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FrancoisCarmignola

  • Les grandes expériences

    A l'occasion de la présentation du livre de Yasha Mounk (1), une théorisation du thème de la créolisation, de la grande expérience, c'est-à-dire pour ces sociétés parvenues à l'âge moderne (au début du XXème siècle) en étant homogène culturellement et ethniquement, de fusionner avec des peuples venus d'ailleurs récemment et en grand nombre. 

    Le multiculturalisme s'impose sans qu'on l'ait voulu, et pourtant cela s'est toujours mal passé dans l'histoire partout où cela s'est manifesté. Comment faire pour que la chose soit cette fois harmonieuse ? Il faut conduire et favoriser une "grande expérience".

    À ce point, deux remarques, ironiques et grinçantes: d'abord que cette chose qui n'existe pas (on doit parler aussi du livre de Laurent Mucchielli, la France telle qu'elle est) est maintenant à l'ordre du jour dans toute sa réalité: il y a bien une fusion à faire, dont acte et l'alternative n'est QUE la guerre civile, qui plus est... Ensuite qu'on n'y peut rien, et que la réalité s'impose, les politiques n'ayant pas "voulu" la chose, bien sûr, simplement des décisions locales ont provoqué des phénomènes de longue durée qui ne peuvent plus être maitrisés et auxquels il faut s'adapter, un peu comme le réchauffement climatique (la chose n'est pas évoquée dans l'entretien, c'est moi qui grince). 

    À la question naïve de la journaliste "ça date de quand?", Mounk précise, gêné que cela est progressif, et prend des années... La journaliste, elle, devait chercher la date à partir de laquelle la chose négligeable que toute une bien pensance juge facile et possible du fait de sa faible ampleur devient un projet à mener pour éviter le "liban en grand"... 

    Revenons brièvement sur la comparaison immigration/réchauffement climatique: on vit hier (nous sommes le 20 Janvier 2022) les représentants respectifs de l'écologie et de l'extrême droite française, Yannick Jadot et Jordan Bardella, s'en prendre avec véhémence à Emmanuel Macron présent à l'assemblée Européenne, sur les deux thèmes séparés que le président en exercice, à la fois président temporaire de l'union, et candidat à sa réélection en France,  n'aurait pas du tout traité, provoquant deux fois le malheur de son pays, tout ceci sous les yeux médusés des représentants européens, et qui d'ailleurs s'en sont plaint ! 

    Revenons à notre juif allemand, prof aux US, qui fort de son expérience du philosémitisme coupable de son enfance européenne, ce qui le gênait autant que l'antisémitisme, veut développer un patriotisme pluriethnique basé sur des différences reconnues mais surmontées, en particulier en évitant le communautarisme du royaume uni, néfaste selon lui, le financement par l'Etat travailliste d'écoles religieuses ayant isolé les populations. Pour cela, il faut positivement partager   un commun, de la "bouffe" à la culture en passant par les paysages, et développer un amour commun et positif de ce qui rapproche très au delà de l'ethnicité originale. Un "patriotisme inclusif", selon l'intervieweuse... 

     

     

    (1) La grande expérience: https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-idees/yascha-mounk

  • Les maths

    La réalité des mathématiques est bien sur maintenant à l'ordre du jour, du moins pour ma petite psyché.

    Il ne faut pas perdre (1) qui parle de Lautman , un précurseur philosophe de la théorie des catégories et aussi (2), qui parle des fondements. En gros, malgré toutes les élucubrations, les maths continuent de convaincre les grands esprits: les structures derrière existent, et réellement. 

    En résumé

    On va d'abord se faire l'écho de certains poncifs méconnus (en tout cas de moi) concernant l'histoire des maths et de ces aspects essentiellement contemporains, un certain Dumoncel me semblant (2) (3) particulièrement saignant.

     

     

    (1) au sujet de Lautman : https://www.erudit.org/fr/revues/philoso/2010-v37-n1-philoso3706/039714ar/

    (2) les pdf downloadables d'Académia : https://www.academia.edu/700018/Fondements_des_Math%C3%A9matiques?email_work_card=view-paper

    (3) Dumoncel: https://www.academia.edu/700366/Les_fondements_des_math%C3%A9matiques_selon_Wittgenstein

    (4) https://www.academia.edu/1501273/Philosophie_des_math%C3%A9matiques

  • Les réalités

    On a plongé avec délices dans Bruno Latour (1), et aussi dans le fantastique colloque sur la chose en soi (2). Il faudra y revenir, l'extraordinaire et le super nouveau à comprendre y étant légion, et je suis en dessous du vrai... 

    La question est celle du réel ou plutôt "des" réels et de la multiplication des entités, marque de l'abstraction et délice du monde actuel. Il y a bien sur de multiples manières d'aborder tout ça et on en a jamais fini, et je continuerais, mais là au sujet de Latour et de Gaïa il faut bien protester et on a des points fixes. 

    Avec "les modes d'existence", Latour explose précisément le réel en "domaines", sur l'exemple du "juridique", du "scientifique" et du "religieux", lieux différents imbriqués, "réseaux" de significations dans lesquels se déploient des conditions non pas de véracité, mais de "félicité". 

    Le rationnel consiste donc à abandonner le réel et à surfer entre DES réels amenés à dialoguer, à être entre eux "diplomates". Cette question très importante est sans doute ce qu'il y a de plus important, et le présent des réflexions des hommes s'y consacre quand même beaucoup, c'est mon plaisir que de m'y raccrocher à mon petit niveau de compréhension. 

    La fabuleuse péroraison de Patrice Maniglier qui théorise un nouveau monde, une nouvelle théorie qui subordonne la métaphysique à l'anthropologie est d'abord étincelante et "révélante". Ça souffle, sur youtube... C'est bien sur ce que Latour évoque, et les références sont bien les mêmes. Les "modes d'existence", jeu magnifique et jouissif avec le relativisme, qui n'est bien sûr qu'une manière encore plus "relâchée" de rester rationnel dans l'indécision du rapport à un autre qu'on ne "comprend" pas. 

    Cette question de la compréhension me taraude au plus haut point, et tout ce qui s'y rattache est bon à prendre, gloire à ces gens intelligents qui s'y intéressent avec mes impôts, ceux-là servent... 

    Préambule

    On commencera donc ici par clore une question, qui est la motivation principale de Latour, et dont on peut se passer, pour le plus grand plaisir d'avoir à comprendre, non pas les motivations (on s'en fout) mais le contenu intellectuel de ce qu'il propose, et qui est la vraie valeur de son discours. Gaia, le réchauffement climatique et la peur (enfantine et stupide, de la part d'un pareil génie) de l'extinction de l'humanité. 

    Alors que tout est dû à la Chine, qui en 20 s'est réveillée, a vérolé la planète et menace de pallier la ruineuse expansion démographique par une petite guerre mondiale qui résoudra tout, Latour continue de faire semblant de croire que les bonnes volontés et les bonnes philosophies y feront quelque chose, exactement comme Platon le rêvassait au milieu de l'absurde et de l'injuste de son temps... 

    Comme le rappelle Loic Finaz, ex directeur de l'école de Guerre (4), le fond de l'affaire est "le dialogue mélien": le plus fort militairement, sur un coup de tête et parce qu'un scorpion pique, tuera tous les hommes de la petite île de Mélos, et mettra en esclavage femmes et enfants. Fallait pas résister, même en principe. Ce réel là, qui n'est pas théorisé par Platon devrait pourtant faire partie de la métaphysique, et consacre la seule vraie rationalité ultime, celle à laquelle il faut s'adapter, et qui consacre la force des armes, et aussi des âmes, c'est la même chose. 

    Ceci étant dit, on ajoutera qu'on se fout de Gaïa, qu'une extermination rapide de quelques milliards d'hommes (c'est à ce niveau qu'il nous faut maintenant se situer) est maintenant concevable, possible, voire nécessaire et que cela n'empêchera nullement une population plus réduite, dotée de bons livres, de vivre dans des zones préservées, que m'importe que le centre de l'Afrique ne puisse se faire visiter qu'en scaphandre réfrigéré, on le fait bien pour la lune... 

    Cette éventualité, que le docteur Folamour nous a fait comprendre, doit maintenant être considérée, et le voilà le mode d'existence qui se rajoute aux autres. Ce défouloir commode une fois bien exprimé, il nous faut maintenant, purgé, plonger dans les discours de Latour sans détours, et avec amour, ce type est fascinant. 

     

     

     

     

    (1) https://journals.openedition.org/sociologies/4478

    (2) Maniglier, De Castro https://www.youtube.com/watch?v=BElwq1M4wV4

    (3) Un court résumé des modes d'existence: https://www.unilim.fr/actes-semiotiques/5194&file=1/

    (4) Loic Finaz Thinkerview https://www.thinkerview.com/loic-finaz-lart-de-la-guerre-et-du-commandement/

    (5) entretien avec Latour et lexique: http://www.yvescitton.net/wp-content/uploads/2014/09/LATOUR-MediasModesExistence-Juin2014-Txt.pdf

  • Les handicaps

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  • La charte des droits fondamentaux

    La charte des droits fondamentaux de l'union européenne (1) mérite d'être commentée. 
    Partie du traité de Lisbonne, et indépendante de la CEDH (2) et aussi des autres machins listant des droits et conçus comme mimiquant la déclaration des droits de l'homme, la vraie, en tentant d'y introduire des "quenelle" obligeantes et sans doute rémunérées en tout cas aprement négociées sans doute, elle contient des choses étranges, sorties de nulle part et qu'il a vraiment fallu être stupide, aveugle, manipulé ou tout simplement complètement con pour accepter en l'état. 
     

    Préambule 

    Le préambule avec le fameux:
    "Les   peuples   d'Europe,   en   établissant   entre   eux   une   union   sans   cesse   plus   étroite,   ont   décidé   de   partager  un  avenir  pacifique  fondé  sur  des  valeurs  communes"
     
    On y trouve le parangon du non sens européen, manifesté par deux erreurs notoires: 
    1) "les peuples" : ceux ci ne se sont pas unis pour "décider de", car cela supposerait un accord antérieur et ceci à l'infini. Ce sont donc les nations, ou les états qui ont décidé, charge à eux séparément de garantir l'accord de leur peuples respectifs. Cette allusion à ce processus est insultant pour les nations, et de fait, inadmissible. 
     
    2) "en établissant" et "ont décidé" veut bien dire qu'on a affaire ici, et c'est l'objet d'un traité au moment de sa signature, à un évènement ponctuel établissant et décidant d'un état stabilisé. Que cet état soit en fait un processus vers une union "sans cesse plus étroite" (moins que demain et plus qu'hier) est tout simplement ridicule, gros d'une perte de contrôle et tout simplement en fait inapproprié, et inacceptable. Qui a bien pu inventer cette expression ? 
     
    Par ailleurs, est bien inscrit pourtant le "respect des identités nationales" dans:
     
    "L'Union  contribue  à  la  préservation  et  au  développement  de  ces  valeurs  communes  dans  le  respect  de  la  diversité  des  cultures  et  des  traditions  des  peuples  d'Europe,  ainsi  que  de  l'identité  nationale  des  États  membres  et  de  l'organisation  de  leurs  pouvoirs  publics  aux  niveaux  national,  régional  et  local"
     
    Cela pourtant contredit et limite directement l'"union sans cesse plus étroite"...
     
    Pareil pour : 
    "Elle place la personne au cœur de son action en instituant la citoyenneté de l'Union et en créant un espace de liberté, de sécurité et de justice". 
    Cette citoyenneté ne peut se substituer à la seule qui vaille, et l'espace de "sécurité" qui lui correspond, rien moins que fictif et tout simplement absurde, stupide, inexistant et ridicule. Qui a imposé cette débilité démagogique en forme de vœu pieux inacceptable ? 
     
     
    Les droits. Ils sont formulés d'une manière étrange, associant à "toute personne" un droit détaillé. 
     
    Mais d'abord le bizarre: 
     
    1) Les données à caractère personnel sont protégées et: 
    "Le respect de ces règles est soumis au contrôle d'une autorité indépendante".
    De quelle autorité parle-t-on ? Est elle instituée ? Où ? 
     

    2) les pratiques

    L'article 10 est identique à l'article 9 de la CEDH 

    "Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion. Ce droit implique la
    liberté de changer de religion ou de conviction, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa
    conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l'enseignement, les
    pratiques et l'accomplissement des rites."
    "par les pratiques" est évidemment le point clé, le voile et tout le reste en faisant partie.
     
    On notera dans la CEDH, le point 2 de l'article 9: 
    La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne
    peut faire l’objet d’autres restrictions que celles qui, prévues
    par la loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société
    démocratique, à la sécurité publique, à la protection de l’ordre,
    de la santé ou de la morale publiques, ou à la protection des
    droits et libertés d’autrui.
     
    La CEDH a donc introduit une possibilité (évidente et nécessaire au demeurant) pour pouvoir restreindre cette histoire de pratiques, dont la relation aux lois non religieuses doit évidemment être précisée. 
     
     
    3) les partis article 12
    "Les partis politiques au niveau de l'Union contribuent à l'expression de la volonté politique des
    citoyens de l'Union."
    Quelle est cette absurde notion, et de quelle volonté politique "au niveau de l'Union" veut-on parler ? 
    On a bien dans cette liste des mines, crottes ou petits cailloux déposées par des militants qui ont dû batailler ferme pour avoir le droit de les y mettre. Combien de branlettes furent accordées pour autoriser celles-là ? 
    Par contre,  le "citoyen de l'union" est celui qui a le droit de vote pour le parlement européen, dans l'état de l'Union où il réside, et comme le "ressortissant de cet État" (article 39). On passera bien sur le vote aux élections municipales des "citoyens de l'union", ce qui reste pour moi un scandale et un déni. 
     
     
    4) Expulsions. 
    On a là le point bloquant exploité à fond par les ennemis de l'Union.
    Article 18
    1. Les expulsions collectives sont interdites.
    2. Nul ne peut être éloigné, expulsé ou extradé vers un État où il existe un risque sérieux qu'il soit
    soumis à la peine de mort, à la torture ou à d'autres peines ou traitements inhumains ou dégradants
     
    Toute arrivée en masse d'un groupe de personnes issues de pays "terribles" ou réputés tels, ont droit d'installation sans limites, ni expulsions possibles. La conséquence de cet article, est donc le devoir d'empêcher à tout prix le franchissement des frontières de l'Union, celui-ci valant sanctuarisation et sacralisation de la situation. 
    De fait, cet article qui devrait être supprimé séance tenante, est une monstruosité absurde, exigeant la barbarie et imposant de couler les barques de migrants, ou en tout cas de refuser de leur porter assistance, voire de considérer ce type de transport comme un acte invasif, ce qui serait justifié, car il l'est... 
    Ainsi, il rend invalide les procédures d'admission au droit d'asile distinctes, et de fait, le rend impossible: asile ? Mon cul ! Si tu es assez malin pour te rendre inexpulsable, mon gars, t'as gagné: le Maroc, l'Algérie et la Tunisie pratiquent la torture et l'assassinat, impossible d'y vivre. Du moins pour ceux qui sont libres d'en décider, avec l'assistance du législateur européen. 
     
    La nationalité. Article 21.
    "Dans le domaine d'application des traités et sans préjudice de leurs dispositions particulières,
    toute discrimination exercée en raison de la nationalité est interdite."
     
    La décision, ou on ne précise pas l'appartenance ou non à une nationalité de l'Union, introduit à la très démagogique tentative de rendre l'Union extensible et capable d'embrasser l'humanité entière. Elle introduit à : a) l'impossibilité de décider de quotas de migrants par zones géographiques b) l'impossibilité de distinguer européens et extra européens... 
    Une limitation est rendu possible toutefois, mais qui ne ressort que du "domaine d'application", on va en reparler...
     
    Egalité homme femmes. Article 23.
    "Le principe de l'égalité n'empêche pas le maintien ou l'adoption de mesures prévoyant des avantages
    spécifiques en faveur du sexe sous-représenté". 
    En gros, égalité à part qu'on peut la violer. Un point positif: la discrimination positive en faveur des hommes (à appliquer immédiatement pour ce qui concerne les profs, les juges, les infirmières) en balance avec celle nécessaire dans les armées, où la sur-représentation masculine, intolérable, et pourtant bien la cause des crimes contre l'humanité, par ailleurs interdits etc etc... La connerie progressiste est inadmissible.
     
     
    Aide sociale. Article 34.
    "Afin de lutter contre l'exclusion sociale et la pauvreté, l'Union reconnaît et respecte le droit à
    une aide sociale et à une aide au logement destinées à assurer une existence digne à tous ceux qui ne
    disposent pas de ressources suffisantes, selon les règles établies par le droit de l'Union et les législations
    et pratiques nationales."
    Une bonne nouvelle: les pratiques nationales sont prises en compte. On peut donc exclure les étrangers, et considérer que les systèmes de sauvegarde ne concernent pas les migrants ou dans une mesure particulière qui peut être considérée comme distinctes de celles accordés aux nationaux. 
     
    La liberté de circulation. Article 45.
    "La liberté de circulation et de séjour peut être accordée, conformément aux traités, aux ressortissants de pays tiers résidant légalement sur le territoire d'un État membre". Délégation partout de l'autorisation indument accordée de résider... Jamais il ne faudra donner à la Turquie un droit pareil, voilà la leçon... 
     
    Champ d'application. Article 51.
    On a là un article "limitatif". Principe de subsidiarité, et d'un droit qui ne crée pas de compétence ou de tâche nouvelle pour l'union. Cela signifie-t-il que pour l'immigration, qui ne fait pas partie des compétences de l'union, on puisse agir de manière sensible ? 
    L'article 52 est du même type: 
    "Toute limitation de l'exercice des droits et libertés reconnus par la présente Charte doit être
    prévue par la loi et respecter le contenu essentiel desdits droits et libertés. Dans le respect du principe
    de proportionnalité, des limitations ne peuvent être apportées que si elles sont nécessaires et répondent effectivement à des objectifs d'intérêt général reconnus par l'Union ou au besoin de protection des droits et libertés d'autrui"
     
    L'Union a-t-elle un intérêt général à défendre ? 
    Par contre les articles 53 et 54 bétonnent la déclaration: impossible de limiter davantage les droits que ceux de la CEDH, ni d'aller au delà que ce qui y est prescrit... 
     
    Maintenant, la jurisprudence fait tout, et elle est sévère. Peut-on s'affranchir de tout ça sans procès et jugements défavorables des cours de justice ? Sans obligation de réintégrer les criminels expulsés, d'accepter les familles faites au bled, les étudiants qui s'installent, les migrants illégaux libres de se déplacer et financés pour cela ? 
    La folie des tarés qui ont institué ou laissé instituer tout cela sans réfléchir aux conséquences est définitive. 
     
    Ce sera le débat de cette année, si bien sur on se décide à virer le gamin taré qui nous pourrit la vie. 
     
    Pour finir, le tribunal administratif vient de suspendre (13 Janvier 2021)  l'arrêté débile qui imposait de porter le masque en extérieur à Paris.
    La mesure portait "une atteinte excessive, disproportionnée et non appropriée (...) à la liberté individuelle".  
    Vive le droit ! Vive la Liberté ! 
     
     

    (1) le texte de la charte : https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:12012P/TXT

    (2) convention européenne des droits de l'homme CEDH : https://www.cncdh.fr/sites/default/files/cedh_0.pdf

    (3) déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 : https://www.legifrance.gouv.fr/contenu/menu/droit-national-en-vigueur/constitution/declaration-des-droits-de-l-homme-et-du-citoyen-de-1789

  • Les épidémies

    On va la faire court, et la vérité se fait jour: elle est telle qu'on pouvait la deviner il y a deux ans, quand après quelques mois de surprise, on put faire un bilan dont les conclusions ne furent pas modifiées. Dès ce moment, des esprits "forts", informés par des jugements vraisemblables, purent directement se faire une opinion, en utilisant les informations disponibles, finalement assez précises et qu'on pouvait utiliser à loisir. J'en étais, à défaut d'être le seul et tout ce que j'ai pu affirmer, désespéré et méprisant, haineux et aviné était exact: je ne faisait que répéter ce que j'avais lu et entendu et surtout sélectionné. 

    Avais-je plus de temps ? Plus de moyens intellectuels ou politique ? Un meilleur instinct ? Bref.

    1) la maladie ne concerne que les malades graves (cancer, hypertension, diabète etc) et les personnes âgées. En dessous de 50 ans en bonne santé, on n'est pas, et cela pas du tout, voire absolument pas concerné. Au dessus, la vaccination dont tout montre qu'elle protège des formes graves accidentelles ou comorbides est absolument indispensable. Tout doit être mis en oeuvre pour l'assurer, quitte à faire des visites à domicile pour les personnes ayant des difficultés à se déplacer, et bien sur s'assurer qu'absolument toutes les personnes suivies médicalement et concernées soient obligatoirement protégées, et cela à tout prix. Cette exigence, simple et de bon sens n'est pas assurée actuellement et cela est absolument scandaleux, on commence comme ça. 

