extérieur. Kant est le premier à exposer publiquement le retournement métaphysique "copernicien" qui lui correspond, achevant ainsi complètement la mise cul par-dessus tête du monde ancien. 

    Voilà le vrai sens de la critique de la raison "pure", en fait la première partie d'un projet beaucoup plus consistant, et visant une pensée complète de l'autonomie, le projet des lumières étant bien celui-là et le monsieur fait ce qu'il dit. 

    Cette première partie est toutefois assez conséquente tout de même, car elle forge l'épée. Une manière d'en décrire le tranchant et cela concerne le sujet qui nous occupe, est le positionnement de l'absolu et du divin dans la raison redéfinie. 

    Le "moment Kantien" de l'histoire consiste en un retournement fondamental, et qui consiste à partir de la finitude du sujet, isolé dans son entendement, et qui considère l'absolu et l'infini comme une idée insaisissable qui plus est démontrée indémontrable et inaccessible. Ce retournement-là est bien le deuxième salto copernicien: jusque-là tout venait de Dieu, et on vient de décrire comment le truc, qu'on avait osé démontrer en plus, devient vraiment étranger et en fait absolument inconnaissable. 

    Les détails

    Les détails de la manip sont passionnants car susceptibles de convaincre et aussi compréhensibles. J'avoue que la pédagogie de Luc Ferry semble fonctionner... 

    Tout d'abord le plan de la critique de la raison pure, divisé entre les transcendantales : 

    - Esthétique (la sensibilité et les sensations)

    - Analytique (l'entendement et les concepts),

    - Dialectique (la raison, les idées). 

    Un point sur la Dialectique transcendantale: là est la critique du raisonnement hors limite, qui conduit au n'importe quoi métaphysique, et là Kant dézingue Leibnitz et son principe de raison, parangon de la régression à Dieu qui constitue la preuve ontologique. La déconstruction inlassable de la métaphysique, dont on a donc raison de dire qu'elle n'est qu'une sophistique vaine qui dévore les cerveaux telle la vérole. Critique ? Déconstruction ? Destruktion ? Philosophie analytique ? Le refus des sophismes contient toute la philosophie et c'est Kant qui a tout inventé. 

    Tout d'abord la différence entre raison (qui va du concept à l'existence, le diable ontologique) et entendement qui travaille l'expérience qui ne synthétise, assemble, que via l'intuition. Cette essence "diabolique" (il faut bien que je mette mon grain de sel) de la Raison est donc la justification du caractère essentiellement "pratique" de la raison, thèse fondamentale de Kant. 

    On est là dans la querelle Heidegger Cassirer , sur le fait de savoir si la critique est une simple épistémologie ou bien la remise en cause de toute métaphysique possible ... Et bien c'est H. qui a raison et qui a tout pompé sur Kant. Du moins pour Ferry, et en fait de la plupart des interprètes "hard" de Kant. Nous sommes en 1929 à Davos, et Hitler arrive...  En gros, s'oppose une conception de la critique qui serait "épistémologique" intéressé par la défense de la science et de la raison, et une conception "phénoménologique" ou "ontologique" en rapport avec la fondation de toute la métaphysique. S'entremêlent ici les nœuds des esprits, des pensées et des histoires... 

     

     

     

    (1) Luc Ferry Une lecture des 3 critiques

    (2) Paul Clavier Premières leçons sur la critique de la raison pure

    (3) la discussion Heidegger Cassirer : https://www.persee.fr/doc/phlou_0035-3841_1969_num_67_96_5514

  • Les nocturnes

    Chopin.jpeg

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  • Les monades

    Gottfried_Wilhelm_Leibniz_c1700.jpeg

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  • Les qubits

    On avait évoqué avec "les équations" (1) la notion d'espace de Hilbert, chaque coefficient de l'espace vectoriel étant complexe, ce qui justifie le qualificatif de "Hilbertien" attribué à cet espace... 

    On passera donc directement à l'espace de représentation qu'est un qubit, défini  un espace de Hilbert à DEUX dimensions, et certainement pas comme un "vecteur", élement de l'espace. DEUX nombres complexes définissent donc l'état d'un qbit. On notera donc bien que pour supporter le calcul, on ne satisfait pas d'un seul axe, même modulé façon complexe: le qubit déploie sa binarité sur DEUX axes, dans DEUX dimensions. 

    On a suivi les vidéos anciennes mais didactiques (2) et on les résumera ici... 

    qubit

    Tout d'abord le qubit a un "u", et "qu" (prononcez "cul") est incontournable. C'est un espace de vecteurs, et chaque vecteur est un "ket", en fait une combinaison linéaire de kets de base, à coefficients complexes (on ne le dira jamais assez). 

    v = alpha |0> + beta |1> 

    |0> est le ket "0", premier vecteur de la base vectorielle choisie ici. À condition que ce vecteur-là soit effectivement l'un des axes choisis par un système de mesure choisi, par exemple, une direction de spin déterminée, ou un axe de polarisation donné, et bien après une mesure, le vecteur est détruit et le résultat sera l'un des deux axes, avec une probabilité de alpha * alpha^ (si on note ^ la barre verticale de la conjugaison complexe) (béta respectivement, bien sur). 

    Un vecteur est normé, donc alpha*alpha^+ beta*beta^ = 1.

    On peut ainsi représenter un état de qubit comme un point sur une sphère, le déplacement sur la sphère étant dû au caractère complexe des coefficients. Si les complexes ont la même "phase", ils feront de leurs points représentants les esclaves d'un méridien... Le qubit est donc une  boule et voilà. Notons qu'il n'y a bien que DEUX vecteurs de base, et qu'en fait, tout se passe comme si il y avait DEUX cercles d'évolution des vecteurs , le deuxième étant rabattu de 90° pour faire l'équateur... Bref la bouboule est virtuelle mais on voit très bien ce que je veux dire ou pas. Notons en fait que la sphère de Bloch est constituée des deux vecteurs 0> et 1> en opposition. 

    440px-Bloch_sphere.svg.png

     

    Pour faire des espaces de qubits plus complexes, on fait des produits dit "tensoriels" qui consistent à multiplier les coefficients de manière combinatoires pour définir des objets (vecteurs) dans des espaces à 2^(nombre de qubits) dimensions. 

    Le vecteur (a0, a1) combiné (par le produit tensoriel) au vecteur (b0,b1) donne l'ensemble de deux qbits intriqués (a0*b0, a1*b0, a0*b1, a0*b1) dans un espace de dimension 4. On notera comment se fait l'intrication: le vecteur (a0, a1) d'abord multiplié par b0 , puis par b1... 

    Pour avoir l'esprit bien clair, on dira que |0> = 1* |0> + 0*|1> , soit le vecteur (1, 0), et que |1> est le vecteur (0,1). 

     On passera ensuite aux portes sur un seul qbit, définies par des matrices 2x2 unitaires. 

    Note: "unitaire" signifie pour une matrice M que (conjuguée de la transposée de M) * M = ID. Cela permet de conserver le caractère normé des vecteurs qu'on transforme. 

    Porte

    Une porte sur UN qubit est donc une matrice unitaire à 4 coefficients complexes (bien sur). 

    La porte NOT sur un qubit est la matrice (0 1)(1 0) qui échange les coordonnées. NOT NOT = ID bien sûr. 

    La notation matricielle adoptée consiste à exprimer les colonnes de la matrice horizontalement, et en succession... 

    La porte Controle NOT, sur DEUX qubits, applique le NOT sous contrôle. Sa matrice est : 

    1 0 0 0 ,  0 1 0 0,  0 0 0 1  ,  0 0 1 0 

    Cela se visualise par: 

    ------------

         |

    ----O------

    Entre deux lignes de qbits... 

    cNOT s'exprime aussi en faisant des produits tensoriels de vecteurs: | x , y > sera transformé en |x, y + x>, avec '+' l'addition modulo 2... 

    On terminera l'exposé par l'essentiel: TOUS les programmes quantiques se matérialisent par des lignes parallèles de qbits, décorées par : 

    - des portes sur UN qubit

    - des cNOT entre deux qubits

     

    Etpicétout. Assez simple, en fait. 

     

    4 portes

    Mentionnons les 4 portes mono qubit essentielles. On donne les matrices, données par leur vecteurs colonnes listés horizontalement, et aussi par leurs actions sur les deux kets de base, 0> et 1>. 

    I = (1 0)(0 1)    x> . I = x>

    X = (0 1) (1 0)   0>.X == 1>, 1>.X == 0> 

    Y = (0 i) (i 0)         0>.Y ==  i.1 > ,      1>.Y ==  i.0

    Z = (1 0) (0 -1)     0>.Z == 0>   ,   1>.Z == -1

    et voilà. 

    On doit lui ajouter la porte d'Hadamard, dont la matrice est (1/V2)* (1 1) (1 -1) ,  0> .H == 0> + 1> , 1>.H == 0> - 1>

    Bell 

    Il faut mentionner alors les groupes de 2 qubits, base de tout. On fait donc les produits tensoriels des deux espaces de Hilbert que constituent chacun des qubits. (1/V2 ) * 00> sera donc un vecteur normé de cet espace de dimension 4...

     

    D'abord les états de Bell ( non pas Alexander Graham, mais John Steward). 

    Ils sont notés comme des combinaisons à partir de l'état de Bell archétype de l'état "intriqué" (intangled). 

    1/V2 * ( 00> + 11> ) 

    Vecteur dont on voit qu'il a des coordonnées dans les DEUX qubits (espaces associés). L'intrication vient de là. Les deux espaces ne sont pas séparés mais fusionnés. Comme la fusion intervient en dimension 4, on n'a pas d'intuition géométrique de ce qui se passe vraiment... 

    L'état de Bell vient de la séquence de deux opérateurs: H I  (Hadamard sur une ligne, Identité sur l'autre), suivi de cNOT, le tout appliqué à l'état 00>. On a donc un moyen simple de fabriquer un état intriqué à partir d'un état "normal" obtenu par simple juxtaposition de deux états élémentaires... 

     On a en effet, 00> .HI = 0+1, 0> = 0,0> + 1,0> transformé par cNOT en   00> + 11>, qui est l'état de Bell. 

    Les 3 autres états sont: 

    1/V2 * ( 00> - 11> ) 

    1/V2 * ( 01> + 10> ) 

    1/V2 * ( 01> - 10> ) 

    Ils forment une base de l'espace des 2 qubits, et sont tous les états (vecteurs) les "mieux" intriqués. 

    Chacun de ces états corrèle deux probabilités de mesure et exprime la "communication instantanée" de Bell qui en viole les inégalités. Une pure merveille de théorie en pratique, au service du calcul. 

