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FrancoisCarmignola - Page 2

  • Les Kants

    Y a pas que les critiques, y a aussi le mal radical (2). Reprenons l'ensemble, on l'avait déjà un peu survolé (1).

    Kant penseur de l'autonomie l'est aussi de la philosophie elle-même, il fait un authentique "système" complet, en plus démontré: la "critique" c'est de la méta philosophie, et la philosophie philosophe sur elle-même... 

    On a lu "comprendre Kant" d'Olivier Dekens. 

    Les bases

    Le dantal

    Kant invente donc le "dantal" (transcen) qui rompt totalement avec toute psychologie: la métaphysique c'est le possible et les conditions d'icelui. Une connaissance est dantale si elle concerne la possibilité de connaissances. 

    Cette histoire est centrale et développée dans la CRP (raison pure): le phénoménal est perçu à travers les catégories dans le processus (temporel) du schématisme. L'accord, improbable, s'explique par le dental, qui est "condition" de possibilité d'accord. Ce mystère est central et laissé tel que par Kant, qui n'en fait pas ontologiquement une réalité, et c'est toute la question. On a le phénomènal, le noumènal et ce qui est la "condition" de leurs existences, le transcendantal, mais qui n'est pas pour autant un domaine d'existence. 

    Fichte en fait le "moi absolu" (c'est ça l'idéalisme), Husserl le "sol absolu" de la perception, et Cassirer les "formes symboliques" issues du culturel. Ce n'est qu'à l'époque moderne qu'on en fait un résultat de l'évolution qui a adapté le cerveau à l'exercice de la perception. 

    Les formes pures de la sensibilité, l'espace et le temps, sont aussi les formes "transcendantales" par excellence. Elles ne font partie ni du réel, ni des phénomènes, ni des noumènes mais en sont les conditions. On a là les caractères "criticable" du kantisme, liés au degré de réalité qui leur est attribué dans le cadre kantien. Le problème du dental, quoi. 

    On notera les considérations sur le temps vécu (Husserl, Bergson) par opposition au temps dental, et aussi la relativisation du temps menée par Einstein, qui exposent l'intuition humaine basique (qui a une vraie intuition de la relativité temporelle?) aux découvertes fines de la science et donc au soubassement "réaliste" (que voilà une conception moderne) des nécessités métaphysiques, y compris des kantiennes. 

    Le transcendantal est l'essence de la distinction entre idée et perception, et l'illusion transcendantale par excellence est ce qui autorise à tort de croire que le sensible peut s'appliquer à l'Idée, et la rendre effective en elle-même.

    Le dental est aussi une méthode de pensée. En effet, les choses se trouvant rendues possibles, deviennent définissables (c'est cela l'astuce systématiquement mise en avant par Kant) et donc contraintes. Par exemple, la morale pour pouvoir être fondée, se doit de ne considérer que le phénoménal, soit la connaissance disponible, et par conséquent, le devoir doit être séparé, par principe et par définition, de l'espérance. Belle conclusion. 

    Le Mal radical

    Décrit dans la "religion dans les limites de la simple raison" (2), le mal dit "radical" se définit pourtant, malgré toutes les circonvolutions qu'on trouve ici et là, assez simplement. Dans la mesure où la liberté c'est d'abord ce qui se fixe à soi-même une obligation à respecter, soit des maximes pour guider ses actions, le respect de ces obligations peut être effectif mais sans véritable accord avec ce qui motive l'obligation. Tout ce qui sépare la personne de l'accord avec la maxime est ainsi ce qui induit le mal dit "radical", car à la racine de l'orientation morale. S'en distinguer c'est "restaurer la pureté du mobile" d'agir conformément à ce qu'on s'est fixé, ce qui est la suprême maxime, le "changement de coeur" selon Kant.

    On ajoutera que ce mal reste moral, c'est-à-dire imputable à la liberté, donc surmontable, mais par ailleurs reste indestructible: il est la perversité originelle du coeur, le défaut de conformité de l'intention avec le devoir... 

    Kant ajoute que ce mal, inexpliqué, l'est d'autant plus que son origine se rattache à un "esprit supérieur", d'essence inconnue qui a réussi, à l'origine, à entrainer l'homme... 

    Avec cette définition-là, on est assez loin du mal "libérateur" de la loi (absurdité contradictoire pour Kant) ou du mal "dégradant" ultime (qui suppose que cela soit possible, ce qui est absurde pour Kant).  

    Si je puis me permettre, Kant reste assez marqué par le christianisme, et cela, pour le moins. 

    Les distinctions

    Y a aussi la réflexion sur les assertions (analytique ou synthétique suivant que le prédicat est déjà contenu ou non dans le sujet) et les connaissances (apriori si nécessaire et universelle , apostériori sinon).  

    Au-dessus et surplombant toutes ses grandes avancées, les distinctions ou plutôt LA distinction globale: 

    • nature/liberté
    • théorique/pratique
    • sensible/suprasensible
    • entendement/raison

    L'autre grande distinction étant bien sûr les phénomènes et les choses en soi ou noumènes. 

    Le sublime

    Le sublime est la deuxième forme du beau, et met en oeuvre la distinction entendement/raison: on passe du beau au sublime en changeant de faculté, en passant du perceptible imaginaire à l'idée raisonnable, de la passivité à l'émoi actif, de l'harmonie au chaos, au désordre, à l'océanique, à la fureur. 

    Le sublime est donc un au-delà des sens, un idéel qui promeut l'homme de culture comme un être nouménal, un être moral. 

    Le projet 

    Le projet étant la réunification, la réconciliation intellectuelle de la nature et de la liberté, les deux mondes où se situe l'humain. La liberté, réalité nouménale par excellence étant pourtant racine de tout le problème.

    C'est donc bien le plan des 3 critiques, raison pure, raison pratique et finalement jugement que de "réconcilier" les distinctions pour expliciter la question de l'humain. On a bien là le "système" kantien. 

     

     

    (1) http://francoiscarmignola.hautetfort.com/archive/2021/08/15/les-morales-de-la-critique-6332278.html

    (2) Le mal radical est expliqué dans "la religion dans les limites de la simple raison" https://fr.m.wikisource.org/wiki/La_Religion_dans_les_limites_de_la_simple_raison/Premi%C3%A8re_partie

  • Les Christe Eleisons

    Le "Christe eleison" de la messe en Si arrive comme un repos charmant après l'invraisemblablement océanique introduction de la plus magnifique oeuvre musicale de tous les temps. 

    "Eleison" est associé à "Kirie" et signifie, "ait pitié", ou "prend pitié" en Grec. C'est une invocation qui date des tout débuts du christianisme, d'avant le schisme, en tout cas. Il évoque le statut de pêcheur de l'invoquant, et la miséricorde de Dieu à ce sujet. 

    C'est ici un duetto entre un soprano et un alto où se manifeste l'essence de la cantate de Bach: l'évènement miraculeux de l'aria archi complexe, à la fois charmant et poignant. 

    Vocalement, on a l'horreur absolue: deux monstres d'orgueil et de puissance s'affrontent dans un combat sans merci, mais doivent produire l'harmonie absolue propre au chant, ici le pire de tout: "Christ, prend pitié". Les dames doivent donc ici donner du leur. Mieux, il faut que ce soient deux copines rigolotes qui se passent la main avec affection et talent: une compétition à l'envers, la recherche de l'amour harmonique angélique total et ça ne doit pas être facile. 

     

    La Structure

    On a 5 parties, dont la mélodie violonistique, délicieuse et rythmée jouée 5 fois dont une avec les chanteurs, l'avant dernière. Elle précède chaque épisode chanté, qui sont quatre au total. 

    Chaque épisode chanté est formé de plusieurs christe + ééé + léééison. Les deux centraux se terminent abruptement par un évènement bref de l'orchestre, qui introduit pratiquement à la mélodie qui initie l'épisode suivant. 

    Le premier chant est en harmonie, avec une poussée aiguë du Soprane, qui marque sa domination. La mélodie s'insère fortement deux fois dans les successions de "christé" mais brièvement. 

    Le deuxième est un peu en dessous, avec un émouvant doublé de éléison, puis un première crux brève mais sensible. 

    Le troisième est plus "agressif", avec un mélange harmonieux, et une montée d'éléison puis la deuxième "crux", la principale, avec une citation double au violon. 

    La quatrième et dernière accompagne l'air initial dans une montée mixte qui finit par conclure. 

    L'air termine le duetto. 

     

    On avait commenté en détail la messe mais disons le, le duetto est suivi par une reprise du voyage en haute, très haute mer: le kyrie continue dans les graves et c'est parti pour la suite...

    Les tentatives

    Tomanerchor Leipzig  2000 :  pas si mal, avec un homme. 

     


    Brixner initiative : Johanna Falkinger - soprano,  Johanna Zachhuber - alt

     

    Belle harmonie, et elle se penchent l'une vers l'autre... 

     

    Le PROMS, Harry Bicket avec Joelle Harvey (à droite) et Carolyn Sampson

    Cette extraordinaire messe en Si l'est aussi pour le duetto, quasi parfait. 


     

     

     

    Le Richter : Gundula Janowitz Hertha Topper

    Les deux monstres sont domptés d'une main de fer. 


    Le Gardiner: les dames ne sont pas photogéniques, et ne se respectent pas...


     

     

    Amanda Powell Amanda Crider 

    Elles s'entendent ! 


    Marcia Sacha Margot Oitzinger : très grande netteté, mais peut être une erreur.


    Netherland Bach Society

    https://youtu.be/3FLbiDrn8IE?list=RD3FLbiDrn8IE

    Une prise de son vivace avec un équilibrage splendide. 


     

    Anne Sofie von Otter, Helmuth Rilling 

    La puissance du Soprane, mais l'équilibrage est là.

    https://youtu.be/-gw318qPDhk?list=RD-gw318qPDhk

     

     

  • Les SoixanteHuitards

    Toujours à l'occasion d'un exposé de la part d'un soixante-huitard parmi d'autre (1), Jean Pierre Le Goff en l'occurrence, dont la théorie est qu'il y a une crise de l'autorité, pourtant nécessaire à la transmission... En bref, et c'est un peu ce dont est porteur Pierre Valentin, une velléité de passer à autre chose après une gauche et un woke à la fois menaçante et vieillissante, le type est né en 98 ! 

    D'abord quelques théories sur la gauche actuelle, ramenée à son wokisme d'abord caractérisé par son radicalisme et son légalisme: il faut tout interdire, et cela doit être fait au plus haut niveau, comme si l'Etat remplaçait le parent surveillant le bac à sable et qui intervient en permanence pour arbitrer les conflits entre bébés: les petits wokes sont des petits urbains riches et choyés incapables de vraiment socialiser et qui se radicalisent dans leur quant à soi, racial ou sexuel... En cela, le wokisme est ainsi un psychologisme: on se prétend "autiste" pour mieux se distinguer, et on combat la masculinité, comme "toxique". Quant au paradoxe suprême, le hiatus, que dis-je, l'aporie entre le virilisme noir (ou latinos) et le féminisme blanc, il est peut-être la vraie schize du gamin perturbé, l'ultime obéissance à son "père" soixante-huitard: être à la fois libéré sexuellement et politiquement, en se soumettant à ce qui va vous remplacer. 

    On en revient à 68. 

    D'abord, il fut une envie d'authenticité et d'intensité de la vie, par rapport à la triste nostalgie bornée des familles à peine sorties de la nuit des années 40 et 50. Un rêve forcené d'aventures et de voyages. Et le fait que les bateaux de Moitessier, le Damien, et les voyages hippies en Afghanistan et au Népal ont décoré tout le vécu de cette génération, qui s'exprima aussi avec la même énergie dans la musique et ... dans la politique pour finir. Le Gauchisme qui se développa voulu d'abord rompre avec le communisme rance des années à oublier mais et c'est là que je diverge des théories classiques, fut-il alors purement culturel ? 

    La théorie officielle est en effet, que se développa un gauchisme "culturel" ou "sociétal" qui était en fait un libéralisme et qui après avoir mis les socialistes au pouvoir, présida à la droitisation du pays et à l'abandon de toutes les valeurs de gauche. C'est la fameuse thèse de Michéa, l'année 1983 étant la date de la trahison. 

    Ce gauchisme était un nihilisme sentimental, voulant un avenir radieux construit sur une détestation du monde ancien qui seul resta et fut transmis, au point de faire du woke une négation radicale de tout le passé, culture comprise, ce dont s'était abstenus les soixante-huitards, tous marqués par la littérature ancienne, ils lisaient eux. Passé à révérer, futur à construire furent oubliés : il n'en reste rien, et l'inévitable mort climatique indispensable à la conviction (la nier est criminel) est le seul horizon. 

    Je pense le contraire, ou en tout cas quelque chose de très différent. D'abord, 68 fut pensé et vécu comme une "révolution" (les gens disaient dans les années 70 "pendant la révolution") et une révolution socialiste suivant les canons marxistes. Mieux: dirigés et conduits par des marxistes, trotskystes et ex communistes avec toutes les  nuances du vocabulaire révolutionnaire, anarchisme compris, les "gauchos" furent d'abord des convertis au marxisme triomphant des années 50 et 60. Mieux, ils convertirent la société entière à la "question sociale" qui devint le fétiche intellectuel de tous les camps. Il ne fallut pas moins que toutes les années 70 pour porter l'horizon de la "révolution", la vraie celle qui ne pouvait qu'advenir pour venger le raté de juin 68, vécu comme une catastrophe par les plus enragés, heureusement en France, détournés de la guerre civile par la mesure catholique et culturelle et aussi le gaullisme héroïque (Le Goff évoque l'Allemagne et l'Italie, où les choses furent autrement violentes).

    Il fallut un travail opiniâtre de la gauche culturelle pour faire de la France des années 40 ce qu'elle fut en réalité (malgré De Gaulle qui fit tout pour le cacher): le marais sinistre de l'abandon collectif peureux. Tout cela au service d'un collaborateur, extrême droite de toujours, et tout sauf marxiste: il n'aimait que la littérature et certainement pas l'histoire, ni l'économie. 

    En tout cas, la gauche de l'époque gagna en imposant les idées de classe sociale à servir et de préparation de la mise au pouvoir de nouveaux humains, idées marxiennes s'il en est et qui continuent de nous animer sous les formes variées du préjugé, de l'obsession et de l'imbécile: je suis "de gauche" et toi pas, sale fasciste. Toute la société en fut infectée et se prit à juger souhaitable, malgré l'absurde infini que pouvait représenter le socialisme triomphant du début des années 80, que des tarés démagogues hypocrites voulant officiellement rompre avec le capitalisme se fassent élire à la tête de l'État.

    Ce n'est pas une gauche libérale et un gauchisme "sociétal" qui fut élu en 1981, mais, tous les témoignages le disent, des fanatiques imbéciles étatistes qui se mirent à détruire méthodiquement l'économie du pays, ce qui fut arrêté à grand peine en mars 83, après deux ans de folies invraisemblables. Mais le mal était fait: la retraite était à 60 ans et les dépenses sociales, justifiées par la pauvreté à réduire à tout prix, et cela quoiqu'il en coute, étaient parties dans l'espace, pour quarante ans de mesures "sociales" prises sans souci à intervalles réguliers pour compenser les vagues mesures "pro business" que quelques énarques "de gauche" prenaient pour sauver les meubles, en fait l'argent de la corruption dont ils se sont mis à profiter éhontément, le meilleur d'entre eux étant Emmanuel Macron, actuellement en poste, ouvertement et cyniquement corrompu. 

    Le résultat, et la preuve absolue de ce que j'avance est là: 57% de prélèvements publics obligatoire, ceux d'un pays bolchevisé dont 40% de la population vit plus ou moins d'assistance et que les classes internationalisées (comment se sentir solidaire, exactement comme dans n'importe quel pays du tiers monde, d'un peuple de misérables abrutis à moitié cannibales qui vivent, mendiants, de télé débile et de cannabis ?) méprise et trahit au point de considérer éthique de le remplacer à terme (ils ne se reproduisent même plus) par encore plus primitif et plus exploitable.

    La question sociale a tout envahi: d'abord foule prolétaire dangereuse, puis communiste et encore plus dangereuse, puis revendicatrice à tous crins, au point d'engager, ce fut la grande conquête de 68 (qui fut surtout et d'abord une excessive augmentation des salaires), la grande inflation qu'on ne jugula qu'avec la dette infinie produite par la destruction de toute la monnaie au sens ordinaire. Car c'est bien pour arrêter les grandes manifs qu'on céda à la CGT. Chirac inaugura d'ailleurs là son rôle historique dans les abandons répétés aux airs du temps qui consuma l'incapacité totale du milieu politique à réparer les terribles dommages des socialistes à qui il donna le pays par sa bêtise et sa vanité. 

    Le voilà le nihilisme sociétal: celui d'un ambitieux jeune bourgeois des années 50, entremetteur puis successeur d'un jeune bourgeois des années 30, tous les deux traitres à leur pays au service de Pétain et de ses successeurs, et qu'ils mirent sur le chemin de la ruine au nom de la question sociale, seule raison pour gaspiller au service de la pauvreté nécessaire l'argent d'un avenir qui s'est maintenant évanoui.

    Alors, parler de "néolibéralisme" triomphant pour désigner ce régime de lâcheté et de corruption bien incapable d'être libéral en quoique ce soit, et qui détruit avec acharnement toute entreprise et toute vraie innovation au nom des normes qu'imposent la planète et des inégalités à réduire par l'impôt, est particulièrement absurde, voire complètement con. C'est pourtant l'incessante leçon d'histoire que les soixante-huitards nous rebattent les oreilles, le soi-disant "gauchisme culturel" n'étant que le cache-misère de ce qui n'a jamais cessé d'animer les consciences de ces héritiers d'un christianisme par ailleurs détruit avec habileté à la même époque : l'amour des pauvres, l'horrible fétiche scrofuleux qui impose de détruire le monde. 