    2) la maladie est causée par des vagues successives de variants différents mais appareillés, d'un virus hautement transmissible. Ces vagues s'éteignent toutes seules du fait de la dynamique des mutations, ou en tout cas sans que l'on sache précisément pourquoi et comment. 

    3) les politiques de contrôle social de l'épidémie, à part réduire marginalement les contaminations des personnes fragiles mises effectivement à l'écart, n'ont eu aucun rôle dans la dynamique de l'épidémie qui ne fut jamais contrôlée effectivement. Au contraire, la concentration aux mêmes endroits de familles ou de groupes humains d'origine et d'âges divers favorisa certaines contaminations dangereuses, on le vit aux excessives mortalités dans les milieux les plus communautaires et les moins bien soignés, les immigrations par exemple. 

    4) les nombre de morts importants et les saturations hospitalières concomitants aux différents épisodes furent ainsi largement dus à un défaut de la politique de soins. On devait organiser et décentraliser une politique de test, d'isolation et de traitement des malades symptomatiques, en promouvant les examens, surveillances pragmatiques et informations sur les mises à l'abri des personnes concernées. On devait, ne serait ce que par pragmatisme laisser les médecines alternatives non dangereuses être utilisées à loisir en mesurant et qualifiant leurs usages. On devait, ne serait ce que par une anticipation somme toute évidente, fermer tout de suite hermétiquement les ehpads (ils eurent la moitié des morts). 

    5) on a installé un climat global de panique injustifié et ruineux qui ne servit à rien, car les épisodes redoutés se succédèrent tous de la même manière et coutèrent à la société des sommes pharamineuses, 500 Milliards d'euros dépensés pour dédommager un arrêt inutile de l'économie, c'est beaucoup trop, mais cela fut exploité par une fraude à la hauteur et un soulagement global en regard.

    6) on misa tout sur les propriétés d'un vaccin développé avec une célérité stupéfiante et qui apparut comme l'arme ultime, supposée résoudre entièrement le problème. Comme cela apparut presque immédiatement après l'annonce de sa mise à disposition, on pouvait avoir des doutes sur son efficacité et son innocuité. Sur les 5 vaccins immédiatement utilisés à grande échelle, un seul ne fut pas retiré de la vente ou réservé aux cas graves pour cause d'effets secondaires exagérés et il apparait que sur les derniers variants, il ne protège pas de la transmission ou de la contamination. Soin préventif efficace pour la réduction des cas graves, il ne concerne donc objectivement que la cible de la maladie, les mêmes: malades et âgés, et pas du tout le reste de la population. 

    7) on a alors adopté une politique autoritaire imposant à toute la population une vaccination punitive contrôlée à défaut d'être imposée, et dont le résultat premier est d'occuper exclusivement les canaux médiatiques et politiques. Nous sommes en période électorale, et aussi en période d'incertitude globale, des stratégies de communication complexes sont à l'œuvre, et manifestement instrumentalisées par une technostructure aux abois. Motivée officiellement par la nécessité de contrôler l'épidémie en empêchant les contaminations (ce n'est pas le cas) et les cas graves ( qui ne concerne qu'une partie connue de la population), elle généralise abusivement une estimation d'efficacité partielle et de gravité partielle.

    8) le cout humain est considérable, et n'est pas encore apprécié ou mesuré véritablement. Il concerne les personnes non concernées par l'épidémie et qui furent délibérément sacrifiés au sentiment "humanitariste" non discuté qui s'imposa par force à la société. Enfants en apprentissage obligés de porter un masque inutile, gênés et surtout incapables de communiquer avec leurs camarades et professeurs, étudiants cantonnés dans leurs chambres, privés d'échanges de toutes sortes, jeunes entrepreneurs et travailleurs paralysés acculés à demander assistance, travailleurs obligés à exercer à distance dans des environnements familiaux contraints sans contacts humains. J'en passe. 

    9) Maladie virale due à un virus similaire à celui de la grippe, peu immunisant, le covid 19 est une maladie endémique avec laquelle il faut vivre, dont on peut s'immuniser globalement car la circulation, que de toute façons, on ne peut pas contrôler, est globale et nécessaire. Cette conclusion vient d'être donnée par un éminent épidémiologiste américain (1), le docteur Fauci. C'est ce que je pense depuis la fin de la première vague. On pouvait le prévoir dés ce moment. C'était il y a un peu moins de deux ans. 

    Voilà, tout est dit. Ceux qui dirigèrent le pays dans ces circonstances disposaient et disposent d'éléments rationnels concernant ce qui s'est passé et se passe et semblent ne pas en tenir compte. On va passer aux explications. 

    1) Dans "humanitariste" il y a humanitaire, et la question de la protection due aux malades et personnes âgées fut bien sur une motivation première dans notre société vieillissante, mais il y a aussi opinion à reproches, et la peur justifiée des plaintes pour défaut de soins fut également majeure. Jamais à un tel degré, la question de la justification par la mise en œuvre des moyens ne fut autant utilisée, l'"obligation" étant le maitre mot. Obligation de l'Etat et aussi du peuple. Cette responsabilité partagée et imposée est un ressort fondamental, et bien sûr efficace pour répartir la contrainte, la manœuvre, classique étant connue depuis toujours. 

    2) Constituée, voire étranglée d'experts et de consultances, la technostructure dispose d'une mémoire humaine et scripturaire considérable quant à la gestion des épidémies, et le système de santé, sous tension et sous attention depuis des années dispose d'innombrables avis disponibles sur ce qu'il convenait de faire, prévoir et organiser. 

    Le système de décision qui prit en main la situation, réduit à quelques personnes sous l'autorité du chef de l'État, utilisa tous les leviers fondamentaux de l'État pour contrôler complètement les processus exclusivement réduits  à ce qu'on a vu: confinement, dédommagements, vaccination, contrôles, fournitures de vaccins et masques. Tout fut massif, absolument centralisé, incontesté, ordonné et en fait improvisé. Pour faire court : rien de ce qui est la vraie expertise des composants du système de santé ne fut mis en œuvre, libéré, appelé à œuvrer. 

    3) On parla de la reprise du pouvoir des praticiens hospitaliers qui soi-disant s'affranchirent dans l'urgence des lourdes procédures administratives dont ils se plaignaient depuis des années et qui était leurs principales revendications exprimées avec véhémence devant le président quelques mois avant la pandémie... Elle fut bien sûr abolie dès la première accalmie, et sans doute aggravée par les sur-planifications qui eurent lieu, car l'hôpital travaille et le covid, comme on l'a appris sur le tard ne fut que marginal dans son activité globale, il travailla beaucoup, simplement gêné, en dehors de la réanimation, qui bien qu'engorgée, était en fait limitée en volume ! On continua donc de réorganiser, de faire de l'ambulatoire, et de diminuer donc les fameux lits de réanimation, se projetant encore plus dans un après aux réductions de cout encore plus nécessaires. Le résultat est la désespérante perte de motivations de la population des soignants, mal payés et préférant se consacrer à l'assistanat passif plutôt qu'au prolétarisé métier d'immigré piloté par les procédures. On ferme des lits faute de personnel pour les utiliser à soigner. 

    4) On pourrait s'étonner de l'apparente contradiction entre la nécessité affirmée de rendre l'hôpital seul habilité à soigner une maladie dont on ne considérait que les formes graves, et la plainte permanente publique permanente et au combien, de l'engorgement hospitalier. On a vu pourtant dans bien des pays, ces trafics de bouteilles d'oxygène, premier moyen décentralisé pour permettre aux malades de respirer, et qui auraient pu en étant largement distribuées aux médecins, aux infirmiers, aux ehpads prévenir ou soulager bien des souffrances, voire éviter des morts. Car on a su très tôt que l'insuffisance respiratoire pouvait être anticipée et prévenue. 

    Bref, et c'est mon avis, on a négligé un traitement amont de la maladie, ce qui fut cause d'engorgements et aussi de morts inutiles.

    La contradiction peut s'expliquer au demeurant: la médecine vis-à-vis à des personnes âgées est à la fois fataliste et excessive. Fataliste car habitués (c'est l'essence du soin) à la miraculeuse cicatrisation qui fait (tous les soignants vous le diront) la guérison chez les jeunes accidentés, le médecin face à la vieillesse pourrissante où n'est que facteur aggravant ne peut que recourir à l'extrême: respiration extra corporelle, tubes invasifs, doses massives de stimulants et de  corticoïdes. La pharmacopée de l'extrême conçue pour sauver les vies de ces mêmes jeunes accidentés et qui y réussissent tellement souvent (c'est cela la faible mortalité de l'Occident de nos jours) fut utilisée pour tenter de prolonger de quelques mois les poumons détruits de cette masse de vieillards et d'obèses qui se précipitaient aux urgences. 

    La contradiction s'aggrave encore avec la vaccination qui fait venir ces monstrueux cas graves qui plus est non vaccinés. Paradoxalement, le régime du "tout hôpital" se renforce encore. Faute d'avoir alloué assez de ressources à la poursuite et à la vaccination systématiques des cas à risques  (on ne s'intéresse qu'aux enfants, aux jeunes fêtards, aux clients des restaurants) on se retrouve encore en saturation alors que le virus est beaucoup moins dangereux, et que la vaccination est efficace contre les formes graves. La preuve de ce raisonnement tient à ce qui se passe actuellement dans les ehpads ou bien sur les alzheimers sont vaccinnés sans leur consentement: il n'y a tout simplement plus de morts dans ces lieux là... 

    5) Le système médiatique et communicationnel qu'il soit le fait des journalistes, des experts convoqués pour expliquer, des responsables administratifs en fonction et en retraite et bien sur des ministres et des présidents (le pluriel est une manière pour l'unique occupant de fonction, que la malédiction des enfers retombe sur sa sale petite gueule de gamin taré) est par contre exclusivement occupé à dispenser des inexactitudes, des faussetés et pour tout dire, en permanence des mensonges caractérisés aisément discernables par toute personne informée normalement. 

    a) Il y aurait des jeunes concernés par la maladie. Vrai, ceux qui ont des comorbidités importantes, obèses (c'est le cas aux US pour un certain nombre d'enfants, par exemple) , diabétiques ou hypertendus. Comme on a dit. Mais pas les jeunes en bonne santé, par contre. L'argument est bien sur utilisé pour dire que tout le monde est concerné. En fait non, les jeunes en bonne santé ne sont pas concernés, pourquoi ne pas le redire encore en encore ? . L'"écrasante majorité".

    Comment le faire comprendre ? Impossible. Répété en boucle par le président lui même, partout on juge qu'il faut communiquer à l'opinion que "tout le monde" est concerné et doit contribuer à se protéger d'un mal qui ne concerne pas tout le monde. 

    b) le vaccin protège de la contamination et de la transmission. Non, pratiquement pas. En fait, bien sur, pour les premiers variants il le fut partiellement de manière partielle mais sensible (plus ou moins de 50% sans doute) et à ce taux, l'effet de la vaccination mérite d'être considéré. Il serait aujourd'hui pratiquement nul, et une personne vaccinée peut parfaitement avec peu de symptômes, être très contaminante. D'ailleurs, les mesures faites internationalement le montrent très bien: les contaminations sont massives, exponentielles, dans des régions où la quasi totalité de la population est vaccinée. 

    La vaccination, il faut le dire, ne permet pas le contrôle de l'épidémie. Comment le redire ? Comment le faire comprendre ? Vacciner des jeunes en bonne santé ne sert strictement à rien. Cela ne sert pas à réduire les contaminations, on vient de le voir, et ne sert pas à soigner une maladie qui ne se manifeste pas ou peu, voir le point d'avant. 

    Avant 50 ans la vaccination ne sert à rien. A rien de rien de rien. 

    b1) les enfants sont contaminateurs et les professeurs doivent s'en protéger. Cela est absolument faux. Les enfants ne sont pas atteints par la maladie, et ne la transmettent que très modérément, voire pas du tout. Ils ne sont pas concernés. En grève ce Jeudi (nous sommes le 13 Janvier) la portion des profs assez dégénérés et pétochards pour exiger en sus du délirant protocole débile et absurde que la folie gouvernementale impose aux parents d'élèves, de nouvelles protections pour leur sale cul de lâches et de pourris ne méritent que le mépris et le dégout. 

    c) ll n'y a pas de traitements. C'est absolument faux: un grand nombre de traitements variés, plus ou moins efficaces et hautement dépendants des personnes concernées ont des effets et font varier significativement les taux de mortalité dans des populations similaires. Car la maladie garde un taux de létalité, y compris dans les groupes concernés (malades et âgés, les seuls à considérer) relativement réduit. Bien des obèses âgés contaminés en réchappent. Les soigner, les entourer, les faire respirer, stimuler leurs défenses immunitaires, tout cela améliore leur état. Le soin améliore l'état de malades sujets à la panique, au désespoir, à la fin de vie, à la gêne corporelle permanente. Le placebo soulage les mourants, les fait vivre, les pousse à se défendre... 

    Mépriser et condamner cela est inhumain, délétère coupable et pourquoi ne pas le dire ? Punissable. 

    d) Les "faux remèdes", hyroxychloroquine ou ivermectine sont toxiques. C'est faux. Choisis précisément pour leur inocuité et le fait qu'ils ont été administrés massivement à travers le monde, ils peuvent être utilisés massivement sans danger pour des bénéfices qui furent mesurés, même si bien des gens n'adhèrent pas aux preuves présentées. Par la vertu du point précédent, rien ne s'oppose à leur utilisation, et le mépris scientiste n'est pas de mise, surtout quand il est basé sur un faux savoir, celui de la preuve absolue obtenue par des tests extrêmement couteux, largement critiqués et qui comble du comble ne furent tout simplement pas appliqués au remède suprême, le vaccin, dont la validation fut négligée voire entachée de fraudes ! 

    e) le confinement et le contrôle social ont évité les nombres de morts annoncés par les modélisations faites par les épidémiologistes vedettes britanniques (le fameux Ferguson) et français (l'institut Pasteur). 

    Cela est absolument faux. Toutes les études, toutes les convictions, tous les bons sens montrent deux choses: 

    e1) les modélisations, faites hors toute mesure ou théorie sur la propagation et la virulence d'un nouvel être vivant inconnu n'ont bien sur aucune valeur ou intérêt. De la pure projection numérique basée sur rien, de la merde en barre mensongère comme la derniere pourriture de leurs cul foireux que je défoncerais à la barre à mine. (pardon). 

    e2) toutes les études comparatives sur les différents confinements ont montré que hors isolation complète, incluant distribution de nourriture à domicile, interruption d'absolument tous les transports et bien sur fermeture complète des frontières (les 2 dernière mesures, indispensables, étant en fait les seules efficaces), il ne servit absolument à rien, voire augmenta les contaminations dangereuses, les personnes à risque n'étant pas protégées, bien au contraire. 

    A partir de là, les enculés qui ordonnèrent l'arrêt partiel de l'économie au prix de 500 milliards d'euros qui profitèrent à la grande distribution et au commerce internet sont punissables pour le moins. Qu'ils soient maudits. 

    Cela sera ma conclusion. Mon mépris et mon dégout pour ce monde est infini. Je souhaite sa destruction par la violence. 

    P.S. 16 Janvier 2022, le pass vaccinal est adopté par tout le monde et en plus qui le trouve "utile"... L'épidémie arrive à son pic (3,2 morts par millions par jour). Le summum du mépris de l'intelligence et de la logique, le summum de la crétinerie manipulée et de la dégueulasserie parlementaire, la honte totale. 

     

    (1) https://www.lefigaro.fr/flash-actu/anthony-fauci-apres-omicron-les-etats-unis-pourraient-arriver-a-vivre-avec-le-virus-20220112

     

  • Les instructions

    Une proposition faite par notre ami Zemmour, le vichyste connu, est de restaurer l'appellation d'"instruction publique", comme le fit brièvement Vichy de 1940 à 1941, pour remplacer l'appellation "éducation nationale", instaurée en 1932 et conservée depuis. 

    En fait l'appellation, qui désigne le ministère en charge des écoles, fut âprement discutée dans l'histoire, et son importance signe toutes les conceptions qu'on put avoir et qu'on a encore, de la chose...

    Le dernier changement, lui-même aboli, le fut par celui de "ministère de l'éducation" (tout court) par Giscard d'Estaing, qui supprima le "nationale" pour parait-il, faire allusion à la maintenant nécessaire Europe. 

    L'instruction publique fut bien sur celle de Jules Ferry, mais la distinction fut en fait discutée à la Révolution, et la grande vision de Condorcet doit tout diriger (1). J'en retiens que l'école, selon lui, a pour fonction de former des réformateurs et non des conservateurs. Il faut donc tenir à l'écart la religion, l'opinion publique et le pouvoir politique... L'éducation doit donc être réservée aux familles et le public garder l'instruction. 

    Nous sommes en plein dans la sagesse ancienne, celle qui pour toujours valable doit présider aux choses, par delà les modes, les faux modernismes et la volonté d'imposer un monde nouveau; c'est un révolutionnaire, et sans doute le plus illustre d'entre eux, bien que guillotiné, qui vous le dit. 

    « Le but de l’instruction n’est pas de faire admirer aux hommes une législation toute faite, mais de les rendre capable de l’apprécier et de la corriger. » (Condorcet)

    Le point croquignolesque est que tenants de l'"éducation" étaient aussi nommé les "spartiates", en charge du creuset des citoyens fidèles et fanatiques. L'intellectualisme et l'excellence forme des individus à l'esprit insuffisamment communautaire etc etc. Les débats sont à hurler de rire et on comprend tout: cela se passait dans les années 90 du XVIIIème siècle. 

    On oppose ainsi l'effort de l'instruction au coté ludique de l'éducation etc etc (encore).

    A la 3ème république on tente de matiner, et de rajouter à l'instruction toujours révérer, la "volonté" nationale à éduquer dans le cadre de l'esprit national fin de siècle. Buisson promeut donc l'éducation, mais fondée sur l'instruction. C'est l'éducation libérale, nationale et morale, dont le ministère reste bien celui de l'instruction publique jusqu'à Herriot en 32.

    L'instituteur (qui instituait le citoyen) devient sous Jospin "professeur des écoles"... Il fallait égaliser les conditions dans l'enseignement, bac pour tout le monde oblige... 

    On glosera sur le port de la blouse que voudrait restaurer Zemmour, même si la mode, diversement suivie, disparut tout à fait en 1968, révolution consumériste oblige... 

    On glosera aussi sur les propagandes, le caractère formateur de l'école s'étant affirmé à un point incroyable, au point de faire de la France l'incontesté premier pays woke du monde occidental, la perversion généralisée dans laquelle on tient nos enfants devant faire effet bientôt, dès que le droit de vote (on les juge prêts, certains veulent déjà se lancer) leur sera attribué. La génération 2012, mature en 2030, mais cela commencera avant, pourra donc conjuguer toutes les tendances dont on parle actuellement pour le plus grand bonheur des visionnaires. 

    Mais la grande réforme sera celle du collège unique, qui signa en même temps que l'élévation du prolétariat, avec son accession enfin possible au secondaire, et donc en fait au lycée, à une forme dégénérée de celui-ci, la chose achevant de se consumer avec l'envoi en périphérie de Paris des enfants autrefois promis à l'excellence centrale et qui avait commencé de ruiner les parents adeptes de l'habitat stratégique. Flouées les classes moyennes réparties entre supérieures et inférieures, vivent donc doublement le déclassement inévitable qui s'avance.

    Pour l'instant, il n'est que national, la France est 21/26 ème de l'OCDE au classement PISA (2). Dans la moyenne, mais inférieure au US. Est-ce grave ? 

    Le collège unique supprima une distinction de classe, qui est l'origine de l'éducation, pour lui substituer un nivellement et aussi une sectorisation hypocrite. Le supprimer, c'est restaurer les apprentissages précoces, et aussi un emploi jeune qui devient inévitable, l'assistance généralisée en ruines le rendant inévitable, autant qu'il soit encadré et formé... Maintenant la chose sera difficile et la conversion des collèges se heurtera à bien des obstacles... 

     

     

    (1) http://www.mezetulle.net/article-26934548.html

    (2) PISA 2018 https://www.oecd.org/pisa/publications/PISA2018_CN_FRA_FRE.pdf 

  • Les littératures

    Longtemps, il ne me serait jamais venu à l'idée d'être littérateur (elle est pas bonne celle-là ?).

    Littérature: mot étrange totalement dénué de signification, de valeur, de profondeur, voire d'existence. Que l'on puisse qualifier ainsi, par opposition à d'autres, certains écrits et qui plus est, des larmes dans la voix, me laissait sans la chose (la voix), incrédule et navré. 

    Proust

    Et puis, je lus Proust. Cela se terminait avec le temps retrouvé par une description de l'art, la seule chose qui compte au monde, absolument précise, détaillée et convaincante et achevée par, justement, le fait que tout ce qu'on avait raconté jusqu'alors, en était et voulait dire cela... 

    Cela était exprimé avec grâce et élégance, tout en étant mystérieux et profond. Dés lors, il y avait une borne, et bien sur tout le monde s'y référait. 