    (1) http://francoiscarmignola.hautetfort.com/archive/2021/07/04/les-equations-6325261.html

    (2) https://www.youtube.com/watch?v=F2okky5vD8k&list=PL1826E60FD05B44E4&index=10

  • Les propensions

    Les spéculations sur le réel et ce qui le caractérise ne sont pas si nombreuses et on doit admettre qu'il n'y a que 3 théories.

    D'abord la puissance/acte, aristotélicienne et dont nous rebat le Moyen Âge et les adversaires des "NON A", les ennemis de la sémantique générale et autres contempteurs de Gilbert Gosseyn.

    Ensuite l'atomisme qui identifie le mouvement à un mouvement élémentaire de matière.

    Puis le propensionnisme, deuxième grande théorie de Karl Popper, et qui en gros soutient une méthode moderne sur le sujet, celle que Claudine Tiercelin défend avec ses "dispositions", forme réaliste (et oui) de description ultime du monde...

    Note: on dit propensionnisme et non pas "propentionnisme" qui n'a AUCUNE référence sur Google...

    Mais d'abord les probabilités

    En (1) sont exposées les différentes interprétations philosophiques de la probabilité. Tout d'abord la fréquentiste, finie ou infinie, qui achoppe sur l'interprétation des évènements singuliers, la probabilité que Fillon soit élu président n'était pas nulle... 

    L'interprétation propensionniste consiste à considérer le réel comme tendancieux et à considérer la probabilité comme mesure de la tendance. La probabilité quantique est particulièrement bien adaptée à cette interprétation, mais cela ne va pas sans difficultés, dont notamment l'apparente impossibilité d'interpréter les probabilités conditionnelles, et aussi l'absence de raisons pour que les lois du calcul probabiliste soit vérifiées...

    On en vient alors à l'interprétation Bayesienne, la (trop) bien connue. Elle a comme mérite d'être prouvée conforme au calcul des probabilités grâce au pari dit "hollandais" qui garantit une perte d'argent absurde si on viole les fameuses lois... La validité du calcul basée sur la croyance est alors "pragmatiquement" assurée... Par contre, on ne voit pas bien le rapport entre croyances et probabilités quantiques.

    Cela étant, il existe une interprétation "objective" du bayesianisme , qui rend les rationnels ses acteurs en utilisant une maximisation de l'entropie pour établir ses choix.

    On en vient alors au propensionnisme, et c'est encore un coup de Popper.

    Karl (Raidmund) Popper est AUSSI l'auteur d'une théorie interprétant les probabilités comme des mesures de dispositions particulières, les propensions, entités méta-physiques qu'il compare aux forces newtoniennes et qui, éléments de la réalité, justifient à un certain degré l'apparition d'évènements particuliers, mais pas seulement.

    Mieux que les forces, les propensions plus réelles que le vrai, sont l'équivalent en générique des "potentialités" d'Aristote qui se transforment en "action". Cette vision du potentiel au sens général fait de Popper un inventeur de métaphysique, les propensions sont "méta-physiques" et réelles.

    On plaisantera grassement sur le côté masculiniste du mot "propension", opposé au mot "disposition" dont le négatif indisposant doit ravir les philosophes de sexe féminin ou pas. Passons.

     

    Et la métaphysique.

    Là on est chez Leibnitz : le possible cherche à s'accomplir, c'est une sorte d'élan vital généralisé, et c'est la théorie de l'Action qui en plus cherche l'économie... Le propensionnisme est un dynamisme.

     

    Et la Chine

    La propension c'est le "shi" , ce qui fait advenir... François Julien le traduit par "propension". C'est la tactique guerrière par excellence qui consiste à s'assurer l'avantage dans tous les domaines AVANT de déclencher le combat...

    Et les stats encore

    Un aspect du conflit entre méthodes d'exploration du vrai et du tangible, du moins dans le monde médical oppose partisans des études observationnelles et des études randomisées voire en plus en double aveugle, permettant d'éviter tous les biais. Si l'on passe sur l'absolue nécessité d'éviter tout effet placebo (celui-ci tellement vrai et archivérifié étant le médicament le plus efficace de tous permettant de soigner la maladie de "rien", la plus répandue de toute), l'observationnel se heurte au problème des catégories de malades forcément représentés différemment entre les groupes témoins et les groupes soignés.

    Comment décider donc du résultat ? En compensant groupe par groupe. Et cela s'estime globalement avec un "score de propension", qui permet de rendre l'observationnel aussi puissant que l'aveugle.Quand on pense que l'élite du scientisme s'est déchainé contre Raoult qui leur crachait à la gueule à raison que sacrifier des malades mourants et implorants sur l'autel de l'expérimentation avec rats et souris n'était pas éthique...

     

    (1) http://mikael.cozic.free.fr/interpreterproba.pdf

     

    (2) https://www.centre-cournot.org/img/pdf/prisme_fr/Prisme%20N%c2%b024%20Septembre%202012%20(489.1%20KiB).pdf

    (3) les cindyniques http://www.ifrei.org/tiki-index.php?page=Cindyniques

    (4) La thèse d'Isabelle Drouet

    (5) Le score de propension : https://academic.oup.com/biomet/article/70/1/41/240879

    https://www.erudit.org/fr/revues/mee/2014-v37-n2-mee02443/1035914ar/

  • Les pompes à chaleur

    Pomper la chaleur est mystérieux, voire bizarre. Pourtant ça le fait et la magie de la chose reste relative.

    Les canadiens l'appellent la "thermopompe", ça fait moins bien je trouve.

    En gros, on a un fluide spécial, c'est ça le truc, qui passe de gaz à liquide, puis de liquide à gaz en captant de la chaleur, c'est ça le truc. Ce fluide est du CFC ou HFC (chloro  ou du hydro fluoro carbure). R407, R410A, R417A (1) ou le R32.

    En gros, après avoir capté la chaleur en devenant un gaz, il est compressé par un moteur électrique pour servir de gaz ultra chaud, qu'on peut ensuite liquéfier dans un condenseur pour aller chauffer les radiateurs de la maison. Le liquide refroidi en mouvement va alors vers le condenseur se faire chauffer, à l'extérieur (c'est ça la magie). En fait le point d'ébullition de ce liquide spécial est TRES bas, c'est ça le truc. D'autre part, lors de sa compression, il chauffe beaucoup, d'où son étonnante (voire magique) capacité à chauffer à mort lors de sa condensation, elle aussi particulière...

    Pour mieux comprendre, on doit considérer que le liquide (après condensation) reste sous haute pression. Il est alors détendu (en passant par des petits orifices) et se trouve alors soumis à une baisse de pression brutale qui va le vaporiser partiellement et le refroidir brutalement ce qui le rend apte à refroidir l'extérieur et donc à capter sa chaleur en se vaporisant. Le cycle recommence alors, et il faut une pompe pour faire circuler tout ça. La pompe et le compreseur utilisent un moteur électrique.

    La propention à chauffer globalement le climat d'un FC (le GWP, Global Warming Power) permet de comparer les fluides. Le R410A est à 2090 alors que le R32 est à 675, y a pas photo.

     

    On décrit ici la pompe air-eau, la plus commercialisée. Les pompes air-air et géothermique, c'est autre chose, tout en étant pareil...

    (1) http://www.chaleur.net/qu-est-ce-qu-une-pac/fonctionnement/fluide-frigorigene.php

  • Les équations

    La question à deux balles, "pourquoi des nombres complexes dans la mécanique quantique ? " a des réponses variées toutes plus intelligentes les unes que les autres. 

    Disons que l'état quantique est une onde qui varie dans le temps, c'est à dire que la solution de l'équation d'onde se décrit comme la variation de DEUX nombres. En réalité il y a DEUX équations avec les solutions de l'une qui dépendent des solutions de l'autre... Représenter cela sous la forme de coefficients complexes associant deux nombres est juste une commodité. 

    On peut dire aussi que ce qui varie dans le temps c'est une superposition d'intensités qui s'ajoutent en tenant compte de la phase. On a donc des effets d'interférences.

    Notons bien que ces variations ont lieu sur chaque axe de la décomposition du système quantique. 

    En résumé, on a un espace d'Etats comme un espace vectoriel à N dimensions, N étant le nombre de valeurs possibles , possiblement infini,  et à coefficients complexes. Un espace de Hilbert, quoi... 

    Note: un espace de Hilbert peut être sur corps réel et complexe et de dimension possiblement infini, contrairement à l'espace Hermitien sur complexe seulement et de dimension finie. 

    La mesure des vitesses et des positions se fait sur un espace de dimension infinie bien sur, le spin et la polarisation pouvant se satisfaire de l'hermitien... 

     

     

    (1) la discussion https://physics.stackexchange.com/questions/32422/qm-without-complex-numbers

    (2) des considérations hostiles aux complexes: http://www.workinginuncertainty.co.uk/imaginary.pdf

  • Les illusions

    Tous vaccinés

    "couverture" est la couverture vaccinale. 30 % en France en Juillet 2021 
    La contamination est égale à 1% de la population totale... 

    L'inefficacité du vaccin est "ineff" = 1 - efficacité. 
    La proportion de vaccinés parmi les contaminés est :  couverture * ineff * contamination / contamination, soit : 

    prop = couverture * ineff 

    L'inefficacité du vaccin est soit disant de 10%. La proportion de contaminés sera donc: 3 % 

    En fait, la proportion de contaminés parmi les vaccinés est de 30 %  (impossible de faire plus bien que parait-il la moitié des contaminés seraient vaccinés, ce qui impliquerait que le vaccin DONNE la maladie....). Donc l'inefficacité du vaccin est de 100% et donc son efficacité est NULLE.

    Qui suis-je ? Un anti vaxx vicieux ou au contraire un vax désespéré ? 

    En parlant de désespoir, plus de resto sans passe sanitaire... Le nombre de morts par jour et par millions d'habitants est de 0.3 pour la Grande Bretagne et 0.6 pour la France soit pour la valeur de référence 1 , 1*365*66=25 000 morts sur un total de 600 000 morts par an...

    La folie de ces gens et de cette époque est complète. Vive la mort !

    Quelques sources d'informations mystérieuses, dissidentes et ignorées, affirment au nom du bon sens, dans le silence complet des grands espaces blancs, certaines contre-vérités complotistes (1). Les citer c'est se condamner. Vive la mort.

    Les comparaisons

    Une autre manière de voir est de compter non pas les formes graves, mais les formes ennuyeuses, par exemple, les covids longs ou les formes juste invalidantes. On estime que la moitié des contaminés n'a absolument aucun symptôme et qu'il y aurait 20% de covids dits "longs". Si l'on compte que la France a eu en tout entre 50 et 100 K contaminés par millions d'habitants soit environ 4 Millions de contaminés depuis le début, on peut estimer le nombre de malades embêtants du covid à 25*66*20/100 = 300 000 covids longs...