    En conclusion, on pourrait dire que la "civilisation" a maintenant à vaincre, avec le wokisme, un adversaire de la taille de celui qui fut vaincu passagèrement lors de la chute du mur de Berlin, et encore, il en est le descendant. Il nous faut donc puiser dans la culture de quoi élaborer de quoi se défendre, mais si possible de quoi attaquer. J'avoue être là très immature, et vouloir me réfugier dans ce qui motive la radicalité de mes adversaires: un effroyable ressentiment contre le monde qui justifie toutes les négations et toutes les destructions, allant même jusqu'à souhaiter le contraire de ce que je prétends défendre pour mieux exterminer le mal que je perçois à l'oeuvre. Cela irait-il jusqu'à souhaiter confusément sa victoire ? 

    (1) Transmission : Le Goff https://youtu.be/gdZyTawBwmg

  • Les Démocraties

    Alors qu'on en est au point où comme on l'a déjà fait remarquer, un général d'Armée ment en public en prétendant que le pays dont il sert le président serait "la principale menace pour la Russie" (c'est Poutine qui l'a dit). La Russie est un pays dénoncé dans toute l'Europe comme tyrannique et oppresseur, à défaut d'être, ce qui est tout aussi mensonger en échec stratégique et ruiné économiquement. On se prend à vouloir considérer en face les terribles faiblesses d'un type de régime qui se pare des plumes du paon de la très sainte "démocratie". 

    On commencera par voir le pauvre CEMA, d'ailleurs mis à la retraite le lendemain, c'était son discours testament, celui qui précède la longue période de silence (il a 60 ans et donc 20 à 30 ans à pérorer dans les revues d'anciens combattants) qui s'annonce pour lui, se voir obligé pour toucher sa pauvre retraite de lécher avec dévotion les couilles en or de son donneur d'ordres, engagé dans d'obscures manoeuvres destinées à consolider les magots de ses corruptions partagées avec les autres minables sans visions qui continuent à verser sans limites l'argent de nos impôts dans un puit sans fonds mais pas sans rétrocommissions évidentes, tout s'explique par elles. 

    La démocratie est le lieu de la démagogie et de l'opportunité. Arrivent au sommet dans certaines circonstances alimentées par des contextes structurés et travaillés à l'avance, des nuisibles dangereux exclusivement attachés à leurs gueules, et qui disposant de ressources importantes pendant le temps que durent leurs sinécures, les emploient à mettre à l'abri les fortunes qu'ils peuvent collecter en échange de leurs mauvaises décisions, celles-ci étant expliquées et justifiées par cela. Nous vivons une période de ce type, et les politiques irrationnelles d'une Europe faillie ont ainsi trouvé leur théorie, la seule à considérer (quoi d'autre?).

    Mais la démocratie n'a pas que ces inconvénients-là. 

    On doit parler de la manière dont les lois sont discutées puis édictées. Supposées soumises à des examens collectifs multiples qui garantissent l'optimalité des processus décisionnaires soumis ainsi à toutes les critiques, celles-ci se révèlent à l'usage innombrables, étouffantes et absurdes et toutes caractérisées par la terrible sub-optimalité de leurs effets délétères, leur seule qualité étant leurs affreuses résistances à toute tentative de les modifier ou de les supprimer. 

    Tous les codes épaississent et couvrent notre monde d'une affreuse oxydation, transformant nos sociétés en épaves échouées, dentelées de rouilles et recouvertes de vases puantes, hantées par des crabes charognards. 

    Une agriculture à l'arrêt qui cesse d'exporter, accablée des sur protections réglementaires ajoutées aux règles que nous avions pourtant édictées pour être communes à nos concurrents, désormais avantagés par rapport à nous: noisette, betterave, mais aussi riz et blé, tout ce dont on peut renchérir la production est noyé de normes protectrices destinées à en suspendre la rentabilité. Un seul argument, démocratiquement avancé: la santé avant tout. J'en ai rien à péter de l'argent sale gagné par les bouseux, ces criminels.

    Agriculture, nucléaire, industrie : la morale de la loi de santé publique est supérieure à tout, et doit s'imposer sur le simple thème de la nocivité essentielle de ces activités que l'on doit corriger plus que les autres afin d'être un exemple à suivre, mieux vaut être le premier à se ruiner, notre récompense sera dans l'au-delà supérieure. Mieux ! Pour sauver la planète, et nous assurer que même si ce n'est pas le cas, nous ayons bien mérité par nos efforts, il convient d'abandonner toute activité productive rentable celle-ci étant par définition comparable à nos voisins et donc mauvaise. De fait, les règlementations sanitaires ne sont que prétexte autant vous le dire, on voit plus loin et c'est la démocratie qui veut ça, les petits oiseaux doivent être protégés et qui voudra s'y opposer ? 

    Trompés et écrasés par ces lois imbéciles et suicidaires, les victimes de la démocratie, appauvris et désespérés, payent et subissent, ne sachant contre quoi protester tant tout cela est compliqué... 

    Mais il n'y a pas que l'arrêt indirect de nos activités, il y a le maintien, avec la même nécessité, d'autres activités, celles-là délictueuses et que les lois liberticides envers les producteurs, au nom de la liberté des criminels, se chargent de maintenir rentables. Le caractère indirect de la chose est toutefois maintenu et c'est bien au nom de la santé des humains en général qu'il convient de s'assurer de celle des fuyards au volant de bolides dangereux, des émeutiers acharnés contre les mobiliers urbains et bien sûr des sans papiers entrés illégalement. Tous sur-représentés par des étrangers en provenance récente d'un tiers monde éduqués à haïr et à piller notre monde, ils doivent, c'est la loi, être traités avec le soin que mérite l'égalité proclamée par ce qui inspire les lois elles-mêmes. 

    On se retrouve donc avec une "démocratie" étendue à tous les hommes sur lesquels notre "autorité" s'exerce. En fait partie l'assurance que les étrangers soient encouragés à procréer sur notre territoire, et que les illégaux soient soignés de tout ce qui se soigne, on ne sait jamais ça pourrait être contagieux et notre santé dépend donc, non pas de notre capacité  à empêcher les crevards de venir nous contaminer, mais de prévenir tous leurs bobos une fois qu'on leur a laissé, liberté démocratique de circulation oblige, l'opportunité de venir déféquer dans nos rues. 

    Bien sûr les lois doivent s'assurer que ces folies ruineuses et suicidaires ne soient pas exposées et contredites. Ce qui est dit là est-il un appel "à la haine" ? Exposant des raisons objectives raisonnables d'emprisonner séance tenante toute personne dénuée d'autorisation de séjour valide (au lieu de leur attribuer un titre de transport ) on peut considérer que la sévérité du traitement conseillé ne puisse être, compte tenu de sa cruauté, que par la volonté de nuire à ces gens, et donc ne puisse être qu'inspiré que par la détestation, délit punissable bien plus sévèrement que par ce qui l'inspire, de par la loi, injustement. C'est la démocratie qui veut ça. 

    On pourrait dire que pour excuser tout cela, si cela était possible, que la démocratie sut en cas d'urgence, et le Covid en était un, mettre le paquet pour sauver la France et décider simultanément d'en arrêter l'économie et d'en financer l'inactivité autant que nécessaire, même si ce fut au prix d'une dette monstrueusement augmentée. Quel esprit de décision! Entièrement du à l'énergie d'une direction démocratiquement élue, elle n'aurait pas eu sinon la légitimité d'assumer le funeste suicide, que son voisin refusa de mener. Sans parler des modalités du financement, soumis à de monstrueuses escroqueries, tiens tiens. 

    On finira par ce qui soutient la démocratie en général, et qui la définit en partie: la presse dite "de grands chemins" héritière de l'ancienne presse, celle qui utilisait les technologies maintenant dépassées des siècles passées (presse à encre, gamin hurleurs). Passionnée de vérité et d'objectivité, elle s'engagea il y a déjà longtemps dans la pression moraliste sur les gouvernements, puis, mais cela est plus récent, sur la pression moraliste en faveur du gouvernement voire du gouvernement à venir. C'est ce qu'on a vu aux USA, et par ricochet en Europe, et en France, dont les médias n'ont absolument jamais fait autre chose que suivre leurs ainés d'outre atlantique en absolument tout. On mettra en avant ici le déchainement anti Trump le premier et le second. Le niveau de mensonge et de manipulation assumé par les journaux les plus connus a maintenant atteint des sommets, en rapport avec ce qui est évoqué ici, voire plus, car on en est au niveau de la collaboration avérée avec des complots politiques portant atteinte à la sincérité des scrutins politiques aux plus hauts niveaux. 

    Pourrait-on se passer de cette démocratie-là ? Comment se doter d'une organisation collective qui évite de pareilles dérives ? Quelle organisation collective nous permettra-t-elle de les corriger, si cela est encore possible ? 

  • Les Juifs et Soral

    À l'occasion d'un interview de légitimation, mais aussi de synthèse (1), Alain Soral le réprouvé, réfugié politique en Suisse (où il se fit néanmoins condamner pour insulte "homophobe"), expose globalement ses positions et ses obsessions. 

    On a profité pour consulter "Après l'Empire"... 

    Le visionnaire

    On passera sur ses visions qui furent originales voire visionnaires à la moitié des années 90 (féminisation du monde, capitalisme destructeur des sociétés occidentales, montée du monde multipolaire) les caractéristiques de la dégénérescence actuelle étant envisagées vingt cinq ans à l'avance, et répétées il y a 15 ans (Comprendre l'Empire date de 2011). Originales vis-à-vis des pensées des libéraux ordinaires de son époque, toutefois: l'essentiel des positions, appel au marxisme et aux traditions salvatrices au nom d'idéaux universalistes conjuguant toutes les moralités mélangées ressortent de la déjà connue déploration du monde moderne, celle qui anima bien des hommes de droite lors de la venue des fascismes, thème démodé longtemps après la fin de la seconde guerre mondiale hors le communisme de guerre froide et la fameuse lutte des classes dont il se réclame toujours. 

    Intéressantes et formulées, on y trouve la détestation lyrique du wokisme en général, assimilé un peu trop unilatéralement au féminisme et au LGBT car oubliant l'antiracisme antiblanc. Venu du "politiquement correct" dont j'avais (dans ma petite tête ) anticipé assez tôt les nuisances, mais certainement pas la victoire à ce point complète, le désastre civilisationnel en question méritait effectivement d'être combattu dès cette époque, mais hélas, le cyclone ne fut ni anticipé, ni maitrisé et ravagea le monde.

    Soral a raison de se vanter de l'avoir vu à ses débuts, tort de ne pas avoir trouvé les arguments qui auraient permis d'en inverser le sens de rotation, bien au contraire. Une critique de l'oeuvre des "visionnaires" (Soral, Lepen) m'est propre et peu répandue: le fait est que les outrances débiles (principalement antisémites) de nos vieux fachos ont donné des armes à leurs adversaires pour prospérer, ce qui a effectivement empêché d'agir ceux qui pouvaient les rejoindre sur certains points. 

    C'est la faute aux juifs

    Car, si on met de côtés les outrances anticapitalistes (la fin de la "souveraineté" monétaire qui permet de rogner sans limites les écus qui permettent d'acheter les paix sociales par exemple (l'affaire Rotschild ou Pompidou au sujet des prêts à l'Etat de la banque de France, ou le rôle néfaste des banques centrales, voir l’Executive Order 11110 qui aurait fait tuer Kennedy)), et puis la culpabilité de "la Banque" responsable de la destruction de l'ordre catholique, et maintenant de la démocratie bourgeoise, le point essentiel reste central: "c'est la faute aux juifs". 

    D'ailleurs le slogan qui devrait faire mouche est là: "l'antisémitisme c'est le nouveau nom de l'antiracisme". La prétention, risquéen  est claire et  nette: on a bien le  nom donné au malheur du monde, le complot juif de domination du monde, soit la haine éternelle de ce qui pourrit le monde depuis son début. 

    Mais avant cela, un petit aller-retour sur les méfaits de l'argent, de "la Banque", et des bienfaits du communisme, variante du christianisme qui comme le spiritualisme islamique qui résistant à la spéculation justifie (et explique) les attaques contre lui. Tiens, tiens. 

    La LICRA

    On va donc commencer par les lobbies, puis directement par la LICRA, évidemment bête noire de notre polémiste qui l'attaqua au moins 8 fois (d'après Claude). À ce point, on rappellera que 1) la LICRA a son origine en 1927 dans le procès de l'anarchiste juif qui assassina Simon Petlioura leader nationaliste ukrainien pour fait de pogromes 2) Petlioura est révéré en Ukraine et se trouve l'une des principales figures historiques révérées par les nationalistes ukrainiens actuels 3) la LICRA a pris fait et cause pour l'indépendance de nation ukrainienne au point de demander la fermeture de l'ambassade russe.

    Sans vouloir devenir Soralien, ce noeud historique exposé illustre la complexité des choses, qui peut amener certains esprits à vouloir divaguer à droite et à gauche dans la confusion. Pour ce qui me concerne, je considère, avec beaucoup, que l'activisme juif de gauche, acharné exagérément à faire pression sur la société au nom de la lutte contre l'antisémitisme, s'est en fait dévoyé. À la grande époque en s'acharnant contre Le Pen, quitte à détruire les défenses immunitaires de la société française contre l'immigration excessive, en cela la gauche judiciaire du lobby juif et autant responsable que le Front National de l'absence de vrai débat sur cette question pendant au moins vingt ans, la question du racisme s'étant projeté sur l'antisémitisme, ce qui était à la fois injuste et faux; à l'époque intermédiaire, quand au faite de sa puissance, elle s'est permis d'exclure du débat public Soral et Dieudonné, ce qui initial la "cancel culture" dans la société médiatique française, accentuant les paralysies d'une opinion maintenant sortie de l'histoire, le souvenir de Petlioura manifestant de manière éclatante l'absurdité de l'antiracisme actuel. Commencé avec Dreyfus, il vient de mourir avec Petlioura, finissant ses contradictions avec la grande confusion actuelle, mélangeant 3 formes du soutien à Israël entre l'approbation sans failles, la critique du "génocide" (certains acceptent le mot) et l'hypocrite critique ambigue dont on ne voit pas le contenu qui se réduit à un soutien faux cul à un Etat palestinien qui n'a aucune chance d'exister.

    Soral peut donc maintenant s'acharner sur les juifs français, tout le dispositif français qui les défendaient s'étant maintenant perdu de réputation. Bien sûr, il reste le "national sionisme" (élégante expression, évidemment polémique, au sens de délicatement, on pense au fameux "sidaïsme" de Jean Marie Lepen), groupe de juifs de droite anti wokes (Goldanel, Finkielkraut, Levy,Zemmour) qui tentent de circonvenir le désastre par leur présence, mais le mal est sans doute fait. Et là l'accusation, gratuite, tombe: ces gens, tous, ne seraient pas loyaux à la France et ne sont concernés d'abord que par le sort d'Israël. L'accusation de la double allégence, anciennement décernée aux tenants d'une communauté réifiée est maintenant nationalement fondée: une puissance étrangère, Israël, dirige la France, voire le monde entier, que ses suppots soient de droite ou de gauche et c'est reparti. 

    On notera que le CRIF et son activisme spécial sont dénoncés par Goldnadel et Zemmour... 

    Le Golem

    On pourrait parler (Soral le fait d'ailleurs) de "Golem" pour le monstre ainsi généré par les lobbies juifs et antiracistes: au point que le communautarisme juif (le CRIF en est le représentant dénoncé avec son diner considéré largement comme humiliant la République française) fait des jaloux et se trouve en passe d'être concurrencé par bien pire, mais là, Soral minimise largement le danger, Youssef Hindi, selon lui ayant "fait le boulot" en innocentant les frères musulmans et surtout expliquant en détails que toute la mystique juive, si on la regarde de près, ne fait qu'expliciter les détails de ce qui fut révélé par les publication des protocoles des sages de sion en son temps. Car on se doit de mentionner que le Coran incrée ne peut être amendé et que l'équivalent musulman de Vatican 2 rompant complètement avec l'antisémitisme catholique séculaire est absolument impensable. L'islam et ses versions envahissantes, et donc l'activisme des frères musulmans sont essentiellement et fanatiquement antisonistes et antisémites et le resteront. Grand lecteur de Gershom Sholem, Hindi prend au pied de la lette l'histoire de la Kabbale et attribue donc au sionisme toute la vilainie kabbalistique de Sabbatai Cevi et surtout de Jacob Frank qui juste avant la révolution insufflent dans l'histoire le mal, le mal... 

    On notera au passage une accusation toute "anti gnostique" envers ces démoniaques israélites, dont la doctrine serait d'aller vers le mal absolu de manière à en revenir purifié. Mmmh...

    Le révisionnisme

    Tous ces lobbies restent en charge toutefois, et continuent de porter le fameux "bouclier shoatique" que Soral avait tenté de combattre avec des arguments "historiques" (le "débat" sur les chambres à gaz) même s'il provoqua à l'interdiction, ce qu'on se décida à faire, à tort à mon avis, les lois mémorielles n'étant objectivement que censure injustifiée, et il fallut Norat et Vidal Naquet pour expliquer que la loi Gayssot, qui fut hélas finalement passée, était une mauvaise chose. Qui supprimmera cette absurdité, emblême de ce que Soral appelle le "fashoisme", et justification contre nature de l'incapacité à argumenter raisonnablement, ce qui crée littéralement les divagations révisionnistes ? 

    Mais ici, sans doute, et on l'a déjà dit, la mise en avant comme essentiel du génocide nazi fut désolé de le dire de la sorte, "exagéré", dans la mesure où il spiritualisa un évènement historique. Tenta de spiritualiser, plutôt. Car il faut le comprendre et finalement l'accepter, même si la conception particulière qu'est l'extrême gravité attribuée à ce fait historique est compréhensible, partout dans le monde règne à divers degrés un silence navré à l'égard de son importance réelle. Que l'on soit Polonais, conscient qu'il y eut beaucoup de de Polonais non juifs (3 millions) victimes de la barbarie nazie, Chinois ou Russe, conscient des 30 millions de morts de part et d'autre qui furent victimes de la guerre, ou Africain noir complètement à l'écart de la chose et qui, selon Dieudonné, considère qu'il s'agit exclusivement d'une histoire de blancs. Le malheur juif fut un extrême au centre du malheur du monde, mais il ne peut le représenter exclusivement, voilà le problème, et sans doute pas à ce point, manifestement vulgairement prétendu unique à l'occasion de luttes politiques. Il aurait fallu, de la part de la spiritualité juive, précisément, que cela soit élaboré, ce qui ne fut pas le cas ou en tout cas pas assez. Dire cela mérite-t-il le sort lui aussi exagéré réservé à Soral ou Dieudonné ? 