    On trouve de la part de M. Proust, (comme on dit), des considérations extra-littéraires assez précises: la distinction entre mémoire volontaire et involontaire, ou mémoire de ce qu'on avait oublié, garant de l'authentique. 

    Il y a plus, il ajoute qu'il (ce souvenir là) "donne le contenu du beau style" qui est "la vérité" que seule la beauté du style traduit. Vérité exclusivement sensible qu'on essaye de traduire en intelligible avec autant de difficultés qu'un motif musical. 

    Tout est dit, donc de la vérité, du style et de l'intelligible... 

    Finkie

    Alain Finkielkraut en vieux bretteur bavard, rappelle qu'il y a une vision littéraire du monde; ou plutôt qu'il y en avait une, avant. Citant Kundera, Soljenitsyne: ceux-ci ont vu dans le communisme, bien plus que les camps, une lutte contre la vérité que seul l'art, disons la littérature, pouvait combattre. Cette vérité-là serait donc littéraire plus que politique ou scientifique et se trouve donc bien telle, à moins que de ne pas exister du tout.

    Le "progressisme" dont le woke est l'avant-garde est un Bien qui doit s'accomplir dans l'histoire et dont la volonté de faire "réel" dépasse toutes les utopies et tous les "réalismes" qu'ils soient ceux du passé, du présent ou du futur, car tout cela doit être transformé, les statues déboulonnées et l'avenir exclusivement invoqué de la bonne manière. Ce monde affreux, exclusivement militant vérole toutes les universités du nouveau monde et introduit en France, commençant à terroriser professeurs et anciens élèves. Il est pourtant radicalement contraire à la perception du monde faite par le vieux réac anticommuniste qui a souffert milles morts de l'horrible chape de plomb qui a recouvert sa vie passée "zum Ost" à subir la punition communiste... Car c'est bien le même enfer qui nous viens cette fois de l'Ouest: avoir à soutenir éternellement un combat gagné d'avance contre un absurde qui n'existe pas et à vivre une oppression dénonciatrice perpétuelle... 

    Tous les rituels de 1984 sont présents, depuis le quart d'heure de la haine contre le sale sioniste (juif)  jusqu'à la dénonciation familiale (raciale) de l'oppression qu'on exerce de par sa seule hérédité... Une folie démente, que seule l'expression individuelle du littérateur angoissé, peut exprimer et rejeter ou décrire: la  LTI: Lingua Tertii Empirii, la nouvelle langue, le nouveau style qui recouvre tout, réexprime tout et vraiment, change le monde en changeant toutes les manières de s'y référer et donc d'y vivre. 

    Réalisme ? Nous y sommes.

    Au tournant des années 1660, une révolution se produisit: après la publication des dix volumes de "Artamène ou le Grand Cyrus" par Mademoiselle de Scudéry, le plus long roman de toute la langue française, en 1653, Madame de Lafayette publia en 1678 la Princesse de Clèves. L'histoire et la fiction engendrait le réalisme et le roman moderne, finalement théorisé par un certain Du Plaisir en 1683. Le fabuleux devient l'invraisemblable, et se trouve chassé pour toujours. 

    On pourra alors gloser sur la lente décadence ou évolution du roman, qui se matérialisa donc par le réalisme des situations, qui s'agrémenta tout de même par la recherche du style, cette poésie du langage écrit, destinée à communiquer précisément ce réalisme, ce qui est à la fois contradictoire, mais comme tout ce qui l'est excitant et donc artistique au final. La première véritable fin de cette chose fut certainement Céline, pour moi l'abomination de la désolation, quand la volonté de réalisme du "style émotif parlé" transforme le texte en ordure illisible et désespérante, jusqu'au non sens complet. Si encore on y trouvait la verve de l'argot, les déconnades de San Antonio ! 

    Bref, on retombe là dans l'horreur privée de sens et Robbe-Grillet, Sarraute,  Simon, et tout ceux là, exploitant le style pour être mieux chiants et illisibles, ont transformé, mieux et pire que Céline, la littérature en distraction de taré, en snobisme vulgaire, pour finir sous Sarkozy, qui rendit public ce que la génération juste d'après pensait du thème en évoquant la terreur du potache, la princesse de Clèves, justement... 

    Ensuite, il y a le sentiment, qui peut se matérialiser de deux manières, suivant qu'on subit ou non, la chose pouvant elle même se modaliser de deux manières, suivant qu'on espère que ça change ou non. 

    Subir, c'est décrire l'inéluctable qui s'abat sur nous depuis toujours, son contraire étant la description de l'action efficace et éperdue, de l'aventure et de la réussite. Les modalités sont de savoir si cela va durer toujours et si la révolte ou la faillite est nécessaire ou inéluctable elle aussi, conduisant à la nécessité de faire vraiment quelque chose quitte à poser la question ("Que faire ?") ou bien plus prosaïquement si cela signifie quelque chose d'autre et si une nécessité surnaturelle préside au désagrément ou au plaisir de vivre ce qu'on décrit, cette chose en plus s'appelant beauté, objet G, divinité d'une sorte ou d'une autre, bref, ce qui nous échappe, et qui pour certains, est la seule chose vraiment existante et digne d'être comprise, communiquée ou vécue. 

    On remarquera que l'option "révolte", "roman social", "féminisme" et autre description activiste du réel, transformant l'œuvre d'art en utilité n'en est pas une et échappe par définition à toute espèce d'intérêt et cantonne l'information en question à un manifeste, ou une publicité, bref à un appel à quelque chose qui ne peut peu ou prou qu'être un appel à la haine ou au meurtre, susceptible sous certaines formes d'être interdit, tout simplement, à la hauteur de ce qu'il voudrait d'ailleurs "annuler" et qui n'est ainsi ni plus ni moins que la forme inversée de lui-même, ce genre de chose étant structurellement contradictoire, par ailleurs.

    Les styles

    On remarquera aussi que tout ceci concerne la langue et donc la manière dont on comprend les choses, le "style" étant plus que la manière, l'attitude avec laquelle, avant même de comprendre, on va recevoir ce qu'on va bien vous dire. Cette attitude, que certains donc vont identifier avec le réel lui-même, quand elle est considérée "relativement" à d'autres, et donc identifiée, peut être à l'origine de deux points de vue ou manières d'en déduire une généralité assez différente.

    Tout d'abord, la différenciation entre compréhension "indulgente" ou "holistique" du monde, et la compréhension normative et utilitariste, voire politique de ce même monde. On en a parlé, c'est la grande tendance de l'heure intellectuelle aux prises avec le sinistre progressisme, avec comme conséquence de l'indulgence toutefois des conceptions "à principes" qui reconnaissent le droit à l'exception, à l'originalité, à la liberté inconséquente, mais aussi à l'innovation hippie et plus généralement à la liberté mise au-dessus de tout. Le personnage humain individuel et solitaire tel qu'il se manifeste dans le roman littéraire qu'il soit d'ailleurs "réaliste" ou "fabuleux" est forcément ambivalent et contradictoire, comme tout ce que l'on sait de l'humanité et que personne ne peut ignorer à moins de se transformer en "autre chose" qui ne peut être, bien sûr, que détestable. 

    Mais il y a autre chose, et qui est sans doute plus important: au-delà de l'utilitarisme partagé par tous, il y a l'autoritarisme porté par les hiérarchies qui refusant de célébrer le symbolique et de s'appuyer dessus, tentent de vendre les ordres nécessaires sous la forme d'une vérité évidente et transparente à laquelle on doit plus que se soumettre puisqu'il s'agit de l'incorporer, le mal étant transformé en déficience. C'est la plaie du "management", méthode de contrôle des esprits qui doit d'abord s'appuyer sur une transformation du langage qui doit d'abord rendre impossible toute description de lui-même, le contenant ne pouvant être contenu. Là encore, le "littéraire" se distingue en étant par définition ce qui va s'opposer à cela au nom de la vérité, précisément, c'est-à-dire ce qui est irréfragable et extérieur à toute organisation, à toute autorité implacable revendiquée... Éveille au beau style par "les trois mousquetaires", je dirais comme bien des gens, je connais le cardinal, cette mystérieuse et implacable, justement, autorité qui en héros romantique (Richelieu l'est, en fait) impose le pouvoir total de l'État, devenu personnage à part entière. Et bien, on n'a pas là une nécessité mais une volonté, et cela n'est pas pareil... 

    Et puis il y a la dissidence, la manière dont elle s'exprime et le combat mené pour s'approprier son expression ou plutôt ce qui la contredit, et cela se fait par la modalité de l'expression, précisément. Le mot, la figure, le jeu de mot a dans la langue un caractère réel qui va au-delà de ce qu'il représente: il s'associe à une habitude, à un pouvoir, à une évidence, et cela d'une manière plus puissante que l'ordre reçu. C'est par la parole qu'on est obéit, et cela autant directement qu'indirectement, car les troupes qu'on envoie torturer quand il le faut, il faut aussi qu'elles obéissent... 

    On se finira avec Saint Simon, l'inspirateur et le modèle de Proust, mais sans l'intention quoique... Le Duc voulait que son lecteur soit comme vivant de l'intérieur l'intrigue, et le dissident de l'époque qui méprisa Voltaire de faire l'hagiographie de ce qu'il ne connaissait pas, a vu Louis XIV dans toute sa bassesse, a maudit l'absurde révocation et la sinistre bigote qui présida au roi, et aussi au nom de la hauteur de vue et de la grandeur, précisément décrit ce qu'est la bassesse humaine, la vraie, celle qu'on ne déteste pas assez, car on y a appartient trop. (pas mal non?). 

     

     

  • Les philosophies sanitaires

    On avait avec les "nudges" (1) parlé de la politique sanitaire, mais celle ci fut bien expliqué par la très carrée dame (2), et cela mérite d'être résumé, surtout qu'en (3) celle-ci verse dans la vraie philosophie et revisite Nietzsche avec talent.

    Nietzsche et la vie

    Car N. est le penseur de la vie. Très versé en biologie, il profita de ses maladies chroniques à lui pour se documenter à mort sur la science biologique de son temps et se trouva expert en évolutions et autre conceptions ouvertes de la science conçue comme agonistique (la science est un combat à mort entre instables découvreurs) et vivante, hors de la rationalité éternelle et d'une notion de la vérité totalisante, inaccessible et hors du monde à qui on substitue la -réalité-, cette chose que découvre Nietzsche. 

    La vie c'est le flux, et Stiegler nous expose une belle alternance flux/stase, autre description de l'opposition Héraclite/Platon, stase qui par ailleurs reste nécessaire pour N., la réalité toujours, et il se plaint de l'"âge du télégraphe" qu'il découvre, c'est l'arrivée de la technique et donc de la pensée généralisée du flux, de la vitesse, de la globalisation. 

    Au passage notre philosophe ancre Descartes le soi-disant rationaliste dans la vraie (ou duale) interprétation du "je suis" qui est corporelle, sensitive, phénoménologique (ce qu'on découvrit après). Comme quoi. Sa thèse est que l'alternance (ah que j'aime la superposition significative des contraires) marque la philosophie, toute perception du corps suscitant un rationalisme qui fait écran à cette charnelle perception de soi. 

    N. en tout cas, se trouve là en théoricien premier de l'écologie, et fait une lecture corporelle du scientifique... Il opposerait donc les deux théories de la science qui sont d'une part l'adaptationnisme (le réel soumis à des lois est passif devant elles) et l'activisme ( le vivant s'adapte et cherche ses solutions en se différenciant ). Penseur de la mémoire, de l'intégration de ce qui n'est pas soi, du changement de soi, de la volonté vivante...Et aussi de la culture globale, dont il faut faire la médecine. 

    On pensera avec tout ça aux spéculations de Raoult qui voit dans les virus les composants d'une construction horizontale du vivant, formé du mélange de substances successives dont la reproduction est d'abord faite d'ajouts. De quoi accueillir les migrants nécessaires: car la conception du social est bien entendu construite à partir de sa compréhension du vivant, et donc le biopolitique revient ! 

    Notons que Stiegler considère Foucault comme négligeant du "bio" en penseur des années 60, et ne concevant le politique que comme nécessairement séparée conceptuellement de la chose... Sa critique de la manip précédente (la répression de la folie prolétarienne) en aurait fait foi. 

    Le bio politique

    L'idée brillante est que censurée un temps par les manips du docteur Mengele, (et d'ailleurs Zemmour refuse le changement de sexe des enfants à cause de cela), la vision biologique et expérimentale du social revient en force: on en vient alors aux obsessions antisanitaires de la dame et à l'actualité. 

    Spécialiste en éthique et en santé publique, la dame est en fait Raoultienne en ce qu'elle maitrise et pose les problèmes qui furent occultés pendant cette furieuse période de deux ans ou toute rationalité fut oubliée et piétinée. Doté par la prudence et les institutions du monde civilisé d'une élite divisées en instituts, universités et comités d'experts liés par une morale et des pratiques, l'État Français confronté à la pandémie a choisi de l'ignorer totalement et absolument. 

    Pourtant la discipline était constituée, productive et intelligente et aussi multidisciplinaire: un régal de civilisation intellectuelle et technicienne. Raoult avait pondu des rapports circonstanciés, des techniques d'organisation collective éprouvée: tester, isoler, traiter réfléchir, chercher, comparer. Poubelle que tout ça ! Les technocrates issu du socialisme ignorants et actifs, vélléitaires et décidés gèrent en autocrate au nom des valeurs humaines. 500 milliards furent déversés pour rien, et qui ose s'en plaindre ? Qui peut reprocher ce courage infini qui consiste à ruiner le pays pour toujours en déversant toutes ses économies sur la stupidité ignorante qu'on a décidé à l'arrache en imitant la Chine et l'Italie ? 

    Sanitaire 

    Sous la conduite de la cellule nudge installée dès l'élection, et qui sur le modèle de la nouvelle cellule de sécurité (celle de Benalla) doubla tous les comités, cabinets, conseils des ministres et autre tralala parlementaires par ailleurs aux ordres, le couple présidentiel constitua successivement un conseil scientifique (bidon, il fut suscité pour endosser le maintien de l'élection municipale), un conseil "care" qui ne se réunit pas, puis le fameux "conseil de défense" chargé de gérer au jour le jour les errements guerriers d'une conduite purement communicationnelle de l'action gouvernementale euh de la campagne pour la réélection. On se nudge soi même: pense au 24 (Avril) fier sicambre ! 

    Au passage, la théorie du complot doit être rejetée: jusqu'à la veille du confinement, le nudge conseillait une vie normale affichée au théâtre et au restaurant: pas plus que les djihadistes, le virus ne perturberait la fête parisienne; puis la panique a saisi tout le monde. Au gnouf ! Au passage, on prit soin de maintenir une contradiction fondamentale: les frontières restèrent ouvertes, la jet set pu faire voler ses avions privés. 

    Pourtant tout le monde le sait, la chose n'est pas une pandémie: elle ne concerne que le monde occidental (le reste du monde, médusé, contemple le cadavre confiné de son oppresseur) et parmi celui-là, uniquement les vieux et les malades. Précisément ceux que la notion de "Santé publique" considère par nature. Car par définition, la santé globale, la médecine de la société est collective et publique et concerne 1) les maladies chroniques dont le cout social et humain devient premier; 2) le vieillissement de la population inéluctable et à organiser; 3) la conjonction de 1) et 2) évidente; 4) le zonage géographique des soins, la présence de déserts médicaux de nature opposées (la ruralité ET les villes et banlieues);  5) la gestion du système hospitalier conçu pour traiter les accidents de ski et les transplantations cardiaques et complètement saturé. 

    Politique

    Mais tout cela est du complotisme, de l'illusion fumeuse (non Madame Wonner, la chloroquine ne se fume pas (Véran à l'assemblée Janvier 2022)), de la théorie inutile, du gauchisme. Médusée et morte de peur, la classe intellectuelle et technocratique se tait. Deux ans d'absolu silence, d'absence complète de réaction. Leur gestion de carrière avant tout, et les intellectuels courageux (ceux qui participent au bourrage de crâne de la guerre nécessaire) sont simplement décorés tour à tour au prorata des mensonges et faussetés éhontées qu'ils ont proféré tour à tour. Une seule accusation a suffit: "complotisme" pour empêcher toute réaction, toute critique même mesurée.

    Un seul roc imperturbable: Raoult, l'honneur de la science, déconsidéré comme charlatan antivax qui produisit pendant deux ans toutes les recommandations effectives qui furent progressivement adoptées (et imposées par décret sans référence à son auteur et à son utilité) par l'Etat ingrat. Toutes sauf une ! On ne parlera pas de tous les jugements et rappels à la vérité, tous déconsidérés et traités de complotistes, et pourtant manifestement vrais: les enfants ne sont pas concernés, les malades sont vieux ou déjà malades, la mortalité est très faible, le vaccin n'est que partiellement efficace.

    Tout ce qui justifie une vraie politique multi définie de santé publique conforme à la complexité du monde et qui est  globalement ignorée par un gouvernement commando qui gère la situation en guerrier, en interdisant deux ans après de manger son sandwich dans les trains sauf "en cas de nécessité" ("Retirer le masque pour boire ou manger rapidement", Jean-Baptiste Djebarri précise les règles à bord des trains", Janvier 2022). In extenso, c'est: 

    "Si vous avez un besoin impératif de boire ou de manger, parce que vous êtes fragile ou simplement parce que vous avez ce besoin physiologique, vous pouvez retirer votre masque et boire ou manger rapidement, puis le remettre tout de suite après."

    Sur ce magnifique et stimulant intellectuellement gâteau, on trouve ainsi deux théories en forme de fraises. D'abord la conception autoritaire et nudgique de la chose: le peuple est une masse de cons à conduire avec une schlague et à forcer à l'hygiène. Fumer, ne pas se vacciner, se faire des ballons, picoler et conduire des voitures est mauvais et doit être interdit euh dirigé positivement par la suggestion, la contrainte indirecte et le contrôle social. 

    La deuxième théorie est celle de Louis Fouché, en gros: la liberté, la conviction personnelle, la conduite saine auto dirigée de la vie, la liberté, la compréhension la culture et l'empowerment (se donner les moyens de l'action ), l'intelligence, la culture, la réflexion. La société peut réfléchir et au moins en principe est respectée comme ensemble collectif doué de raison et surtout, souverain. Illusion absurde de hippie dégénéré, le chevelu au chichon est maintenant en charge des lumières, il fallait l'inventer celle-là, Macron l'a fait. 

    J'avais déjà considéré une autre politique, celle du dégout horrifié, en vigueur finalement chez les précurseurs de la saine réaction humaine envers l'absurde, l'injuste et le véritablement satanique du monde: les djihadistes. 

    Ah que cela fait du bien de voir des enfants découper au couteau la tête de journalistes occidentaux vendus à cette horreur ! Vite une autre vidéo, tant qu'on en a la liberté. 

    La démocratie

    Pour vraiment conclure, on parlera de la démocratie... Cette chose conçue sur le mode de l'exclusion (des femmes, des esclaves, des métèques, des étrangers) est aujourd'hui célébrée sous la forme de l'inclusion (on veut donner le droit de vote aux étrangers qui s'installent à leur gré). Elle est d'abord élective, et c'est le seul critère, mais on doit distinguer ce que fait l'élu de l'élection: soit ce qu'il veut, sans plus rien demander, c'est le modèle français, ou en cherchant à respecter scrupuleusement les désirs décodés par l'élection, c'est le point de vue "allemand", voire "britannique". 

    La critique par Stiegler du néo libéralisme évoque cette rupture avec les lumières que fut l'impie doctrine: elle suppose que le peuple est irrationnel et doit être influencé et dominé: les masses irrationnelles qui se précipitent vers le bolchevisme doivent être prises en main habilement et obligées au libéralisme consumériste et on le voit, sanitaire. 

    On voudrait, c'est le point de vue gaulliste, se battre jusqu'au bout pour imposer le point de vue "nécessaire" quitte à accepter de longues voire définitives périodes de placard pendant lesquelles on ne perd pas espoir, le pragmatisme, qui de l'élection, qui des circonstances faisant office de principe de légitimité. La question de ce nécessaire est bien sur spirituel et quasiment monarchique, le désir de la France étant ce qu'on montre, charge au peuple de le reconnaitre et d'y adhérer, ou pas. En période d'incertitudes, on peut et on doit essayer de peser sur le réel et de préserver les intérêts collectifs, en pesant les couts et les bénéfices et en prenant des avis. On peut et on doit faire tuer les "vieux" soldats, et se comparer à ses adversaires. Ceux ci nous envahissent de partout, et communiquer pour influencer à son bénéfice personnel pour au final abandonner toute souveraineté est une honte absolue. 

     

     

     

     

    (1) Les nudges http://francoiscarmignola.hautetfort.com/archive/2021/03/02/les-nudges-6301015.html

    (2) Stiegler au carré: https://youtu.be/23FyqDcnz-s

    (3) Stielgler et Nietzsche https://www.youtube.com/watch?v=q6JMZOL93Uc

  • Les croyances

    Le rêve

    Ayant rêvé que j'étais catholique "évidemment" et au réveil inquiet quelques minutes de la réalité de l'affirmation, me voilà forcé de réaliser que je ne le suis pas du tout en fait, tout en regardant, fasciné, toutes les tentatives des autres pour l'être, ou quelque chose d'approchant. 