    Le nombre de varicelles adultes par an est de 60 000... A un facteur 4 prés on est dans la zone, et la varicelle silencieuse est embêtante pour les adultes, sa vaccination n'est pas obligatoire et personne n'en parle. Encore une fois, la gravité de l'épidémie ne justifie pas l'hystérie qui a saisi le monde, à part la Chine, qui elle se prépare à dominer ce monde pourri par un dictature équivalente, mais elle non suicidaire. 

    La mortalité

    Dans un article censuré par Mediapart, Laurent Muchielli, qui par ailleurs passe son temps à minimiser l'impact et l'augmentation des vols de sacs à main dans les lieux publics, alerte l'opinion (1). 

    Les vaccins auraient fait 1000 morts en 6 mois, d'après les études publiées de pharmaco vigilance...

    Cela nous fait avec 50% de la population vaccinée, 2000/33 = 60 morts par an et par million de français, ce qui se compare aux 300 morts du covid par an et par million dû à la référence de 1 citée plus haut et qui est le niveau actuel de mortalité covid.

    1000 est le nombre d'homicides par an que Muchielli considère stable par ailleurs, 10% de la mortalité covid. 

    On comprend que Muchielli se fasse censurer, c'est gênant, comme si le risque covid était "grossi" par rapport au risque de son remède, qui reste inférieur. Il est par contre possible que le rapport risque/bénéfice soit nettement moins favorable pour les enfants et cela devrait être précisé. 

    Mais Macron le buveur de sang ne le veut pas. Déguisé en gamin il glose. 

    Le jugement global

    Alors que totalement vaccinée la population d'Israël se voit imposer un pass sanitaire du feu de dieu, on réalise que l'"efficacité" du vaccin, quoiqu’effective, est en fait relative: les cas graves sont en gros divisés par 3 et pas plus. 

    Contaminations, cas sévères embêtants et graves restent présent, simplement divisés par 3 par le vaccin. On notera que les chiffres français sont très différents: en période d'autoritarisme au sujet du pass sanitaire, la division est annoncée par dix (2).

    Sachant que le discours officiel au sujet du vaccin, hanté par les prébendiers au service de la gestion de perception mise en œuvre par les ensoutanés au pouvoir en absurdistan, est absolument erratique, débile, mensonger et pour tout dire absolument déconnant, on va jusqu'à ne pas compter les morts vaccinés du covid car non testés, et l'écart avec les mesures des humains israéliens et français sans doute radicalement autres médicalement n'est ni commenté ni mentionné. 

    Blanquer: la vaccination stoppe la contamination dans les écoles

    Castex: la vaccination empêche complètement la maladie

    Véran: la vaccination permettra d'éradiquer le virus

    Véran a eu de plus l'occasion d'évoquer à l'assemblée l'objectif de l'éradication du virus comme cela fut le cas pour la variole et la polyomélite (presque faite en fait) grâce au vaccin ET à l'"immunité collective". 

    Graal de l'épidémiologie (cette science modélisatrice, celle des menteurs et des corrompus ) l'immunité "co" est évidemment une chimère obscène que la présence de multiples épidémies différentes, chacune liée à un variant et chacune avec son pic qui l'identifie, rend dérisoire à un point infini. Le virus est grippal, saisonnier et récurrent et ne sera jamais maitrisé. Qu'à cela ne tienne ! Un sinistre expert, bafouillant, bavant et véhément l'annonce: le masque à vie est indispensable et tuera aussi la grippe ordinaire, la vaccination obligatoire fera partie du contrôle social à venir, à vie. 

    Exprimés avec véhémence et conviction en public, à la télévision et devant la représentation nationale, de telles vantardises absurdes, absolument  inexactes dans les termes déshonorent et ridiculisent les lamentables marionnettes menteuses, incompétentes ou tout simplement stupides qui nous servent de gestionnaires de la situation. 

    Au sommet, un gamin taré saisi par une crise (du stade anal sans doute) impose sa volonté en guise de château de sable de ses vacances. 

     

    (1) l'article republié: https://www.francesoir.fr/opinions-tribunes/la-vaccination-covid-lepreuve-des-faits-2eme-partie-une-mortalite-inedite

    (2) https://www.lesechos.fr/monde/enjeux-internationaux/les-vaccins-une-arme-particulierement-efficace-contre-les-formes-graves-du-covid-1338497

     

     

    (1) https://blogs.mediapart.fr/laurent-mucchielli/blog/240721/passe-sanitaire-les-ressorts-d-une-colere-etouffee

  • Les gauches

    A l'occasion d'un bien intéressant interview du très sincère Philippe Corcuff (1), on pourra se demander ce que veut dire "la gauche" et "être de gauche". 

    En tout cas, un connaisseur s'exprime sur la question, sa trajectoire du parti socialiste de Mitterand à l'anarchisme en passant par le NPA ayant un côté enthousiasmant. Il a dû en manger, de la gauche.  En tout cas il la définit : la conjonction de la critique sociale ET de la volonté d'émancipation, collective et individuelle. 

    Ainsi, depuis la volonté d'autonomie des Lumières au XVIIIème siècle, a maturé une critique sociale qui s'exprime au début du XXème et qui instaure le clivage. Le désir d'en finir (l'émancipation) de la cause de la domination (le capitalisme) fait envisager et vouloir une autre société, radicalement autre. Au point de permettre la "mélancolie gauche" cet espoir toujours présent, constitutif du caractère et qui fait l'homme de gauche éternel, mécontent du monde, et dont l'estime de soi tient à son désir du bien, futur du monde. 

    Commençons par les lumières, c'est Kant qui le dit: 

    "Sapere aude! Aie le courage de te servir de ton propre entendement! Telle est la devise des Lumières."
     
    puis:
    "J'ai traité l'aspect essentiel des lumières, à savoir la sortie de l'homme de l'état de tutelle où il se maintient par sa propre faute" .
     
    Et tout est dit les lumières,  c'est l'autonomie qu'on a déjà en principe mais qu'une tutelle servitude volontaire tient en bride. 
    Il est vrai que la question sociale était ignorée de l'époque des lumières... Alors qu'évidemment toute la liberté humaine au sens moderne vient de la pratique de cette autonomie, hors des servitudes sociales et institutionnelles qui maintenaient à tort les "états" sociaux dans leurs limites féodales, la question sociale, c'est-à-dire la servitude économique due à la hiérarchie des richesses, laissées en apparence intacte, semble entière.
    La question de la gauche y est donc entièrement: dans l'identification et la destruction du fameux "capitalisme" parangon de toute "domination", ou la seule dont apparemment on n'arrive pas à se défaire. 
    Le caractère paradigmatique de cette domination là a un côté magique: comme si toute la mélancolie gauche s'y enchantait pour toujours. Néo libérale ou éternelle la seule volonté de l'ignoble profit se trouve donc pour toujours, moralement indigne. 
     
    On remarquera que la grande aporie de cette lutte tient en son opposition à une "nature". Car après tout, ce profit, comme désir des choses et des moyens de les obtenir a un côté naturel, tout comme la sexualité et le désir de quitter son pays pour vivre mieux sur les terres du voisin envié. A part que les désirs sexuels et migratoires, tout aussi conquérants que le profit se trouvent renversés: il sont expression de la liberté et paf ! Nous voilà dans le libéral libertaire, le vrai progressisme, celui qui d'ailleurs prévaut aujourd'hui et étouffe la vraie gauche, prise en tenaille enfin. Noyée par les jaunes (on devrait dire les "noirs") la grande grève échoue sur le fil, contredite par la liberté du profit, du sexe et du voyage. 
     
    Cette belle théorie (le libéral libertarisme) étant celle de Michéa, celui-ci a donc viré à l'extrême droite, ou plus exactement à ce que Corcuff appelle, navré, le "confusionnisme", qui ne doit rien à un moine chinois, et tout au mélange des genres. 
    Ce mélange bien gênant est d'abord cause de perte du nord: ah que la vie était belle quand la direction était tenue, et les écarts faciles à détecter, il en reste le spécialiste, malgré son apparente honnêteté toute entière consacrée à détecter grâce à un flair indubitable qui dévie de la ligne droite, euh... gauche. Cet instinct consacré par les mystères les plus hauts, et les initiations  les plus secrètes est l'exclusif talent du monsieur, finalement. Ignorant de l'économie et de la philosophie, il s'acharne donc encore et toujours contre la domination éternelle qui empêche l'émancipation de autres, la sienne étant patente et il peut donc en juger, du moins je le suppose: il est fonctionnaire. 
     
    Puisqu'on en est aux émancipations, peut-être devrait on revenir aux définitions de ce qui les matérialise et qui ressort de la démocratie, organisation concrète qui les rend possible. 
    Cette nécessité de la "discipline" collective est décrite par Ghelen (3) avec son principe de "délestage": soumis au langage, l'homme néotène a besoin d'un environnement de filtrage de la foultitude de signaux générés par le langage interne et externe dans lequel il est plongé. On retrouve ici, la nécessité logique, pour définir l'humain, du collectif qui entoure son individu... 
     

    (1) le thinkerview de Corcuff https://www.thinkerview.com/philippe-corcuff-66-dabstention-la-grande-confusion/

    (2) Kant: qu'est ce que les lumières ? https://philosophie.cegeptr.qc.ca/wp-content/documents/Quest-ce-que-les-Lumi%C3%A8res%EF%80%A5-1784.pdf

    (3) Ghelen : http://www.actu-philosophia.com/arnold-gehlen-lhomme-sa-nature-et-sa-position-dans-le-monde/

    (4) Stiegler Darwin, Dewey et Lippmann http://www.actu-philosophia.com/barbara-stiegler-il-faut-s-adapter/

  • Les trans

    Transphobe évidemment, je crois qu'il faut en faire un grand principe, mais aussi un vrai sujet. 

    L'un des héros de la chose (1), trans lui-même, "iel" explique tout ça en y réfléchissant et arrive à communiquer ce qui n'est ni anodin ni non existant, bien au contraire, il va falloir se confronter. 

    On commencera par ce qui apparait comme essentiellement contradictoire au sens plein: on accumule des affirmations dans les deux directions, les associant d'autant plus facilement qu'elles se nient l'une l'autre, non pas comme phases d'un devenir, mais comme "étants" dans le langage. 

    D'abord le sexe non binaire pour Butler, et trans pour le trans, qui a transité en féminin et masculin. Refuser la binarité en assumant par choix, ou par force l'autre face de la binarité c'est se contredire: la négation d'une binarité c'est sa disparition, pas son exacerbation ou sa manipulation forcenée publique et spectaculaire. Nier la féminité en exigeant d'accomplir sa masculinité n'est pas remettre en cause la masculinité, c'est la fétichiser. Je n'arrive pas à sortir de là et on a là une pathologie, un déni de l'absurdité de son projet et de son état qui fait trembler. Volontaire ? Signifiant ? Et bien cette folie là reste une folie, et on a le droit de ne pas s'en saouler.