    Le Complot

    L'acharnement antisémite Soralien est ainsi "complotiste" au sens traditionnel du terme. Une entité abstraite essentialisée active, motive et agit avec toute puissance. On commencera par l'essentialisation des grandes forces qui commandent l'univers, "LA BANQUE" étant sans doute pour lui la principale, mais bien évidemment comme métaphore de la plus illustre d'entre elles, la Rothschild, dénoncée par Victor Hugo dans une phrase citée dans "Comprendre l'Empire": 

    "Ce Shaylock, avec le sabre de Blucher,

    A coupé sur la France une livre de chair"

    Il s'exprime par contre frénétiquement, venant naturellement dans toute argumentation de sa part, la généralisation systématique dans toutes ses interventions lui venant aux lèvres à toute occasion: un monstre raciste assummé, intégriste religieusement et suprématiste racial conduit les affaires du monde, il dupe et exploite les gogos depuis toutes les positions possibles: c'est la "communauté organisée" aggrégation de tous les "réseaux sionistes". 

    C'est la théorisation des "grandes forces" qui commandent l'humanité, forces qui agissent sur les individus et les révèlent, dans une sorte de "dialectique", et là Soral s'embrouille un peu, l'Esprit Hégélien ne devant/pouvant pas devenir l'Esprit sioniste à moins que l'on soit obligé de considérer la fin de l'histoire comme l'obligation universelle de mettre des mézouzahs à sa porte, bref le délire paranoïaque permanent de l'antisémitisme gras du XXème siècle, qui conduisit à motiver bien des crimes et qui nous sort tous par les yeux. 

    Le Sionisme

    Basé sur ce qui serait à l'origine effective de la forme spéciale de racisme qu'est l'antisémtisme, ma théorie (mais je ne suis pas le seul à  la soutenir, Bensoussan aussi) est qu'il s'agit du nationalisme, exprimé par ce qui suscité à son propos, le "sionisme" ou volonté d'instaurer un Etat en Palestine, terre des aïeux dont les juifs furent chassés jadis. L'antisionisme est donc bien, sous la forme du refus d'Israël, la réexpression d'un antisémitisme comme refus de l'existence même du juif, c'est à dire de sa différence irréductible. 

    On ne vous raconte pas le niveau de diabolisation que Soral atteint sur ces questions, le projet Sioniste invincible et maudit étant LE moteur de l'histoire, l'esprit absolu en quelque sorte. 

    Les réseaux

    Après viennent les "réseaux" grand facteur explicatif selon Soral, et qu'il cite en permanence. 

    On fera la remarque générale qu'en général la réussite professionnelle d'un individu est très rarement due à son action absolument solitaire. Peut-être que Soral lui même s'identifie comme individu capable de ce type de succès, mais le fait est qu'à tous les niveaux de l'échelle sociale, l'installation du jeune nouveau arrivé est toujours liée à un degré ou à a un autre à des cooptations, contacts personnels, confiances données qui mettent à disposition à un degré ou un autre l'individu de l'aide d'une collectivité qui lui donne une place, l'encourage, le promeut. On peut appeler cela les "réseaux" dont l'ampleur et la concrétisation en général sont évidemment éminemment variables. 

    Qu'il existe des "réseaux" particulièrement développés et cohérents capable de promouvoir des élites avec de réels pouvoirs politique et sociaux, cela ne fait aucun doute. On peut même dire, contrairement d'ailleurs à des affirmations pour le moins naïves de Soral, que la démocratie c'est d'abord et surtout la capacité d'une société à admettre pour ses prises de décisions, l'interaction et le droit à la parole et à l'influence de réseaux de types variés. L'individu solitaire et rationnel, en charge de son avis propre est un fiction qui désigne en fait dans chaque compartiment d'un jeu complexe, des aggrégats d'individus partageant des positions, avis et idées, mais aussi, et cela est indubitable, des amitiés, des fidélités et des soutiens familiaux, spirituels, sentimentaux. On a d'ailleurs là l'aporie du libéralisme, qui veut d'abord par l'exhaltation de la liberté humaine, "désencastrer" l'individu de son milieu et de sa tradition, alors que dans les faits, il veut organiser autrement les collectivités. 

    La réduction des réseaux agissant aux seules solidarités traditionnelles, religieuses ou claniques caractérise les sociétés pauvres, ou autoritaires, obligeant les individus à des fidélités figées, qui certes stables et rassurantes, ne conduisent qu'à des comportements globalement moutonniers et peu créatifs. C'est ce qui caractérise les sociétés traditionnelles et constitue d'ailleurs très certainement la marque des tiers mondes, désespérément attachés à leurs clans, tribus et familles, seuls endroits où se manifestent des solidarités durables. 

    La compétition sociale entre de multiples arrangements collectifs, certains étant crées à besoin, complexifie les sociétés et les rend plus créatives et donc prospères car globalement "libres", c'est à dire acceptant les changements internes non coordonnés. Qu'il y ait des réseaux mafieux (largement basés d'ailleurs sur les solidarités familiales ou claniques, seules considérées capables de garder les secrets criminels) ou ethniques capable des pires méfaits et des pires complots (certains complots sont effectifs, par exemple celui qui le 11 septembre 2001 fit des ravages à New York), cela est tout à fait certain. Par contre, essentialiser les "réseaux" en général et les diaboliser du fait de leur existence est évidemment une erreur profonde et un pathologie. D'autant plus absurde, d'ailleurs, qu'on peut parler de "réseaux soraliens", l'homme étant plus influent qu'on ne croit, et au centre de bien des histoires particulières. N'aurait il pas couché avec Sarah Knafo selon ses dires ? 

    L'ironie permanente négative à leur égard est une faiblesse cognitive dangereuse, marque d'une forme de pathologie. La liste des réseaux diaboliques (Bilderberg, Trilatérale, LICRA) qui constituent l'"Empire",  réseau des réseaux bien que limitée (mais la liste ne soit pas exhaustive) est une liste d'entités indépendantes même si en recouvrement partiel, qui expriment "démocratiquement" (au sens décrit plus haut) l'appartenance à un Occident global dont on peut théoriser l'existence manifeste mais sans l'assimiler à une entité unique ni même à un groupe organisé de décideurs, sinon sa puissance principale, les USA, dont le nationalisme, contrairement à d'autres (il ne faut jamais oublier que l'Europe se construit depuis 80 ans sur l'instinction programmée des Nations) n'a jamais cessé, c'est la nature des choses, de défendre ses intérêts propres. A ce propos, dénoncer l'Etat d'Israël comme le principal dominant, c'est être un peu myope: une chiure de mouche qui vous semble désagréable ne doit pas être confondue avec l'éléphant, dont l'odeur reste prenante (proverbe africain). 

    C'est pourtant ce que fait Soral avec son "Empire", chimère complotiste qui est à la fois 1) une aggrégation intellectualisée de comportements et de stratégies effectives 2) un fantasme global complotiste ridicule. 

    « Un Empire travaillant au Nouvel ordre mondial, soit à l’abolition de la démocratie
    et au pouvoir bancaire intégral – forme achevée du Capital – sur le dos du
    travail, des nations et des peuples… »

    Certes, il y a bien un Occident global, qui s'est manifesté en Ukraine et en Israël et qui bien qu'entamé par certaines critiques nouvelles qui vont au delà des projets "néo-cons", garde une cohérence à laquelle Trump semble finalement se rattacher au moins un peu (bien que cela ne soit pas encore très clair). Le soutien sans failles des Européens à cette cohérence là donne un argument évident aux dénonciations de Soral et semblent confirmer ses intuitions déjà anciennes. Sauf qu'il n'y a pas d'Empire et pas d'Empereur...

    Le contre Empire

    Mieux, sont apparus les "néo-réacs" (le mouvement MAGA aux US) qui luttent contre l'expansionnisme "néo-cons", et veulent mettre fin au globalisme démocrate. Car l'Empire au sens de Soral est maintenant directement combattu depuis les USA eux mêmes, et par la partie actuellement au pouvoir aux US.

    La meilleure des raisons à cela est que le moment ou l'Empire semble confirmer son existence est aussi celui où apparait sa faiblesse et son déclin. Comme si toute cette puissance se retournait contre lui au moment où elle se matérialisait avec la plus grande évidence. La victoire russe, maintenant inéluctable, accompagne le début clair d'une dédollarisation du monde et d'une dislocation économique de l'union européenne. Les grandissimes projet de gouvernance mondiale sont clairement à l'eau et l'Empire semble bien faible voire en mauvaise position. Ainsi se révèle une confusion contradictoire qui montre que son acception dans la vison de Soral et compagnie est clairement soit dépassée soit absurde. 

    En effet, le wokisme (alliance de l'antiracisme frelaté autrefois embrigadé par les sionistes et de l'activisme homosexuel issu du féminisme ), supposé inventé par l'Empire pour assoir sa domination consumériste se trouve maintenant allié à une vraie puissance, pourtant ennemie du sionisme : les "frères" ou politisation en occident de l'islamisme. Une forme islamisée d'un nouvel Empire voudrait donc émerger, assise sur une alliance provisoire avec le gauchisme naïf, le temps de vaincre le sionisme. Une fois la chose faite, inutile de dire que la "réconciliation" de Soral bien que pourtant universaliste, à la droite des valeurs et à la gauche du peuple (comme il le dit lui même) pourra alors se consacrer à l'essentiel, c'est à dire la restauration du califat. Inutile de dire que les sarcasmes du visionnaire antisémite n'auront alors plus d'écho et seront traités comme il se doit. 

    La bête immonde qui se constitue et qui commence à irriter bien des consciences (le super danger fasciste qui se lève à l'horizon) pourrait alors initier (on peut l'espérer, rien n'est impossible) une croisade ravageuse qui ferait d'une pierre trois coups: wokisme, gauchisme et islamisme pourrait alors être énergiquement combattus jusqu'à un point où ils pourraient, du fait de leur caractère insupportable à tous trois, être évincés du marché démocratique. 

    On est ainsi au point où le danger pourrait susciter de telles contre réactions qu'on pourrait voir remettre en cause bien des libertés. Un "despotisme éclairé", celui que vantait Voltaire du temps des lumières émancipatrices sera-t-il nécessaire?  Soral l'évoque avec gourmandise, comme un "après" idélogique bien intéressant, ayant été chez Douguine se faire former aux "lumières sombres" qui s'allument aux USA. 

    A suivre. 

     

    (1) Soral/Kate https://www.youtube.com/watch?v=6gxr3jxsZdk

    (2) Bensoussan https://youtu.be/5LXw2gXXtUo

  • Les folies mensongères

    Le gouvernement de la France est une pétaudière de défoncés. Hallucinés et tremblants, une bande de tarés mus par l'étrange crise que tous partagent, se succèdent tous sur une scène couverte d'excréments qu'ils augmentent tous d'une giclée furieuse de mensonges éhontés, alignés sur tous les sujets avec rigueur et sans faiblesse. 

    On commencera par la dette que l'on voudrait réduire. Il ne s'agit bien sûr pas de rembourser, la chose étant achevée depuis longtemps par le roulement permanent des emprunts successifs, depuis longtemps entièrement consacrés à cela. Il ne s'agit en fait que de diminuer autant qu'il est possible, l'accroissement permanent du volume de celle-ci prélevé en permanence et en surplus pour financer des choses aussi banales que les paiements courants des fonctionnaires et des retraites... Le volume de la pierre à rouler a cependant une limite, le montant total des intérêts annuels à rembourser annuellement, égal au total des prélèvements fiscaux. 

    Ce total fiscal, prélevé sur un peuple corrompu, anesthésié par l'assistance au point de se moquer de son montant extrême, est l'un des plus élevés du monde et de l'histoire de celui-ci. Il peut donc être augmenté encore, sans que les décideurs n'hésitent, ils viennent de proposer de mettre les retraités à contribution. 

    On se doit de mentionner d'abord les trois postes décisifs de toute nation dotée d'une économie et donc d'une existence concrète sur la scène du monde: sa balance commerciale, sa balance des paiements et ... sa natalité. 

    Le désastre de la balance commerciale (100 milliards de déficit est structurel et permanent) est issu des politiques de découragement systématique de la production de biens manufacturés, de l'activité industrielle, donc devenue non rentable en France du fait des prélèvements fiscaux et sociaux excessifs. 

    La balance des paiements, seule excuse (le remplacement de l'industrie par les services) fut longtemps positive, elle ne l'est plus et traduit donc avec sa voisine, l'incapacité de la France à produire quoique ce soit. 

    On se finira avec la natalité qui rejoint progressivement les niveaux européens, ce qui traduit tous les désespoirs variés que peuvent ressentir homme et femmes, tous alimentés par les autres mensonges proférés par les mêmes, on y vient. 

    Les 3 déficits, 3 nombres, expriment et représentent l'absence de soutenabilité de l'activité de notre pays et de notre société qui s'effondre lentement, sans que rien, et c'est le problème, ne soit dit ou prévus sur ces sujets, la totalité des discours politiques étant consacré à autre chose, comme pour détourner l'attention ou taire l'essentiel. 

    Ecologie

    La dite "transition écologique", transition à faire absolument vers on se demande quoi, en fait on le sait, il suffit d'écouter ses initiateurs, vers la décroissance globale de l'économie puis son arrêt, à commencer par la nôtre, il faut donner l'exemple, repose sur un mensonge éhonté et en fait plusieurs. D'abord le rôle de la France, pays le plus décarboné du monde, dans le réchauffement climatique. Il est nul et donc il n'y a rien à faire, strictement: la transition est faite, contrairement aux absurdes affirmations que sont la dangerosité du nucléaire (nulle), la décarbonation des énergies "renouvelables" intermittentes (couplés à des centrales à gaz productrice de CO2), et cerise sur le gâteau, le cout extrême (3 fois l'investissement du nucléaire nécessaire) le cout extrême du raccordement au réseau de l'inutile éolien.

    On passera sur la soi-disant dangerosité, ou l'infaisabilité de l'indispensable, le nucléaire à neutrons rapides, arrêté deux fois par les mêmes, et pourtant solution avérée à la production éternelle et massive d'électricité. 

    L'abandon immédiat et l'arrêt complet de toute activité sur la filière renouvelable, ce qui en plus satisfera notre besoin de vengeance contre les salopards d'enculés qui ont osé vouloir investir sur cette ignominie inutile et ruineuse (qu'ils crèvent tous, depuis les  maires corrompus jusqu'aux balayeurs des locaux de leurs ingénieurs maudits) rétablit immédiatement les finances du pays, et garantit son avenir à long terme, définitivement compromis au-delà de tout ce qu'on a déjà dit par cette folie. 

    On ne peut que regarder en boucle les sorties effrayantes de la ministre en charge , Panier Machin, épouse d'un responsable d'Engie en charge de vendre du gaz, on n'est pas mieux servi que par soi même (eau et gaz à tous les étages) à l'annonce d'un possible moratoire sur ce qu'on lui souffle dans le cul, et surtout d'une militante écologiste à succès, Sandrine Rousseau, qui voit la mort des enfants français dans la catastrophe climatique qu'elle tente (apparemment à succès) d'empêcher à toute force. À pleurer: la corruption et la bêtise au service de la fausseté mensongère. 

    Russie

    Parlons de la menace russe. Confrontée depuis les années 90 à une politique explicite et théoriquement exprimée de domination par une Amérique qui se croyait définitivement victorieuse, la Russie assise sur son histoire et dirigée par un teigneux a prévenu vingt ans qu'elle n'acceptait pas que se déroulent les projets d'arrachement de l'Europe de l'Est et surtout de l'Ukraine à son influence naturelle. Sa réaction inévitable et préparée, prévisible et naturelle, n'est ni une menace ni une agression "non-provoquée", mais ce qu'elle devait faire, sans intention d'invasion de quoi que ce soit, ce qui serait absurde et imbécile et radicalement contraire à ses intérêts. Comme exprimé sur tous les tons et visible dans toutes les informations publiées disponibles, la Russie veut échanger avec le monde, résoudre son problème démographique hérité de la période soviétique et continuer sa sortie de la nuit communiste à la hauteur de sa puissance et de l'étendue de son territoire. Dire le contraire est un mensonge absurde insensé et paranoïaque. 

    En parlant de mensonge, le chef d'état major de l'armée française, ganache à la carrière servile, osa prétendre que son pays de lâches était désigné par "Poutine" comme son principal adversaire. Factuellement fausse, la prétention militaire de l'armée fantoche, activable toute entière pour des combats qui ne pourraient durer qu'une semaine, n'était même pas capable d'assurer jusqu'à cette année à ses pilotes de Rafale la durée d'entrainement en vol conforme aux normes de l'OTAN... Sans parler de la ridicule quantité d'obus produits, dans des usines ouvertes cette année et qui vont jusqu'à autoriser dix jours d'opérations actuelles de la Russie... Quant aux usines de drones et de missiles peu couteux, pourtant indispensables à toute guerre comparable à ce qu'on voit, on se pince, on n'en a pas. Pas du tout. De toute façon, cela n'intéresse pas les militaires, qui continuent de s'entrainer dans les cactus à tirer des noirs nu pieds enturbannés, ce qu'elle n'a jamais cessé de faire depuis 150 ans. 

    La ganache affirme d'autre part que la Russie est "en échec stratégique" complet, contraint à une guerre ruineuse et meurtrière et victime d'une frontière avec l'OTAN décuplée (la Finlande, 6 millions d'habitants) aurait tout perdu. 

    L'Ukraine, dépeuplée et détruite, amputée de ses régions industrielles, et bientôt de sa façade maritime (qui prévoit d'empêcher la Russie de prendre Odessa ?) souffre de pertes dix fois supérieures à celles de la Russie et recule inexorablement tous les jours sans pouvoir reconstituer ses réserves. Comment peut-on déshonorer l'armée Française à ce point en proférant ces absurdités ? 