    Tout d'abord il y a la création et son ordre magnifique, les photos en couleur des galaxies (ou celles tout aussi colorées des membranes des ailes des colibris, en passant par les splendides couleurs irisées qu'on peut tirer de photos gros plan du sperme d'un rat) pouvant amener la réflexion qu'il  y a "forcément"  une création... Je commence par là pour évoquer l'interrogation naïve d'un Houellebecq lors d'un interview, ou la mienne, tout aussi naïve, sur l'existence spirituelle des lois de la nature, responsable des fluctuations hasardeuses du vide, elles-mêmes responsables accidentelles des fameuses couleurs...  On reviendra sur ma théorie. 

    Le salut

    Puis il y a la souffrance humaine, générale et trop évidente, à l'origine de la raison profonde de la notion de "salut" et des concepts civilisationnels qui lui sont associés. Tout ce qui apparut quelques siècles avant JC, lui-même (jicé) manifestement au courant de la chose, et inspiré, baigné, disons d'un mélange mondialisé résultat de la conquête d'Alexandre, élève d'Aristote et premier unificateur du monde, sans doute le premier véritable occidental fils de Dieu. 

    Ce salut est celui du monde entier, quand tous les individus pris à égalité se retrouvent face au même problème, qu'ils ne peuvent plus associer à une condition artificielle liée un mode de vie local, celui de l'Empire lui-même devenant dérisoire: esclave ou femme cela ne change rien et l'appartenance à une "nation" non plus; ce qui la rend possible, l'unification des mœurs n'étant pas nécessaire, justement. L'identité n'inclus plus l'appartenance à l'empire et celui ci n'est plus nécessaire. Cette révolution là fonda l'Europe. 

    Revenons au salut: la souffrance est trop grande et le grand système mystique et intellectuel de l'Inde qui aborda le problème introduisit l'idée qu'un humain pouvait servir d'intermédiaire, non pas au sens de l'homme divinisé, mais de l'inverse, le Dieu c'est ça l'idée se transformant en homme pour transformer l'impossible terrifiant en vérité intangible. 

    Intellectuellement génial, le christianisme alla jusqu'à (plus tard complètement mais l'idée était là dès l'origine) imaginer un dieu multiple divisé à égalité en entités radicalement différentes. Cette manière définitive et admirable de rendre pensable tout en le gardant assez mystérieux un au-delà de la réflexion philosophique qui soit à la fois le radicalement autre divin et le cohérent articulé réaliste est un sommet incomparable de civilisation, jusque-là indépassé et absolument supérieur à tout ce qu'on avait pu imaginer et aussi de ce qu'on peut actuellement imaginer. 

    On passera donc sur bouddhisme et islam, bien tentées, mais dérisoires tentatives de créer une solution au problème. Le cas de l'islam est particulier en ce qu'inventé en connaissance de cause, il se mit à l'écart, sans doute par ignorance et volonté obstinée, de la trinité et de l'homme Dieu. On pourrait gloser sur certaines tendances à la surhumanité que ses gnoses tentent de réintroduire, mais il est en fait "foutu": son prophète n'est qu'un conquérant législateur et son entité divine dépourvue d'identité autre que son obsessive unicité n'est qu'une misérable fiction orientale sans relief autre que ses malédictions, jurons divins qui ne sont que blasphèmes ignobles envers l'humanité souffrante. 

    Entouré d'un fils aimant, des ses projets amoureux d'avant les débuts des temps et de son esprit omniprésent qui anime les volontés le divin chrétien a une complexité et une réalité admirable difficile à nier, c'est sans doute ce qui anima mon rêve. Le rétablissement d'une relation intellectuelle et sociale avec un autre radical, inspirateur de la psyché et de la conscience et garant de la rectification de l'être dans sa capacité à entrer en relation avec les autres est l'objet du religieux mais pas que: il est le projet humain, la salvation. 

    Le retour

    Rétablissement, salvation ? Quel retour à quoi et qu'y avait-il avant dont nous nous serions éloigné et qui serait la cause de notre souffrance ? 

    L'anthropologie agite cette question dans tous les sens depuis l'origine des réflexions cohérentes de l'humanité. Entre l'androgynie primordiale et la constitution progressive de l'être là, avec ou sans capitalisme ou technique délétère, et bien sur le péché originel, l'idée est constitutive et inévitable et où qu'on regarde, on le voit bien: ça ne va pas... 

    Objet de la castration primordiale de l'individu (la découpe de l'androgyne) cette souffrance indicible et aux conséquences multiples fait bien partie de l'essence de l'humanité, une sorte d'état à défaut d'un évènement primordial. C'est bien l'objet de toutes les sagesses, de toutes les gnoses, que de refaire le chemin dans l'autre sens pour aboutir à un autre état, souhaitable celui là. On l'identifie souvent à quelque chose d'assez simple, et d'assez Moyen Ageux: l'idéal de Duns Scot qui est de "voir Dieu". 

    Objectif et destin de l'hubris post antique chrétienne, cette ambition rompt avec toutes les religions précédentes, pour ne pas dire avec celles qui suivent. Car l'androgynie est divine et la séparation est celle qui divise l'homme et Dieu lui même. Le retour est celui d'avec l'instigateur du projet: se séparer puis se réunir en remélangeant passé et futur dans la grande unité éternelle du temps aboli ! Quel est l'intérêt de la bulle provisoire, me diriez-vous ? 

    Laissons de côté la question, les mondes multiples que la chose évoque laissant penser à une barbarie mettant en cause l'unicité du fils de Dieu, elle certaine... Bref, une spéculation mérite ici de s'élaborer, on verra plus tard. 

    En tout cas, une solution élaborée est ainsi apparente, disponible et grandiose, et a assez fasciné les esprits assez longtemps pour inspirer bien des œuvres. La question de l'arrêt des curiosités à ce sujet se pose. 

    L'histoire

    On doit d'abord distinguer les souffrances. Elles étaient autrefois liées à l'impossible prospérité qu'impose l'agriculture, mode paradoxal de production qui permet à la fois la multiplication des familles mais la prospérité d'une minorité seulement, le miracle néolithique étant peut-être l'événement fondateur qui causa nos souffrances avec les religions sacrificielles et le début des réflexions à ce sujet-là. 

    Réglé par la technique et les pesticides, la chose se mua en les croissances folles du siècle dernier qui firent justice de ce qui n'existait que comme superstructure à une fatalité qui disparut brusquement, ne laissant qu'une souffrance existentielle qui est quasiment le regret de la précédente. En tout cas, le changement fut sous nos yeux, et la France ne rompit avec le néolithique que de mon vivant: notre voisin avait un cheval pour labourer, le champ était en pente. 

    Que le catholicisme ait disparu par la même occasion était somme toute assez naturel. Mais il y eut plus. Par un glorieux malentendu simultané, s'installa en effet une conception du monde qui rompait par essence avec le rituel. Manifesté en latin, avec des déguisements démodés mais rattachés au passé, un culte à une entité mystérieuse était rendu avec distraction mais régularité. Conjugué de matérialité arbitraire mais répétée et donc ordinaire, le régulier marquait les habitudes et se trouvait crédible. On voulut le rendre signifiant au delà de sa fonction: il fallait comprendre et penser ce qu'on disait. En Français, puis en manifestant sa foi, on voulu rendre tangible ce qui était destiné à forcer à l'hypocrisie. L'horreur de l'obligation apparut alors manifeste et les gens partirent. Qui plus est, le désastre esthétique concomitant fut effroyable: la laideur et la superficialité des expressions nouvelles qu'on chercha à introduire servit de repoussoir essentiel et toute la religiosité se réfugia dans le yéyé pleurnichard, à destination de la dernière population sous contrôle des curés, désormais libres : la gent féminine, du moins la partie baisable de celle ci, les vieilles dames robotisées continuant les simagrées. 

    Cette obsession à "comprendre", fait de civilisation, marqua tous les domaines et en particulier fut le responsable de la destruction de l'enseignement public. Marqué par la volonté de se rendre tangible, comme on l'a vu, l'éducation se voulut explicite et ajouta sincérité et volonté d'élévation à ce qui ne devait être qu'apprentissage par cœur et techniques bien comprises, seuls moyens pour une élite d'accéder dans un deuxième temps  à la vraie maitrise. Voulant justifier l'effort par un résultat immédiat trop vite acquis (résumé de texte et salaire garanti) on rendit impossible le plaisir de l'effort et donc tout ce qui s'obtient avec. La féminisation des apprenants et des sachants fit le reste: plus personne ne s'intéresse à l'école et un ennui terrible se répand dans une société bureaucratisée à l'extrême dont les masses abruties ne pourront plus être conduites que par un fascisme pointilleux dont on commence à prendre la mesure, l'épidémie et sa manière d'être résolue étant destinée à durer, je vous le garantis. 

    La glorieuse héritière de la fondation initiale de la civilisation, à peine entamée par une remise en cause pourtant fondamentale faite il y a 5 siècles, se suicida donc sous nos yeux sans espoir de reconquête sinon par la marge. Prise en mains par bien pire que les orgiastiques seigneurs de la renaissance qui poussèrent la corruption jusqu'à vendre par actions le paradis, en l'occurrence les seigneurs mafieux homosexuels qui couvrirent la pédophilie du XXème siècle, l'Eglise actuelle va maintenant se ruiner doublement : en exigeant qu'on accueille tous les migrants d'une part, en se ruinant en indemnisant ses victimes d'autre part... Comment se convertir au catholicisme ? En allant voir qui ?

    Les solutions

    D'abord il faut savoir que cette "solution" à la souffrance fut violemment critiquée à l'aube de la première amélioration et bien sur par Marx:

    "La religion est le soupir de la créature accablée par le malheur, l’âme d’un monde sans cœur, de même qu’elle est l’esprit d’une époque sans esprit. C’est l’opium du peuple.

    Le véritable bonheur du peuple exige que la religion soit supprimée en tant que bonheur illusoire du peuple. Exiger qu’il soit renoncé aux illusions concernant notre propre situation, c’est exiger qu’il soit renoncé à une situation qui a besoin d’illusions. La critique de la religion est donc, en germe, la critique de cette vallée de larmes, dont la religion est l’auréole"

    Tout le XIXème siècle se consacra à la ruine intellectuelle du catholicisme en réformant la perception de  la souffrance. Celle ci pouvant être abolie par la technique et la redistribution, il n'était plus besoin de la consoler ou de l'expliquer, mais simplement de l'abolir, celle ci étant entièrement due au capitalisme qui allait s'effondrer. 

    Juste après la chute du mur, Houellebecq (1) reprend le thème, et ajoute à la détresse prolétarienne la sexuelle soumise aux mêmes lois impitoyables (et irréformables) du libéralisme. Il propose une consolation romantique réexprimée, qui serait d'après les spécialistes,  la nouvelle relation qu'entretient le poëte avec son lecteur... Belle ambition, nimbée de capitalisme, ses livres, (des beaux objets) n'étant pas gratuits tout en étant downloadables... 

    Avant la religion chrétienne et à l'aube de celle-ci il y avait le stoïcisme et la notion de consolation (1), qui réexprime la nécessité du monde: cosmos harmonieux, société organique et parole signifiante. Les 3 fictions, transformées par la modernité en chaos erratique, en société capitaliste impitoyable et en paroles arbitraires déconstruites n'ont bien sur plus cours. 

    La consolation chrétienne était basée sur l'au delà d'après la mort, période intermédiaire (tout est intermédiaire dans le christianisme depuis le christ lui même, jusqu'au millénarisme, en passant par la grâce) avant la résurrection générale des morts, fin du monde humain, et donc de la fameuse bulle que l'historicité du fils de Dieu et donc de Dieu lui même rend unique forcément. Très supérieur à Mahomet en puissance divine, Jésus n'est pas un prophète et crève l'écran de la rationalité antique: il représente la vraie vérité, celle de l'absurde miraculeux effectif. Il n'est pas  un miracle pour les dieux (quoi ? un homme deviendrait comme nous ?) mais bien pour les hommes qui n'en croivent mais. 

    Cette affirmation de la vérité improbable au point de s'identifier au vrai concept, le seul qui vaille (pas mal, cette jésuiterie, vous ne trouvez pas?) caractérise le christianisme et injecte dans la rationalité plus que le solipsisme, la vérité irréfragable, celle qui recouvre toute les spiritualités et qu'elle rend possible, la preuve: Gödel a raison même s'il avait tort... 

    Cette consolation là, opium certes mais puissant qu'on y pense, et que manifeste un ordre social qui la confirme et qui la poétise, source de bien des énergies et de bien de belles musiques.  Et puis il y a la grâce, car la consolation nécessite d'être souhaitée, au point que la souffrance s'y identifie. Le désespoir d'amour devient alors celui du refus motivé ou arbitraire de la solution à se manifester, source de la vraie humilité. 

    A moins que comme un autre poëte, Baudelaire en fait, on ne se conjuge au divin que pour : 

    "Je sais que vous gardez une place au Poète
    Dans les rangs bienheureux des saintes Légions,
    Et que vous l’invitez à l’éternelle fête
    Des Trônes, des vertus, des Dominations.

    "

    On remarque ainsi que le chrétien est en fait assez égoiste et ne s'intéresse qu'à lui finalement, sa place en face de Dieu étant la seule chose visée. Comment concilier cela avec les plaintes constantes concernant la souffrance due à la solitude, qu'elle soit celle d'un Houellebecq ou d'un Balzac ou d'un Marx, en gros celles de tous ceux qui ne conçoivent l'homme que social ? On va même jusqu'au christ lui même qui ne parle que du prochain, au point d'avoir fait de son ultime avatar l'église du dernier pape, une machine à une seule exhortation, celle d'accueillir les migrants ? 

    Cela donne-t-il à la solution déiste catholique un caractère original ? 

    On notera dans toutes les déplorations (ou accusations) concernant la solitude humaine et la dégradation de son social, un très métaphorique regret de la religion sociale ancienne sous la forme du nom "dieu", que l'on martyrise lui. 

    « Le cadavre de Dieu
    Se tortille sous nos yeux
    Comme un poisson crevé
    Qu’on achève à coups de pied. »

    Le passage ténébreux par la notion de "salut" à la souffrance liée aux mauvaises interactions sociales ferait donc la liaison entre les deux ordres,  à part que cela n'est dit nulle part sauf dans les encore plus ténébreux manuels de prière ou la seule interaction qui soit vraiment à plaindre est celle que l'on se devrait d'avoir avec Dieu lui même, finalement seule entité vraiment intéressante, et seul autre avec qui on puisse vraiment communiquer sauf qu'on y échoue et que c'est ça le problème en fait. Belle théorie, en tout cas, et qui nous rapproche d'autre chose. 

    Philosophie

    Schopenhauer serait un philosophe de la vie désespérante qui ruinerait la soit disante (toujours la même chose) méthode pour bien vivre (on pense à la suite: "en société") qui serait la deuxième fonction de la philosophie. Rêve idiot, la "méthode pour bien vivre" qui tient lieu d'idéal à la moitié des intellectuels est évidemment un repoussoir mais aussi quand elle est reconnue impossible, un moyen pour qualifier d'extrêmement noire la philosophie elle même. On en revient au jeu avec le cadavre de Dieu.  

     

     

    (1) Houellebecq, l'art de la consolation Agathe Novak-Chevalier

  • Les hermétismes

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  • Les visages

    Le propre de l'usage actuel des médias est de rendre visible les visages des dirigeants en train de prononcer le résultat de leurs décisions. Non pas simplement lors d'un discours solennel  marqués par la timidité naturelle de tout homme prononçant en responsabilité une annonce importante murement pesée et sur laquelle il joue son pouvoir et sa crédibilité.  

    Non, il s'agit d'interviews, de discussions à bâtons rompus avec des journalistes, en confiance et en évidence. 

    Elu par le miracle d'un scandale public et bénéficiant par la suite d'une étrange élection législative, lors de laquelle, on ne peut nier qu'un abandon pour moi funeste lui donna tous les pouvoirs, le président actuel fait ce qu'il veut depuis bientôt 5 ans. Enfin ce qu'il veut: poussé au gaspillage par l'émeute, puis par les syndicats unanimes, puis par une épidémie, 3 occasions de démontrer son incapacité, son immaturité et son indécision, il ne fit surtout rien sinon se ridiculiser. 

    Lorsque son visage apparait et qu'il se justifie, quand ses ministres apparaissent et qu'ils annoncent ses non-décisions, qui toutes versent dans l'autiste autoritarisme vantard et affirmé, il me prend une réaction psycho-physique étrange. 

    Une bouffée de haine quasi incontrôlable ainsi me prend, et par force, du fait de la maitrise de moi-même que j'arrive à m'imposer, je m'éloigne de l'écran avec un peu de bave aux lèvres. Tout mon esprit était capté par une haine incoercible, une obsession de dévastation, d'éventrement, de meurtre sauvage. Le sang voudrait couler et un spectacle d'abattoir interdit voudrait se dérouler avec les cris et les pattes qui s'agitent... Pour qui dois-je voter à la prochaine élection pour que de telles images cessent de m'obséder ? Dites-moi... 

  • Les émissions

    Ultra court, et clair et net. 

    Les émissions de gaz à effet de serre issus de l'activité humaine, et responsables du réchauffement catastrophique du climat en cours se répartissent ainsi: 

     

    30%  les centrales de production d'électricité à charbon, au fuel et au gaz

    30% l'agriculture et la déforestation

    15% les transports (dont 6% les voitures, 4% les camions, 2% l'avion)

    15% l'Industrie, ciment, acier, plastique

    10%  le chauffage et les déchets

     

    Voilà c'est tout. On sait tout. 

    Les engagements de maintien de l'augmentation de la température moyenne du globe pris actuellement sont de 1,5°. Ils supposent une réduction d'un tiers de l'émission de gaz à effet de serre. 

    Que les personnes qui ne sont pas pour le tout nucléaire lèvent la main. Elles seront priées de se rassembler ici. Leur sort sera terrible et douloureux. Cela sera le feu décrit par le Coran, livre admirable par ailleurs, et bien en ligne avec le fameux réchauffement, car il faut à ces misérables un enfer qui leur soit adapté. 

    Un autre point est la soi-disant responsabilité des consommateurs des produits chinois dans l'émission des maudits gaz, comme si ils avaient choisi le charbon en achetant des produits conçus en Chine, alors qu'indifférent à toutes les étiquettes sauf celles mentionnant le prix, elles n'ont bien absolument rien choisi, étant plutôt obligées vu la perte de leurs emplois, obligés de prendre le moins cher pour vivre. La responsabilité incombe bien sûr entièrement à la Chine avec le choix délibéré par sa dictature impitoyable d'une croissance folle basée sur le charbon et l'exploitation de misérables dominés, entérinée par l'occident dans l'espérance d'une libération politique qui n'eut jamais lieu, et bien au contraire. Prétendre le contraire est une intolérable stupidité et se trouve absolument inacceptable.

    Maudits soit les salopards écolos pro chinois, qui non seulement autorisent les sinistres chinetoques rigolards à polluer à mort jusqu'à la saint glin glin de peur d'avoir à les bombarder nucléairement, mais en plus culpabilisent leurs victimes, les classes moyennes occidentales désespérées condamnées au plastique pas cher et à Facebook sur mini écrans pour agrémenter leur chômage. 

     

  • Les femmes de Beauvoir

    Dans un rapport d'étape sur le féminisme orchestré par Alain Finkielkraut (1), Manon Garcia la très gouailleuse normalienne agrégée de philo (elle mentionne ailleurs, avec cette même gouaille, que Finkie n'a que l'agreg de lettres), lance à Eugénie Bastié : "relisez l'introduction du deuxième sexe ! ". 

    On l'a fait et Bastié a raison: Beauvoir décrit la femme comme réduite à l'"Autre" dans l'esprit du monde décrit par les hommes. Pour accéder à la liberté essentielle de l'humain comme perpétuelle transcendance, il lui faut se libérer de cette état, de cette situation. Il lui faut refuser "la complicité" avec l'homme qui fait d'elle l'"Autre". 

    On a donc bien cette personne comme individu essentiel qui doit soumettre le bien public à son bien privé et c'est bien le solipsisme existentialiste décrit par Bastié, et l'objectif de Beauvoir est clairement exprimé: on attend l'"égal partage du monde entre hommes et femmes".

    On a donc ici le refus affirmé de deux choses: le caractère médiatisé du rapport humain qu'il soit par le désir, le social ou une conjonction des deux, d'une part, et d'autre part de l'unité de l'humanité, la division entre hommes et femmes étant essentielle au sens de la communauté, du point de vue, de la "situation". La fusion impossible ne pouvant se réduire que dans le "partage".

    On glosera sur le côté "complémentaire" de la relation homme femme prononcé par les traditionalistes, la séparation des tâches étant essentialisée avec la complémentarité, permettant de distinguer symboliquement. Comme elle est peu moderne, l'idée ! L'égalité de droit admise, par accès à une  humanité intellectuelle, on ne peut la remettre en cause. 