    Le patriarcat décrié est ce qui assure aux sexes leurs lisibilités symboliques, un bon père de famille ou son pendant symétrique, la bonne mère de famille ( le slogan patriarcal au sens vrai de Valérie Pécresse) en assumant l'égalité des positions de part l'évidence de leurs nécessités respectives, les vagabondages sociaux, sexuels ou salaces des originaux qui s'excitent n'étant que jeux, et les jeux sexuels ne sont que des déguisements, à distinguer des vrais vêtements. 

    Ensuite le non racisable, l'autre face du modèle, qui célèbre la mort de la nation coloniale ou colonisatrice, celle que vivent les voyageurs qui viennent habiter les métropoles occidentales, faute d'assumer une indépendance misérable impossible. Gardiens de musée  comme par hasard ils souffrent donc de leur racisation, s'adaptent ou non (Franz Fanon par exemple, ne semble pas s'être adapté) et se trouvent donc comme les immigrés légaux ou les migrants illégaux, confrontés au Rap , qui n'en finit plus de célébrer les conséquences mal maitrisées d'une abolition de l'esclavage dont on se demande s'il faut s'en venter de peur de vexer, l'affranchi se considérant toujours mal indemnisé, son reproche s'adressant exclusivement à son "histoire" de racisé, ses ancêtres les prédateurs qui ont vendu leurs parents ne comptant pour rien, en parler vexe aussi. 

    Là on veut abolir les nations, LA nation, son principe même, dans un élan simultané pour mélanger la deuxième négation du binaire le noir/blanc, celui-ci se fait bien sur au bénéfice du noir et de sa nation à lui, le reste du monde se liguant donc pour abolir la nation du blanc, celui-ci ayant le mauvais gout de continuer à administrer la terre sur laquelle on s'est installé et qu'on voudrait piller à loisir. 

    Dans les deux cas s'affirme une binarité exclusive que l'on restaure dans un autre sens, la première mouture de la modernité sexiste et raciste s'étant amendée, mais insuffisamment, comme égalitaire et se permettant (hypocritement bien sur ) de prononcer des égalités symboliques, les pires, celles que l'on doit maintenant abolir. 

    La deuxième phase de la conquête (finalement la première n'était qu'un hors d'oeuvre) est donc bien la destruction du monde, du moins de son aspect familial ET national, et voyons voir comment elle s'affiche et se pense. 

    D'abord une splendide considération étymologique sur le mot "munne" (impôt, don, obligation, devoir) dont vient le commun et aussi bien l'immune(exonéré) et le démuni (exclus). On en vient à l'état d'exception, qui frappe le dominé et le dominant qui frappe aussi. C'est le bio-politique, le social qui s'adresse aux corps racisés ou contaminés et le passe sanitaire vaut papiers pour les sans papiers, les lépreux étant noirs ET contagieux. Le parallèle covid/réfugiés avec comme source commune le changement climatique vaut vision du monde globalisé cohérente et convaincante... 

    On en vient alors et aussi à la psychanalyse, dont l'obsession sexuelle est gênante (c'est binaire  œdipe) et on lui reproche finalement, après l'avoir admirée et utilisée à tort comme expression du sexuel que le patriarcat voulait cacher, de ne pas "soigner" le mal qu'elle nie. Beau et émouvant reproche. 

    On mentionnera au passage "les" psychanalyses, la théorie d'un escroc juif réactionnaire et incestueux célébrant le patriarcat barbare injustement aboli par des fils devenus névrosés, se reprochant de ne pas tringler avec assez de vigueur les sous hommes sans pénis qu'on appelle "femmes" (la non binarité semble issue d'un dégout finalement légitime) à  moins que ce ne soit le contraire, le freudo marxisme célébrant par l'orgie la ruine du capitalisme acharné à refouler au nom du profit les légitimes libidinalités primaires, qui plus est inconscientes, et donc naturelles qu'il faut encourager et célébrer, c'est Nietzsche qui nous le recommande. Voir plus bas.

    La contradiction

    Revenons à la contradiction première (2). 

    "Grâce à des rencontres, des lectures, j’ai commencé à déconstruire la notion de binarité, à comprendre que les catégories de genre étaient des catégories sociales, des fictions politiques. J’ai compris que je me sentirais davantage à ma place dans la catégorie homme." On pense se sentir mieux dans une catégorie fictionnelle, quitte à violer tous les usages et toutes les conventions dont on proclame par ailleurs soi la non existence soit le caractère provisoire fragile et dérisoire... 

    Comment se satisfaire d'un tel discours ? 

    Surtout que pardessus le marché, on y fait l'éloge d'une "gender fluidity" qui pourrait s'admettre et qui d'ailleurs avec les progrès de la tolérance envers les êtres, leurs cultures spéciales, leurs excentricités variées permettrait de vivre avec, précisément le fait d'assumer à la fois les différents genres déclinés en sexualités différenciées et expressions mixtes. Non. On veut assumer publiquement le corps du sexe qu'on n'a pas. Là encore contradiction dans les termes, les attitudes, les pensées, les dires. On pense à la revendication masculiniste. Dotés de culottes collantes qu'on ne qualifiait pas de "moule burnes" à l'époque, tout le XVIème et le XVIIème siècle se voulurent exposer au public testicules volumineuses et mollets rebondis: l'entrejambe puis la jambe célébrèrent à la vue de tous la puissance charnelle de la virilité agressive nobiliaire : à l'époque des duels et de l'affirmation permanente, colorée et prétentieuse, de la virilité on revendiquait en plus du patriarcat la violence essentielle du mâle essentiel. Et bien cela est passé de mode, et quoiqu'on en dise, le moule burne actuel reste une mode "homosexuelle", la célébration du corps essentialisé de l'homme n'étant plus que connoté et le gros musclé culturisé a forcément (du fait des hormones qu'il s'enfile) un petit kiki. 

    Continuons avec la "gender fluidité". Sans doute que cette revendication contradictoire là est en fait bienveillante, le trans authentique se voulant "en avance" et se gardant une armée de réserve avec les trans "honteux" qui se conservent lâchement leurs gonades et qu'on méprise un peu en les mettant en avant pour faire écran. Un autre aspect est donc aussi que le "trans" qui se décrit lui-même ici (2) ne se déclara pas homme "cis" mais homme "trans". C'est peut-être la voie pour comprendre et accepter une logique qui se veut donc sexuelle, disons néo-sexuelle, un personnage nouveau (le fameux "monstre") innovant dans le sexuel et le revendiquant. 

    On se souvient de cette utilisation du mot "le sexe" pour désigner le féminin, la femme "publique" représentant personnellement cette activité abolie par les relations exclusivement masculines entre les seuls "sujets", à la fois hors du sexe qu'on ne mentionne jamais et uniquement sexués par ailleurs du fait de la discrimination... Là aussi il y avait contradiction, comme à quoi toute tentative d'affranchissement de la chose s'expose logiquement... La mise en avant du sexe pour nier ou affirmer la polarité s'expose à la contradiction, comme si cette dualité avait à voir, déconstruction oblige, avec le vrai et le faux... Mais nous voilà dans un autre binaire à abattre et la "déconstruction" du monde a bien toutes ces polarités  en ligne de mire, comme de juste. Tremble, informatique, le calcul quantique va te niquer à la fin. 

    On se souvient aussi du mot "genre" abondamment présent dans toutes ces arguties, et qualifié par Mona Ozouf de "cache-sexe". Le pot aux roses est dévoilé et la femme est nue: on veut la mort du sexe. "Le sexe est mort, nous l'avons tué". 

    Considérer devoir se passer de concepts aussi utiles est donc un jeu comme tous les jeux impossibles des enfants. Faut-il redevenir gamins pour jouer à la philosophie (post) moderne du nouveau monde,  les vrais adultes ayant "progressé" (les progressistes)? 

    Et puis il y a les colonisés, par exemple les talibans en voie de libération, à défaut de développemnt qui pratiquent une homosexualité gentille à l'antique, les hommes se tenant par le petit doigt dans les bazaars, et faisant danser des gamins déguisés en fille, le plus violent des guerriers ayant le droit de le sodomiser à la fin... Privés de femmes mais pas de trous, les afghans queers sans doute vérolés par la barbarie d'Alexandre, puis par les américains gays vont pouvoir maintenant, évacuation oblige, donner toute leur mesure, sous la burka, c'est simple, on peut trouver n'importe quoi...

    La psychanalyse

    Paul Preciado est un trans courageux qui va déclarer aux psychanalystes la nécessaire réforme de leur art ! "Le monstre qui parle" y va carrément (3) et réclame la révolution du genre  et encore mieux, il faut savoir à qui on a affaire: "décoloniser l'inconscient". Magnifique projet qui de refaire à ce qui n'existe pas ce qu'on dénie avoir fait des mères patries... 

    L'homme a  donc pris des hormones, pour "décoloniser son corps" et pouvoir justifier du respect du aux hommes... Il du bien sur regarder différemment (ne plus baisser les yeux et sourire bêtement, par exemple). 

    En parlant de décoloniser une belle saillie: le corps "trans" est à l'hétérosexualité ce que Lesbos est à l'Europe : une frontière !!! (Elle est pas mal celle là). 

    Faire la transition (physique) c'est enfin comprendre que les codes (culturels ) du masculin et du féminin sont anecdotiques par rapport à l'infinité des modalités de l'existence... Le couteau est indispensable: on ne comprends pas sinon et foin de nichons et de bites en trop ! Il faut couper ! Il faut couper ! 

    Une image qui doit passer par bien des têtes de psychiatres: l'insondable futilité de ces femmes qui croient en l'efficacité du pénis et du sperme qui en sort et dont elles s'enduisent pour "changer" enfin ! 

    Le trans "n'imiterait pas": il serait la vraie "nature" le vrai en soi, interdit aux répétiteurs sexués du milliard d'années de conformation génétique: l'artificiel n'imite pas, il est le "réel" car c'est imiter qui est vrai, le réel ne peut se passer d'intention...

    Pour tout dire, et on en arrive à la thèse: les codes féminins et masculins n'ont plus d'intérêt et on peut s'en libérer complètement pour avoir une vie meilleure. Il y  a là demande de reconnaissance de droit pleins à ceux qui étaient considérés comme subalternes... Cela même si on ne voit absolument pas ce qui empêche le trans de voter, l'isoloir ne mesurant pas son sexe... On a là d'ailleurs une autre contradiciton: la revendication de droits citoyens sexuels dans un décor démocratique qui a justement abandonné la différenciation sexuelle, (dés avant la guerre en Turquie). A merde j'ai oublié la loi sur la parité: elle doit s'étendre donc ! 