    On continue avec la danse de Saint-Guy effrénée du ministre des Affaires étrangères de France qui nous affirme, en plus de répéter avec hauteur les visions "stratégiques" du chef militaire cité plus haut, que la Russie est ruinée par les sanctions occidentales. Déjà ridicule en 2022, un crétin corrompu incapable nommé Bruno Lemaire s'était illustré sur la question, l'affirmation décrit une Russie en surchauffe, au chômage nul, qui n'est pas en économie de guerre, car ne consacrant pas toute son industrie aux armements, mais qui a pris la mesure de la situation et se trouve capable, elle, de reconstituer les stocks d'armement perdus. Au prix d'une inflation et de taux d'intérêts élevés, en rapport avec sa croissance en hausse, elle impensable en Occident. Comment oser mentir aussi effrontément sur des sujets aussi publics? Prendre les gens pour des cons monte à la tête, et sa tête, de con, explique (sans justifier) la folie absurde qui l'habite. 

    Algérie

    On se souviendra longtemps de son traitement très engagé de l'affaire Boualem Sensal, avec sa proposition de faire jouer l'Europe (habile et bien vu, et mené de façon à ce que Kallas son alter egote à la Commission n'ai jamais entendu le nom de l'otage), et aussi de mener une riposte "graduée" sur six semaines, écoulées depuis six mois sans action aucune. Lui et son ministre de tutelle, le bègue débétharamisé par sa propre fille, semblent donc laisser à la guerre contre la Russie toute l'agressivité française, besoins de Macron oblige. 

    Mensonge sur l'inexistence menace russe, et sur la bien réelle menace algérienne, la peur de la diaspora en révolte qui appelle à tuer en France autorisant tous les abandons. Mensonge et lâcheté. 

    Immigration 

    La liste des ministres faillis s'allonge avec le plus sinistre menteur de tous, le chef de LA droite (Bruno Retailleau), celle qui se refusant à prendre le pouvoir, ou pire, de le donner à ce qu'elle combat pour sa ruine, aligne les poncifs au service de ses ennemis, pour les servir avec flagornerie d'une part, pour s'en faire insulter avec mépris d'autre part. 

    On passera sur son soutien renouvelé (on se souviendra toujours de la maison qui brule et du principe de précaution) à l'écologie mortifère, qui lui fait soutenir l'absurde hypocrisie de la régulation des prix de l'électricité au service de l'Allemagne qui va doubler la facture du fait de l'énormité des gaspillages qu'on s'engage à engager. On n'est pas tout à fait là dans le mensonge, plutôt dans le suicide assisté. Publier un sans lendemain communiqué sans effets pour rassurer les gogos de son parti qui ne sont pas encore partis au RN fut une habileté. 

    On maintiendra par contre sa totale inaction dans l'affaire Sensal, et dans toutes celles qui concernent l'Algérie, ayant renoncé à démissionner sur ces questions somme toute secondaires. On rappelle que la non-exécution des OQTF au centre de l'incapacité de la France à assurer sa sécurité intérieure, cela même dont il est en charge, semble central dans son activité, sa volonté et ses déclarations. Lâcheté ? Inconséquence ? Mensonge ? 

    Il se contente donc de gérer sans rien faire les pillages du centre Paris par les racailles immigrées qu'il dénonce sous leurs ricanements, et laisse le président "gérer" (enterrer sans rien faire) les rapports qu'il rendit public pour illustrer encore davantage sa lamentable impuissance. Il est vrai qu'il succède à un autre menteur impuissant, le dénonciateur des supporters anglais supposés responsables de ce qu'accomplirent Kevin et Mattéo (en fait Ahmed et Mamadou). L'immigré hableur qui se proclama Moussa à sa nomination à la garde des sceaux (après Rachida, le poste est connoté) nous ment effrontément en prétendant rétablir le bagne de Guyane, il n'osait pas rétablir celui de Tataouine où on devrait le renvoyer. 

    Maintenant en charge des évasions en plus des bracelets électroniques, le monsieur préside donc maintenant au troupeau de femelles gauchistes en charge d'excuser les coups de couteau et d'empêcher qu'on expulse. Il les encourage, gère leurs carrières et s'en fait bien voir, elles excusèrent bien ses harcèlements à la fellation forcée entre adultes consentants. Tout ça au nom de la dignité d'être ministre, en charge de mentir, donc. 

    Surtout que les résultats sont là : les entrées massives d'étrangers, il va bientôt en venir d'Angleterre, restent là avec eux et je parle de flux imcompressibles et ininterruptibles traversant toutes nos frontières sans exceptions, flux contre lesquels absolument rien de sensible n'est fait pour les diminuer sensiblement. 

    Il faut dire que ces flux ont des raisons de se maintenir, l'appel d'air étant sensible: aux abois, et menacées de tutelle les dépenses françaises considèrent impensable de se contenir sur ce qu'elles sont les seules en Europe à pratiquer: gratuité des soins et du transport aux illégaux en séjour, prestation sociales non contributives aux étrangers, droit d'asile aux homosexuels du monde entier, aux femmes afghanes, aux enfants de terroristes syriens, aux gazaouis affamés. Cela sous les horions ingrats des derniers chrétiens actifs du pays et aussi de tout l'islamo gauchisme rassemblé sous la houlette des frères musulmans maintenant conseillers indigénistes créolisés des organisateurs revendiqués de la bordélisation de l'Assemblée nationale. Leur ennemi ? Le gouvernement pourtant entièrement dévoué à leur service, organisant, et défendant (qui osera supprimer l'AME contre le corps médical rassemblé ? ) l'absurde ponction multi milliardaire faite par la folie humanitaire dégénérée pour notre ruine et notre honte s'emploie à rendre absurde son mensonge (que les bougnoules ont le droit constitutionnel de nous envahir ) par ceux de leurs adversaires qui les considèrent comme des criminels contre l'humanité. 

    Aucun domaine de l'activité présidentielle ou gouvernementale n'est ainsi à l'abri des absurdes mensonges et actions délirantes tordues qui nous affligent. Comment ne pas désespérer ? 

  • Les Palestines

    À l'occasion d'un entretien avec un connaisseur (1), juif, partisan longtemps d'un État palestinien, ayant une grande connaissance des enjeux, d'Israël, de Gaza, des Palestiniens et des  Frères, quelques mises au point, peut être mal connues. 

    D'abord l'Antisémitisme, avec un grand A. Connu depuis la plus haute antiquité, l'irrédentisme juif a toujours irrité, dans toutes les histoires et toutes les géographies. Cette irritation, irréfragable et permanente et alimentée par tout ce qu'on peut imaginer comme formes d'unanimisme, d'identité, de nationalisme, de racisme et du reste est consubstantielle à l'existence de l'impassibilité et de l'inconvertibilité juive pendant la période dite historique qui nous sépare de la haute antiquité.  Réaliser l'absence totale de changement possible à cette attitude fortifiée par toutes les détestations et toutes les persécutions suffit en principe à abandonner l'irritation coupable: s'ils veulent rester comme ça, grand bien leur fasse, en plus ils ne sont pas nombreux (malgré leur présence oppressante dans les médias (...)). Dès lors, l'irrédentisme en question, à part les réticences qu'ils ont eux même à le partager, est en fait acceptable, sympathique dans une certaine mesure et en tout cas anodin du point de vue émotionnel. Le problème est que cette neutralité empathique n'est toujours pas universalisée. La détestation essentialisée perdure, et au combien. 

    A peu prés mise sous le boisseau par les conséquences de la deuxième guerre mondiale et maintenue vivante par les mémoires parfois exagérément mises en avant, de l'extermination nazie, cette irritation réapparait sous diverses formes, la plus manipulée d'entre elles étant aujourd'hui et au combien la question de la Palestine. 

    Abordons l'histoire d'Israël. Rendu illégitime par l'évidence et la revendication des populations présentes lors de l'arrivée moderne des sionistes dans la Palestine Ottomane puis Britannique, l'État juif a pourtant, si l'on considère valide le droit des premiers occupants, une légitimité certaine: l'Italie héritière de Rome lui doit des indemnités pour les destructions successives de Jérusalem, et l'Irak pour la très criminelle déportation à Babylone. Bref, les "arabes" et autres musulmans, conquérants récents de terres qui ne leur appartenaient aucunement doivent partir, et cela au nom même des principes qu'ils agitent. Ceci dit, cet État existe, dispose des moyens militaires lui permettant de continuer à exister et l'a assez démontré. 

    Nous avons abordé les deux points sur lesquels portent à notre époque les tactiques antisémites, porteuses non de raisons ou de justifications pour la haine de l'irrédentisme juif que nous avons décrite, mais des moyens de l'imposer au monde et de la manifester le plus concrètement possible. D'abord la relativisation de ses conséquences historiques récentes, la tentative bien réelle d'assassinat massif global des populations juives vivant en Europe; ensuite la délégitimation de l'existence même de l'État d'Israël. Au nom d'un dévoiement du sens même du mot "génocide", une stratégie organisée de communication est à l'oeuvre, qui s'étend dans le monde occidental et qui a pour objectif à moyen et long terme l'abandon du soutien à l'existence de l'État juif, et sa fragilisation économique et militaire, qui devrait conduire à sa disparition. 

    Il faut bien comprendre que ces tactiques mises en oeuvre le sont dans le cadre d'une stratégie organisée dans un cadre plus vaste que la simple bande de Gaza: celle d'une islamisation géopolitique du monde, suivant les principes déjà datés développés entre autres (ce sont les plus et mieux organisés) par les dirigeants successifs de l'organisation des frères musulmans, organisation multinationale aux influences multiples, capable sinon de tout diriger (faut pas exagérer) mais de tout influencer et de tout inspirer.

    Le "projet" est assez clair et correspond (franchement, on n'en voit pas d'autres) à l'évidence de la motivation essentielle de tout musulman aux idées claires qui se respecte assez pour adhérer aux traditions pluriséculaires qui guident l'islam: l'instauration d'un califat mondial (au moins étendu aux territoires traditionnels de l'islam global) et d'une organisation politique globale soumise à la charia et contrôlée par des autorités religieuses reconnues globalement (en tenant compte des coutumes locales prises en compte par les écoles de jurisprudence) en charge de réguler les droits positifs régionaux qui lui sont entièrement soumis. 

    Ce projet est animé par des motivations positives claires, celles exposées, liées à la teneur de la révélation islamique pour qui veut s'y conformer avec l'enthousiasme qu'elle mérite, mais aussi par une idée partagée largement (c'est ce qu'affirme Prazan, et son témoignage et ses connaissances confirment bien des idées que l'on pourrait se faire) et qui est que pour les musulmans, il existerait une volonté occidentale de destruction de l'islam, implicite ou explicite, ce complot global là, déjà à l'oeuvre victorieusement pour le christianisme étant en fait un complot juif, le juif minoritaire et habile ayant pris le contrôle de la force occidentale dévoyée pour imposer son irrédentisme essentiel et dominer le monde. 

    Coupable de toutes les forces apparentes de l'Occident, depuis sa science jusqu'à son nationalisme (considéré impie) prosélyte, le juif est ainsi un signifiant fondamental de l'anti islam, et donc l'ennemi premier du projet ultime à qui l'on se doit, foi musulmane oblige, d'adhérer. Sa défaite sous la forme de l'éviction physique de son État, occupant agresseur de la terre d'islam qu'est le Moyen-Orient est donc un objectif premier, qui ne devra et pourra être abandonné sous aucun prétexte. 

    De fait la clarté de la situation est limpide et on peut à partir de cette compréhension-là des choses, en tirer quelques conclusions. D'abord que le Hamas, expression directe des frères musulmans et qui est évidemment partie prenante intégrale du projet, ne souhaite aucune espèce de paix, ni d'État palestinien et ne veut que la prolongation indéfinie d'un conflit qu'il veut, avec ses commanditaires, rendre planétaire. Son désintérêt pour le malheur du peuple gazaoui, essentiel à la cause (plus il souffre, mieux c'est), est bien sûr total. 

    Ensuite que le rôle de l'Iran dans cette affaire est important. Ayant constitué un "arc chiite" en Irak, Syrie, Liban, l'Iran chiite se trouve 1) prétendant au vrai antisionisme pour faire honte aux très corrompues monarchies pro américaines du golfe 2) en pointe dans l'armement direct et indirect des palestiniens de Gaza.  La précipitation anti Hezbollah et pour finir anti Iran des israéliens ne fut pas seulement un moyen de se faire mousser pour Netanyahou, mais bel et bien une attaque directe contre un ennemi militaire global caractérisé et actif.

    On rappellera que la coalition frériste, et cela depuis l'origine, va au delà de l'irréductible opposition entre la Sunnah et la Chiah : les idées politiques, par delà les oppositions religieuses sont bien les mêmes: dépasser la pesanteur des traditions religieuses soumises aux politiques traditionnalistes d'un orient endormi et élaborer au nom d'un islam global une gouvernance idéale des hommes dans le monde actuel ! Cet idéal civilisationnel transnational est comparable à une internationale communiste qui n'aurait jamais été enchainée à un Etat ou une nation particulière, comme a pu l'être le soviétisme en Russie ou le wahhabisme en Arabie ou même le Baasisme au Levant. On a bien là un projet, qui même s'il est limité par un nationalisme iranien, pour l'instant assis sur l'irréductible irrédentisme chiite, qui finira bien par vraiment se faire jour, est au niveau mondial et qui inclut l'éviction des juifs de Palestine, mais aussi la récupération des lieux saints en Arabie, la restauration d'un califat, et pour finir son extension aux communautés immigrées en Occident. La Turquie est bien présente ici, mais tout tiendra à la succession d'Erdogan, pour l'instant non considérée. 

    Pour ce qui concerne la Palestine, sans prétendre imaginer une solution autre que la perpétuation d'une guerre éternelle avec des fanatiques qu'on peut, peu à peu, décourager, au prix d'accords progressivent passés avec les puissances commerciales de la région qui finalement ne s'intéressent que moyennement au sort de quelques millions d'assistés, qui plus est par les occidentaux, on peut par contre mettre en avant, à partir de cette analyse, la fausseté complète de tous les discours communément tenus sur la situation: le drapeau palestinien, symbole d'un Etat dont personne ne veut ne peut servir que de torche cul; le "génocide" qui n'en est pas un est 1) très réduit à quelques milliers de civils utilisés comme boucliers humains 2) organisé délibérément réellement et mensongèrement par le Hamas à des fins de communication. 

    Cette position qu'on pourrait croire "extrémiste" (que dire de celle des adversaires?) repose en fait sur des évidences et des faits et surtout sur une remarque de simple bon sens: qu'est-ce que le gouvernement israélien peut-il faire pour satisfaire ses "critiques", personnes bien intentionnées navrées par la violence de la guerre en cours ? À part bien sûr évacuer les 10 millions d'Israéliens du Moyen-Orient, ce qui est la seule revendication de son adversaire ? 

    Complètement encastrées dans les populations civiles dominées familialement et territorialement par les milices islamistes (il y en a en fait plusieurs), les combattants palestiniens ne doivent qu'à cela leur efficacité. Les combats sont sporadiques, très difficiles et les destructions par bombardements de toute nature se font dans des zones de combat identifiées, et ne ressortent pas, contrairement à ce qu'on nous dit, de stratégies "anti-cités". Les quartiers entiers dévastés ne le furent qu'après évacuation des populations et occupation de ces zones par des militaires armés. Les hopitaux bombardés le sont parcequ'investis par des combattants pour des raisons à la fois évidentes et révoltantes. Le mépris total des militaires islamistes pour les vies des civils qu'ils sont censés défendre est absolument criant. 

    Pour finir, les annonces de nombre de morts "civils" sont exclusivement le fait d'une "défense civile palestinienne", qui est en fait un porte-parole du Hamas acharné à produire la propagande destinée à qui vous savez. Les chiffres fournis par les ONG, organisations "internationales", et défense civile n'ont vocation qu'à servir la guerre de communication internationale menée par les fréristes et leurs relais et n'ont donc absolument aucune valeur. S'émouvoir de ces chiffres photos, témoignages et autre sentiments manipulés n'a aucun sens ni intérêt.

    On sera de plus révulsé par l'épouvantable pornographie produite par ces propagandes, la magnification de l'exposé de l'enfant mort sacrifié, quasiment volontairement étant civilisationnelle, résurgence malgré l'islam des sacrifices à Baal des bébés phillistins. Les vidéos de mères en tchador fières de la mort en martyr de leur enfant, ou de Sinouhar en personne avec dans les bras un gamin en costume de combattant arme en bois à la main ne peuvent que soulever le coeur. Un tel manquement à la basique éthique humaine ne peut avoir de raisons acceptables. Ces gens là doivent être réduits par la force, exactement comme les nazis ont été réduit, au prix il est vrai de souffrances inouïes pour la partie des peuples soumis par ces monstres qui n'étaient pas complètement partie prenante. Y a t-il des civils innocents dans le camp des méchants ? 

    Il n'y a aucune espèce d'illusion à se faire au sujet des intentions et projets du Hamas et plus généralement des palestiniens en conflit avec Israël. Aucune espèce de projet de paix, ou d'accord ou de justice: juste l'éviction des juifs d'une terre considérée sainte, éviction considérée comme la première étape d'un projet politico religieux plus vaste. Dans ce cadre là, la guerre et ses violences sont de rigueur, jusqu'à ce que finalement la fatigue gagne. 

    À partir de là, toutes les reconnaissances d'État palestinien, tous les conseils aux militaires israéliens, tous les envois d'aide humanitaire ne sont que des participations implicites au combat frériste et sont donc à dénoncer et à combattre. 

    Le malheur célébré hypocritement est honteux et lamentable. Il faut  nommer son ennemi et le combattre jusqu'au bout. 

    (1) Michael Prazan sur Akadem https://youtu.be/e3ojnWAYIi0

  • Les Sacrés

    Tournant autour des définitions du sacré et du montré, j'aimerais associer l'un et l'autre dans les termes de la précaution et de la crainte du sacré, ce qui en limite et fait respecter la manipulation et la "monstration". 

    Car voyons ce qui nous arrive, à nous les affranchis de tout, dont les discours débridés sans limites, castrations, et autres restrictions ou contraintes, nous amènent à dire n'importe quoi au point que tous, absolument tous sont affectés du mal suprême: l'impudeur. Impudeur verbale et non imaginale, ne croyez pas que je veuille voiler, au contraire, il s'agit de faire fermer les gueules.