    Et pourtant si ! Toute affirmation de la distinction communautarisée, biologisée ou socialisée, et c'est le cas des tenants des réflexions profondes sur la situation de la femme se trouvent face à l'aporie féministe: peut-on ou non fonder une égalité sur la capacité de formuler des discours hors de portée de la fameuse "situation" ?  

    Renoncer à l'homogénéité des discours et essentialiser la situation revient à rompre l'égalité symbolique et c'est le problème de la modernité sociétale qui se trouve ainsi démontrée fausse: l'idée de la fiotte leur collera à la peau pour toujours. Donnez-moi mon manche, on va se battre et le vaincu l'aura dans le cul. 

    On pourrait tenter de fonder l'égalité symbolique sur autre chose, sur un assentiment instauré par un "autre" : lequel? 

    En ces domaines, les "femmes" ont toujours plein d'idées, qui toutes tournent autour d'une immanente autorité paternelle, qui présiderait transcendantalement comme ce qui fonde les matriarcats: les bandes de voyous soumis à l'oncle et qu'on manipule et nourrit. Nulle autorité, nulle liberté, juste une variante féminisée de l'autorité violente... Bien sur l'imaginable peut avoir d'autres possibilités, il ne tient qu'à elles de se manifester... 

    On va donc en revenir à l'absence de "situation"... Il EST possible à une femme de parler indépendamment de son état, et cela même enceinte, ou en pleine période de règles douloureuses ou non, abondantes ou non (pour parler en utilisant cette forme d'obscénité, qui elle est propre à la situation dont je proclame l'absence). L'humanité est une et cela n'a rien à avoir avec aucune "situation". Cela signifie que le signifiant "Autre" attribué à LA femme peut être manipulé et utilisé par une femme sans déchoir ni avoir à sentir quoi que ce soit dans sa culotte. 

    Cette croyance bébête est-elle enfantine, absurde et irraisonnée ? 

     

     

     

     

    (1) https://www.franceculture.fr/emissions/repliques/le-feminisme-etat-des-lieux-0

  • Les décapitations des professeurs

    On a lu le bouquin de Di Nota "J'ai exécuté un chien de l'Enfer" et vu son interview par Polony (1) 

    Il faudrait noter les points de l'interview, assez saillants et les suivre dans le bouquin. À cheval entre le romanesque, l'institutionnel politique, et le jugement sociétal, l'enquête sur la question est profonde et c'est bien le terrible coté individualisé du drame qui en fait quelque chose de monstrueux et de honteux, à la hauteur de sa conclusion. 

    C'est cette conclusion (le meurtre sordide et la décapitation) qui fait le drame, ou plutôt sa conséquence "secondaire", en un sens à la fois propre et figuré: comme évènement accidentel rare et comme symbole d'une faillite totale, bref deux caractéristiques exceptionnelles, mais qui finalement ne font que mettre un point final à un abandon. Une sorte de suicide imposé... 

    Quel est l'abandon ? Il est celui de l'institution, au sens strict: principal, syndicat, référent laïcité, enquêtent et statuent: ils reformulent l'avis des plaignants (une élève qui n'a PAS assisté au cours et qui ment et un prédicateur islamiste au discours offensif, menaçant et tendancieux) en mentionnant que LES élèves ont été "choqués" ou "froissés". 

    Sur la base d'un double mensonge, une affabulation islamiste d'une part une majorité d'élèves par ailleurs musulmans et absolument pas choqués, se déroule alors une cérémonie généralisable qui exprime ce qui est au-delà des personnes et qui est l'institution de l'éducation nationale, soumise aux lois et principes qui la font, qui l'"institue" en tant que telle et qui la font fonctionner comme elle le fait. 

    Mais il y a bien sûr d'autres mécanismes. Pas forcément inconnus des institutions d'ailleurs dont le rôle est d'ailleurs de s'en protéger ou des les contrôler.  Et puis il y a le politique pur et simple. Le meurtre de Samuel Paty se situe à quelques jours près entre deux manifestations du politique: la promulgation de la loi sur le séparatisme et la polémique lancée par le ministre de l'éducation sur l'islamo gauchisme... 

    Comme si l'inqualifiable évènement "illustrait" soit l'inefficacité hypocrite, soit le martial nécessaire. Pouvoir des faits, symbolisation des actions humaines... 

    On passera sur la cérémonie funèbre dans la cour de la Sorbonne, au son d'un très recueilli andante de Mozart. 

    Il s'agit de la symphonie no 3 dite Salzbourgeoise qui en fait n'est pas de Mozart mais de Karl Friedrich Abel, et recopiée par le jeune génie, agé de 12 ans. Les porteurs du cercueil, dont une femme, sont suivis par un garde portant le portrait du professeur. Etrange. 

    On passera sur les faits: Paty projeta 2 caricatures dont la célèbre "une étoile est née" :

    Au préalable il proposa aux élèves qui pourraient être heurtés de sortir ou de fermer les yeux. Le cours eut lieu deux fois de suite, et un témoin adulte, auxiliaire de vie, encadra la chose... 

    Même si on peut s'interroger sur la réalité du choix de ces images là (est ce vraiment ce qui a été projeté, même s'il semble que oui ?) on se doit de s'interroger sur le sens du cours d'instruction civique ainsi administré à des enfants (en classe de 4ème, on est encore largement enfant) (3). Ce sens semble bien être celui de la disproportion entre un dessin et des meurtres, ce qui est le bon sens même, indépendamment du respect dû aux religions ou du combat pour la laïcité. A moins que le message n'ait été que la liberté d'expression consistait à tout pouvoir moquer, y compris par l'obscénité... Le fait est que le cours portait bien sur la "liberté d'expression" , par contre, ce qui incline plutôt à évoquer le dernier message. 

     

    Le personnage avec l'étoile est pourtant bien sulfureux, et peut choquer bien des parents d'élèves occidentaux, sans parler des musulmans africains... Il fait de plus allusion à un film mythique provocateur de 2012 qui justifia des violences dans tout le monde musulman, y compris l'attaque de l'ambassade américaine en Libye ! 

    Est-ce là l'"erreur", dans le contexte d'une classe de 4ème fréquentée par des élèves musulmans ? On pourrait le penser. 

    A ce point, on pourrait trouver surprenant que l'on n'en soit pas resté là. Les élèves sont mineurs, et n'ont pas effectivement à être exposé, même si cela fait partie de l'actualité, à des images montrant des organes sexuels... Il y avait de quoi se rétracter. Mais la question reste de savoir si c'est vraiment cette image là qui fut projetée...

    Comme il semble que oui, on pourrait situer là l'"erreur". Pourtant, il ne s'agit pas de cela: l'"erreur" serait d'avoir "ordonné" aux musulmans de sortir, du moins c'est ce que certains disent, en particulier un collègue professeur ! L'accusation d'islamophobie serait alors celle-là. 

    Si je me permets de tourner autour du pot de cette manière pour bien indiquer qu'en fait je suis partisan de l'argument (et de la leçon) qui est celui de la disproportion: on ne tue pas pour une image, et puis c'est tout. Tout le monde est donc victime, d'une chose ou d'une autre, et l'expression collective des foules, quelles qu'elles soient, est une abomination. 

    Révolté par le non-sens, Samuel Paty s'agita dans tous les sens et fut broyé par une institution aveugle qui se livra à une danse complexe lui demandant de s'excuser pour quelque chose qui n'était notoirement qu'une rumeur propagée par une menteuse et un propagandiste islamiste. L'important était d'apaiser. Tu parles, dans l'ombre, un demi fou excité par la propagande s'acheta un couteau. Pire: un élève accepta de l'argent pour indiquer qui était le professeur. 

    Une citation sinistre: "on est passé du vivre ensemble au mourir seul". Au fait, Samuel Paty n'était pas juif et mourir seul est le sort de tous les hommes, tout plutôt que mourir dans ces foules-là.

    Un autre élément du dossier, une représentation de Charlie Hebdo illustrant la trinité:

    in culo alla chiesa - "charlie hebdo" scatena sulla ...

     

     

     

    (1) https://tv.marianne.net/rencontres/l-assassinat-de-samuel-paty-un-crime-institutio

    (2) https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Innocence_des_musulmans

    (3) https://www.lhistoire.fr/laffaire-samuel-paty

  • Les femmes de Zemmour

    Bien loin de vouloir gloser sur les maitresses passées (qu'il viola) ou présentes (qui semblent le manipuler) de Zemmour, je voudrais le faire sur ses conceptions de la femme, intéressantes et plus originales qu'on ne croit, même si elles lui valent d'être considéré misogyne (quelle horreur!). 

    On passera d'abord sur l'expression elle-même, l'accusation renvoyant à un état que personne ne veut, similaire à celui de fasciste, infamant et surtout disqualifiant, le porteur du bonnet, comme la bête à corne se devant d'être chassé et dévoré par les chiens de Diane, tel le pauvre Actéon... 

    On adoptera donc, comme Zemmour finalement, la théorie du genre en séparant sexe biologique et sexe apparant, et en introduisant le rôle "féminin" qualifié en deux modes ancien et moderne. Le mode ancien, d'ailleurs toujours revendiqué se résume par l'expression "maman putain", le "et", le "ou" et le "et/ou" convenant à séparer les deux modalités. Reliés à la maternité et au soin maternel, toujours fondamentalement adapté aux soins à accorder au très jeune enfant, et aussi donc, à la séduction féminine, support des fantasmes sexuels masculins nécessaires à la reproduction... Je parle ici de rôles sociaux naturellement, du moins à leur acception traditionnelle comme pôles des comportements en général, évidemment infiniment modulés et variés.  

    Au point qu'ils peuvent être, en tant que rôles, adoptés par des hommes à des degrés divers, mais effectifs que l'hétérosexualité soit présente ou non, il ne s'agit pas de cela... 

    Quant est il du rôle "moderne" ? Nous arrivons là dans les eaux inconnues abordées par la modernité lors de ce qu'on appela l'"émancipation" des femmes, c'est-à-dire leurs pratiques d'activités beaucoup plus diversifiées qu'elles ne l'étaient auparavant. Accédant aux métiers intellectuels principalement, ce qui est évidemment lié aux études supérieures qui ne leur étaient plus interdites ou refusées, les femmes accèdent aux métiers dit "masculins", jusque-là réservés aux hommes. Dans ces métiers, qui restent entiers et définis (juges, médecins, professeurs, écrivains, commissaires de police, policiers, pompier, camionneurs) les femmes et c'est là toute la question mettent elles en œuvre leur féminité traditionnelle décrite plus haut, la part normale et accessible de masculinité qu'elles ont le droit de manifester ou bien une forme spéciale de compétence à la fois distincte de celle des hommes, et propre aux femmes, qui consacre la nécessité absolue de la société de disposer de femmes à ces postes ? 

    La modalité "femme" de la modernité est constituée de la prétention à la validité de la troisième théorie... 

    Revenons à la modalité ancienne. Malgré la relative séparation du rôle des hommes et des femmes dans les sociétés traditionnelles et l'évolution de celle-ci, la question des métiers "masculins" reste entière et indépendante de l'évidente capacité des femmes à être commerçante, fermière, infirmière et autres. Dans tous ces cas, les qualités inhérentes aux deux fonctions principales décrites ont tout lieu de se manifester en donnant à ces métiers les colorations variées nécessaires au bonheur des peuples dans la vie publique sans que cela influe en aucune manière ni sur l'efficacité ni sur la qualité des occupations en question qui sont en fait assurables par des hommes ou des femmes indifféremment. Occuper le métier de pompier ou même de juge est par contre une autre question... 

    Que ce soit le physique ou le mental, la capacité à l'effort ou l'autorité et la volonté, on a dans l'acception traditionnelle du rôle, une exclusivité non pas genrée mais "unique", et définie en référence à ce qu'en font des hommes traditionnellement soit fort et courageux physiquement soit doté de l'indifférence et de la volonté de la force mentale impartiale. 

    Non pas que tous les hommes soient par nature doté de ces qualités, mais qu'elles sont nécessaires absolument pour accomplir les tâches en rapport, cela exclusivement des qualités traditionnelles accordées aux femmes. 

    Il n'empêche qu'on peut trouver des femmes physiquement capables d'assurer les taches physiques d'un pompier et aussi celles d'un juge, en ne cédant ni dans un cas ni dans l'autre à un amoindrissement "compréhensible" d'efficacité et de dureté. Reconnaitre cela est la moindre des choses pour un homme moderne au fait des possibilités humaines et débarrassé des essentialisations ignorantes de la théorie du genre, qu'il convient ici d'accepter dans son entièreté...

    Sauf que ce n'est pas ce que prétendent les féministes. 

    Conformément à la troisième théorie décrite plus haut, il y aurait dans la pratique féminine des tâches anciennement entièrement dévolues aux hommes un caractère original et essentiel qu'il convient d'obtenir absolument. Ce caractère pourrait même se révéler supérieur et exiger par nature ce que les hommes ont finalement (après bien des résistances, je le reconnais volontiers) accepter d'abandonner : l'exclusivité genrée. 

    Juges, médecins, professeurs sont aujourd'hui majoritairement des femmes et l'expansion du nombre de femmes effectuant des études supérieures accroit le déséquilibre. Cela change-t-il quelque chose à la société ? (1)

    La réponse est oui, du moins pour une théorie qui adopte une théorie variante de la troisième exposée et qui critique la manière dont les 3 métiers sont exercés, non pas suivant les manières masculines ou disons "neutres" que l'on souhaiterait voir adopter, mais suivant une manière hybride, qui renonçant à l'assimilation au masculin produit un mode mixte d'expression et de pratique qui à la fois affaiblit la société et éloigne les hommes. 

    Affirmer cela est ce qui constitue la misogynie moderne aux yeux des féministes, qui prétendent contrôler et exprimer une volonté féminine particulière qui se traduit par des pratiques auxquelles les hommes doivent se soumettre. On peut ajouter que cette soumission est inconditionnelle et ne souffre pas de démocratie, l'essentiel masculin n'étant que résistance à cette soumission et donc nécessité de celle-là... Mais ce n'est pas le sujet ici. 

    Quelle est la nature de la fameuse "pratique", que les féministes jugent bénéfique, voire obligatoire ? 

    D'abord elle est mécaniquement liée au nombre des praticiens femmes devenu très important, voire comme on l'a dit majoritaire. Sans chercher à expliquer ou évidemment à justifier par une quelconque essence féminine la chose, la seule présence d'individus façonnés par le genre dans nos sociétés (on nous le rappelle assez) suffit à orienter pratiques et significations dans la direction commune attribuée précisément par ce genre-là. La messe est dite. 

    En gros, en l'absence de garde-fous masculinisés -au sens traditionnel- qui garantit aux femmes en exercice de se conformer aux attitudes traditionnellement masculines de l'exercice de juge par exemple, on devrait, et c'est ce qu'on observe observer les comportements suivant du fait des juges femmes, conformes à un reproche commun: indulgence pour la jeunesse, privilège accordé à la réhabilitation possible, sensiblerie aux conditions familiales et sociales, non prise en compte des récidives. En même temps, accent mis sur les rééducations en général, que ce soit les violences faites aux femmes, les conducteurs négligents, les déclarations publiques misogynes ou racistes. 

    On condamne des journalistes pour des déclarations semblant généraliser une insulte publique à une population entière du fait du manque de l'adjectif "certains", ce qui signifierait "tous", et on relaxe après une brève garde à vue un caïd violent condamné à multiples reprises qui a donc pu menacer de mort des policiers pendant des heures en évoquant sodomies et meurtres de leurs parents proches, sans parler des allusions variées à leur race et autres identités nationales ou sexuelles. Cela n'est rien et se trouve compréhensible et inévitable, d'après les juges femmes. L'outrage à agent c'est 6 mois de prison et la rébellion c'est un an de prison. Mais pour éviter de remplir les prisons déjà surpeuplées du fait d'un défaut de construction soigneusement discuté au ministère de la justice par divers gardes des sceaux, d'ailleurs femmes, on s'en souvient, l'outrage est gratuit et possible, voire rituel. On ne punit pas le défaut de francophonie. 

    Cette divergence entre les jugements, cette absence de mécanisation brutale de la réponse pénale face à des comportements maintenant généralisés du fait de cette indulgence, bref cette adaptation de la réponse judiciaire aux personnes concernées en mettant l'accent sur la compréhension par les prévenus de ce qui leur arrive est un comportement typique de la féminisation de la société au sens où je l'entends. Adopté par les hommes qui soutiennent cette situation, ils illustrent un progrès dans la direction d'une certaine sensiblerie que l'on qualifiera de "féminine". 

    Du fait de l'ambivalence de la position féminine traditionnelle face à la violence, celle qui s'accoutume d'une violence de basse intensité propre inévitablement à la sexualité, on considérera bénin l'outrage proche propre à l'émotion d'une situation et grave la réflexion construite qui pourrait l'exprimer systématiquement. Cette explication un tantinet graveleuse est-elle misogyne ? Je vous dis pas. 

    Le désaccord sur la pratique "féminisée" du jugement est donc ici manifestée. Le désaccord porte sur le fond: l'outrage répété ritualisé envers l'autorité est une marque de violence caractérisée, dont la mise en œuvre est délibérée et a pour but de blesser donc d'affaiblir la force de cette autorité. Son expression avec emphase est propre à une culture de la fausse violence démonstrative, essentiellement vouée à effrayer. Elle doit être brisée impitoyablement et les personnes qui s'y livre brutalisés à leur tour jusqu'à leur soumission. Des liens serrés, des postures inconfortables forcées devraient y pourvoir, et en cas d'accident, le respect prouvé des positions de maitrise de la rébellion doivent par nature innocenter les fonctionnaires. Le caractère impitoyable de cette contre violence doit échapper à l'indulgence de la "mère". Voilà le point. 

    L'exercice "masculin" de l'autorité doit donc reprendre le dessus et les lois décidées pour y pourvoir. 

    Après cette plongée dans un cas particulier, il faut réaliser que des choses similaires se produisent dans les autres professions féminisées trop rapidement: médecin et enseignement souffrent des mêmes maux. On y trouve aussi la même désaffection masculine (qui se traduit par exemple, par l'interdiction progressive de toutes les fresques de carabin qui décoraient les fonds des grandes salles d'internat), et aussi la même féminisation des pratiques: priorité à l'"éducation", et faiblesse face aux règlements bureaucratique qu'on accepte par facilité et aussi refus de s'engager physiquement. 

    Les maux et désespoirs des sociétés modernes, bureaucratisées et prétentieuses, sont ceux de leurs "féminisations".

    Abandon aussi: la partie des hommes et ils restent nombreux qui restant passionnés par cet engagement physique dans l'action (y compris intellectuelle), et qui frustrés par la "cilivisation", se retirent de ces activités devenues frustrantes devient importante. Cela va jusqu'à l'abandon de la pratique des études supérieures, rejetées pour ces raisons. A quoi rime de "diriger" dans un monde soit disant égalitaire ou l'absence de différentiation "par les couillles" oblige à des comportements castrés qui excluent engagement, autorité et violence légitime ? 

    Voici donc résumé la position "viriliste" exprimée voilà déjà un certain temps par notre bon Zemmour. A-t-elle un pendant qui serait acceptable pour les femmes modernes "émancipées du féminisme" et qui respecterait leurs motivations, y compris celle d'agir publiquement dans les métiers "difficiles" et cela sans abdiquer ce qu'elles veulent être, y compris mère et amantes ? Et bien oui ! Il suffit pour cela d'adhérer à ce qui vient d'être dit et refuser ce qui est l'inacceptable: le faux refus d'une différence sexuelle qui gagne à être connue et reconnue, et cela au profit de la valoirisation exclusive d'un seul, et encore, des caractéristiques inadaptées et fantoches de celui ci. 

    Car le fond de l'affaire est celui là: nous devons avoir la hauteur de vue nécessaire à l'acceptation des constantes traditionnelles de nos êtres pour mieux les maitriser et les contrôler au nom de la raison nécessaire plutôt que d'être conduits par elles ! La différence sexuelle explicable par le biologique peut être connue et maitrisée, et faire l'objet du jeu et de la connaissance nécessaire à l'adaptation à la vie. Pourquoi la jeune juge ne réalise-t-elle pas qu'il lui faut détruire la vie du délinquant récidiviste cynique qui l'insulte au lieu d'essayer de le comprendre ? Le jeune juge de son âge, qui souhaiterait lui le faire empaler et lui manger les roustons ne se maitrise-t-il pas, lui aussi ? 

    La civilisation consiste précisément à agir contre ses instincts, au nom d'une compréhension éclairée d'iceux. Les instincts liés à la différence sexuelle sont puissants et connaissables, il faut agir contre en connaissance de cause et non pas s'y livrer. 

    L'instinct "féministe" basé sur l'ignoble "la femme est l'avenir de l'homme" qui identifie féminité et avenir inéluctable d'une humanité détestostéronisée est le slogan putride d'un infâme communiste nommé Aragon (que je conchie lui et l'ensemble de ses malédictions) et qui d'ailleurs finit sa vie pourrie déguisé en femme. 