    Au passage, on évoque 3 points: le paradigme historique sexuel changeant (le passage du mono-sexuel du moyen-âge à la différenciation scientifique des sexes), la non réalité du sexe due à l'intersexualisation (exemple le docteur Money), l'inéluctable changement sexuel social qui s'annonce inéluctablement. Ainsi donc, le fait est dans le futur: l'épistémologie de la différence sexuelle est en mutation. 

    Lacan (c'est un peu mon diagnostic) identifie transexualité et confusion sémiotique entre organe et signifiant. La réponse est cinglante: c'est bien ceux qui identifient le sexe à la naissance qui confondent... 

    Le projet 

    Le projet "trans" intersectionnel de destruction du cadre familial et national étant acté, il convient de le  caractériser en tant que tel, c'est à dire comme un projet de vie, de civilisation à venir, qui serait débarrassé, et cela est l'expression même de ses thuriféraires, "des différences sources de la domination". 

    La binarité est donc bien sur celle du pouvoir, la racisation et la sexualisation introduisant une différence qui ne peut être que celle qui apparait entre le dessus et le dessous, le dessous souhaitant passer dessus et le dessus criminel devant être soit détruit et puni, soit aboli et exterminé. 

    L'abolition de la domination peut se décrire de pluieurs manières, depuis la mélancolie originelle du trans triste avant la transition et qui forcément se mettra aussi à regretter après ce qui était son avant plein d'espoir (cela est sur), mélancolie essentielle et significative qui se traduit donc par une tristesse utopique assumée. Habitué 1 milliard d'années à subir la loi du sexe, on ne pense tout de même pas passer immédiatement à la suite sous le prétexte qu'on a eu le courage de se faire pousser ou de s'être coupé la bite. La forme littéraire, donc. 

    On a mieux: on a le politique terrorisant décalqué du bolchevisme, avec la nécessaire violence destinée à solder les comptes de l'ultime résistance et puis aussi l'appui sur le psychanalysant, le patriarcat détesté se devant de céder la place à un matriarcat bien plus tolérant des frolements lesbiens, destinés à devenir la règle de l'échange sexuel, quelque soit la direction d'où l'on vient. Les sodomies brutales sont donc réservées au "pédé" dont le nom glorieux devient donc seul, évocation de l'ancienne virilité maintenant exclusivement destinée à justifier dans le réel l'universel vocable d'"enculé" devenu presque amical. Plus besoin donc de pénétration classique à l'âge de la pipette, on se fait inséminer comme on se fait vacciner: en deux petites doses. 

    Le projet est cohérent et le métissage indispensable concomitant est obtenu par le moyen même, c'est l'état en charge de l'éducation des peuples qui décide au mieux des intérêts bien compris de tous et chacun. La paix et la santé sont à ce prix. 

    Le mot "progressisme" vient à l'esprit. Bien sur. 

    La réponse

    Il faut que cet idéal soit combattu. Par un esprit qui soit d'abord celui du bon sens, au nom de l'évidente absurdité de cette tentative de suicide matériel et moral. Méprisé universellement et combattu par tout le reste du monde, slave, chinois, indien et africain cet idéal est évidemment destiné à disparaitre faute de combattants et d'envie de se battre. Suicide ? Transition  vers les étoiles et sortie du monde, une forme particulièrement blafarde de nihilisme esthétique destiné à bercer les cris des suppliciés lors de la prise de Bysance: la fin d'un monde devenu inutile sauf à servir d'exutoire à une soldatesque qui peut enfin jouir sans entraves pendant au moins un temps, après patienté tout un long siège.

    Après cela, le patriarcat et ses conséquences pourra enfin revenir, sous ses formes non occidentales simplement un peu plus rudes, mais après tout, "ils" y sont déjà habitués...  

    Il y a d'autres raisons que la simple géo politique. On a parlé de l'absurdité logique de la négation du binaire, stupide et infâme déni du monde, il faut parler de l'humanité tout simplement en ce qu'elle est d'origine plus qu'individuelle et c'est toute la réflexion qu'il faut mener. 

    Alors que toute la civilisation occidentale oeuvre depuis le début de sa philosophie pour définir un être conscient, en gros le fameux "sujet" dont a raison de vouloir se débarrasser, car depuis ses début comme père de famille esclavagiste il est une bite à couper, alors donc, il n'a pas cessé à travers cette même philosophie de se forcer lui même à s'insérer dans des dispositifs concients de supervision collective. Seule garant de l'indidivu, le collectif est ce qui lui permet de vivre tranquille et se doit d'être organisé. 

    On distinguera donc les dispositifs sociaux de l'humain occidental, ceux ci ayant une fonction traditionnelle mais aussi une fonction d'expression de l'individu. Au point que ce collectif là, désormais conscient ait pu croire se choisir lui même hors de toute contrainte, l'abolition de la mort étant désormais au programme que l'on soit Macron cherchant à se faire réélire malgré sont évidente inutilité. Où en étais-je ? Ah oui: le social occidental est une expression de l'individu, c'est ce qui le caractérise. 

    En cela, il doit alors philosophiquement surmonter un paradoxe fondamental qui est de concevoir malgré tout un social qui ne soit pas son individu, précisément, car sinon, cela signifierait que l'un des deux, l'individu ou le social ne serait rien, ce qui serait dommage. Cela entraine une conception à travailler le "binaire", précisément ce que la pointe avancée de la civilisation se propose de détruire dans son principe et qui donc a tort. 

    Plongé dans le personnel de l'état de soi, le sexe,  dans le collectif de l'état des autres peuples, la nation, pour ne pas parler du collectif avec l'autre absolu, Dieu (on verra ça un autre jour), l'essence de l'homme ne peut se concevoir elle même que binaire et cette affirmation là, désolé, nous ne souhaitons pas la déconstruire, mais la fonder. Merci de votre collaboration. 

    Cette conception là de l'individu a sa racine dans la conception philosophique même de ce qu'est l'être individué, au delà de toute caractéristique, et donc libre essentiellement du reste de son être qui peut alors se manifester pleinement. L'individuation est essentielle, c'est l'hacceité, indépendante de toute matière et garante de l'unité exceptionnelle de l'individu un. 

    Les collectifs sexuels et nationaux ont une réalité et leurs abolitions ne sont nullement nécessaires  à l'affirmation de la liberté qui est DEJA pleine et entière malgré toutes les carapaces. Sexe ou Nation sont des masses porteuses d'être au delà de l'individu réel et font de l'être humain une chose complète, libre ET déterminée, présente dans le réel donc. Mais pour cela il faut distinguer la chose de ses attributs, essentiellement ! 

    La théorie

    L'humain, le sujet est donc à la fois confronté à son état extérieur de genre, de souffrance et de condition, et aussi à ce qu'en dit la collectivité auprès de qui il dit aussi ce qu'il est. Le tryptique nature, sujet, collectivité est le statut global est essentiel de l'homme, minéralement enchassé dans le réel. Cela n'est pas virtualisable autrement que de manière fictionnelle. 

    Au fait, il y a deux sortes de fictions: les explicites et les implicites. Les fictions sociales par définition, ne peuvent être explicites car cela établirait leur mensonge ce qui est inacceptable. Une fiction peut exister mais se trouve soit implicite et indétectée, soit contradictoirement et cyniquement instaurée. La virtualisation évoquée, essence du progressisme et de ses songes creux se trouve donc essentiellement invalidée. 

    Minéralement établie, on peut alors en toute conscience faire face au projet évoqué plus haut, et dont il faut caractériser l'ampleur et je ne plaisante pas.

    Il s'agit de supprimer la différence sexuelle, dans l'inéluctable d'une société totalement fluide dans le genre et dont l'enfantement serait assuré par des technologies utilisant des animaux, des embryons élevés pour cela, ou des individus volontaires assumant leur role. Le reste, disposant des hormones de caractérisation permettant l'accès à tous les désirs et tous les comportements pourrait se satisfaire de toutes les chirurgies et de toutes les prothèses associées pour satisfaire tous les désirs ou toutes les obligations. Car il faut réaliser  que l'obligation de l'"état homosexuel" (ou transgenre) vécu et décrit comme involontaire et constitutif de son sujet par les sujets eux même se trouverait en concurrence avec l'"état de curiosité" de ceux qui librement, par distraction ou volonté pure souhaiteraient disposer des mêmes technologies, avec les mêmes droits. On se trouve alors avec une indicernabilité fondamentale, preuve d'ailleurs de la futilité fondamentale de la chose, entre obligés et volontaires de la fluidité de genre devenue essentielle et générale. 

    Plongé dans le fondamental du sexué quoiqu'il arrive, une telle société au demeurant possible se trouve toutefois soumise à l'assentiment de ses membres confrontés, c'est l'aporie de la planète, aux autres cultures, sociétés ou nations qui pourraient ne pas en partager le aspects. C'est un problème, la question des oppositions anthropologiques essentielles entre les peuples resurgissant après la période bénie qui permit l'abandon du chèche et de la natte et l'adoption du pantalon sur toute la planète. Cela en plus dans des sociétés déjà au moins partiellement multi culturelles, et la déracisation intersectionnalisée avec la désexuation pourrait trouver ses limites dans les ghettos ethniques et religieux sur notre propre sol. 

    Pour l'instant cette aporie là sert surtout à empêcher toute assimiliation des peuples africains immigrés ou migrants, tout simplement horrifiés par l'évolution en cours du monde occidental, qui se met à abandonner tous ses principes. Les nouveaux arrivants sont en train de se décider à coloniser, tout simplement, notre barbarie devenant patente. On ne se mélange pas quand on se voit obligé de se mettre un os dans le nez pour cela. On a déjà les voiles et la chicha, à quand  les clubs de polo ? 

    L'autre aspect est bien sur l'irréductible affirmation de Don Juan au sujet de deux et deux qui font quatre et de quatre et quatre qui font huit. Il y aura toujours des dissidents à ne pas être aveugle et à vouloir ne se fier qu'à leur avis propre, matiné de culture mathématique. Le sexe est irréfragable, et rien ne m'en fera démordre, un trav est un trav, même goinfré d'hormones, et la bite arrachée. C'est sa croix, c'est ma certitude.  