    On appelle "libération" ou "émancipation" , ou plutôt une conjonction perverse des deux, tout ce qui retire un interdit et permet de manifester, de montrer au grand jour ce qui était autrefois soit caché, soit tout simplement naturellement invisible et non manifesté. Quand je dis "montré", je dis évoqué, discouru, affirmé et théorisé, bref, passé par la parole officielle, d'abord introduit dans le vocabulaire, puis finalement au bout du bout, intronisé valeur essentielle avec son jour férié. Le parcours monstratif exemplaire est celui de ... Prenons l'homosexualité: tout le cycle évoqué fut parcouru et nous en sommes dans une phase quasi terminale: le jour férié est acquis et on s'achemine vers l'exemplarité fondamentale de la dernière famille, la famille homosexuelle, en charge de la reproduction et qui consommera ce qui restera de l'aide sociale économisée, car on ne pourra toucher à "ça". 

    Revenons au principe actif de la monstration. Il consiste d'abord à mettre en évidence au nom d'un "dommage d'invisibilité". Il faut, au nom de l'information, faire savoir que, en fait. Ce déficit d'information anodin, remarquable, devient vite une obligation un devoir, voire le moyen d'échapper au soupçon d'avoir voulu cacher pour de mauvaises raisons. La chose devient alors plus que valorisé, exemplaire et donc objet non seulement de désir, cela commence par là, mais de projet, soit d'obligation à consommer ce désir dans le temps, et donc à y consacrer sa vie. 

    On a ainsi, d'une manière hégélienne, construction de la valeur pseudo sacrée, comme développement spirituel de la valorisation, la valeur de l'information devenant valeur tout court, et donc expression d'un bien moral, qui finit par se consumer au-delà de la monstration elle-même, dans une contemplation éberluée, dans une adoration. 

    Les démons concernés par ces monstruosités sont, allons y carrément, les concepts ou complexes que sont: l'Occident, le féminisme, l'Homme, la Nation, le Sexe, la Race. 

    Au confluent de ces concepts s'élaborent des hybrides intersectionnalisés qui en rajoutent, tout se ramifiant, mais suivant la même loi de croissance exposée. 

    On doit alors parler de l'effet de cette vérolisation là, qui est essentiellement, du fait du paradoxe de la monstration, destruction. Alors qu'on a parlé du signe primordial, créant le langage et l'amour explicite, (les théories de Gans), on a évoqué aussi que cette monstration est aussi sacrifice, c'est la théorie de Girard, et donc mise à mort et pour finir destruction, l'impossibilité du langage exprimée par la "différance" différant toujours signe et signifié, c'est-à-dire ruinant toujours tout espoir de présence ou de vraie efficacité du geste désespéré en question. Cette ruine de soi-même montré par soi-même s'identifie ainsi au langage, pratique de l'échec de son propre projet. 

    On peut voir cet échec à l'oeuvre dans toutes les monstrations. 

    Féminisme

    Le féminisme est l'exemple suivant: voulant en conquérant autonomie et respect, forcer la nature établie et symboliser la victoire de ... (leur luttes ou des techniques (de lavage de linge) qui les soustraient à leurs obligations traditionnelles ? ), le résultat fut qu'on a soustrait la "femme" symbolisée au concupiscent regard masculin forcément violent et que donc, à défaut de "déconstruire" les hommes qui restent, on se consacra à ce qui fut en réalité l'origine de l'idéologie en question et de son dévoiement: le désir lesbien d'intellectuelles brillantes et la revendication des divorcées jugeant leur pension insuffisante. Dans les deux cas, l'essence de la femme est détruite ou réduite à l'inaccessible voire à l'hostile, les deux revendications masquant dans les comportements toute possible vraie familiarité.

    Il y a bien destruction, par substitution à l'autolimitation construite sur la base de symboliques par essence à dépasser (la contrainte biologique filtrée par la culture et progressivement apprivoisée) d'une contrainte dite "sociétale" imposant de par le politique des comportements nouveaux soit disant réfléchis, mais en fait soumis aux terribles dérives des inconscients langagiers, ceux qu'on dénonce ici. La politisation du sociétal est une destruction. 

    Ici on a la destruction de la famille, assimilée aux enculades revendicatrices des mariées en blanc moustachues qui achètent leurs enfants blancs en Ukraine, et comme de toute façon, tout cela n'est plus fertile, le concept peut disparaitre, étant entièrement remplacé (en grand) par l'argent braguette des allocations non contributives à tout black assez malin pour mettre un doigt de pied sur le territoire en se retenant de rire. 

    Les masculinistes décrivent la ruine de l'amour "romantique" inventé pour protéger les pauvres pucelles et qui s'est transformé en impitoyable exploitation des gogos assez lâches pour se soumettre aux rêts des lois jugées par des femmes pour les femmes: pensions alimentaires pour celles qui décident du nombre d'enfants après avoir interdit la prostitution. La chose disparait sans doute et ne sera remplacée par rien, encore une fois, la natalité refusée n'est remplacée que par l'invasion. Au fait, l'Europe est actuellement envahie par la seule région du monde qui se refuse à la transition démographique. 

    Occident

    Prenons l'Occident. Son culte a plusieurs phases, et l'une d'entre elles est d'abord la terrible obsession de sa supériorité historique qui a saisi tous les penseurs (presque tous) depuis deux siècles. Éberlués par leur victoire sur tous les bougnoules, victoire obtenue sans beaucoup y toucher, du moins en apparence, on se mit à gloser sur sa valeur propre, quasi essentielle en expliquant de toutes les manières possibles les raisons, explications et justifications de la défaite des inférieurs.

    Quelle que soit la force de certains arguments, la curiosité occidentale pour les autres parties du monde, le meilleur exemple, absolument pas partagée et cela à un point sidérant, les musulmans ou les chinois, en fait tous les autres, ignorant ainsi complètement et volontairement tout ce qui n'était pas leur supériorité à eux, on se prend à trouver gênant toutes ces sempiternelles évocations des évènements miraculeux, quasi mythologiques, qui ont conduit la fameuse "modernité" à se manifester. Ce culte incessant, auto entretenu, congruent avec les projets chrétiens puis communistes, tous les deux en échec, peut s'expliquer par la nature de l'Occident, ou par ma théorie plus tardive, en tout cas il laisse progressivement la place à l'inverse, l'universalité de l'abaissement systématique de cette modernité devenant tout aussi gênant. 

    Inauguré par la dénonciation de la soi-disant excessive rationalité occidentale, qui fit rire tant que la technique triomphante se répandait sur le monde, cette volonté de destruction est à la hauteur du chant de louange et en reprend tous les couplets un par un. De la supériorité du christianisme à la mathématique, il n'est pas jusqu'à la théorie quantique elle-même qui est utilisée pour matérialiser qui la nécessaire observation du monde par Allah, qui l'intrication propre à la fausseté de la nature binaire du monde, un coup tu me vois, un coup tu me vois pas. De Heidegger au wokisme, tous, et je dis bien tous, les fondamentaux de l'Occident révérés ont été passé à la moulinette de la castration systématique de tout ce qui dépasse. Sorti du bois avec la liberté de pensée généralisée, le blanc se fait défoncer par ses enfants, tant qu'il en a, il n'en aura bientôt plus, c'est comme cela que ça s'arrêtera. 

    Homme

    On passera à l'Homme, parti de l'emperruqué et coloré mâle dominant des cours qui initièrent la découverte du monde, la monstration de sa virilité triomphante, depuis l'entrejambe proéminent de la Renaissance jusqu'au mollets du grand siècle fut un sport et un accomplissement en soi  pendant quelques siècles. Elle ne fut vaincue que progressivement par l'arrivée des habits noirs et encore, on eut les uniformes chamarrés du XIXème siècle chez les vrais hommes pendant assez longtemps. Ce n'est finalement qu'après la seconde guerre mondiale que la culotte de cheval, désormais associée à l'obésité, disparut complètement de la mode. 

    L'affirmation symbolique de la virilité passa par bien des stades depuis la provocation en duel systématique à tout propos, qui fit des ravages, mais concrétisait la chose, jusqu'aux discours virilistes permanents et obsessionnels qui finirent par lasser. Ils consistaient à exhiber paire de couilles, courage guerrier, et culte de l'homme à tout propos. Notons qu'une partie d'entre eux s'associèrent à la victoire de l'Occident voir plus haut. D'abord les femmes, mais aussi les hommes qui en vinrent à restaurer les moeurs efféminés du siècle d'avant la révolution, elle époque viriliste s'il en est, d'ailleurs: faire semblant d'être homosexuel est maintenant une technique de drague et toute attitude viriliste devient qu'elle soit réactive ou assumée, une expression de l'extrême droite, sauf si elle est racisée ou elle devient à cheval entre le mépris raciste pour le tiers monde et le soutien à la Palestine un marqueur exotique dont on se protège par le déni. 

    La destruction de la permanence d'un rapport entre hommes et femmes acceptable et pratiqué communément est le résultat de la double monstration, l'une ayant précédé et causé l'autre (sans doute), l'entretien réciproque des deux folies étant maintenant un moteur effectif de dénatalité, c'est ma théorie. En tout cas, tout se passe comme si notre époque entretenait un culte malsain de la féminité, aussi malsain que celui consacré à la virilité il n'y a pas si longtemps. Au point que les masculinistes encravatés qui donnent des conseils de séduction apparaissent ridicules pour les femmes mais aussi pour les hommes ordinaires, et j'en fait partie, ça c'est pour commencer, mais aussi que la présence systématique dans tous les média de la femme "puissante" dans tous les rôles masculins depuis chef d'entreprise jusqu'à pilote de chasse, ressemble furieusement à une inversion des valeurs virilistes, avec tous les ridicules d'antan. Osez critiquer ces poncifs et vous vous retrouverez saigné à blanc par les débris des plafonds de verre. En attendant, au mépris de la parité, la justice est maintenant féminine à 70%, ce qui est d'ailleurs la cause de ce que beaucoup déplorent, et vous pouvez toujours courir pour qu'on y remédie, on a évoqué ici la chose. 

    Combien d'hommes en apparence déconstruits lèvent entre eux les yeux au ciel devant toutes ces affirmations de puissance, datées et lamentables ? Les bonne femmes règnent et on se fout de leurs gueules entre hommes, exactement comme les gynécées se moquaient entre femmes des défilés spartiates. 

    Nation

    On finira par la Nation, l'oeuvre de Jean Marie Lepen en 60 ans de carrière ayant eu pour finalité de bannir ce beau mot de la gauche de toutes les bouches: le "vive la Nation" étant devenu un slogan raciste rejeté unanimement. Remplacé par le "vivre ensemble" désignant selon Renan la subvention aux mosquées afin de lutter contre le terrorisme, le culte national maintenant aboli est lui même remplacé par des innovateurs par le culte "identitaire" permettant le compromis entre les tenants de la France et ceux de l'Europe, le tropisme réactionnaire européen de Spengler à Ortega y Gasset voulant une Europe paienne, le baptème de Clovis étant réservé aux cathos. L'identité est donc "blanche", "indo européenne" (pourquoi "indo" ?) ou "latine", bref assimilable à une catégorie de porno, cela étant d'ailleurs partagé par l'islamo-gauchisme, qui lui parle de "créolisation", on croierait choisir sur un nuancier la couleur de sa cuisine. 

    Le fait de montrer avec un doigt plus ou moins tordu transforme donc tout fondamental en quelque chose d'autre, tout en détruisant de manière irrémédiable l'original, et c'est ce qu'on voulait démontrer. La Nation en fait partie, et la Patrie voudrait la remplacer, à rebours des significations classiques pourtant répertoriées. Sentimentale et familiale, et tournée vers le passé, la Patrie est ce qui motive le devoir d'agir du National, qui soutient de son Etat pèse dans le futur. La Nation est un projet, et désigne les frontières de la fraternité, ce qui justifie l'Etat social à son service. 

    La disparition de la Nation au nom de l'antiracisme signifie essentiellement l'ouverture des prestations à tous ceux qui le demandent, ils n'ont qu'à se  manifester à un guichet ouvert sur le territoire ... national qu'il suffit donc de pénétrer. 

    Conséquence de la destruction, l'aberration ne met jamais longtemps à se manifester. On notera bien la relation de la monstration "négative" (destinée à signifier un manque) et la pathologie, dans un sens ou dans l'autre. Paradoxal en effet d'avoir vu la dernière affirmation nationale de la Nation être faite par un quarteron de waffen SS et d'OAS, un comble, les misérables avaient voulu  1) donner la France à l'Allemagne 2) faire de millions d'Algériens des Français... Quant à ceux qui abandonnèrent le concept pour réaliser exactement le programme de ceux qu'ils rejettaient en 1) donnant la France à l'Europe allemande 2) donnant la France aux maghrébins qu'ils accueillent, et bien on ne peut que déplorer la bêtise et le hors de propos. 

    Tout ça pour parler du sacré, ce qu'on doit protéger et taire, pour éviter, précisément la destruction à laquelle on assiste, une vraie leçon de la nécessité de la religion traditionnelle, par ailleurs, on en a pas parlé, maintenant totalement abandonnée. Tout pouvant être montré, voire devant l'être, le sacré a donc disparu et par conséquent son pouvoir signifiant transformé en simple information, en "nouvelle": Rome a été mise à sac ce matin. 

  • les Racismes européens

    Encore remué par les terribles discours blanchis de Bouteldja qui semblent maintenant acceptés presque partout, heureusement que le lobby juif reste à la manoeuvre pour continuer à museler ces gens, je ne peux qu'aborder cette question pour construire maintenant un discours raciste anti-européen qui à la fois me navre, mais s'impose à moi. 

    Depuis la fin des années 90, je fus adulte toutes ces années-là, on a développé en France et en Europe trois terribles illusions racistes qui maintenant nous font honte à un point tel qu'on peut parler de déshonneur de l'Europe et de ses projets et de la nécessité de son abaissement physique après son abaissement moral maintenant évident pour presque tout le monde. 

    D'abord l'illusion sur le marché infini qui allait s'ouvrir à nous en Asie. Chirac en parlait avec des larmes dans la voix, et tout le G7 se précipita à la soi-disant soupe, ouvrant toutes les portes à la Chine. Les niakwés allaient faire notre fortune et on allait pouvoir exploiter leur décollage. Tu parles: ils nous entubèrent dans les grandes largeurs, gardèrent sur place nos capitaux prisonniers et nous inondèrent de à pas cher, détruisant nos industries. On n'a rien vu: la défaite et notre honte furent complètes et à nos frais. 

    La construction d'une monnaie unique, en fait l'adoption du Mark protecteur, devait développer l'extrémité du continent, humiler ces crétins d'américains et attirer à nous pour ramasser nos ordures les chômeurs du tiers monde: sa capacité à permettre les endettements sans limites arrêta nos économies et l'Union Européenne n'a rempli aucun de ses objectifs de puissance, bien au contraire: une zone de stagnation endettée et de désindustrialisation, exploitée par une bureaucratie corrompue, livrée aux migrations et à ses profiteurs, dont la Turquie et les pays du Maghreb. Ce rétablissement de l'empire de Charlemagne est devenu la cible explicite d'un nouveau califat en cours de construction, qui cette fois ne laissera pas échapper sa proie en le submergeant démographiquement. Le nouveau racisme sera-t-il de garder l'espoir qu'après 700 ans de souffrances et de guerres civiles, nous arriverons comme l'autre fois à les foutre dehors ? 

    On n'a ainsi rien vu du tout et l'Europe obsédée par son racisme antichinetoque, oublia son racisme antiboche: celui-ci, pour fourguer ses voitures et ses machines outils détruisit toute l'Europe, ou plutôt la réduisit en esclavage soumise et endetté, mention spéciale à la France pillée plus qu'en 40, la collaboration enthousiaste pro-européenne fanatique de Macron et de ses épigones valant toutes les divisions Charlemagne, nos centrales nucléaires étant livrées comme autrefois nos juifs, avec réticence et application. À l'écart de la mondialisation et de ses avanies, comme à l'écart de la deuxième guerre mondiale, le peuple français assisté et privé de quelques traders enfuis à Londres vivote soulagé, de ses pénuries et de sa honte, sous le mépris schleu, dont on a pas idée. 

    Mais le fin du fin fut l'affaire ukrainienne. Les choses venaient de loin. De la nécessaire expansion séculaire du monde germanique à l'est tout d'abord. Concrétisée la dernière fois par la conquête nazie, la possession des plaines d'Ukraine fut reprise avec collaboration et arrières pensées allemandes évidemment, par les USA colonisateurs sans y toucher, qui à coup de révolutions de couleur fomentées par leurs services présent sur place depuis la fin de la guerre entreprirent d'installer à la frontière de la Russie démembrée (si on voit comme cela le grand remplacement du pacte de Varsovie par l'OTAN) un porte-avions théorisé par la géopolitique. C'est tout l'Occident qui se déchaina donc contre le Russe forcément asiate à qui on ne pardonnait pas son communisme qui nous avait tant fait chier. L'extension de l'Union à l'est, avec l'arrivée dans l'Union des fils et filles des nazis injustement violés en 45 puis injustement dominés 45 ans et qui gardaient tous un chien de leurs chiennes pour ces salopards de popovs, aggrava le ressentiment instinctif et irraisonné de l'ensemble élargi.

    On vit la haine féroce contre le russkov asiate, le bouriate yakoute cannibale violeur se déployer à plein depuis 3 ans: l'incontournable hystérique ukrainienne sur tous les plateaux TV nous expliqua la sauvagerie (dé)bridée qui anime l'âme russe, et nous convainquit de bruler nos exemplaires de Crimes et Chatiments en livre de poche, comme fétiches sibériens de la plus immonde barbarie. Le racisme russophobe le plus débridé ravagea l'Europe occidentale, au point de faire peur aux derniers chauffeurs de taxi exilés qui se rasèrent la moustache. 