    (1) 60% des juges, 80% des promotions à l'école de la magistrature en 2016 : https://www.cairn.info/revue-travail-genre-et-societes-2016-2-page-175.htm

  • Les débats

    Les péroraisons Zemmouriennes tous azimuts traitent les questions que les réacs dans mon genre ronchonnent depuis des années. Sur tous les sujets d'irritation (sauf certains, on l'a vu) sont remis sur la table les points qui ne passent pas. 

    On citera l'éducation, l'art moderne, l'identité de la France, les femmes etc. À croire qu'il n'est que mon représentant sur terre... 

    Je dois lui reconnaitre toutefois de belles saillies, de belles intuitions et une culture qui est grosso modo la mienne, quand on est cœur de cible, cela est naturel. 

    Au sujet de l'art, il faudra parler d'Onfray et de sa compréhension de Koons, au sujet de l'éducation, il nous faut parler des pédagogistes et de l'inégalité sociale. Cela fait du pain sur la planche et on se retrouve à remettre en cause tous les projets de nos parents. Y compris l'abandon du ritualisme catholique, déploré en détails par Patrick Buisson, mon dieu cette modernité elle a du mal à passer et son rejet global et détaillé va donc occuper l'élection à venir. 

    Quand on pense qu'elle sera gagnée (d'après les sondages prévisionnels actuels) par un progressiste... 

    Le plus surprenant dans la geste Zemmourienne est que ce rejet s'accompagne du souvenir enchanté de ce que ces mêmes parents faisaient alors voir à leurs enfants et qu'on révère comme le thé dans lequel on trempait le fameux gateau... L'absolue décadence fut donc bien vendue car c'est à ce moment-là que tout s'est joué. 

     

     

     

    (1) https://www.zemmour.fr/video/la-croisee-des-chemins/la-croisee-des-chemins-pleurtuit-29-octobre-2021/

  • RV 194

    Étrange concerto ! 

    Comme toujours le mystère du premier mouvement où tout se passe et là il y a de quoi, on s'étonne de l'absence de références ou de commentaires sur cette merveille... RV 194, le nuovo vie, les nouvelles façons, mais d'où cela vient-il ? 

    Bon, on a comme d'habitude un échange entre un individu, le violon seul, et un ensemble collectif, l'orchestre, l'alternance des deux faisant la trame du moment qu'on passe ainsi. L'individu tentant de s'élever, par la variété le piquant l'espoir, et le collectif englobant marquant toutes les échappées à la culotte pour finir par conclure. Définitivement et déceptueusement, avec une mélancolie charmante. 

    Ici, la tentative d'échappement est particulièrement complexe. 

    On commence par l'exposé du contexte obligatoire, brillant, affirmatif mais aussi avec cette plainte presque compréhensive, tendre immensément, puis devenant par nécessité, autoritaire, suivie par les deux marques du point final.

    Cette ouverture est donc en 4 parties: 

    - Une affirmation double, répétée deux fois avec une collective vivacité. 

    - une tendre mélopée 3 fois, dite "la tendresse"

    - une affirmation sèche, l'autorité

    - Une double conclusion, chacune en forme deux fois prononcée.

    Le violon arrive tout vif et mélodieux, et plein d'une vivacité répétitive un peu animale. Une tentative de mélodie et un peu grave, virtuose. En fait, il fait un décalé de l'introduction en plus aigu, comme un gentil petit garçon qui s'essaye. 

    La tendresse lui répond et l'englobe alors, avec gentillesse, puis avec l'autorité. 

    Le violon alors se lance dans une répétition rythmique dingue, à la limite de la folie, non mélodieuse et ultra moderne, Steve Reich voyage dans le temps, pur son de percussions des cordes, à l'infini. 

    Interrompue 2 fois par la marque du raisonnement. Le violon se révolte et remélodise la répétition en la modalisant, puis tente de s'échapper avec une recherche sautillante avec hauteur, 2 fois. Il se fait aider par quelques violons de l'orchestre, qui prennent son parti. 

    La grande tendresse revient alors, interrompue à nouveau par le violon pour une dernière tentative, ultra complexe, et qui s'arrête, comme épuisée, en repartant toutefois dans des sautillantes tentatives d'imposer sa mélodie.

    L'autorité revient et c'est fini. Affirmation sèche et double conclusion. 

     

     

  • Les histoires de Zemmour

    À l'occasion d'une brillantissime présentation de Zemmour, que je fais exprès de citer par un interview de Maréchal Lepen, la blonde éducatrice de l'avenir dans son science po po à elle (1), je crois qu'il faut décrire ce qu'est pour Zemmour l'histoire, il nous en raconte plein et je crois qu'en fait, il est ... historien. 

    Il s'agit en fait d'une présentation du "destin français" son livre de 2018 et à part un jugement lapidaire sur l'avenir (soit la démographie produira une submersion ou une partition, soit il y aura une guerre civile) il ne parle pas du tout de l'immigration. 

    Il  faut bien sur citer les thèses et elles sont de tous ordres, elles situent Zemmour à la fois dans son combat de propagandiste politique (à l'heure ou je vous parle, il n'est toujours pas candidat) et à la fois dans le rôle d'un historien à thèse, celles ci étant instrumentalisées bien sur mais effective et exprimées sur un plan qui appartient effectivement à ce qu'on appelle l'histoire. Car après tout, il y a des tendances trans-historiques, les polémiques historiques du passé continuent à vivre et en cela font partie de l'histoire car précisément, elles "servent" à l'histoire et finalement la font, ceux qui écoutent (ou produisent) ces histoires là  pouvant ou pas se jeter dans l'action... 

    Ne pas savoir l'histoire qu'on fait est ainsi partiellement la refaire aussi et c'est toute la question. On ne peut donc pas échapper à ce que dit Zemmour. 

    Il y eut des tentatives de contredire ou de ridiculiser ses propos, mais ils se situent en fait tout entier dans ses lectures: reprenant des thèses du passé, il n'est qu'un agitateur et n'invente sans doute rien, à part des saillies et des intuitions. Nous n'avons pas un historien "créatif" (quoique certains de ces choix le sont, clairement) mais un grand lecteur et une belle intelligence apte à la synthèse. Reprochant à Macron de finir avec son quinquennat par un "stage à l'Ena", il se fend juste avant la retraite d'un prodigieux oral de l'ENA qu'il avait raté en son temps, prolongé partout et il faut le dire avec talent. 

    On commencera par Maurras, et Zemmour se verrait bien en Maurras juif, franchement il n'en est pas loin et c'est bien l'enjeu d'une certaine contemplation de l'histoire, pénétrée de la forge d'une volonté pour l'objet de l'histoire, son histoire, et donc précisément ce qui en la seule source d'énergie: son histoire, sa nation. 

    En 1905, 40 ans avant sa condamnation à l'indignité nationale, Maurras écrit "de Kiel à Tanger" (2). Quand on ose dire que l'Europe, Allemagne et Italie sont nos créatures et que la France peut "manoeuvrer" dans un monde devenu multiple et remplis de nations à rebours des empires, et bien on inspire la politique étrangère de De Gaulle, devenu "maurassien", mais dans un sens précis... 

    Car lecteur de l'action française avant la guerre de 14, De Gaulle fut bien sur anti allemand au delà de tout et l'identification simpliste du vieillard maniéré décrit dans "les décombres" de Rebatet à l'intellectuel phare de l'avant 14 est une bêtise, qui plus est "historique". Rendons grâce à Zemmour de nous libérer, au nom de l'histoire, de l'histoire marxiste de ce XXème siècle remplie des propagandes au long cours de l'idéal français dévoyé. 

    Car notre rôle et notre responsabilité dans ce monde finissent par paraitre effarante... 

    Depuis la révolution, la grande, dont De Gaulle disait que "nous n'avons fait que décliner depuis" (elle est pas mal celle là...), et bien sur depuis bien avant, nous avons en effet produit un ensemble de projets, d'idées et de prodigieuses réussites proprement hallucinant... On ne parle pas des échecs et des stupidités qui les accompagnent... 

    Zemmour évoque sans arrêt LE projet. Il s'agit bien sur, depuis Clovis, de reconstituer l'Empire Romain, ce qui est l'idéal de l'Occident et parait il, la thèse est plaisante, celui des rois de France. Même si les carolingiens furent abattus, on choisit un robertien à la place, l'idée était là. Peu connue cette thèse fut reprise par Napoléon pour sur, mais ce fut bien la première foi depuis Charlemagne et la Nation française, impériale par nature est donc une "thèse de Zemmour". 

    Je suis par nature, jeune moderne, opposé à ce projet et désespéré du couronnement de Bonaparte, une erreur fondamentale selon moi... Mais la discussion existe et les histoires de Zemmour demandent à être creusées. Peut-on faire l'histoire (au sens "scientifique") de cette pulsion là ? On deviendrait alors les tenants d'une vision de l'histoire tout court qui pourrait bien faire fi des études actuelles d'une université entièrement vérolée qu'on pourrait subvertir , faute de l'investir à la Lugan, c'est à dire de tenter et de réussir le coup d'Etat du savoir qui consisterait à jeter par les hautes fenêtres de la Sorbonne la bande de tarés progressistes woke qui y officient, après bien sur, leur avoir coupé les oreilles... 

    En tout cas l'Europe des 6 de 1962, dont De Gaulle voulait être le "jockey" est bien l'Empire de Napoléon, on l'avait refait, mine de rien. Voir maintenant une Europe à 27 dirigée par une allemande incapable dans son pays écraser de son faux fédéralisme les songes creux d'un gamin taré est affligeant... 

    Un autre point sur De Gaulle: la France et la "République" mot isolé qu'on oublie d'accoler à "Française" pour en faire la fameuse idéologie universelle qui dispute à la Nation l'âme de la France, et cela depuis toujours, il faut oser le dire... Zemmour nous sert en effet l'opposition millénaire entre universalisme et nationalisme, la France étant le pays dont tout les traitres, de l'évêque Cauchon à Briand et Laval n'étaient animés que de l'esprit de la Paix ! 

    La catholicisme inspirait les collaborateurs avec l'Autriche opposés à Richelieu et justifiait leur pacifisme... Thiers et même Gambetta à table avec la Paeva espionne allemande, a soumis la France à l'Allemagne. Ces constantes et leur illustration et aussi leur projection dans les sentiments actuels (Macron n'est que l'ignoble rejeton de cette vérole millénaire, français jusqu'au bout des ongles, comme les cons et les veaux qui l'on élu) sont l'histoire de Zemmour, en fait celle de De Gaulle, la seule qui compte. 

    On en vient à 14 et à une rêverie (la vidéo data de 2018, lors du centenaire célébré comme il se doit dans la plus gluante et la plus infâme dégueulasserie pacifiste, on a même failli avoir du rap) issue de la vidéo de l'INA de la célébration de 1968 à Douaumont (3). On y trouve un éloge de Pétain et un éloge de l'Europe signé De Gaulle, comme "foyer capital de la civilisation". Mais cela seul De Gaulle peut se le permettre, et il conclut par la "vocation éternelle de la France". 

    Les trognes des survivants sont là, il faut les regarder. Péguy disait selon Zemmour: "Regardez ce peuple ! Vous ne le verrez plus". C'était 6 mois après la gignolerie. En 14, les français ont effectivement tout donné et en sont morts beaucoup trop nombreux pour leur natalité, effondrée au XIXème siècle. La phrase de Aron: "La France a failli mourir en 14, elle fut sauvée par 40" parle-t-elle du baby boom qui suivit sa plus horrible défaite ? 

     

    Bien sur Zemmour en profite pour nous expliquer que Pétain en avait conscience et que cela explique l'armistice. Même si cette "explication" (on se souvient de la polémique avec Valls au sujet de la "justification") est au cœur d'un malentendu avec Zemmour (quoiqu'avec lui il faille se méfier), la question reste entière. Justifier ou expliquer ? On ne justifie que ce qu'on accepte et on ne peut accepter que ce qu'on soutient. Pleurer comme Zemmour à la Bérézina alors que ce fut le lieu de polémiques terribles sur ces soldats abandonnés dans le froid qu'on déconsidéra alors qu'ils avaient sauvé l'armée autant que les pontonniers , et ne pas éclater en sanglots et vomir de rage à l'annonce infâme qu'il faut "cesser les combats" me surprend. Mon Napoléon à moi c'est De Gaulle, et je ne lui reproche rien. 

    Clémenceau fut cité par Macron de manière incomplète: le "soldat de Dieu" du vendéen fut oublié par le minable petit trou du cul. 2018 fut honteux. 

    Les thèses "familiales " de Zemmour sont bien intéressantes: la frénésie anti féministe de la Révolution, que les lamentables féminitoïdes ignorantes et stupides tentent de nous faire oublier fut construite sur les détestations des putains des rois, et la pauvre reine autrichienne fut finalement accusée d'inceste ! Ces femmes au pouvoir ou de pouvoir furent rejetées, c'est le moins qu'on puisse dire...

    Un autre point, toujours au sujet de la révolution: la suppression du droit d'ainesse fit elle les enfants uniques des familles inégalitaires révoltées peu fécondes du XIXème ? Le déclin démographique, amorcé par les funestes secrets du XVIIIème, ne fut visible qu'au XIXème, certes, mais n'est pas du à la Révolution, il me semble. Enfin c'est à discuter nous fûmes rattrapés (et écrasés) par l'Angleterre et l'Allemagne après la révolution cela est sur... 

    Que l'histoire des prénoms date de Montaigne qui critiquait les prénoms bibliques des protestants fanatiques qu'il détestait et qui a dit de la Saint Barthélémy qu'il "fallait la faire" est assez croquignolesque. Merci Zemmour ! 

    Pour en revenir à cette conception de l'histoire comme contexte du présent, et dont la connaissance éclaire les jugements et fortifie les choix, cette conception gaullienne en fait, toutes les pensées ou paroles du vieux  que nous avons en sont imprégnées, est la pensée profonde du stratège politique, obligatoirement, et cela depuis toujours. Comment pouvons nous accepter des dirigeants qui n'en soient pas imprégnés et obsédés ? 

    C'est pourtant ce que nous avons fait et mes enfants ont raison de me reprocher d'avoir voté Sarkozy, le minable aventurier hongrois et bourgeois dont on pensait qu'il romprait avec l'inaction de Chirac... Cet abruti de seconde zone, qu'un Hussein Obama avait raison de considérer comme un arriviste juif complexé et ridicule a vérolé l'espace public avec des corneculades indignes. Au fait, Patrick Stefanini a révélé que la décision de Besson d'abandonner les tests ADN dans les consulats signa l'arrêt de la politique migratoire courageuse de Sarozy. Carla Bruni était contre, au fait... 

    Nous voilà donc dans l'immigration. Une prédiction historique de Zemmour: les deux guerres mondiales ne forment qu'un seul épisode guerrier, ce qui nous attend ne sera que la poursuite de la guerre d'Algérie. 

    Car nous avons épuisé la grande réforme qui nous fit sortir de notre ruralité et qui nous couta un siècle de socialisme, il est temps de passer à autre chose. 

    (1) interview de Maréchal Lepen à son école https://www.youtube.com/watch?v=TNmzIIh_17k

    (2) Kiel et Tanger, le texte: https://maurras.net/textes/47.html

    (3) https://fresques.ina.fr/de-gaulle/fiche-media/Gaulle00255/ceremonie-a-l-ossuaire-de-douaumont.html

  • Les femmes primitives

    On se gausse de psychologie du don juan youtubeur, capable par son eau de toilette bien choisie de stimuler le point g olfactif des greluches de son âge et donc de les conduire au lit avec la rapidité qu'il lui faut. 

    Astreinte à sa biologie, l'être féminin peut être manipulé à condition de faire ce qu'elle désire, c'est tout le truc des méthodes expliquées déjà depuis des lustres dans les magazines féminins, mais au sujet des hommes. Féminisés, les hommes modernes se lancent eux aussi dans des variantes du courrier du coeur, un peu plus cul mais guère différentes, pour séduire il faut s'adapter. On avait parlé du mâle dit "alpha", mais comme chacun sait, il ne se commande pas, comme la bandaison. 

    Revenons aux conditionnements essentiels, il faut admettre qu'en fait ils s'expriment autrement, les fondamentaux n'étant que des modalités des expressions culturelles, le statut "bas" des femmes étant par contre une constante d'une culture. 

    On a ainsi au Japon et en Allemagne, et depuis toujours ce statut bas (qui évite d'avoir à séduire à la Française) mais qui a pour inconvénient de rejeter maintenant massivement l'enfantement, la fécondité des deux sociétés les promettant à la disparition à moyen terme ou en tout cas à une réduction, en espérant que cela soit héréditaire, à la proportion "féconde" de la population mesurée démographiquement aujourd'hui par un infernal 1,4 enfant par femme, ce qui est très peu. 

    Ce statut distingue Russie et Chine. Alors que les familles "communautaires" caractérisent les deux continents, ce qui explique leur navrante plongée dans l'horreur communiste au XXème siècle, les chinois méprisent leurs femmes alors que celles ci ont l'autorité en Russie. 

    Car on a finalement lu le merveilleux "où en sommes nous?" de Todd ( 2017)  et regardé les vidéos (1) et (2). 

    Même si on essaiera d'y refourguer ce qu'on en a noté, il ne s'agit pas de résumer tout ça  mais d'anticiper la fameuse future matriarcalisation du monde que l'intuition de Todd résume très bien en (2): l'élévation mesurée du niveau d'éducation des femmes qui se manifeste partout dans le monde occidental et qui devient très nettement supérieur à celui des hommes se traduirait (c'est l'hypothèse audacieuse) par une déstabilisation des collectivités humaines et par le grand désarroi collectif responsable du déclin (relatif ) de l'occident actuel. 

    Une justification anthropologique serait une constante anthropologique que l'on peut associer au caractère "naturel" d'une pratique universelle et qui est la division sexuelle des tâches qui résume à l'anecdotique le partage des tâches entre hommes et femmes. La chasse, dont sont partout exclues les femmes à cause de la symbolique du sang présente partout (et voilà qui est culturel) est le lieu du collectif masculin tandis que la cueillette, la plupart du temps accessible aux femmes est une activité au pire familiale, en tout cas localisée. Motivée par un tabou universel, la distinction est aussi celle du social et du privé, le monde féminin objet de l'échange nécessaire à l'exogamie, restant profondément distinct de celui de hommes et pour des raisons qui vont au-delà de la différence biologique des sexes. 

    On notera que les coutumes endogames, lieu de la localisation du partage des épouses entre cousins, sont aussi le fait des cultures ou la séparation entre hommes et femmes est maximale, tandis qu'au contraire, l'exogamie des familles nucléaires s'accompagne de statuts de la femme bien plus élevés. 

    Le féminisme actuel est il la version moderniste d'un statut élevé de la femme ? Il apparait que non et on peut même le battre en brèche presque entièrement en tant que ce qu'il est et ce qu'il prétend, voilà l'histoire. 

    On commencera par la négation d'une histoire qui est celle de la "libération", liée à une conception essentialisée d'un "patriarcat" qui est évidemment local aux différentes cultures humaines. Identifié à la mode récente (XIXème siècle ) suivie par une certaine bourgeoisie d'imposer aux femmes de ne pas travailler et de les corseter dans une culture de la prostitution parfaitement localisée, il n'est qu'un songe creux, une légende noire qui ne peut motiver que les petites pétasses devenues ménopausées sans avoir jamais été vraiment contredites, leur prise en main par les lesbiennes du MLF et les intellectuelles vicieuses au talent inouï d'innovatrices ayant révélé aux très puritaines américaines qu'on pouvait s'éclater et donc devenir ce qu'on n'est pas. Cette tirade misogyne faite, on ne retirera rien au caractère absurde et nullissime, en tout cas irrecevable du concept de "patriarcat". Associés par définition, homme et femmes établirent partout des équilibres sociaux qui sont loin d'avoir toujours été défavorables aux femmes, par contre toujours soumises à des constantes biologiques intangibles dont les douleurs et dangers de l'enfantement dans la plupart des races humaines et plus généralement au dimorphisme sexuel prononcé, hérité de nos ancêtres primates préhumains et de manière sure indépendante de la culture; la légende des petites femmes privées de viande ayant pu aussi engendrer des idiotes ce qui nous aurait bien arrangé mais (hélas) elle n'est pas fondée. 

    On se retrouve donc avec une opposition nature culture entrelacée, car il semble donc bien dans la nature de la différence des sexes que de produire des cultures (les féminismes) à rebours des besoins de la collectivité, qui seraient "naturellement" malgré les différentes approches possibles, destinés par contre à être convenablement satisfaits par les hommes, et cela d'un point de vue symbolique aussi bien que pratique. En gros: mesdames vous pouvez déconner, nous veillerons toujours au grain. 