    Un dernier point est la lucidité quant à l'aspect ludique de la chose, quoiqu'il en soit ne pourra pas être aboli, sauf si bien sur cela était décrété, la fiction obligatoire étant une modalité sociale possible, tout comme les violences qui pourraient se manifester à son encontre, d'ailleurs. En tout cas, cette ludicité est déjà présente, consciente ou non et les épidémies de fausses fausses identités chez certains adolescents branchés en quête de nouvelles formes de scarifications plus branchées en ressortent évidemment, le sérieux étant de mise quand on en parle, le rire étouffé sinon. La vraie ludicité cynique, on se souviendra que le fou d'elsa a fini sa vie déguisé entouré de mignons, n'ayant pas de borne, et l'apparente pudicité puritaine de notre époque, acharnée à dénoncer la pédophilie et ses variétés n'en a pas moins succédé il n'y a pas longtemps aux plus extrêmes licences je ne vous raconte pas... Le jeu, vous dis-je, le jeu. En tout cas, il ruine le ridicule droit à l'égalité de la nouvelle race sexuelle, phénomène épidémique construit sur des hasards biologiques et humains tolérés depuis toujours et qui ne furent théorisés officiellement que récemment par la puissance américaine dans des contorions médiatiques dont il ne faut pas être dupe, la rivalité new york / san francisco y étant pour beaucoup. 

    Les mariées moustachues de notre époque restent essentiellement lamentables, ridicules et minables, leurs réductions d'impôts en rapport pouvant bien les satisfaire, mais pas moi. La ludicité à venir (je suis content du mot) se devant de faire grâce de tout cela, le mariage coluche/leluron m'ayant vacciné. 

     

     

     

     

     

     

     

     

    (1) Paul Preciado: l'interview https://manifesto-21.com/paul-b-preciado-interview/

    (2) Un trans F2M https://www.lemonde.fr/festival/article/2018/09/30/ocean-etre-transfuge-de-genre-n-est-ni-grave-ni-une-folie_5362304_4415198.html

    (3) https://www.en-attendant-nadeau.fr/2020/07/15/lettre-preciado/

    (4) Le livre de Preciado : Je suis un monstre qui vous parle

  • les moteurs de l'histoire

    On va donc théoriser large, au-delà de l'existant et se la poser là, mais désolé, la nature a horreur du vide et celui-ci est criant (...). 

    La prospérité 

    L'idée est que par delà les classes sociales, les idéologies, les instruments de domination et autres contraintes militaires ou culturelles, il y a un moteur de l'histoire nécessaire et agissant à la fois méconnu et essentiel: la prospérité courante de la nation, elle-même nécessairement formée de groupes antagonistes en alliance pour cela. 

    Quand je dis courante, je dis actuelle, présente, et cette prospérité, contrairement à toutes les autres caractéristiques décrivant le social et visibles dans l'histoire, s'inscrit toujours dans l'actualité immédiate car menacée par une annonce politique, par une augmentation d'impôts, par la nomination d'un ministre ou l'éviction d'un corrompu. Ce mécanisme est universel, perdure au-delà de toutes les époques et décrit tout, depuis les jacqueries du XIVème siècle jusqu'aux gilets jaunes. 

    Il est aussi le désir commun de tous les acteurs et un facteur puissant de rassemblement et d'éloignement. On pourrait croire qu'il s'agisse uniquement des "intérêts", fameux ressorts de l'action et du désir mais non ! Ma contribution a pour objet d'établir à la face du monde que non, les "intérêts" sont ce qu'on croit être une prospérité future. La prospérité dont je parle est l'actuelle, la présente et joue dans les deux sens: elle est aussi la pauvreté présente, ce qui fait ou qui est perçu comme faisant, les désagréments insupportables qui font se lever, ou pas, les collectivités. 

    On va donc mélanger tous ces ingrédients et décrire vraiment les sociétés. 

    Tout d'abord, il faut comprendre que l'homme est d'abord adaptation et stabilité: hors les périodes de drame, la vie suit son cours, sa structure et sa permanence est d'abord supportée, admise et acceptée au nom de l'évidence. Il faut être idéaliste et donc bien bête pour ne pas se consacrer entièrement à travailler pour vivre dans le créneau que le destin vous a alloué. Cette évidence intemporelle et permanente est la trame de l'histoire et de toutes les vies dans toutes les sociétés et toutes les époques... À partir de là, l'essentiel est le maintien ou la lente évolution de cette permanence dans le fracas des paroles pour rien, des formations collectives des opinions, et des jugements, partagés ou pas. 

    Il nous faut donc parler des élites, les peu nombreux dirigeants en charge d'endosser nominalement les décisions publiques, celles qui vont influer sur tout le monde en même temps. Leur sont adjoints ceux qui sont bien sur solidaires de ces décisions, parties prenantes, exécutants ou profiteurs mécaniques de celle-ci. On peut y adjoindre les fonctionnaires, même au bas de l'échelle, par exemple les policiers... La stratification sociale est ainsi disjointe de la simple division en dominants et dominés, la  nation est un être composite formé dans tous ses organes de différentes hiérarchies et tout joue avec tout. 

    Quand je dis joue je dis joue car chacun à sa place dans son rôle profite et vit de la stabilité du monde et des heurts produits par les évènements, qu'ils soient originaires des décisions du pouvoir, de la météo ou de la mort accidentelle du roi. Je ne parle pas des épidémies, ce sont des choses qui se gèrent et là on en revient aux décisions des autorités... 

    On en vient donc à l'intérêt commun qui fait l'assemblage national, son importance et la permanence des mécanismes qui en gouvernent le fonctionnement: la prospérité globale est assumée par tous en même temps et constitue l'ossature de la stabilité et de la permanence que chacun vit, trop content de cette paix qui fait la trame de la vie. Même dure, ou injuste ou fatigante, la répétition et la permanence des habitudes est ce que souhaite, accepte et entretient les hommes et les femmes qui s'activent durant le jour, du lever au coucher. L'état courant de cette prospérité est l'actuel, le réel. 

    A partir de là, il faut comprendre que l'on peut avoir à l'égard de cette prospérité des attitudes variées, plus ou moins sages, plus ou moins réfléchies et plus ou moins habiles. Allons directement au but: il y a à toutes les époques des ministres ou des rois réfléchis qui adjoignent à leurs intérêts et à leurs projets les décisions qui délibérément vont favoriser l'expansion du bien être de leurs administrés, ou d'une partie d'entre eux, et cela au-delà de leur race ou famille: ils décident d'oeuvrer pour la prospérité du peuple, les races d'humains misérables, incultes ou  barbares qui les entourent, dont ils exploitent le nombre industrieux et dont ils savent (plus ou moins) qu'ils doivent partager avec eux l'histoire: ce sont les autres nationaux de leur nation. 

    Rois babyloniens qui administrent les semi esclaves de leurs plantations de semi blé ou ministres de l'économie qui favorisent l'apprentissage: une seule raison ! Il faut que ces gens vivent mieux pour que moi aussi je vive mieux... 

    Notons bien qu'il s'introduit ici une disjonction suivant que je favorise tout le monde ou seulement la partie qui immédiatement m'apportera mon bien être psychologique ou matériel. La question est de sacrifier ou non le peuple lointain, celui qui globalement évolue dans l'histoire. Sacrifier ? Considérer comme pouvant supporter un présent médiocre plus tôt. Après tout, ne le supporte-t-il pas DEJA ? Sauf si l'augmentation d'impôts, en apparence innocente bien intentionnée et sanctifiée par les prêtres de la religion en vigueur, déclenche le mouvement des gilets jaunes. 

    La dialectique de l'intérêt général est il faut le savoir absolument essentielle: en son nom tout peut être accepté et de la part des plus pauvres ou tout peut être refusé pour la révolution cruelle et sinistre capable d'abattre toutes les institutions. 

    Cet intérêt global là identifié, il faut comprendre qu'il est plus ou moins content lui aussi et souffre suivant les époques à divers degrés. Ce que l'on sait, c'est qu'il a des hauts et des bas, et Jacques Bainville l'avait souligné: chaque grande époque de l'histoire de France s'accompagne de périodes de régénération ou en quelques années s'accumulent dans les greniers et dans les villes des richesses incroyables qui accompagnent, alimentent et justifient les étapes ultérieures. 

    Le règne d'Henri IV fut in fine incroyablement prolifique et sa fin magnifiquement prospère. Les effroyables famines de la triste fin du règne de Louis XIV furent suivies du bien aimé Louis XV, où tout fut bien mieux... 

    Les pactes 

    Se passent dans l'histoire des pactes entre groupes divers qui toujours profitent à tous, les différents et divers sous ensembles de la nation. Parmi eux il y a toujours un peuple source de la richesse et exclu de celle-ci mais dont malgré toutes les dénégations de la théorie du ruissellement dont il est de bon ton de s'affranchir, il ne peut que profiter mieux que si celle-ci n'était pas entretenue ou protégée de ceux qui se l'approprient toute entière. 

    Cela arriva: les quatre ans de la 2ème guerre mondiale que la France passa sous le joug allemand la dépossédèrent de tout: a-t-elle compris ce qui arrive quand on est envahi ? Pas sur: ils survécurent, et peut être cela leur a-t-il suffit. 

    Pour la première fois dans l'histoire, le peuple de France s'abandonna à l'ennemi et ne se souleva que pour accompagner les vainqueurs à qui on arracha au nom d'une seule personne courageuse une dignité qui ne se méritait pas. Il n'empêche qu'on travailla pendant un temps au salut de la nation avec succès. Mais cela n'eut qu'un temps, ce temps là. Tout revint alors à sa place et les même acteurs et les mêmes passions revinrent toutes. Passons, c'est notre époque: le pacte est possible et produisit ses effets: en vingt ans la sortie de l'histoire définitive sembla conjurée. Quarante ans de déclin ont à peine suffit à nous précipiter à nouveau à portée de la destruction: cela fut toujours ça de gagné et un autre pacte est à concevoir, et c'est tout l'affaire. 

    Les forces

    Une distinction essentielle est à faire et on ne la montrera jamais assez car soigneusement scellée dans les discours elle est aussi un non dit de notre monde: il y a deux bourgeoisies. 

    Arrivée dans l'histoire à la révolution, elle défit l'inégalité symbolique qui la maintenait dans la sujétion injuste face à ce qu'elle voulut (et ne réussit pas à) devenir : la noblesse enviée et jalousée, idéal du peuple amoureux de son roi et qui voulut, sachant lire, l'imiter enfin vraiment afin de se passer de lui. Tout était là: l'égalité semblait le moyen de distribuer commodément toutes les richesses et se fit jour la séparation entre les deux bourgeoisies: celle qui croyait pouvoir se débrouiller seule avec ses bouquins et ses théories futuristes et celle qui plus cynique ne voulait que mieux gérer la nation en reprenant la tradition autrement. A cheval sur les deux volontés, la tentation française de remplacer la vieille religion et on a tout le XIXème siècle, cette longue hésitation qui se termina par deux grandes périodes de prospérité qui quoiqu'on en dise, mirent la France au diapason de l'évidence, malgré la ridicule "question sociale" avec laquelle elle s'était tant branlé...