    Mais il n'y eut pas que cela: l'homme ukrainien supérieur fut aussi vanté en proportion. Débrouillard en plus d'être patriote, il bricole ses drones pour mieux humilier l'imbécile yakoute et son intelligence fit merveille au point qu'on envisagea l'inévitable: la victoire totale, Poutine renversé puis guillotiné, et la Russie enfin démembrée en un puzzle de 50 morceaux, la yakoutie bouriate enfin réduite ainsi aux yourtes isolées qu'elle mérite. L'ubermenchen galicien, fort de ses retraites aux flambeaux, de ses runes pompées (il ne fallut pas le faire remarquer, cela aurait gâché la fête qu'on compare Boucha à Ouradour sur Glane pour mieux nous tirer de l'argent, avec le signe de la division Das Reich sur l'épaule), se fit fort de dominer racialement l'untermenchen slave, toutes les théories et souvenirs de la grande époque sortant de leurs cercueils.

    On renomma donc en avenue Stepan Bandera la route qui mène à Babi Yar, pour mieux célébrer la haine anti russe du judéo bolchevisme, 150 000 juifs massacrés pour la peine, sans oublier les 100 000 polonais de Volhynie, l'homme ukrainien a besoin de chair humaine pour manifester son nationalisme, célébré au-delà de tout avec admiration par toute l'Europe pendant trois ans. Heil ce que je  pense.

    Tout cela fait beaucoup, et le racisme essentiel, structurel et impavide qui anima 4 ans l'Europe dans sa lutte désespérée contre Staline fut donc réactivé et se trouve (toujours) célébré avec frénésie sur tous nos médias. Racisme redoublé car les encouragements aux dérives néonazies des nationalistes ukrainiens (le nationalisme ukrainien est célébré bruyamment avec envie, alors que le nationalisme lui-même est rejeté avec horreur comme principe partout ailleurs, étant considéré, vous ne rêvez pas, comme "porteur de guerre"), est fait avec une cruelle hypocrisie: pas moins d'un million de morts et blessés ukrainiens (très vraisemblablement) furent causés par nos encouragements à aller se battre afin de nous défendre. Faut-il qu'ils soient cons, ces semi-popovs qu'il suffit de financer et de baratiner carottes à la main pour qu'ils aillent se faire tuer pour rien, en croyant sincèrement, brutes abruties et crédules, qu'on les en récompensera ! 

    Car les choses sont claires, et le mensonge ne recouvre que le plus sinistre égoïsme réaliste: ces animaux corrompus imbéciles sont bien sûr hors d'état de rentrer dans l'OTAN ou même dans l'Union et qu'ils y croient encore est navrant, à défaut de nous être utile. Pas question en tout cas de revenir sur notre incapacité à les remplacer (nos sanctions économiques furent des échecs patents immédiats et ne produisent toujours pas d'effets), à les fournir en matériels et obus, voire en conseils stratégiques, tout est en échec patent. Seraient ils incapables d'être à la hauteur de nos espérances en leurs capacités ? Qu'ils en crèvent ! 

    Tout cela est honteux, méprisable et insupportable. Honteux au point d'en être impardonnable. Sur ces ignominies monstrueuses, l'Union européenne s'est définitivement déshonorée et a perdu tout droit au respect et à l'existence. Il faut donc qu'elle disparaisse, comme "idéal" (comment peut-on encore respecter un pareil projet) et comme réalité. 

    Mort à l'Europe faillie ! 

     

  • Les Indignités musulmanes

    À l'occasion d'une séance de Jack le Fou particulièrement saignante  (1), celui-ci se donne l'occasion à quatre reprises, en tirant les vers du nez d'une brave musulman sunnite, de déconsidérer gravement  le comportement humain des musulmans trop soumis à un texte pour ne pas avoir le courage de le contredire explicitement après s'être (honnêtement qui plus est dans ce cas) déclaré en désaccord avec sa signification. 

    On commencera par le filtrage initial effectué avec précaution par Jack le Fou: la personne cuisinée doit se déclarer "musulman sunnite" soit suivant l'acception commune en accord avec le Coran, la Sirah, les Hadiths, le consensus des 4 écoles tels que littéralement proclamés par 90% de l'islam et des musulmans de par le monde. On ne peut en principe, après accord avec ces principes, contredire la lettre de ces textes.

    La stratégie consiste à mettre dans le cadre d'un dialogue raisonné entre adultes, le proclamé fidèle en situation de contredire explicitement ces textes en se déclarant en désaccord avec la parole sacrée d'Allah telle que transmise par son prophète, ou en désaccord avec le comportement ou la parole du prophète telle que rapportée par les traditions.

    Il faut dire que ces occasions de "critiquer" ou "de ne pas être d'accord" sont nombreuses: pédophilie, tortures judiciaires, exécution des apostats, oppression des mécréants, esclavagisme: les "révélations" islamiques, sur fond de malédictions répétées ne sont de fait qu'éloge de l'inhumanité et du crime, sous la forme d'un dégoutant mélange d'insanités. 

    Ce qui se passe alors, et c'est tout l'intérêt de la démonstration faite "en direct", est que le fidèle se refuse alors à prononcer les paroles le mettant en désaccord avec des traditions menaçantes. Le fidèle fait ainsi une sorte de profession de foi en direct, mettant en évidence sa soumission à une autorité qui le menace de punitions surnaturelles (les feux de l'enfer variés dont les malédictions Coraniques sont remplies). 

    Cette soumission est alors déconsidérée en termes qu'on pourrait dire insultants par Jack le Fou, qui conspue l'état dans lequel l'islam met ses adeptes, déshonorés par leur lâche soumission à une superstition, puissante au point de les empêcher de dire ce qu'ils pensent en fait, et cela par peur d'un surnaturel menaçant. Terrible peur superstitieuse, primitive et abjecte qui déshumanise ("tu n'es pas un homme, mon pote") des personnes pourtant porteuses d'un évident bon sens.

    On pourrait dire que Jack le Fou s'en prend aux "musulmans" en tant que personnes, ce qu'il nie régulièrement de faire, prétendant ne critiquer que l'islam. Le fait est qu'il s'en prend aussi à la croyance en l'islam, qui change le jugement de personnes, les rendant manifestement en opposition avec elles-mêmes alors qu'elles portent évidemment une respectabilité intrinsèque indiscutable. De ce point de vue, on pourrait donc dire aussi qu'il respecte ces personnes, se contentant de dénoncer violemment l'emprise qu'a sur elles la superstition qu'il critique et qu'il différencie de leurs êtres.

    Sur les questions de 1) la peine de mort pour les apostats 2) les relations sexuelles avec mineures 3) la déficience des femmes, au nom des lois en vigueur et de sa pratique le musulman sunnite se déclare en désaccord avec les trois affirmations, pourtant explicitement contenues dans les textes de la tradition. 

    Systématiquement, bien que disant qu'il ne pratique pas ces "coutumes", il se refuse pourtant à condamner Allah ou le prophète de dire ou pratiquer ce que lui ne pratique pas. Il se refuse ainsi à "juger Dieu". 

    À la question est-il "haram" d'avoir des relations sexuelles avec une petite fille, il répond "cela dépend de la coutume". En principe, cela invalide le principe de la validité "en tout temps et en tout lieu" de la parole divine, réaffirmée par toutes les traditions qui n'ont jamais relativisé ces pratiques ou principes à la situation géographique ou temporelle. Mais le fait  principal demeure: il y a impossibilité "physique" de prononcer une parole de dénigrement potentiellement dangereuse, c'est tout l'art de Jack le Fou de démontrer ainsi en direct une évidente superstition terrorisée.  

    Jack le Fou va jusqu'au sacrifice suprême: si tu réponds à ma question ("condamnes-tu la parole d'Allah ?") je me retire de l'internet.  Ce que ne fait pas le fidèle, réduit au silence. Sur la question de la déficience des femmes, Jack va jusqu'à hurler qu'un "connard" insulte sa mère et n'y a aucun droit ! Coincé et en dissonance cognitive (qui ici ne provoque pas de court-circuit menaçant de mort, mais un simple silence stupéfait) le fidèle reste muet. 

    Pourtant, le pauvre musulman aurait pu essayer de donner corps à cette histoire de coutume. Pourrait-on dire qu'Allah devait se faire comprendre à des bédouins incultes et donc composer avec leurs coutumes, se contentant de réglementer des habitudes inévitables, la validité éternelle portant non pas sur le fond de ces coutumes, mais sur leur adaptation nécessaire à chaque époque, et en cela il montrait l'exemple, charge étant donné aux jurisprudences de s'adapter, ce qu'elles pourraient faire, la critique de la non-adaptation étant laissée à l'histoire, et à une interprétation ou une activité évolutive dans l'islam sunnite que tout le monde sait devoir prendre en compte le monde tel qu'il est... Cela pourrait atténuer la peine qu'on aurait à déclarer valide une parole de Dieu un peu ollé ollé, mais dans le principe interprétable positivement, au prix d'une certaine torture des significations données. La sexualité avec la petite fille pourrait ainsi être assumée "à la Matzneff", le prophète ayant seul la sainte capacité de faire proprement la chose etc etc. Bref, un certain jésuitisme pourrait être assumé. 

    Le fait est qu'il ne semble pas que ce type d'intelligence de la foi musulmane se soit encore assumée face à Jack le Fou, toujours maitre d'un terrain pourtant fréquenté. L'islam serait-il foncièrement stupide ou c'est là le fond de l'affaire, incapable par terreur sacrée superstitieuse de reconnaitre ce qu'il est: un fatras littéral inutile et déshonorant qui offense l'humain et ridiculise une civilisation entière. Faut-il qu'on aime le couscous pour supporter ça ! 

    P.S. Pour enfoncer le clou, citons un grand savant de l'islam saoudien Saleh Al-Fawzan, membre du conseil des oulémas. Certes hanbalite et salafisté de chez Salaf, il proclame  bien que le mariage et la sexualité avec des petites filles impubères est licite (il le démontre avec toute sa culture) et ajoute en plus, après l'avoir démontré, que le soleil tourne autour de la terre, ce qui est contredit par Karadawi lui même. Ces désaccords sont ils des preuves que l'islam est compatible avec la modernité ou bien qu'il s'agit d'un savoir futile basé sur l'interprétation plus ou moins littérale de textes abscons dénués de valeur ? 

    P.S. 

    Le mot "Sunnah" signifie "voie", "chemin" et désigne les actes et paroles du prophète rapportés par les traditions et sciences islamiques. 

    Le  mot "Dawah" signifie "appel vers" ou "invitation" et désigne le prosélytisme islamique en général. 

    (1) Jack le Fou contre un musulman obstiné mais calme: https://youtu.be/T5XSpOna9u8

  • Les Antisémitismes

    À l'occasion, comme toujours, de lectures désordonnées diverses, une explication de l'antisémitisme. 

    On se réfère à la théorie des origines de Gans, qui a un point sur la question (1). 

    Le sacré s'identifie au langage et à l'humanité, mais les rituels se sont ensuite succédés, jusqu'à ce qu'on évolue jusqu'à l'invention du monothéisme, issu de la transformation du dieu local des hébreux, un sous dieu de banlieue en Dieu unique, celui dont les Grecs rêvaient et que les Hindous concevaient plus ou moins, sans parler des Mongols pour qui il n'y avait qu'un seul grand ciel bleu, malgré tous leurs démons... Ce Dieu unique, manifestement juif, suscite la jalousie surtout que ceux-ci, par leur irrédentisme affirmé, proclament un peu trop sourdement leur priorité en la matière et l'élection qui s'en déduit... 

    C'est le paradoxe de l'universel, qui affecte aussi l'Occident en déshérence contre qui tous s'acharnent en ce moment: celui qui le proclame se rend détestable et s'attire des ennuis, on soupçonne toujours, d'ailleurs à raison, le messager d'être de parti pris. Voilà donc pourquoi votre fille est muette, et l'Occident delenda est aussi. Mort aux blancs. 

    Le thème est intéressant quand on a pris l'habitude de confondre, c'est le truc de Gans, humanité avec sacré et aussi langage. J'y ajouterais ma théorie de la conscience anthropologique, manifestée dans la partie de l'esprit distincte de l'imagination et de la raison, et qui se spécialise dans la perception de soi, des autres et de l'autre absolu, le sacré ou divin. Les concepts s'accrochent avec aisance, et que le langage en émerge parait assez naturel, le passage à l'autre qui n'est pas semblable à soi et donc aux autres en compétition, s'accordant assez bien avec la suspension de l'appropriation, conscience donc d'un autre absolu inexistant mais apparaissant brutalement à ... la conscience.

    Cette troisième partie de l'esprit aurait donc été crée ou activée lors de la scène originaire. Pourquoi pas ? Surtout que le sacré primitif s'identifie bien sûr à son signe, qui est la proie sacrifiée, elle hantée par le multiple: il faut répéter le sacrifice, trouver d'autres victimes et d'autres prétextes. L'autre que l'humain est ainsi multiple et divers et l'esprit s'étendit hors de l'homme, initiant la vaste exploration culturelle dans laquelle se lança alors l'humanité. 

    La purification conceptuelle qui se rendit nécessaire amena nécessairement à des abstractions supplémentaires et la "révélation" est d'abord celle, intellectuelle, de l'unicité de la chose en question d'abord travestie dans une personne énigmatique, parlante et autoritaire et aussi plus ou moins aimante, donc jalouse et ayant ses chouchous. Elle aurait eu lieu lors de l'expansion phénoménale de la croyance en ce Dieu juif là, suffisamment local et oriental pour garder sa personnalité et suffisamment purifié des attributs obscènes portés par les Dieux concurrents pour être le candidat à être le principe supérieur que tout le monde intuitait plus ou moins. Un principe supérieur doté de volonté ! Le Dieu "idéal" !

    Les élaborations chrétiennes, merveilleuses de complexité et subtilités firent le reste et séduisirent le monde (cette partie là du monde, je veux dire). Par habileté, et pour se défaire de la terrible et destructrice tentation gnostique, on se rattacha au Dieu de Jésus à toute force et l'unicité du Dieu des Juifs n'en fut que mieux renforcée, ceux-ci n'en étant que mieux les premiers propriétaires. 

    La définition de l'humanité y étant attachée, on comprend assez bien que la jalousie, elle, se multiplia, avec la violence qui est attachée à ce genre de proclamations. Les seuls élus, les seuls humains donc, se trouvèrent alors à la place privilégiée que décrit assez bien Girard, et qui permet la réconciliation de tous sur son dos sacrifié. 

    Doit-on parler de l'islam ? Il n'apparait que comme une superstition... Superstition de la parole de Dieu alors que truc est évidemment silencieux, la croyance qu'un pouilleux illettré, par ailleurs caractériel, violeur d'esclaves et de petites filles puisse recevoir lui, mieux que Moïse et plus longuement, l'attention de l'éternel, étant invraisemblable. Le fatras absurde qu'est le Coran, foutoir de malédictions arabisantes apocalyptiques reste totalement inintéressant et le plaisir que les gutturaux arabisants ont à le répéter en boucle en faisant semblant d'y comprendre quelque chose n'est que jouissance primitive rythmique dans l'odeur du métal des sabres et des crottes de chameaux. Jaloux des juifs, bien sûr, il crut les convertir lui aussi, et se prétend universel contre les juifs et monothéiste contre les chrétiens. 

    (1) Gans et l'antisémitisme: https://anthropoetics.ucla.edu/views/vw836/

  • Les Indigènes

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  • Les origines du langage

    À l'occasion de mon exhumation du blog "Anthropoetics" de Eric Gans (1) que j'avais fréquenté il y a trente ans, à l'aube de l'internet grand public, résumons les répétitions innombrables de ce qui se pense comme une théorie unique, à la marge de ce qui commence à être une référence universelle, c'est-à-dire la grande théorie de Girard. 

    L'origine de l'humanité serait un évènement, c'est ce qu'il y a de commun aux deux théories. Ce qui fait l'objet des critiques de Girard à l'égard de Gans, c'est que le mécanisme en jeu n'est pas le sacrifice, l'opération réconciliatrice, mais le langage, créé en même temps que le sacré lors de "la scène originelle". La différence est d'importance: pour Girard c'est la violence suprême du sacrifice humain, lynchage collectif d'une victime innocente qui fonde l'humain en remplaçant la violence collective produite par le désir mimétique illimitée; pour Gans c'est le langage, doigt pointé vers l'objet commun du désir qui instaure la suspension du désir collectif violent. Violence symbolique d'un côté, non violence symbolique de l'autre... 

    L'intéressant est qu'on a ici explicitement, ce qui n'est pas la focalisation de René Girard, une théorie sur les origines effectives du langage, de la religion (disons plutôt du sacré), et en fin de compte, de l'humanité. Le fait est que nul ne s'intéresse à cette émergence de ce qu'on appelle l'homme à partir du primate. Les bavards universitaires sont ici muets: il n'y a que l'évolution qui vaille. On se contente ainsi d'évoquer le fait que ce primate antérieur n'était pas un singe au sens actuel et aussi qu'une évolution graduelle à partir de sociétés de primates supérieurs suffit à tout expliquer. La thèse de l'évènement fondateur est ainsi originale et isolée, voire totalement inconnue, voire rejetée à priori par tous. Nous sommes aux confins du savoir. 

    Pourtant, on sait que les zones cérébrales activées par les humains qui parlent sont radicalement différentes de celles mises en jeu par tous les animaux (primates et dauphins inclus) qui échangent signaux et informations... 

    Résumons la théorie. Elle reprend la figure du père assassiné de Totem et Tabou de Freud et en fait développe l'idée dans un cadre différent, exactement comme l'avait fait Girard lui-même avec le bouc émissaire sacrifié.

    Métaphoriquement (l'évènement fut-il unique, ou répété dans des communautés distinctes, voire dans la même ? ) un groupe de primates se rassemble autour d'une proie et plutôt que de laisser la hiérarchie des mâles alpha décider des appropriations successives réglées de l'objet du désir commun, on passe à autre chose. 

    L'un des participants se met alors à émettre un signal vocal de désignation de la proie partagée et inaugure ainsi un phénomène complexe collectif mettant en jeu l'objet désigné, la collectivité qui le partage, et l'individu qui désigne. Celui-ci montre simultanément qu'il y a un objet, qu'il y a désir personnel et commun pour lui, et que l'appropriation individuelle de cet objet est suspendue, reportée, afin de procéder au partage.