    Car une culture mono sexuée, qui ne donne qu'un rôle négatif à l'autre sexe, sans même chercher à vraiment l'exploiter ou bien à l'exploiter sans conscience mais avec acharnement et cela sur le modèle suranné employé par les anciennes propagandes est assez surprenant. Je veux dire par là que la positivité du féminin moderne ne le cède en rien aux pires monstrations des virilités des siècles passés: plumes, couleurs et surtout décorations permanentes et exagérées des pourtours du corps exacerbant désir et affirmation de soi. Le moule moule des athlétiques runneuses détaille parfaitement les formes des vulves (les grandes lèvres, écrasées (et peut être déjà amputées) manquant seules à l'appel, les poils on le savait déjà. L'exigence de la parité, le poste étant justifié par le costume décrit ici fait fi des homosexualités et des transgenres  sans parler des autres catégories, les gros porcs et les gros cons étant considérés non impétrables aussi. 

    Un culte de la féminité (au moins aussi virulant, exigeant et sectaire) que celui de la virilité ancienne règne partout, l'homosexualité féminine comme obligatoire, marque de l'originalité et de la personnalité dominante étant  un prérequis pour toute vraie mise en avant. Nous sommes à Athènes et les érastes forment leurs éromènes, ce sont les mœurs qui veulent cela en ayant tout inverti. 

    Seules habilités à générer les enfants, les très technicisées non porteuses se passent aussi de pères, et le disent explicitement, l'enfant n'ayant que le droit de disposer d'un nom, ce qui permettra de saigner à blanc un branleur le moment venu. 

    Et bien tout cela, dont le ridicule affiché marque le sociétal de notre époque, la réélection de Macron ayant vocation (Fogiel l'acheteur de ses rejetons, méritera ce renvoi-là d'ascenseur) à légaliser l'ultime technique (si on peut appeler cela une technique) qui consacrera l'égalité humaine à faire n'importe quoi, ça tombe bien la France ne veut plus d'enfants, ils sont bien trop chers, tout le monde n'a pas les moyens de la corruption médiatique. 

    Ce sociétal est en fait une fausse conscience, c’est-à-dire un ensemble de fausses théories prises pour vraies et qui pour s'établir sans partages ni critiques se colle telle la moule à son rocher (...), "la mourale" nouvelle synthèse civilisationnelle qui consacrera les derniers feux d'un occident ruiné.  

    Que faire? La piste de Todd, méritoire, mais il n'a pas tout dit sur ce qui est en train de se passer a le réjouissant de ce qui ravit le hippie que je suis encore: le type familial primitif, celui du chasseur cueilleur primitif individualiste fut à l'origine celui du sapiens à peine hominisé. Sans besoins très complexes, il ne fut "civilisé" que très tardivement et ne consacra son inventivité symbolique à faire des organisations complexes que sur le tard. Cela produisit le néolithique, l'agriculture, les sacrifices humains (on en a déjà parlé ici) et bien sur les systèmes familiaux complexes et toutes les superstructures sociétales organisées qui créèrent les civilisations. Cela se passa au Moyen-Orient et en Egypte, vers 3/4 mille ans avant l'Ère Commune, comme on dit. 

    Ce sont bien ces systèmes complexes dont le parangon sont les système chinois ou moyen orientaux qui repoussèrent à  la périphérie du monde les systèmes simples, caractérisés surtout par un bon sens tolérant quant au sexuel, les familles nucléaires simples se séparant tôt pour occuper le maximum d'espace tout en partageant garde d'enfants et stratégies de chasse. Sans pousser à l'extrême la bonté naturelle des premières sociétés, reconnaissons leur leur simplicité. Se retrouverait-on dans la fameuse clairière germanique ? En tout cas, les sophistications symboliques un peu forcées des grands sacrifices humains peinturlurés des modes analogiques chinois ou aztèques, ou même les modes munificentes de la renaissance européenne sont ce que je chercherai à dévaloriser... 

    Le baroque hérita de la chose et se mit longtemps en avant, le guerrier Louis XIV ruinant son royaume pour pas grand-chose à force de faire le malin de la sorte, tandis que l'Allemagne et l'Autriche nous sauvait des turcs (heureusement le prince Eugène en fut) et surtout suscitait la seule musique qui vaille, mais ça aussi on en a déjà parlé. Descartes pourtant s'habillait en noir, comme les protestants et tout ce que la France rata à cause du grand roi, mal conseillé, et par une femme, la sinistre connasse qui nous priva des ingénieux protestants. 

    Pourtant on eut Charpentier et les Couperins et Campra et Mondonville, je suis trop  sévère, mais bon, justement cela voulut dire que comme d'habitude, on aurait pu faire mieux globalement. En particulier garder ou peupler l'Amérique: on se contenta d'envoyer à l'Ouest des aventuriers qui disparurent et cela est bien dommage. 

     

     

    (1) on n'est pas couché ou la lamentable télévision https://www.youtube.com/watch?v=A8Wkka7IMnE

    (2) un compte rendu par l'auteur https://www.youtube.com/watch?v=Z0TLjvmLay8

  • Les Frances

    Correction de l'exercice de cartographie (Potentialités et contraintes)

     

     

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  • Les jugements

    Le méga procès des attentats du 13 Novembre (un Vendredi, comme quoi la superstition islamiste s'est redoublé d'un malheur occidental, comme si les assassins cherchaient à s'intégrer) a commencé: il durera 9 mois. 

    Contrairement aux souhaits unanimes, nulle torture, nulle estrapade ou écartèlement, nulle éventration, castration et obligation de bouffer ses roubignolles rôties sur les tenailles, nulle conversion forcée et croix brandies, nulle décapitation finale. 

    On n'aura que des peines limitées, des cellules avec accès à la télé et à l'internet, peut être même des visites de chaudasses voilées dont on n'osera pas fouiller le vagin... 

    Ainsi , en tout état de cause, nulle discussion non plus: ces gens ressortent-ils de la justice "ordinaire" ? Ont ils violé la loi commune intentionnellement ? Vaste débat, qui mérite réflexion. 

    Disons d'emblée que non, ils ne sont pas des justiciables, ils sont des ennemis de la nation, engagés dans un acte de guerre contre notre pays. Soldats d'un pays ennemi, l'"Etat Islamique" revendiqué, ils ont attaqués la France dans un acte de guerre en commettant pour l'affaiblir des crimes de guerre. Sous prétexte d'une critique peu diplomatique des manifestations culturelles autorisées en France, ils se sont permis une sorte de bavure, qui a fait fi de la vie des personnes assistant à cette manifestation. 

    Prétendument citoyens de notre pays (les "binationaux" c'est 45% des accusés), ils ont en fait agi pour le compte d'un pays ennemi que nous avons combattu avec des armes de guerre. Nous avons délibérément ciblé les organisations dont ils étaient membres avec des bombes guidées par Laser et des tirs dans la tête exécutés de près et de loin par nos forces spéciales. Qu'ils s'en navrent au point de faire l'inverse sur notre sol n'a rien que de très compréhensibles. 

    La question est donc de juger de crimes de guerre commis par des combattants, et l'on pourrait imaginer, cela ne serait pas déraisonnable, de faire appel à la justice internationale pour cela. Dans le cas où on ne s'y résoudrait pas, on doit en tout cas envisager une juridiction spéciale qui serait, c'est mon point, radicalement différente de la sinistre tribune à quoi nous allons assister. 

    Espérance de l'aveu ? Souhait de la conversion de dernière minute à une religion qui serait la bonne, celle de la fête progressiste, du pot en terrasse, du concert de rock en l'honneur du diable ? Volonté de "faire son deuil" en arrachant un poil de cul d'un coupable au nom et à la tête d'arabe, alors qu'il ne fait qu'illustrer encore et toujours la vengeance légitime d'un riffain qui ne pardonne pas ce qu'on lui fit (par Pétain) il y a cent ans  exactement ? 

    Ce misérabilisme judiciaire sonne encore la honte occidentale d'une ostentation lamentable des principes dévoyés dans lesquels un peuple de lâches et de victimes se vautre misérablement. Ne montrons pas de photos de la marre de sang dans laquelle baigna les victimes toute la soirée : cela est interdit, cela est barbare... 

    Il y a un autre désir, celui de mettre en lumière les méfaits d'une "idéologie" qui serait un islamisme soutenu et professé par des citoyens français, les fameux musulmans non modérés qu'on souhaite malgré tout intégrer à défaut de les assimiler (il ne faut pas demander l'impossible). Un procès proclamant leur erreur mais leur pardon moyennant punition serait avantageux pour la société... Ce n'est pas mon avis. 

    Un autre désir encore et de proclamer la puissance judiciaire et la judiciarisation du monde soumis au progressisme des valeurs qui s'illustrent de la sorte pour mieux démontrer à quel point elles sont efficaces pour lutter contre le mal. La prévention possible (mais bien sur qu'elle est possible !) du djihadisme passe par le respect de l'Etat de droit en toutes circonstances, tous les assassinats ciblés menés au couteau par les forces spéciales ayant donné lieu à un assentiment du syndicat de la magistrature, où en serait-on sinon ? Je suis contre. 

    Que dire d'autre ? Le jour de sa sortie de prison, y aura-il un amateur de bière en terrasse assez couillu pour vider un chargeur sur la saloperie de sale tête de salopard au nom bizarre qui n'est pas mort comme un chien ce jour maudit ? J'en doute, et cela est sans doute heureux, les animaux ennemis de la France quand on les empaillera pour les exposer devront être encore intacts. 

    On se doit évidemment de rapprocher ce procès-là d'un autre qui s'ouvrira plus tard, et qui concerne un ex-ministre considéré justiciable récemment de "mise en danger de la vie d'autrui" mais pas d'"abstention de combattre un sinistre". Dans une figure inversée, on se prend là à l'Etat, coupable de ne pas avoir protégé, ce que l'on comprend, le virus ne pouvant être traduit en justice, bien qu'on en ait bien envie. Un article original propose de condamner les juges qui osent s'en prendre à un ministre (1).

    Le renversement de la situation pourrait pourtant être intéressant, après tout, c'était bien à l'Etat de protéger les citoyens et les dispositifs policiers présents lors de l'attaque se révélèrent insuffisants, pour le moins, sans que l'on puisse établir, cela ne sera pas fait d'ailleurs, de conduites condamnables à condamner de qui que ce soit. 

    Pourtant, le dispositif "sentinelle" formé de soldats armés au voisinage de l'attaque ne fut pas utilisé et la seule action de police effective qui fut faite fut une initiative isolée d'un policier courageux, ce qui arrêta toutefois le carnage dans le bataclan, aucune action n'étant réalisée lors des mitraillages des terrasses, tous les attaquants se suicidant peu après leurs forfaits, les survivants étant les organisateurs et autres logisticiens du complot. 

    On aurait pu critiquer (condamner?) un gouvernement ou des gouvernements insuffisamment actifs dans la lutte contre l'établissement en France et en Europe d'idéologies dites "djihadistes" 14 ans après le coup de tonnerre du 11 septembre, et juste après l'abandon de la Libye et de la Syrie à des guerres civiles dont nous étions à moitié parti prenantes. On ne le fit pas, une anecdote intéressante au sujet de l'attentat du bataclan est qu'il se trouva suivi presque immédiatement de l'annonce par le président Hollande d'un "arrêt" de la diminution des crédits de la défense... 

    Pour continuer à marquer ce coup-là, on ne passera pas sur les politiques migratoires, les terroristes ayant suivi la route des Balkans ouverte avec générosité par des gouvernements et des organisations toutes humanitaires, les organisations, elles engagées au moins partiellement par des accords avec les passeurs. Les bras de fer géopolitiques, tous retenus par des traités variés imposant leurs lois imposant elle rigueur dans l'inaction à toujours les mêmes. Pourrait-on juger tout cela ? 

     

     

    (1) Eric Le Boucher dans l'Opinion : https://www.lopinion.fr/edition/economie/affaire-buzyn-mettre-en-examen-ceux-qui-mettent-en-examen-chronique-d-253542

  • Les diadoques

     

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  • Les Asies Centrales

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  • Les vérités

    La question de la vérité est mise à mal par l'actualité concernant l'épidémie. Est-il vrai que l'hydroxychloroquine est efficace pour soigner le covid ? Est-il vrai que le vaccin est inefficace et ne permettra pas l'éradication du virus ? 

    Pourquoi et comment est il possible d'affirmer en public le contraire et aussi le contraire du contraire, en référençant dans les deux cas une notion de "vérité" qui semble ainsi problématique ? 

    Tout d'abord on aura lu l'excellent "à quoi bon la vérité" de Pascal Engel... 

    Ensuite, on rira de 2003 et des armes  de destruction massive, parangon du mensonge d'État et du mensonge tout court, même si la chose "avait" été vraie, et que de toute façon, Saddam Hussein mentait aussi... 

    Ce qu'on évoque est une discussion en Richard Rorty et Pascal Engel... Discussion philosophique qu'on peut résumer en la nécessité (ou non) de faire la distinction entre vérité en elle-même des choses et vérité comme simple  justification de ces choses. Disposer de la valeur est il nécessaire ? Non pour le pragmatiste Rorty. 

    Plus qu'un déconstructeur, relativiste ou postmoderne, Rorty est ainsi un "pragmatiste". A la suite des lumières, qui établirent que la morale n'avait pas besoin de Dieu pour l'ordonner mais que la raison suffisait pour l'établir, il affirme que les discussions sur les valeurs sont vides de sens et peuvent être abandonnées. Cela en allant au delà de Kant: les discours de "distinction" deviennent inutiles, en fait. On a ainsi une mutation de l'analytique de "vide de sens" à "inutile", forme suprême de la déconstruction, identifiée donc au pragmatisme... 

    Les seules valeurs sont ainsi "communautaires" et discutées dans les groupes humains, l'utilité sociale l'emporte sur la valeur indépendante de tout. Le mot ne désigne rien d'utile, et n'explique ni ne justifie rien. 

    Engel propose bien au-delà de la classique (et partiellement ridicule) correspondance avec le réel, qui suppose l'explication déjà produite, la vérité comme "norme" de l'assertion et de la croyance, c’est-à-dire comme concept permettant de normaliser les deux activités, c’est-à-dire de les qualifier afin qu'elles soient possibles. Il y a une réalité derrière ce qui asserte ou croit et l'assertion et la croyance elles-mêmes peuvent en être qualifiées.  On a ainsi "croyance correcte en une assertion vraie".

    Différencions les deux positions: la vérité est alors accord entre les membres d'une communauté, ou bien accord avec le réel. 

    Engel critique fortement cette histoire de communauté, qui est après tout la position "poperienne" d'accord sur le vrai comme non réfuté, la chose restant "en soi" et donc kantiennement indéterminée vraiment. Même si, et là Kant laisse place à la croyance, le vrai reste pensé à défaut d'être connu. 

    Le problème est que si une communauté a son cerveau lavé (l'Allemagne nazie, par exemple), les autres peuvent elles se contenter de voir une vérité "partielle" ? Non ! Les illusionnés "ont faux" et donc, la vérité existe indépendamment des communautés, car indépendamment d'une d'entre elles.... 

    La question du discours communautaire ne peut garantir que les -intérêts- communautaires, et encore à condition d'être exprimés démocratiquement: le véritable est universel par définition et norme absolument tout, sinon il n'est pas, pas du tout...

    La chose s'applique aux "dispositifs" de Foucault, sensés identifier la "vérité" à des systèmes historiques appliqués à son établissement. Cela ne prouve rien bien sur, le factuel local ne pouvant définir un concept qui se trouve à la fois ou à tour de rôle: norme du connaitre, but de l'enquête, et ainsi valeur conceptuelle essentielle. 

    Par contre, et là ça tape fort, Rorty explique mieux l'utilité en question, dans le sens de "manifeste": pour lui, la croyance ou la considération du concept ne se traduit par rien: les maths ne sont pas améliorés et la société inchangée. La vérité ne sert à rien, et la philosophie ne doit s'intéresser qu'à ce qui en vaut la peine... 

    On pourrait lui donner raison et trouver l'utile du concept: la volonté de s'y diriger, le concept de "norme" valant comme motivation l'humain ayant besoin de guides... C'est en gros la réponse de Engel; la question de l'éthique étant le but, et la vérité de la non pratique de la torture se devant d'être universelle, l'utilité pratique de cette considération apparaissant essentielle malgré la réalité de ses transgressions... 

    J'avoue en rester à l'inconnaissable pensé, le refus du communautarisme relativiste étant pour moi essentiel: on ne peut pas définir la vérité autrement qu'en la rejetant hors du conceptuel, et la chose en soi demeure le seul succédané à l'objet G. 

    On remarquera par contre l'opposition vérité absolue/affirmation communautaire en se référant au conflit Raoult/Etat, chaque camp prenant l'autre drapeau et s'échangeant les arguments. 

    Vérité vue par Raoult dans sa communauté autiste face à la vérité "évidente" de l'inefficacité de ses drogues, qui conduit les politiques décidées par l'Etat. A moins que ce ne soit cette communauté de dirigeants corrompus qui ont choisi le "lavage de cerveau" face à l'affirmation évidente de la vérité  unique de la faible mortalité à l'IHU. 

    Dans les deux cas, les tenants de la vérité absolue peuvent se référer à d'autres admirateurs de la lumière, que ce soit l'ensemble des pays du monde dans le premier cas, ou les nombreux praticiens qui de part le monde fournissent des traitements variés. Dans les deux cas aussi, les tenants du communautaires n'ont pas de doute: cela (ne) marche (pas).

    Peut on dire alors que norme ou accord, la vérité n'existe pas, ou comme autre chose que comme une "décision" ? A moins qu'elle ne soit que "question", dont on ne pourra jamais se plaindre...  

     

  • Les développements

    La récente, honteuse et précipitée évacuation de l'Afghanistan illustre encore une fois l'incapacité de l'Occident non seulement à coloniser, mais à décoloniser, et plus généralement à "développer". 

    Cette incapacité vient de loin, et tient à l'"esprit" de l'occident, à sa perception de lui-même et de l'autre et se trouve basée, c'est la thèse du présent, sur la psychologie de ses dirigeants, hors sol et basée sur un processus décisionnaire déconnecté du monde, et qui démontre l'irréductible décalage entre civilisations locales des élites et réalités sociales des peuples dont ils sont issus et qu'ils utilisent pour vivre. 

    Les élites

    Car les élites du tiers monde sont en cause, bien sur, disons le clairement, les populations "éclairées" de l'Afghanistan qui souhaitent à tout prix en partir (et à raison) en sont et furent financées vingt ans pour ressembler le plus possible à leurs envahisseurs. Le mimétisme alla bien sur jusqu'à l'ignorance complète de l'infinie arriération d'un peuple à 7 enfants par femme qui passa en vingt ans à 5, tu parles la transition démographique: le pays du lappi-lazuli vit sa population merci les US passer de 12 à 35 millions d'habitants depuis 1990. Une bizarre stabilisation de cette croissance dingue pendant les années 80 étant sans doute due à la gestion soviétique, toute de prudence et d'efficacité, ils auraient dû les garder... 

    Qu'est-ce qu'une "élite" du tiers monde ? Mon point de vue sera ici infiniment et absolument "racialiste" (voir raciste pour certains mais je les emmerde). Un peuple lors du déroulement de son histoire nécessairement issue de l'agitation de surface de populations toutes essentiellement occupées à survivre, génère de ses tréfonds, cultures et envies et pour les plus intelligents habiles et entreprenants d'entre ses rejetons, richesses et pouvoirs. Il se dote ainsi depuis lui-même, c'est comme ça qu'on fait les nations libres, d'élites ancrées dans son histoire.

    Il est alors venu à l'esprit de ces élites, venues de l'occident occupé mille ans à se déchirer en réfléchissant, que le défaut de leurs alter egos chez les peuples barbares qu'elles soumirent de par la forge de leurs armes, qu'il fallait, la voilà qu'elle est bonne l'idée, en susciter chez les moricauds en lui apprenant les bonnes humanités, celles qu'elles avaient reçues et qui faisaient bien sur leur avantage. 

    Le résultat fut ce qu'on voit: des singes costumés en occidentaux, dévoués, c'était leur dressage, à appliquer pour traire les barbares cannibales qu'il faut dominer, les bonnes méthodes,  celles des envahisseurs. L'élite suscitée doit remplacer à terme le nouveau venu, dont acte. Cette greffe de dominants, destinée à permettre de se perpétuer le régime enchanté des colonies de papa, le sahib ayant changé de couleur et c'est la volonté "nationale" qui veut ça, est une erreur, une folie et un désastre. 

    En gros: la bourgeoisie ne peut être issue que du peuple, mue par le désir du peuple, et l'éducation au progressisme occidental faite de l'extérieur ne fait que des monstres malsains, aussi horribles dans leur pays que dans le nôtre: tu parles qu'ils veulent im/émigrer, ils ne seront chez eux que chez nous... 

    Les filles d'un interprète allemand assassiné la semaine dernière:  très brunes, dévoilées, les ongles peints, elles jouent de la guitare, mélancoliques, et sans doute filmées déjà à l'abri. On les protègera. De quoi ? Pourquoi ? 