    L'issue de la dernière secousse construisit la "gauche" cette partie de la bourgeoisie qui par peur du peuple se mit à lui accorder ses faveurs, sa pitié et ses subsides. Cela conduisit aux extrêmes de l'abandon, qui joignant au pacifisme les prébendes aux pauvres exigeants fit que l'Etat et la Nation finalement se défit sous les coups de l'ennemi héréditaire cette fois génocidaire des quelques pauvres juifs venus se réfugier chez nous... 

    L'autre bourgeoisie, formée partiellement de ce qui restait des aristos et aussi de leurs serviteurs éclairés, ceux qui tout au long de l'histoire ont soutenu et géré l'Etat et accompagné la miraculeuse envie de la famille de France à constituer et garder le royaume est toujours là cynique mais volontaire: la pauvreté est une propriété du temps présent et vouloir la supprimer sans réfléchir à sa nécessité est une monstrueuse erreur, et une démagogie. Par ailleurs, l'exploiter par la force en la maintenant dans l'arriération est la marque de ceux qui finissent condamnés à mort ou assassinés après avoir tenté d'en sortir trop tard. France et Russie se copiant l'une l'autre furent soumise à cette histoire là.  Seule la conduite de la nation vers la prospérité avec des mesures éclairées est la bonne voie et trouver ce chemin est le devoir de ce qu'on appelle les élites et cela n'est pas facile, ni nouveau dans l'histoire. 

    Toutes les époques furent coinçées entre mesures sociétales avancées et ruines de la collective culture nationale, entre les inévitables folies des périodes révoltées et les saines réformes mettant tout le monde au travail.  Chaque morceau de la grande barque évoluant à son rythme dans l'océan déchainé de l'histoire. 

    En tout cas, jamais la démagogie ne fit rien de grand. Des chefs municipaux du XVème siècle au ligueurs du XVIème ou aux frondeurs du XVIIème, chaque fois que des féodaux démagogues au nom des prébendes accordées à leurs favoris ont voulu promouvoir leurs personnes, la guerre et la ruine ont menacé. L'issue a toujours été un désordre maximal ramassé par un fort, quel qu'il soit. 

    La révolution

    Une thèse intéressante pour le temps présent est que les deux bourgeoisies se sont réconciliées. Pour en devenir une, celle dont on parlait et qui a toujours réalisé l'abaissement de la France... Que c'est il passé ? 

    D'abord le règne de la technocratie fut défait: sensé régler le mal français de l'ignorance administrative qui n'avait été contredite que par les tenants facistes d'une révolution nationale faite sans vergogne sous les regards de l'ennemi, il fallait mettre tout ça au carré et nationaliser, techniciser la chose. Cela fut fait et marcha assez bien dans un premier temps: on profita d'un étatisme non corrompu, le temps de réaliser que la vraie prospérité fait monter les salaires. Dans la haine du capitalisme des hiérarques de gauche goinfrés de poésie et de socialisme qui accédèrent aux commandes, il y avait bien sur l'envie et on s'en rendit compte assez vite. La bourgeoisie démagogue était corrompue, bien sur, et fit envie aux vieux catholiques. La réconciliation des deux successeurs aux deux austérités se fit d'abord sur le pognon. 

    Malgré les dénégations, on arrive à l'essentiel: la carrière a pour but d'enrichir et dot barre.

    Un autre aspect est la position vis à vis du libéralisme: l'ennemi que l'on finit pas envier se révéla en plus nécessaire, et à ce qui est bien plus que la motivation au travail que donne la liberté: sa capacité à séduire finalement un électorat lassé de la mode communiste. Ce fut le règne de Tapie, toujours en vigueur et dont la pourriture cancéreuse si elle est avérée n'est que l'effet de pourritures plus anciennes et qui ressort des bas fonds de la société. La photo de sa femme la pute aplatie par les gifles d'une racaille me fit bien plaisir. Le populo, et Tapie en est l'exemple, est aussi pourri et avide que le riche et la commune décence un mythe lamentable. 

    Il fallut donc tendre la main, au moins en principe et on vendit l'industrie, cela tombait bien, ce qui restait des communistes renaclait, et il fallait les réduire. En supprimant leurs emplois, on leur régla leurs comptes. La disparition de l'industrie française, toute pleine de la haine des ouvriers pour leur esclavage, de celle des industriels pour leur fainéantise, et de celle des fonctionnaires pour les subventions qu'il fallait leur donner fut un miracle du consensus français. La chose est faite, et le consensus pour l'arrêt du boulot en atmosphère confiné qu'imposa le Covid  pour sauver les vieux ouvriers devrait mettre un point final à une belle aventure: le bronze cul doit maintenant devenir un bordel, le progressisme hypocrite fermera les yeux, on ne renvoit pas les déboutés du droit d'asile, que faire de ceux parmi eux qui vont aux putes ? 

     

  • les tehons

    La tehon règne, et les hontes nombreuses nous affligent. Ces hontes sont dues à l'expression publique par des médias unanimes de nouvelles concernant des faits admis, révérés, jugés intéressants et significatifs et qui n'évoquent de la part de personne, rien de l'atroce sentiment de dégout à l'égard de mensonges avérés, de dégueuasseries patentes et aussi  de la honte sordide que je ressens à leur égard. 

    27 Mai 2021

    1) Visite à Kigali de Macron qui demande pardon. Devant un criminel guerre, un dictateur africain qui a provoqué le génocide de sa propre ethnie pour arriver au pouvoir en assassinant des français, affaire sciemment prononcée non lieu par le pouvoir français pour de sordides intérêts d'ailleurs abandonnés. La gerbe. 

    2) la pitié générale pour le cancer d'un escroc ministre corrompu et corrupteur dont toute la carrière ne fut que corruption, qui corrompit un président de la république pour voler à l'Etat Français 450 millions d'euros qu'il refuse de rembourser et qu'il dépense sans vergogne en traitements délirants pour gagner quelques minutes de sa vie ignoble. La gerbe. 

    3) L'aveu de la richissime ex femme du violeur de bonniche, de l'enculeur violent de putes sélectionnées pour lui, qui réussit à démontrer à un tribunal qu'il les pensait libertines. Il fut ministre de l'économie, initiateur des 35 heures, et aussi président du FMI. Anne Sainclair était "sous emprise" et vendit "ceci n'est pas une pipe" pour payer la rançon exigée par la bonniche guinéenne. Connu pour la quantité énorme de sperme qu'il générerait à chacun de ses spasmes, le gros porc escroqua des investisseurs et vit richissime quelque part au Maroc. Il donne régulièrement ses avis sur l'état du monde, et les journalistes gloussent gentiment en le décrivant comme "libre échangiste". La gerbe. 

    4) Les policiers manifestent contre la justice: 33% de leurs captures concernent des récidives, mal jugées par des juges qui libèrent. Au lieu d'en parler en conseil des ministres, le ministre de l'intérieur manifeste lui aussi contre la chose, se faisant répondre par le ministre de la justice, ex avocat en conflit d'intérêt manifeste, applaudi lors de ses visites de prison, qui explique qu'il n'y a aucun problème avec la justice dont le budget augmente sans arrêt grâce à lui. La gerbe. 

    5) Colonisé par des toxicomanes bruyants, violeurs et bagarreurs, un quartier de Paris après deux ans de protestations, de colères et de manifestations, obtient de la police que les tarés africains illégaux sans contrôle en liberté puissent passer la nuit dans un jardin voisin pour y chier et se défoncer en hurlant et à loisir.  Mais ceux ci ont repris leurs anciennes habitudes et préfèrent chier place Stalingrad, cela leur convient mieux. La gerbe. 

    6) Attaqué par des roquettes lancées sans raison sur des zones civiles et provoquant des morts, un Etat souverain se voit mis sous enquête de l'ONU pour crimes de guerre commis lors de sa riposte, considérée donc illégitime. La gerbe. 

    7) Proférée devant une mosquée par un responsable de centre culturel musulman à un policier municipal, la menace de mort n'était pas "réitérée et matérialisée par un support": 100 euros d'amende et un mois avec sursis. "je vais te retrouver et te crever"... La gerbe. 

    8) Un président en exercice champion du "quoiqu'il en coute" pour finir de ruiner son pays après l'avoir arrêté pour une cause futile, distribue à tout va l'argent qu'il emprunte sans limites afin de se faire réélire. Jeunes (passe "culture", profs encore augmentés et on va voir pour le reste dans les mois à venir, la gabegie charitable bat son plein. La gerbe. 

    9) Tout à a réélection, le président en question, tout à sa campagne, se livre à un exercice convenu de séduction djeune devant des youtubeurs. Le ridicule insensé des prestations dans la cour de l'Elysée et qui consiste à jouer à mentir s'attire le qualificatif de "pitrerie d'Etat" de la part d'un vieil homme politique de droite (P. de Villiers) accusé pour cela par un éditorialiste mesuré (N.Beytout) d'avoir écrit "un texte d'une violence inconcevable". Folie et gerbe. 

    10) Un schizophrène "radicalisé en prison". Incarcéré en 2013 (vol à main armée avec couteau, en récidive), tentative d'évasion, en 2016, diagnostiqué schizo, radicalisé et... libéré en mars 2021 donc. Il attaque au couteau une policière dans un commissariat et se fait abattre finalement après une fuite éperdue. Suivi par une association en lien avec le service pénitentiaire de réinsertion et de probation, il participait activement au suivi judiciaire, et se soignait soigneusement. Il était aussi inscrit au fichier FSPRT [le fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste)... Il avait purgé sa peine d'après Dupont Moretti...  3 heures de cavale avec un village barricadé. Français né en France, N'diaga Dieye, s'était illustré pour agression de personnes âgées à leur domicile etc etc. (72 interactions avec la justice)... La gerbe.

    11) 3 Juin : après une nuit de confrontations avec des migrants à Calais, 31 policiers blessés dont 7 à l'hôpital. On imagine le monceau de cadavres illégaux qui jonchent le champ de bataille. Eborgnés et mutilés de pauvres africains et autres afghans épris de liberté, juste soucieux de s'intégrer à un empire Britannique objet de leurs désirs, et empêchés de fuir la France par la cruauté fasciste française animé du plus systémique des racismes exterminateurs, expriment en toute légitimité leur droit à.

    La tehon: on se vengera un jour des envahisseurs qui véritablement ne feront alors que passer. En attendant, la gerbe. 

    12) La loi de bio-éthique n'en finit plus de se faire voter. En gros: le bio (au sens du stupide progressiste qui fait passer pour naturel la pire des conventions débiles qui font fi de milliers d'années d'usages) et l'éthique (au sens du fasciste défoncé  qui humilie, écrase et viole les droits des enfants et des adultes au nom de ses ignobles masturbations soixante huitardes).

    Informé par l'évidence et aussi donc par l'épigénétique, on fabrique soit dans des tubes à essai pulsés par des pompes qui n'hésitent pas, elles, soit dans des bides du tiers monde bercés de musiques infâmes,  des embryons dont les choix initiaux du développement ne sont pas fait en France: autant dire que vérolé au départ l'avenir de  notre race de souche va mal se finir. On le savait déjà. 