    L'ostensif de cette désignation crée alors la première phase du langage, l'ensemble du processus ainsi désigné aussi étant précisément le "nom de Dieu" inaugural du sacré. C'est dans un deuxième temps que la remémoration de cet instant, ou rituel, introduit alors précisément la différentiation des langages et son utilisation informative construite. Ce qu'on appelle l'humanité vient d'apparaitre. 

    À partir de là, des hectolitres de considérations (sur trente ans d'explications et de propagandes) et de commentaires. Diablement intéressant et convaincant, abordant les définitions possibles de l'Homme, de Dieu, du Sacré, du Langage, les choses étant contemporaines, et en rapport étroit. On ne se lassera des phrases intelligentes et signifiantes qu'on peut tirer de tout cela, au point que la théorie devient elle-même une sorte de religion, indéfiniment animable par des rappels permanents de sa ou ses significations profondes, voire sans fonds. 

    On notera la parenté de cette considération de la suspension de la signification avec le néant de Sartre ( le "pour-soi" est séparé du monde par le "néant" qui assure sa liberté) et la "différance" de Derrida, éternel gouffre qui sépare le signe du signifié, séparation temporelle et physique, fondement de la signification. Ce n'est pas un hasard, ni une coïncidence, bien sûr, on parle de la même chose.  

    Gans parle alors du monde selon ce qu'il fut à l'origine et s'oppose à Girard en y voyant l'amour (c'est le sens de la scène originaire fondatrice, ostentation, présence et renoncement) tandis que Girard y voit le ressentiment ( c'est le sens de la violence mimétique qui ne s'achève que par la violence suprême, le sacrifice de l'aimé ou du Dieu). 

    Amour et ressentiment sont les deux formes du Désir de: 

    - la perte de l'ennemi adoré  

    - la conservation de l'aimé adoré 

    Le maintien des deux désirs est paradoxal, car on dépend de la force de l'ennemi et de la faiblesse de l'aimé. 

    Le Ressentiment est un amour frustré, l'Amour c'est autre chose... 

    Ainsi, et c'est comme cela commence il y a trente ans le blog de Gans, on compare et oppose les sentiments à l'origine de l'humanité: 

    - la culpabilité de Freud

    - l'épuisement de la violence par le sacrifice de Girard

    - l'Amour et le monde commun des hommes de Gans

    L'expression "je t'aime" est ainsi un modèle de l'usage initial du langage: un acte qui est signe de ce qu'il promet (etc).

    Un point intéressant: Gans explique la marginalité de sa pourtant séduisante théorie (elle n'est connue et citée par à peu prés personne, et fut dénigrée par Girard et ignorée par Derrida) par un fait assez simple: étant explication anthropologique du langage elle viole un présupposé sacré: que le langage est donné, et donc en quelque sorte "sacré". Nul ne peut en parler de la sorte. 

    Un autre aspect est qu'alors le langage humain, diablement sophistiqué, est utilisé pour les mêmes choses que les langages animaux pour les coordinations basiques, les éthologues ne voient pas de différence "de nature" entre les deux. Autre forme de la dénégation de ce sacré là. 

    On rappelle la fameuse règle établie en 1866 par la Société Linguistique de Paris selon laquelle : "la Société n'admet aucune communication concernant, soit l'origine du langage — soit la création d'une langue universelle".

    Et puis il a le prologue de Jean: "En arché en ho logos".

    Tout cela a une certaine grandeur: ainsi va le monde. 

    (1) Le site de la Generative Anthropology : https://anthropoetics.ucla.edu/views/

  • Les auditions d'un Général d'armée

    L'audition du CEMA reste un évènement(1). Plus haut responsable militaire français, le personnage est important: il préside à l'organisation des armées. Ce qu'il dit exprime un avis "autorisé" du système décisionnaire français, et illustre la manière dont nous sommes conduits. 

    Et bien cela est catastrophique. Et honteux.

    Son propos liminaire à part être ridicule (il parle de la compétition à tous les étages, y compris sportive) évoque la léthalité affirmée des guerres, en citant successivement la Russie, le Congo et le Pakistan. 

    L'agression russe fut au départ peu couteuse en hommes et ne se transforma sur le front en boucherie que pour les ukrainiens dont la "léthalité", jamais citée par Burkhard, est, elle,  extrême, en tout cas 5 à 10 fois celle des Russes, en particulier lors des désastreuses attaques suicidaires au sud et au  nord de ces dernières années. 

    La guerre au Congo est menée depuis 30 ans par le Rwanda sur des frontières contestées et a causé des souffrances inimaginables, et des millions de morts. 

    L'attaque aérienne menée par le Pakistan a été globalement exclusivement dirigée contre des bases terroristes, et illustre la coordination quasi parfaite d'un ensemble aérien moderne de dizaines d'avions d'attaques. Elle causa peu de morts, et s'acheva rapidement sur une position d'équilibre. La désinformation au sujet du Rafale fut limitée et suffisamment publique pour pouvoir être démentie. Le résultat est plutôt à l'avantage des armes occidentales, et les annonces triomphantes du Pakistan ne furent pas confirmées. 

    Bref, rien à voir entre les 3 cas cités. 

    Au sujet de la guerre de l'information, une confusion est manifestement entretenue, ou bizarrement assimilée, entre virus informatique introduit dans les systèmes, phishing auprès des opérateurs étatiques et désinformation auprès du public dans le cadre d'une démoralisation de l'opinion. Il semblerait que j'en sois victime, si je crois le monsieur... En tout cas, il est sûr que le champ de perception occidental soit globalement attaqué... 

    Le virus russe "atépé 28" évoqué par le CEMA fait il référence au groupe de hackers russes APT28 connu depuis longtemps et auteur de divers malwares et production de faux documents ? La censure de RT était-elle destinée à vacciner les innocents Français de la montée au cerveau de certaines chaines de bits ? 

    On enchaine alors avec le réchauffement climatique, préoccupation majeure des acteurs sur le terrain, plus que les armées, mises en oeuvre pourtant pour aider Mayotte à supporter son cyclone, vrai danger, contrairement aux masses de comoriens qui viennent accoucher à l'oeil et à Mayotte en attendant d'être envoyés à l'oeil en métropole pour y continuer leurs vies de parasites faméliques invasifs. Aucune allusion pour ce qui concerne la nouvelle Calédonie aux terribles émeutes qui faute d'avoir engagé l'armée ont couté beaucoup et ruiné bien des gens: le réchauffement climatique avait du tourner le cerveau des canaques. 

    On en vient à la MENACE russe, essentielle et principale. Pourtant causée par les politiques nationalistes néo nazies d'un pays corrompu et failli manipulé par les services des USA depuis des décennies afin de s'assurer d'une avancée agressive de l'OTAN à l'est, l'"agression" russe est donc une menace. Foutage de gueule contre l'évidence et la totalité des informations que l'on peut disposer, historiques, stratégiques et factuelles, les affirmations du CEMA sont insupportables: un chef militaire incapable, transformé en perroquet de Macron, aligne les foutaises débiles au nom de nos armées. 

    On lui rappellera que la menace russe fut qualifiée au récent sommet de l'OTAN, qui par ailleurs inaugure le désengagement américain, comme étant "de long terme"... Une grande victoire pour les européens, Trump ne voulait pas qu'on mentionne la Russie... 

    La démission de cette ganache emperruquée est exigée ! Car il en rajoute. 

    La Russie vivrait donc une défaite stratégique. Son économie en surchauffe, financée par un pétrole vendu en GNL à l'Europe entre autres, a défié toutes les sanctions économiques, tous les armements de l'OTAN et assure aux BRICS la parité économique et stratégique avec l'Occident, changeant radicalement et à notre détriment l'équilibre économique et stratégique du monde. Mieux eut valut que cette menace ne soit pas crée de toutes pièces par la bêtise, la soumission à l'étranger américain du temps d'Obama et de Biden et l'incompétence économique et sociale de nos dirigeants, les crétins aveugles et tordus dont il fait partie pour  notre honte. 

    L'argument de Burkhard est que la Baltique a été transformée en lac OTAN par la fin des neutralités suédoises et finlandaise. On pourrait ne pas s'en réjouir. Car considérer heureux que 40% du trafic russe doive cesser de ce fait c'est mettre en grave danger la Finlande (pays de 6 millions d'habitants) au cas où elle voudrait vraiment s'opposer à la Russie... Considérer que l'OTAN est chez lui en Finlande est un peu osé. Mais le monsieur n'est sans doute pas un vrai militaire, ses décorations acquises en ne fessant que quelques noirs l'ayant empêché d'apprendre la géographie, sans doute... Conseille-t-il de défendre le lac OTAN en mettant en péril le territoire français ? 

    La Russie vassalisée par la Chine? Ah bon. Ayant au contraire consolidé ses accords avec elle, et se préparant à accueillir les démographies indiennes et vietnamiennes, la Russie est maintenant dans le camp de la Chine, vrai adversaire de l'Occident, et à qui elle va offrir son pétrole et son gaz, faute qu'il soit considéré casher par un ouest eurasien gourmé. Bien vu, général. 

    Surtout que la ganache ment: les salaires respectifs des soldats au front et des médecins sont en fait équivalents, (150/300K contre 100/300K roubles) et non pas nettement différents. Par contre, si l'après-guerre sera sanglant et difficile, cela sera pour l'Europe, quand vont s'y déverser les mafias ukrainiennes surarmées par nos soins. On imagine que Burkhard laissera le soin de traiter tout cela à la police/gendarmerie... 

    La Russie, qui pourrait tenir, malgré sa défaite stratégique, "un quart d'heure de plus", et donc obtenir ce que sa désinformation appellera une "victoire", n'est-elle pas plutôt en train d'accroitre le territoire de la fédération avec la partie la plus riche de l'Ukraine, et a maintenant pour objectif le "grand chlem" soit la totalité du rivage ukrainien de la Mer Noire? Frappant de voir la verbosité de la parole de la gonzesse emplir la bouche d'un 4 étoiles devenu complètement con.  

    Et puis il y a le reste... 

    Au fait, les généraux de Villiers (CEMA démissionnaire en 2017) et Pinatel (ex Para, chef d'Entreprise à succès) sont très critiques (pour le moins) des politiques militaires actuelles en faveur de l'Ukraine. Pour Pinatel, Macron "n'est pas respectable".  

    (1) audition du Général Burkhard, CEMA https://videos.assemblee-nationale.fr/video.17176882_685b9c60c8656.commission-de-la-defense--bilan-et-perspectives-d-adaptation-des-enjeux-capacitaires-au-regard-de-l-25-juin-2025

     

  • Les Néo Réactionnaires

    On en parle beaucoup (1) et on retiendra l'antidémocratie et la gouvernance algorithmique. Sans doute en suis-je un ou en deviens-je un, par force, la vitesse de l'effondrement (Nick Land est un théoricien de l'accélérationnisme) augmentant sensiblement de nos jours, ou pas loin d'une minute ne se passe sans que, non pas qu'une femme soit violée, cela on le savait, mais qu'une monstrueuse connerie ne soit dite, inaugurant une funeste décision à venir. 

    Bref, le dégout qu'on éprouve à suivre les péripéties de la démocratie en exercice va croissant. Ce n'est bien sûr pas la première fois dans l'histoire que cela se produit, mes pauvres parents suivaient déjà, atterrés, les miterrandianismes des années 50 avant que j'eusse l'occasion de suivre ceux des années 80, mais cela confirme en tout cas l'incapacité congénitale du système dit représentatif à évoluer. L'histoire l'a d'ailleurs toujours prouvé: pour ce qui concerne la France, nulle évolution de la situation délétère installée par une république de numéro quelconque ne s'est achevée autrement que par un coup d'État. La situation actuelle, qui dure depuis 45 ans, finira inéluctablement de la sorte, j'en suis persuadé.

    On pourrait dire de même que tous les grands problèmes de l'Amérique ne se sont réglés que par des guerres, depuis celles contre l'Angleterre jusqu'à celle contre le Mexique puis contre les indiens, sans parler de la guerre civile qui n'a pas résolu le problème noir, toujours moteur de la guerre civile permanente qui anime la "démocratie" américaine. 

    La conclusion est claire et nos 250 ans de "démocratie" le prouve absolument: ce type de régime, impuissant et corrompu n'est acceptable que pendant les brèves années où la force des armes ne s'étant pas tout à fait relâchée, les guignols élus au hasard de leurs démagogies arrivent à bien se tenir... 

    Voilà donc la première forme de la réaction: abolir, ou modifier en profondeur le régime de gouvernement. 

    On notera d'ailleurs que sont à l'oeuvre derrière tout cela des idées et des philosophies issues de ce qu'on appelle les "lumières", où furent élaborés des concepts fondamentaux. D'abord celui d'"émancipation", c'est la raison individuelle, propre  à chacun qui le rend atomiquement capable de jugements raisonnés et donc de la capacité de choix collectivement transformée en la meilleure décision possible concernant la vie en commun. L'émancipation est le droit, devoir et capacité accordée (ou arrachée) à l'humain en question. Elle fut à l'origine émancipation des autorités et des morales (royales ou religieuses). 

    On notera ici un clivage entre deux "raisons". La première est celle de l'émancipation individuelle: la raison est un exercice personnel et le théorème est démontré dans ma tête d'abord. La deuxième est collective et intemporelle: LA raison, qui règne sur le monde, organise sa nature et devrait donc, c'est tout le problème, organiser aussi les sociétés. Le mot "loi" s'applique aux deux, n'est-ce pas ?  Il se trouve que non, et la grande aporie de la raison, et c'est ce qu'on évoque plus haut, est que la "raison" a totalement échoué à fournir des critères convenables à la conduite des sociétés, systématiquement rongées par le désordre des idées et des raisons individuelles, précisément. 

    Nous devons donc vivre une deuxième émancipation, c'est sans doute le vrai sens des "lumières noires" de Nick Land: il convient de s'émanciper de la raison démocratique à l'origine du régime manifestement failli. Cela sans doute au nom d'une raison individuelle particulière et on voit alors s'avancer le paradoxal autoritarisme libertaire, qui fait tout l'intérêt de la réflexion en cours. 

    On pourrait mettre en savant Singapour, sa méthode d'apprentissage des maths et son dictateur Lee Kuan Yew (qui peut se souvenir de ce nom ?) qui fit le bien par la force, et qui se trouve tel le Frédéric II de Voltaire, le dépositaire de la vraie intelligence, celle qui s'impose avec l'énergie nécessaire.

    Les néo réacs vont plus loin et parlent de la continuation modernisée des dictatures éclairées, la gouvernance algorithmique, ou la robotisation du pouvoir, de manière à distinguer complètement humanité et contrôle de l'humanité, et à revenir à une sphère des fixes à la fois ultra-libérale et immuable, et donc capable de laisser vraiment s'auto organiser les consciences en charge de faire le bien en se voyant retirer le droit de le faire au nom de tous. 

    Car là est le problème et la clé de tout: dans le conflit entre les deux raisons, c'est bien sûr la raison individuelle qui s'impose et qui prétend à un certain moment, détenir la raison collective et donc décide de l'appliquer à tous, ce qui est par définition la seule chose à faire une fois convaincu... Le résultat est non pas la dictature, mais le foutoir, soit la dictature de ce qui ne peut être qu'une minorité, erratique et forcément sujet à corruption et qui se précipité à moyen ou long terme vers l'échec misérable et la destruction violente. 

    Il faut donc soustraire pour toujours la raison collective idéalisée et imprenable, des volontés et fantasmes des raisons individuelles et la transformer en nature, réel immuable (je dis bien immuable) qui ne se laisse comprendre que par les approximations peu révisables que sont ses lois de fonctionnement et qui s'appliquent indistinctement sans souci de morale, de charité ou de "justice", ces choses étant précisément ce que la dégénérescence démocratique prétend maitriser. 

    Car le terme de "lumières noires", on pourrait parler de "wokisme de droite", ou "nazibéralisme" (le terme devrait faire flores), désigne aussi un éclaircissement, une révélation: que le "progressisme" désigne en gros tout ce que d'erratiques et désordonnées consciences paumées peuvent tirer de l'idée de "raison individuelle" soit l'application foireuse de concepts piochés n'importe où et qui s'imposeraient au nom du bon plaisir de communautés tribales variées se livrant à débats en forme de partouzes sous drogue. 

    Le progressisme et tout ce qui s'y rattache doit donc être banni pour toujours: il n'y a pas de "progrès" autre que des changements indéfinis issus de l'arbitraire du délire. Et ce qui le rend possible doit être éradiqué. 

    Car il y a deux phases: d'abord l'organisation et les principes, d'ailleurs immédiatement théorisés sous une forme contradictoire. Car le pouvoir souverain du "démos" est d'abord exercé contre le système lui-même: par essence, cette souveraineté peut et veut s'interdire elle-même et c'est d'ailleurs ce que l'échec retentissant et qu'on aurait voulu voir définitif, de la démocratie athénienne a montré. La chose est essentiellement contradictoire, c'est-à-dire suicidaire, et à chaque fois dans l'histoire, consomme d'ailleurs son suicide. 

    Les plus acharnés défenseurs de la démocratie sont d'ailleurs ceux qui veulent "rompre avec" quelque chose, par exemple le capitalisme, pourtant organisateur implicite de l'économie, soit ce qui rend seul possible l'exercice même du vote ! L'"alternance démocratique" est ainsi par essence la succession de programmes de ruptures ou de "changements" voulant mettre à bas un essentiel de ce qui précédait et de ce qui s'offrait ainsi lui-même en sacrifice pour la foule déjantée qui allait décider "démocratiquement" de sa mort !

    Et puis il y a l'organisation:  sur la base d'une liberté de choix des partis, une oligarchie impitoyable, assez corrompue à tous les sens du terme, organise son maintien au pouvoir avec hypocrisie, en affirmant tour à tour la justesse de ses principes pour imposer son pouvoir, et en affirmant avec cynisme son autorité pour en imposer l'application. La corruption est multiple: par l'argent des pays étrangers à la manoeuvre pour accaparer, par les démagogies à l'égard de communautés séduites dont on protège les intérêts, par les salaires dispendieux qu'on verse et qu'on se verse. Toute remise en cause de ces immondes pratiques est dénoncé comme populisme fasciste, l'estrèmdroate ennemi essentiel étant le diable à combattre qui justifie tout cela. 