    Surtout que l'élite en question prit en charge largement et son éducation et les moyens qu'on mit en œuvre pour qu'ils s'occupent de leur pays: ils le transformèrent en zone de perception des deux seules richesses présentes, les seules à encourager et à exploiter: l'opium, sa transformation et son écoulement d'une part, les subventions occidentales perçues pour son éradication d'autre part. La deuxième richesse, plus facile à mettre en  banque hors du pays, est évidemment réservée à l'élite, du moins la partie de celle-ci qui eut les meilleures notes à Harvard (et Standford). 

    La réaction 

    On pourrait s'interroger sur la dépravation intellectuelle et morale qui mène à une telle abomination, à une telle honte et qui concerne précisément cette "élite" celle qui devrait jouer le rôle inverse de celui qu'elle joue et se consacrer tels les missionnaires généreux et les ONG dévouées à l'humiliante vie dans les régions déshéritées auprès des peuples souffrants. 

    Non ! La misère se combat par la technique, et il faut de l'argent, sans lui, on ne peut rien faire. Celui qui est disponible doit être réservé aux couteuses campagnes de communication dans le monde développé afin d'en obtenir davantage et pour séduire le blanc impécunieux, qu'il soit veuve donatrice ou ministre démagogue généreux, il faut parler son langage et donc s'adapter à ses mœurs. La boucle est bouclée. Les plus virils des adaptés à la modernité lassés des bondieuseries se consacrent alors aux safaris de la drogue en hélicoptère. Gardés par des forces spéciales surentrainées, on peut faire des voyages au centre de l'horreur en n'en retenant que l'ivresse de voir du sang de loin.  

    Légitimement horrifié par de telles dérives, on ne pourrait que féliciter les tenants de la révolte et comprendre la nécessité qui les anime. Qui sont-ils ? 

    D'abord ils ont un mépris absolu pour une vie humaine qu'ils conçoivent à raison comme surnuméraire. Pour marquer leur puissance, ils n'ont absolument aucun scrupule à faire exploser (sauter, démembrer) des centaines de femmes et d'enfants au mépris de tous les usages occidentaux. Napoléon après une bataille à 20 000 morts, disait '"une nuit à Paris réparera cela". Comment imaginer le mépris qu'éprouve le mollah Badarar pour le tas de viande impure vivant des prébendes US qu'il fait massacrer sur les marchés tous les quinze jours ? Cela n'est même pas une méthode de contraception efficace, et franchement, les tas hystériques incapables de se dérober au viol, il faut les cacher derrière une bâche, le poil et le relâchement des chairs qu'il y a dessous ne doit pas être beau à voir. 

    Raciste ET misogyne, voilà mon jugement. 

     

    Racisme 

    Ensuite, ils sont physiquement dégoutés par les progressistes, leurs déguisements  et leurs coutumes. Cheveux des femmes, mentons des hommes, religion dévoyée. La haine raciste du méprisé est d'une puissance inimaginable, on devrait l'interdire...

    Moteur fondamental de la détestation de l'autre, cette haine de l'étranger est à la hauteur de l'amour progressiste qui motiva la "construction d'une nation" que voulurent imposer les "croisés" de l'OTAN, c'est dire... Marqué par l'éducation à l'antiracisme qu'il a subi, l'occidental moyen, à part un vague dégout, n'a qu'une idée vague de la vraie, de la belle ivresse haineuse, pourvu qu'on s'y laisse aller, qui constitue le vrai racisme quand il n'est pas strictement découragé. Quand il est prôné et exalté cinq fois par jour, imaginez... 

    Parlons en de la religion. On avait évoqué le surgissement hors du peuple d'une élite de savoir ou de réflexion. Le religieux de la religion du "livre" est la forme que prend cette élévation chez ces peuples. Ce n'est pas pour rien que les gagnants de la guerre de quarante ans sont des "étudiants" (Taleb). Leurs études ne sont pas celles (histoire de l'art, éducation des filles, réflexions sur le genre) qu'on impose en Occident. Elles sont différentes. Mais elles en sont et élèvent l'âme, forcent au respect et justifient les ordres de mourir. Elles sont prises en charge entièrement par les natifs, par leurs familles et leur histoire (aussi loin que leur mémoire porte, mais pas en deçà de la conquête musulmane, cela est sur). 

    On doit impérativement faire un parallèle avec l'Indochine. Formé à la détestation de l'occident par le communisme qui était enseigné en France, les "étudiants" indochinois comprirent vraiment le sens profond des cours. C'était les années trente/quarante, avant le rock (qui les aurait peut-être corrompu, mais ils ne le furent pas par le jazz, alors...). Dans la France qui se préparait gentiment à se coucher devant les nazis puis à faire venir au pouvoir Mitterand, se formèrent les plus abominables criminels de l'histoire, ceux pour qui gengis lui-même n'était qu'un pauvre pédé humanitaire... 

    Les dizaines de millions de morts de 49, 56, 65, 73 en sont le résultat. J'exagère un peu, Chou en Laï ne fut que peu de temps à la Sorbonne et Mao se forma tout seul, mais bon. Pol Pot par contre, et ses copains aussi, là c'est vrai. 

    Là encore, racisme profond et définitif, et ambition de la vraie compréhension du monde et frénésie de la transmettre. 

    Notez bien que ces hommes ne sont en rien ceux que l'histoire glorifie par ailleurs. Ce qui me reste de progressisme me fait les juger comme des handicapés en manque d'amour et la totale absence d'humanité qu'ont manifesté ces chiens enragés viet, chinetoques, kabyles ou pachtounes me dégoute absolument. 

    La seule stratégie

    On en vient alors à ce qu'il aurait fallu faire, et qui ne pourra jamais qu'être à la hauteur de ce que ces gens là firent. 

    Les révoltes du moyen âge furent traitées en Occident de manière sévère, mais efficace. Face à une sévérité des moeurs et un mépris des vies surnuméraires du peuple qui ne le cédait en rien à ce qu'on trouve dans notre tiers monde actuel, on massacra les populations et détruisit brutalement les révoltes avec énergie. 

    Bien sûr il convient de parler des conquêtes musulmanes dans les régions d'asie centrale. Cela se fit en plusieurs temps, et pour enfoncer le clou la conquête mongole, qui dépassa tout, enfonça le clou, ça rime. Les deux vilainies se mélangèrent d'ailleurs, et le turco mongol, converti, remit ça un siècle après. Encore un siècle et le mogohl, parti de Kaboul (Babar adorait Kaboul, il y est enterré) fonda une dynastie qui s'acheva presque sous nos yeux, dans les poèmes de Zafar. 

    Rien ne peut évoquer l'épouvantable cruauté de la très efficace  soumission qui imposa l'islam, rien ne peut évoquer la très efficace résistance culturelle que lui opposa l'Inde, seulement partiellement conquise, les deux puissances en regard arc-boutées l'une contre l'autre, là le choc des civilisation fit couler le sang, c'est le moins qu'on puisse dire... 

    En tout cas, coté pachtounes, aucune trace du gréco matiné de boudhisme qui fut découpé en petits morceaux, si ! Les statues géantes que les talibans détruisirent à la dynamite en 2001. 

    Car la soumission à un ordre civilisationnel nouveau ne se fait que par la violence et la violence infinie, la nécessaire, celle qui eut court quand cela a marché, et dont l'abscence a scellé les échecs qui eurent lieu. Renoncer à cette violence c'est perdre et c'est tout.

    Ce point de vue très "nazi" ne fait pas  fi de ce qui fut la faiblesse des conquêtes germaniques, qui se voulurent "mongoles" alors qu'elles n'en avait pas les moyens militaires et intellectuels. Victime d'erreurs stratégiques caractérisées, la conquête d'Hitler échoua militairement, il faut le dire. N'est pas Gengis Kahn qui veut. Dés ce moment, il fallait pour compenser, une vision civilisationnelle, une religion, ou un moyen d'assimiler les peuples conquis. Le misérable ramassis de gangsters corrompus qu'était le parti nazi était tout à fait incapable de susciter cela... 

    La conquête stalinienne fut bien plus intelligente, et pensée de bien plus loin. Par contre côté cruauté, les nazis peuvent aller se faire voir: la soumission obtenue fut effective et la terreur abjecte bien pire, faut il parler de Mao ze dong, notre maitre à tous? Quand on pense qu'en plus il baisait des vierges par tombereaux entiers pour se ragaillardir... 

    La France de Challe fit bien et cela réussit à convaincre le tiers de l'Algérie, une fois l'indépendance acquise à venir travailler en France, toute honte bue: barbelés sur la frontière, menaces aux pays en soutien, déplacements de populations, commandos de chasse: début 61, la guerre est gagnée. L'armée des supplétifs est très supérieure en nombre à la somme des effectifs insurgés et aux frontières, et les pensions des moudjahids sont ainsi versées à des anciens combattants de l'autre camp en majorité. Comme de toute façons elles sont versées à n'importe qui... 

    Rien de tout cela ne fut fait en Afgha, bien sur, et la conséquence en fut inéluctable. On fera le rapprochement avec le traitement de l'Irak, qui finalement réussi à laisser sur place autre chose que Daech, maintenant écrasé convenablement et dont la guerrilla (toujours présente malgré tout) est entièrement laissée à la charge de qui de droit. On fera le rapprochement avec Obama, le maitre de Biden, qui évacua brutalement l'Irak en 2011, (il y a dix ans exactement) avec Daech comme résultat, on attend l'effet Biden, il va être gratiné, je vous le garantis. 

    Un tour du monde

    La constitution des empires coloniaux aux XIX ème siècle était le résultat du débordement de puissance brute des empires européens obnubilés par le déploiement de l'Amérique et de la Russie... Il fut sympathique (sauf l'Algérie) et anecdotique pour ce qui concerne la France et l'Allemagne. 

    La Grande Bretagne crut devoir faire pièce à la Russie (le "Grand Jeu" se déroula en Afghanistan, justement) mais crut elle vraiment à son "empire des indes" dont l'abominable sous développement était pourtant patent ? Et puis en Chine ? Quel était on objectif réel ? Vendre de l'opium ? En tout cas sa responsabilité dans l'incapacité absolue de l'occident à coloniser est la plus grande qui soit. Quantitativement. 

    L'Amérique joua son jeu et atteignit la bonne dimension après extermination du natif, comme il se devait. Ayant constitué grâce au cheval (au fait l'animal serait natif d'Amérique en fait, il passa en asie par les glaces, croisant les hommes, et disparut, ne revenant que par les espagnols), un empire comanche dont la rapacité et la cruauté était toute mongole, les amérindiens furent dissipés à la mongole par bien plus méchant qu'eux. 

    La Russie ne pouvait se maintenir que par la terreur permanente et du céder l'Asie centrale et l'Europe centrale. Pourra-t-elle garder la Sibérie convoitée à raison par bien plus gros qu'elle ? 

    La Chine écrase le tibet et le turkestan chinois avec les méthodes éprouvées utilisées sans nuances, à l'ancienne. On devrait y envoyer des stratèges en stage d'école militaire... 

    Pour ce qui concerne l'insondable Afrique, on sourira gentiment, le mot "Africanistan" venant spontanément à l'esprit. On ne sait quelle capitale du continent en faillite Biden (ou son successeur) évacuera en dernier, mais là il faudra laisser plus d'un milliard d'immigrants putatifs (et pas seulement 35 millions) désespérés au pied des avions... 

     

    Ce qu'il aurait fallu faire 

    Les sentiments nationaux ne se construisent pas et surtout pas de l'étranger, le progressisme est une niaiserie honteuse, et la violence ne doit être utilisée que quand on est sur d'en cicatriser les effets. 

    Cela condamne absolument tous les colonialismes et toutes les invasions et autres soumissions forcées qui ne créent que les haines farouches et les racismes les plus hideux et les plus criminels. Les soumissions qui réussirent (il y en a, hélas) ne créérent que des misères séculaires voire millénaires. La conquête musulmane, qui crut subvertir le mongol ne fit qu'entériner sa barbarie et détruisit son monde. La colonisation occidentale, malgré les indépendances, qui n'arrangèrent rien, est un désastre qui n'est toujours ni pensé ni élucidé. 

    L'histoire suit son cours. 

    Ce qu'il faut faire ? Rompre les ponts et cesser assistance et fausse prise de responsabilité. L'économie de comptoir suffit bien à faire se parler les peuples. Il faut juste fermer les frontières et laisser grenouiller le marigot. Coté Est, il faut maintenant menacer la Turquie et de toutes façons, le mur se construit. En méditerranée, où l'Ottoman va vouloir faire la loi, un petit lépante va bientôt se révéler nécessaire pour contrôler les flux. 

    Tout doit être consacré à se préparer au choc chinois. Bien sur, le mongolo va vouloir enrôler le turco, comme d'habitude, et la haine propre au huns est toujours là, méchanceté foncière du barbare oblige. Qu'importe ! Il fera ce qu'il voudra, et face à un milliard et demi de tarés, on est pas à 60 millions près. 

    On peut s'interroger sur la Perse, vieux pays sédentaire, et qui s'est accomodé de tout... Il est le vrai centre de l'Asie centrale et son passage avec armes et bagages dans le camp de la raison serait souhaitable... Il faut encore attendre. 

  • Les Afghans

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  • Les morales de la Critique

    Kant n'a pas écrit la "critique de la raison pure" pour rien mais bien pour affirmer tout un système qui se poursuit ensuite par la "critique de la raison pratique" et puis enfin par la "critique de la faculté de juger" (2).

    On se propose de justifier et de clarifier tout ça, en commençant par la préface de la seconde édition de la "pure", qui clarifie tout le programme, pourvu qu'on se donne la peine de la lire et surtout de le dire. On a lu (1).

    Mais tout d'abord, pour être clair: le "pur" est ce qui est "a priori" (hors de l'expérience) mais qui de plus ne référence rien de ce qui ressort de l'expérience. La causalité par exemple, n'est pas "pure". 

    L'essentiel

    Disons le en 3 mots: Kant reste dans la conception cartésienne du "sujet", le machin qui pense qui fut introduit dans l'histoire par Descartes, qui, bien que dénoncé et paralogisé, est bien l'inventeur de la chose au sens moderne, le grand fantasme étant d'autonomiser la personne et de réaliser l'impensable, ce qui est bien sur le Graal du philosophe et le sens secret de tout l'amour qu'on porte à la sagesse:  fonder la MORALE sans extérieur, sans autorité, Dieu ou le reste. 

    Le projet est bien sur celui de Descartes, mais il n'est vraiment mis sur la table avec le projet de le rendre définitif et impérissable, que par Kant. 

    Car le sujet est bien sur le sujet moral et pour élaborer tout le bazar il faut d'abord régler son compte à la connaissance, c’est-à-dire à la manière de penser, à la raison,  dont il faut rendre compte, complètement, avant de s'en servir à l'essentiel, qui est non pas l'autonomie cognitive du sujet, mais bien son autonomie morale, et sa liberté.

    On a d'abord une conception de la liberté qui est celle introduite par Scot bien avant: la liberté de l'homme est celle de Dieu et tout le monde chrétien en était venu à cela depuis le début: l'homme est individu libre, c'est le seul moyen de faire tenir les théologies. Le projet du moralisme autonome était donc dans la seringue. 

    Mais pour régir la morale, il faut la raison, et il faut l'expliquer, elle et les connaissances qu'elle peut manipuler. 

    Là Kant commence par introduire quasiment l'essentiel, et on pourrait s'arrêter là: il y a les choses en soi et les phénomènes, et la raison ne manipule et ne pense que ceux-ci en plus de ce qu'elle peut savoir toute seule comme une grande, a priori (sans le secours de l'expérience). 

    À partir de là, le sujet se trouve au centre d'un nœud philosophique parfait, qui est celui de Kant, et qui certifie la raison et la rend objective, grâce à sa capacité à se limiter elle-même. La notion de cause et de déterminisme scientifique se trouve ancré dans la chose coté phénomène, ce qui certifie et assure le savoir et la science, et en même temps garde libre et indéterminé la chose de l'AUTRE côté, celui de la liberté absolue et de la contingence totale, là où est bien sur le sujet lui-même, absolument libre et pendant exact, coté manche, du noumène inconnu. Le tour de magie Kantien tient à cela, certes, mais avec comme seul objectif de donner à la raison une action "pratique", laissée à la conscience morale libre du sujet. 

    Deux cotés, un côté déterminé par la science et ses lois, un côté impensable et acteur qui fait le reste, quand on vous disait que Kant était un idéaliste... 

    Pour clarifier les contours du projet, il faut bien réaliser la liaison entre les mondes scientifiques et moraux, qui ne sont pas ceux qu'on croit, les fadaises sur l'homme au centre de l'univers soi-disant humilié par Copernic étant en fait parfaitement fausses, le contraire étant vrai en fait: c'est bien l'homme qui devient le centre de l'univers, celui-ci cessant et cela est l'essentiel de la vraie histoire, d'être la référence significative du monde global.

    Car le monde global cesse d'être harmonieux, cosmique, signifiant, "anologique" de ce qui se passe: la renaissance se termine et comme dit d'Escola, l'homme cesse d'être différent de la nature comme corps, ne continuant à l'être que comme esprit. Dés ce moment, la nature devient un objet global face au sujet devenu radicalement autre, et donc central. C'est le sujet qui décide, et il va travailler pour cela, afin de finir de se rendre maitre de cette nature radicalement étrangère à laquelle il adjoint ainsi son propre corps, c’est-à-dire son devenir. 

    Le monde cesse d'être un "cosmos" harmonieux et fini à contempler, il devient un chaos infini à dompter. C'est l'univers infini de Koyré, c'est le silence des espaces infinis de Pascal. Dès lors, la question essentielle, la morale, se trouve détachée de ce qui pouvait la contraindre de l'extérieur. Kant est le premier à exposer publiquement le retournement métaphysique "copernicien" qui lui correspond, achevant ainsi complètement la mise cul par-dessus tête du monde ancien. 

    Voilà le vrai sens de la critique de la raison "pure", en fait la première partie d'un projet beaucoup plus consistant, et visant une pensée complète de l'autonomie, le projet des lumières étant bien celui-là et le monsieur fait ce qu'il dit. 

    Cette première partie est toutefois assez conséquente tout de même, car elle forge l'épée. Une manière d'en décrire le tranchant et cela concerne le sujet qui nous occupe, est le positionnement de l'absolu et du divin dans la raison redéfinie. 

    Le "moment Kantien" de l'histoire consiste en un retournement fondamental, et qui consiste à partir de la finitude du sujet, isolé dans son entendement, et qui considère l'absolu et l'infini comme une idée insaisissable qui plus est démontrée indémontrable et inaccessible. Ce retournement-là est bien le deuxième salto copernicien: jusque-là tout venait de Dieu, et on vient de décrire comment le truc, qu'on avait osé démontrer en plus, devient vraiment étranger et en fait absolument inconnaissable. 

    Les détails

    Les détails de la manip sont passionnants car susceptibles de convaincre et aussi compréhensibles. J'avoue que la pédagogie de Luc Ferry semble fonctionner... 

    Tout d'abord le plan de la critique de la raison pure, divisé entre les transcendantales : 

    - Esthétique (la sensibilité et les sensations)

    - Analytique (l'entendement et les concepts),

    - Dialectique (la raison, les idées). 

    Un point sur la Dialectique transcendantale: là est la critique du raisonnement hors limite, qui conduit au n'importe quoi métaphysique, et là Kant dézingue Leibnitz et son principe de raison, parangon de la régression à Dieu qui constitue la preuve ontologique. La déconstruction inlassable de la métaphysique, dont on a donc raison de dire qu'elle n'est qu'une sophistique vaine qui dévore les cerveaux telle la vérole. Critique ? Déconstruction ? Destruktion ? Philosophie analytique ? Le refus des sophismes contient toute la philosophie et c'est Kant qui a tout inventé. 

    Tout d'abord la différence entre raison (qui va du concept à l'existence, le diable ontologique) et entendement qui travaille l'expérience qui ne synthétise, assemble, que via l'intuition. Cette essence "diabolique" (il faut bien que je mette mon grain de sel) de la Raison est donc la justification du caractère essentiellement "pratique" de la raison, thèse fondamentale de Kant. 

    On est là dans la querelle Heidegger Cassirer , sur le fait de savoir si la critique est une simple épistémologie ou bien la remise en cause de toute métaphysique possible ... Et bien c'est H. qui a raison et qui a tout pompé sur Kant. Du moins pour Ferry, et en fait de la plupart des interprètes "hard" de Kant. Nous sommes en 1929 à Davos, et Hitler arrive...  En gros, s'oppose une conception de la critique qui serait "épistémologique" intéressé par la défense de la science et de la raison, et une conception "phénoménologique" ou "ontologique" en rapport avec la fondation de toute la métaphysique. S'entremêlent ici les nœuds des esprits, des pensées et des histoires... 

     

     

     

    (1) Luc Ferry Une lecture des 3 critiques

    (2) Paul Clavier Premières leçons sur la critique de la raison pure

    (3) la discussion Heidegger Cassirer : https://www.persee.fr/doc/phlou_0035-3841_1969_num_67_96_5514

  • Les nocturnes

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  • Les monades

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