    Informés par tous les psychiatres, tous les soignants, tous les prêtres, des dommages psychiques énormes que produisent adoptions et filiations bâtardes chez leurs victimes, enfants et parents, les hiérarques (le président de l'ignoble commission s'appelle Jean Louis Touraine) balayent tout ça en ricanant, au nom de la jaquette et de la pelouse: le droit à l'enfant prime ! 

    Informé par le bon sens, l'histoire et la philosophie de l'existence et de la nature de l'institué protégé par le symbolique, point fixe de l'humanité socialisée, une bande de connards ignorants chie sur le concept de paternité, élément essentiel de celui de maternité, en gros ce qui donne envie et donne les moyens aux humains de se reproduire fièrement. Salopards suicidaires vous sortirez de l'histoire et je vous conchie. La gerbe ! 

    Tous ces évènements traduisent l'état décadent, soumis et lamentable d'une société en perdition qui ne se défend même plus. Partout, la soumission à l'étrange et à l'étranger n'entraine aucune réaction, celle de la police qui au lieu de lyncher 2 ministres se fait morigéner gentiment étant la plus sublime. 

  • Les droits

    Les théories du droit occupent une place importante et méconnue dans la civilisation. Science ET aussi pratique elles divisent les hommes et les savoirs. Un juriste regarde toujours le monde d'un air amusé et cynique : ce n'est pas ce que vous croyez semble-t-il toujours dire...

     

    On a lu Villey (1) et aussi Troper(2) et on va la faire vite: 

    Il y a le droit "positif", le droit, quoi. Celui écrit par les hommes et imposé par les états. 

    Il y a aussi 2 théories du droit, deux écoles: la positiviste et la jusnaturaliste, qui se divisent à propos du "droit naturel" selon qu'elles considèrent qu'il existe ou non. L'école positiviste le nie absolument. 

    Qu'est-ce que le droit naturel ? C'est toute la question. Anciennement droit antique du cosmos, il est le droit d'Aristote, de nature, à découvrir par le droit qui se trouve ainsi "science" chargée de trouver dans la nature ce qui est juste pour les hommes. 

    Ce droit naturel devient à l'époque moderne "droits de l'homme" et là se produit la transmutation confusionnante qui fait tout le désordre actuel. Selon Villey, il y a rupture avec le jusnaturalisme et la confusion faite entre morale et droits de l'homme conduit à instaurer un juridisme positif qui finit par nier le droit naturel en le considérant comme une morale injectée dans le droit positif, le forçant à rompre avec ce qui lui était pourtant essentiel: sa distinction première d'avec la morale, justement. Les "droits de l'homme" abolissent le droit, tout simplement... On a là peu ou prou ce que nous dit Leo Strauss (Droit naturel et histoire) avec des différences: 

    Cette théorie très réactionnaire est en gros la principale fondation intellectuelle de la dénonciation du progressisme, vecteur et porteur de cette terrible insanité qu'est la confusion morale/justice, marque de toutes les barbaries. 

    Néanmoins l'histoire est en fait bien plus complexe et tient à tout un ensemble de dualités qui concernent les conceptions du droit et de la justice. Ces dualités expriment de manière infiniment complexes le thème graphique de la balance, et non pas celui de la racaille qui dénonce son complice pour prendre moins cher... 

     

    L'histoire du droit naturel

    Le funeste droit vient de loin, d'Aristote qui l'inventa et du catholicisme qui en fait le droit divin, de la nature, conçue comme porteuse du projet divin envers l'homme. 

    Le justnaturalisme est très critiqué. Par les positivistes bien sur, qui contestent le réalisme des valeurs: on ne peut connaitre, selon Hume que ce qui "est" et non pas ce qui "devrait être". Ainsi, le juste serait "décidé" et non "découvert".

    Un point important: pour le positiviste, le droit naturel n'existe pas. Aussi simple que cela. 

    Il faut néanmoins distinguer 3 positivismes non exclusifs, et c'est Babbio qui le dit: une théorie du droit, une conception de la science du droit, une idéologie. 

    Il y a d'abord la conception d'une science du droit possible, distincte du droit lui-même, conçu lui comme un "objet": le droit "positif", distinct et exclusif de la morale et du droit naturel. Cette science du droit est formée de propositions, et non de normes (le droit seul est fait de normes). Mieux: suivant la loi dite de Hume, on ne peut dériver de prescriptions depuis des propositions. Ce qui est ne peut pas commander ce qui doit être... 

    Puis, il y a théorie du droit qui affirme en premier la distinction morale/droit: le droit ne peut être édicté que par autorité, et donc le caractère juridique, ce qui est du droit, ne peut pas être moral en soi. C'est la "théorie pure du droit" de Kelsen. 

    Ce qui est bon ne l'est qu'en vertu de la norme qui l'ordonne... 

    Ensuite, il y a l'idéologie positiviste qui commande l'obéissance au droit. En cela, il s'agit d'une attitude quasiment jusnaturaliste: le droit s'impose comme tel... On lui reprochera ici bien évidemment l'obligation d'obéir à la Gestapo. 

    Les duels

    On l'a dit, les dualismes sont multiples

    L'opposition jusnaturalisme/positivisme se décline de multiples manières mais est bien le duel principal. Il y en a d'autres. On fera de Hans Kelsen le héros du positivisme, bien sur. 

    Tout d'abord quelle est la différence entre voleur et percepteur et le slogan "la bourse ou la vie" est-il une norme ? 

    Kelsen répond clairement: une norme supérieure impose d'obéir au percepteur. La bourse ou la vie est une contrainte, pas une norme... Cette relativité des normes entre elles fait le système de Kelsen et répond à l'aporie droit naturel/droit positif obligatoire. 

    Et puis il y a la "philosophie du droit", opposée à la "théorie générale du droit". La philosophie du droit se décline entre celle des philosophes et celle des juristes, le nom de Norberto Babbio en étant la référence. 

     

    La distinction principe/norme, les principes étant découverts, et relevant de la morale est évidemment violemment contestée par les positivistes, qui considèrent les "principes" comme des normes à part entière à part un peu vagues... On passe évidemment sur la distinction droit/morale, fondamentale.

    L'Etat 

    Qu'est ce que 'Etat?  D'abord ce n'est pas l'état de nature, seul à se confronter avec la "société civile"... L'Etat est un système juridique (4) qui assume le monopole de la contrainte physique légitime dans une société pourvue de constitution. Légitime  veut dire non pas "juste", mais exercé en fonction de règles préalables. L'Etat est d'abord un Etat par le droit, de droit. Pour Kelsen, l'Etat est la même chose que le droit... Naturellement il s'agit du droit hiérarchisé décrit ici. 

    Un point au sujet de la liberté: elle est la soumission au droit connu applicable au moment de la décision. Cette dépendance à la règle, et non à la volonté d'un homme est l'essence du juridisme et de sa nécessaire hiérarchie. 

    Un point au sujet de la souveraineté: celle-ci est ce pouvoir qui n'a pas de limitations. Le peuple reste souverain, et quoiqu'on en dise, mais cela est-il discutable, il reste en capacité d'interrompre le droit "Européen" qui semble paralyser la société. 

    Toutes ces discussions sur le droit en sont la raison et la motivation. 

    La norme suprême, la constitution.

    C'est le débat Schmitt/Kelsen.

    Schmitt donne au chef de l'Etat l'arbitrage et Kelsen à une cour constitutionnelle. Le débat est vif, nous sommes en 1925 et la République de Weimar va s'illustrer. Matrice des constitutions modernes dont celle de la Vème république française, elle est la référence... On a là l'opposition légitimité(Schmitt)/ légalité (Kelsen). Pour Schmitt, la constitution n'est pas contrairement à ce qu'affirme Kelsen, la somme des lois constitutionnelles, mais la décision sur la forme que prend l'unité décisionnelle du peuple. Elle traite de la légitimité. À ce titre, juger de l'application de la constitution, c'est l'interpréter: on a bien là le pouvoir des juges et la paralysie actuelle. Kelsen s'élève violemment contre l'avis de Schmitt: le danger est bien selon lui le pouvoir du gouvernement et non pas comme pour Schmitt (ou De Gaulle) celui du parlement: il faut une cour distincte, nouvel organe, sur le modèle de la cour constitutionnelle Américaine. Les USA sont décrit par Schmitt comme un état "juridictionnel" organisé autour de la loi protectrice des communautés contre l'administration et le pouvoir fédéral. L'Etat Schmittien est organique, expression de la volonté du peuple. 

    En fait la polémique Schmitt/Kelsen portait sur la théorie du droit. Tout en affirmant que le judiciaire était distinct du politique, Kelsen affirmait qu'il était loisible  à un juge d'interpréter la constitution dans un cadre juridique, tout comme il interprète n'importe quelle norme: l'affirmation de Schmitt visant à distinguer politique et juridictionnel sur ce plan est donc fausse. Par contre, Kelsen le reconnait: la constitution doit être une norme bien faite et non pas un ensemble de principes vagues qui effectivement déplacerait le pouvoir politique vers le judiciaire, si le juge avait à juger la politique. 

    L'ajout du "Liberté Égalité Fraternité" qui conduisit les frères ennemis Fabius et Jospin à entériner la valeur de la "fraternité" pour accueillir davantage de migrants était bien dans ce cas... 

    Finalement 

    Oui, mais quand est il des tribus pygmées, des arabes sans nations et des aborigènes perdus dans leurs rêves ? Plus que jamais, l'occidental théoricien, tel Montaigne se doit de contempler les indiens et d'en déduire quelque chose. 

    On doit reconnaitre là l'essence de l'altérité ou de la contemplation de l'altérité, le droit "naturel" ne pouvant décemment pas s'anéantir exclusivement dans un gouvernement civil pourvu de lois dans tous les cas. 

    Il faut donc au-delà des états de nature une liberté qui soit nationale, c’est-à-dire distincte de l'idée même de nation, que l'on peut bien se réserver, ou pas, pour soi-même comme "blanc" ou pas. Cette liberté supérieure serait alors celle de la vrai loi au-delà de la "nature", la loi en vigueur dans un royaume qui ne serait pas de ce monde, du tout du tout. 

    (1) Au sujet de Michel Villey http://www.droitphilosophie.com/article/lecture/michel-villey-et-les-formes-contemporaines-du-droit-naturel-190

    (2) La philosophie du droit Michel Troper (Que sais-je?) 

    (3) la polémique Schmitt Kelsen https://www.persee.fr/doc/aijc_0995-3817_1991_num_5_1989_1083

    (4) Tropper et l'Etat https://twitter.com/i/status/1404561855327186946