    Revenons aux principes, le principal d'entre eux étant l'"égalité", funeste concept en forme de contresens langagier essentiel: égalité de quoi? Tout enfant, possesseur sous la forme de son avidité individuelle de monade vivante qu'il exprime par son sens immanent de la justice traduira cette égalité-là sous la forme de la stricte égalité quantitative. Nous y sommes: tous ont droit à la même chose et donc sont dépositaires de l'égal respect qu'on doit à ceux qui auront autant que les autres. Et non. L'inégalité physique, matérielle, intellectuelle et biologique est universelle, rationnelle, évidente et totale. Le faible et l'imbécile doivent être écrasés, jugés et nourris à leur juste valeur, et l'égalité n'est que de principe, même le plus acharné des éclairés de l'âge des lumières le pensait avec clarté: il s'agissait d'abolir les "ordres", rien de plus évidemment. La subversion du principe fut le fait des démagogues qui utilisèrent le trope pour mieux dominer les faibles dans les assemblées "démocratiques" qui décidaient des mises à mort de qui on voulait abattre. 

    Archi transformés par toutes les républiques qui suivirent, le concept démagogique se glissa dans bien plus puissant et efficace: la question dite "sociale", devenue une réponse ultime à la question éternelle du mal: l'égalité des conditions comme solution à imposer à la dramatique inégalité des conditions. Absurde et débile idéal, qui ronge et pollue les consciences, et qui surtout motive les meurtres de masse en plus des conneries de masse pendant les périodes plus pacifiques et qui du fait de l'inanité obligée des décisions prises en rapport, conduit toujours à la ruine. Nous y sommes actuellement en France. 

    Qui plus est, l'inanité du principe, qu'on aurait pu croire en bout de course du fait de la monstruosité de la dette publique qu'il généra, conduisit à des diversions pour atténuer l'ampleur de l'appauvrissement non voulu qu'il générait: on passa à l'égalité des improbables, c'est à dire des races, des sexes et des inter sexes: on alla même jusqu'à instaurer des inégalités de leurs contraires afin de garantir l'essentiel: le grand remplacement démographique obligé, l'obligation faite par des juges majoritairement (et silencieusement) des femmes de respecter la parité dans tous les autres domaines, et pour finir le mariage homosexuel dont l'égale fertilité ne peut être assurée que par l'illégale GPA dont les produits en même temps légaux et illégaux sont automatiquement naturalisés par les mêmes juges pour éviter d'en faire des mineurs isolés par ailleurs justiciables du "même" traitement. L'absurde, le contradictoire, le gerbant en forme d'apothéoses désespérante: la chiasse, la chiasse comme dirait Joseph Conrad. 

    Revenons toutefois au social, qui plus que le sociétal, coute de l'argent, et beaucoup d'argent: il est tout entier basé en fait, même si cela est fait au nom du foireux et faux principe d'égalité, sur un principe sous jacent qui est le refus (ou le renoncement ) d'accepter collectivement la souffrance: il faut, c'est ce que veut le progressisme, et c'est ce que NOUS voulons, que les problèmes de survie des uns et des autres soient réglés par le gouvernement. Migrants malade atteint du mal de mer sur son radeau, licenciés par son exploiteur de patron perclus des dettes de l'URSSAF, divorcées sans ressources, jeunes fainéants à la rue, toutes les misères du monde et des circonstances méritent non pas la charité individuelle et les partages de manteaux qui firent la chrétienté, mais l'assistance sous forme de droits, se présenter au guichet en montrant ses écrouelles suffisant pour mériter salaire. 

    Nous avons donc exposé les principes et les manifestations du progressisme. Celui ci étant l'ennemi, et ses principes étant les causes de sa malignité dont les effets sont l'absurde et la ruine, il convient donc de s'en débarrasser. 

    L'attribution de  l'attribution des droits (exprimés en numéraire) devrait donc être soustrait à la charité d'un décideur corrompu car disposant pour son bien être moral de l'argent des autres. L'égoïsme nécessaire doit être informatisé. Le "c'est la faute à l'ordinateur" qui servit longtemps à excuser les horribles bugs des premières robotisations sera maintenant l'excuse des cruautés sociales qui forceront les pauvres à mieux s'organiser, individuellement ou collectivement. 

    Nous y voilà ! Je suis donc un nazibéral. Manifestement.  

     

     

    (1) Le Grand Continent : https://legrandcontinent.eu/fr/2025/06/28/atlas-neoreactionnaire/

  • Les défis de la postmodernité

    À l'occasion d'un ride dans les méandres islamistes, et des héritages, la conclusion de (1): le riche patrimoine ottoman et musulman de la période "classique" de l'islam gagne à être connu et pourrait nous permettre d'affronter les défis de la postmodernité. 

    L'idée n'est pas mauvaise, et commence par la critique de l'ijtihad ou "la dérivation de décisions juridiques directement à partir des sources reconnues de la loi islamique sans quil y ait un précédent juridique", dont les portes fermées au 9ème siècle inaugurent la période "classique" de l'islam, qui entre en déclin intellectuel sans philosophie ni réforme possible de soi. C'est le mythe orientaliste de l'islam stérile, repris par les réformateurs, qu'ils soient ceux de la Nahda (Rifa al Tahtawi et Mehemet Ali) ou de la Salafiyya (Afghani, Abduh, Rida) qui donna le salafisme moderne et ... les Frères musulmans. 

    Les concepts voisins de l'ijtihad  sont ceux de taqlid, imitation sans réflexions des conclusions de la pratique de l'ijtihad par plus savant que soi, soit les mujtahid (qualification rare dans l'islam sunnite) soit le mufti, rattaché à une école et qui peut produire des fatwas. 

    Note: on rattache le seul réformateur intéressant et véritable (Ali AbdelRazziq) à Mohammed Abduh.  

    En gros, la dépréciation de la stagnation musulmane fut la même chez les orientalistes occidentaux et chez les tenants de la Salafiyya, cela pour mieux réouvrir l'ijtihad, mais avec de nouveaux principes, notamment ceux qui permirent l'excommunication (takfir) et autre joyeusetés du nouveau djihadisme. Ainsi, ce sont les réformistes qui ont bloqué la modernisation de l'islam. 

    On pourrait, selon cette thèse, se poser la question de la nécessaire modernisation, vu la richesse de la pensée musulmane de l'époque, mais cela n'est que persiflage. 

    On fera remarquer, c'est l'idée, l'incroyable prétention "du propriétaire": au lieu de penser et de raisonner, voire de créer des idées, on se contente de revendiquer un droit de propriété identitaire: c'est moi qui doit recevoir l'argent de votre loyer, du fait de mon ancienneté. Loyer de quoi ? Du précurseur arabe. Cette revendication, qui fait de Poitiers et de la Narbonnaise une terre d'islam dans laquelle on doit reconnaitre le voile, porte d'abord sur les "idées", et on révère la "passion pour la logique" d'un obscur ouléma, exclusivement intéressé par la glose scolastique au pire sens du terme dans des écrits qu'on cite pour mieux se masturber de sa "science". Et que je te mets en avant Robert de Mesdeux, illustre marrane que seuls les ignorants ne connaissent pas. 

    Au passage, deux cités intéressants: 

    El Rouyaheb, qui expliqua que l'homosexualité au sens occidental n'existait pas dans le monde musulman au XIX ème siècle. Intéressante conception, parait-il marquée par Foucault, et qui montre bien le côté "intéressant" de la philosophie de l'épistémé: ce n'est pas seulement l'"homme" qui est relatif, mais l'homosexualité elle-même, ce qui est moins connu, et bien plus intéressant. Magnifique illustration de la déconstruction du déconstructeur, à faire ! En tout cas, l'idée de l'absence d'homosexualité (à notre sens) chez les grecs anciens doit évidemment se faire confirmer par celle, elle aussi construite, en vigueur dans les milieux de la porte, avant la fin du califat... 

     

    (1)https://www.academia.edu/45587910/Rouvrir_les_portes_de_l_ijitih%C3%A2d_Retour_sur_un_mythe_fondateur_du_salafisme

  • Les Racismes

    On avait eu l'occasion de parler "racisme", et il faut maintenant parler de l'un d'entre eux, celui qui est "anti blancs". Promu par un demi-sel de la l'identitarisme (2), François Bousquet. 

    La première chose est que souhaitant l'hégémonie, une certaine "droite" se lance dans le calcul communicationnel et souhaite récupérer le signifiant "racisme" qui lui a fait tant de mal. Cela se voit, et la dénonciation innommée de l'affreuse chose qu'est le "racisme" comme principe assumé par tous (évidemment) voudrait donc se rendre utile explicitement en prenant la défense d'une espèce à protéger, "le blanc" pour mieux retourner le terrible argument contre le porteur du couteau.   

    La question n'est pas de parler de l'appréciation ordinaire que tout peuple racisé porte envers son racisateur et réciproquement: il n'y a pas, nulle part, d'immigration heureuse et la haine de l'autre est générale et inévitable. Ne pas partir de ce présupposé est une erreur.

    Double erreur, celle de la gauche, dont la détestation marxiste de son adversaire à exterminer (pour faire aboutir la grande révolution prolétarienne) la pousse à nier les évidences avec impudence et autorité, jusqu'à avoir réussi à faire voter des lois pour cela, mais aussi bien sûr de la victime, qui victime du syndrome dit de Stockholm, se met à elle aussi faire la chasse au racisme, pour se dédiaboliser d'une part, pour mieux se purifier aussi, et pour finir pour tenter l'improbable, se mettre à la place du nègre, comme à la place du mort. 

    Ensuite, que le racisme en l'état n'existe pas plus que le racisme "anti blanc": doctrine oubliée et ringarde, le pire des imbéciles ne peut l'assumer rationnellement et la mesure des nez crochus est vraiment passé de mode. La racisation passée qui consistait dans le même ridicule à détecter l'essence juive à l'odeur dans des populations indistinctes d'une part, à mesurer au colorimètre le degré de singitude d'autre part est objectivement dépassée. La racisation est visible, comme les minorités, et le noir et ou l'arabe, exactement comme le blanc, est immédiatement et clairement identifié. Le terme "racisé" signifie ainsi au-delà de la classification dans les minorités visibles, quelque chose de plus qu'on pourrait appeller "racismisation", c'est-à-dire prise en compte matérielle de l'appartenance caractérisée. 

    Le problème, ou contrainte, est que cette "racisation" a les deux aspects positifs et négatifs que les sociétés qui se veulent multiculturelles mettent en pratique.  C'est le paradoxe des statistiques ethniques promues par les associations noires pour mettre en évidence les refus d'embaucher et de louer à, des noirs: elles permettent de mesurer l'inégalité dommageable. Ce que fait la racisation: l'oubli de la couleur, au nom de l'égalité symbolique antiraciste est devenue contre productive et empêche l'affirmation maintenant effective, de soi. Le woke est devenu raciste et en est fier. Pour purifier la chose de ses côtés "problématique", il se met alors à dénoncer autre chose dirigé contre les "racisés". Cet autre chose n'est plus le "racisme" générique et plastique, que l'on peut dénoncer in abstracto, mais bien l'ensemble des discriminations infligées aux noirs et aux arabes par les blancs et les juifs. On appelle ça le racisme "systémique", qui inclut l'islamophobie, la "discrimination" (qui peut imaginer qu'on discrimine les blancs ?) et pour finir le "fascisme", forme ultime d'essence crapuleuse à dénoncer à l'odeur et nous y revoilà. 

    Faut-il manquer de bon sens pour se mettre maintenant à lutter contre ce qui est devenu une marque de fabrique, le racisme au nom de sa destination racismisée, la proclamation woke de la race identifiée à la noiritude et à l'arabitude, et cela exclusivement ! La dénonciation victimaire du racisme sous la forme où elle était menée lors de la mise en scène du Front National afin de compromettre la droite capitaliste n'a pas de raison de culpabiliser la haine du blanc, qui est ordinaire, absolument naturelle, inévitable et répandue. Imaginer rééduquer les peuples victimes de ce travers est une naïveté de rombière catéchiste, de celles qui se croient encore capable de convertir au christianisme l'islam qui débarque en masse dans une société maintenant totalement sécularisée et maintenant complètement incapable de penser et de mettre en pratique les égalités symboliques de principe. 

    Le racisme devient alors ce qu'il est actuellement, une détestation du camp ennemi, détestation absolue et grosse de conflits violents à venir, s'ils adviennent avant une défaite complète, détestation naturelle et obligée, un territoire ne se partagent pas entre peuples non miscibles et puis c'est tout. Accuser l'une ou l'autre des parties de respecter cette nature là est inconséquent et irréaliste et n'est qu'une instrumentalisation communicationnelle dans un combat par ailleurs à mort, qu'on peut perdre ou gagner. Pour l'instant, c'est le candidat "A" qui est le mieux placé en ces matières. Imiter avec vingt ans de retard ses tortillements du cul est il vraiment gage d'habileté ? 

    De manière marquée, l'exposé de l'évidence, la haine forcenée de la racaille contre ce qui semble lui porter tort, qu'elle méprise et agresse dès qu'elle le peut, expliquée au nom du déni de ceux qui ne veulent pas le voir, s'exprime par une dénonciation d'un "racisme" ! Quelle habile remise du ballon au centre, dans le cadre d'une lutte idéologique communicationnelle (30K abonné chez Ego Non) destinée à faire réaliser à une population perdue, abrutie de déni, qu'elle est en train de se faire bouffer sans rien faire ! 

    On parle ainsi le lendemain de la fête de la musique, vampirisée sur les quais et rue de Rivoli par des petites bandes de blacks en maraude venus chasser le blanc en meute. Le chacal rode le long des caravanes et vit d'ordures, au besoin mort quelques mollets et dévore quelques isolés, notamment les imbéciles encore persuadés que l'espace public parisien reste festif la nuit les soirs où les transports facilitent les transports pour cause de la fête absurde du bruit hors limite des musiques barbares célébrant la mort des bébés blancs et le viol de leurs mères! Racisme ? Vous voulez rire ? 

    Surtout que Bousquet aggrave son cas: le "grand blanc" porteur du "privilège blanc" qui consiste à dénoncer le racisme systémique, est précisément le progressiste woke qui payé par les ressources humaines des grands groupes, méprise, domine et surtout dénonce le "petit blanc" soumis aux exactions des racailles. Bel argument, qui a le tort de donner raison à la théorie woke, l'inversion des valeurs deux fois se prenant pour une bonne stratégie. 

    Car on a donc bien l'inversion des valeurs, et le développement d'un wokisme de droite qui ne fait qu'imiter l'adversaire honni: le grand blanc succède en esclavagiste aux esclavagistes. Le vrai défenseur du black est donc l'identitaire blanc ! Bousquet se trouve ainsi parmi ces idéologues identitaires marqués par le marxisme triomphant qui leur a fait perdre leurs jeunes années et dont ils souhaitent se défaire en l'imitant comme on imite son père détesté...  Son opposition à Begaudeau le manifeste: il admet que le prolétariat fut de gauche et jure que son identité nationale a pris le dessus sur son appartenance de classe, ce qui explique son vote à la stremdroat. 

    Discutons ce point, qui est celui de Begaudeau et des 'vrais' marxistes, tenants d'une lutte des classes que par ailleurs tous les sociologues ont depuis longtemps cessé de considérer explicativement. La classe sociale consciente d'elle-même et organisée de l'ancien temps vivait dans le mode de production de l'industrie qui avait pour caractéristique d'être à la fois très mécanisée et très humanisée, la machine ne tournant qu'avec beaucoup d'huile de coude, en tout cas une huile de coude en proportion directe du nombre d'engrenages à faire tourner. Ce qui battit en brèche le marxisme et toutes ses belles théories là-dessus fut la progression constante des techniques qui présidaient à la conception de ces machines, d'automatisation croissante, et à la qualification globale de ses servants à la fois décroissante (pour les machines qui tournaient chez nos concurrents moins bien lotis en syndicats) et croissante (pour les machines employées aux productions que nous continuions à assumer). On extermina alors massivement toute l'industrie qui cessait d'être rentable, le boulot étant assumé par les démagogues hypocrites qui avaient juré auparavant pour se faire élire de ne pas le faire.

    Pour finir, le grand capital se débarrassa ainsi des couts excessifs du prolétariat européen en le facturant marginalement à l'inutile, avec l'argent de la dette et donc de la fortune des descendants à la dixième génération (peu poussés à naitre par ailleurs) des crétins juste assez socialistes pour n'avoir étatisé que les prestations sociales des peus ou mals employés. Le peuple résiduel, individualisé et assisté perdit sa dignité collective et son pouvoir de nuisance, ce qui invalida complètement le concept et la fonction des classes sociales, le mot de "prolétariat" cessant complètement d'avoir sa signification originale, et ne renvoyant plus qu'à la plèbe inemployée lassée de tout et surtout du vote, et encore, elle continue marginalement de se mobiliser assez pour montrer les dents quand la menace de la réduction de son assistance commence à poindre. Le résultat est l'équilibre électoral actuel, et le positionnement très socialisant de ce point de vue du Rassemblement National s'explique par cela: un peuple corrompu partagé suivant sa perception du danger de l'invasion africaine en cours, et donc de son "racisme", le peuple invasif votant finalement pour les mêmes raisons, à la hauteur de ses envies de s'installer, favorisées par une gauche à la recherche de voix. 

    Surtout que dans les faits, les choses sont beaucoup moins "conscientes" que cela. La marque du peuple majoritaire, le peuple c'est par définition 80%  des gens, c'est de ne pas, précisément, avoir conscience explicite de soi comme individu ou classe ou quoique ce soit d'autre: cette fonction est assumée par les élites, là encore par définition et par les systèmes symboliques de la représentation collective qu'il est très difficile de séparer de ce qu'on appelle l'Etat, confondu, ce n'est pas un hasard, historiquement avec l'Etat. C'est bien pour cela que les grandes idéologies, et bien sur les marxismes et autre religions ont tenté et  ne font que tenter de susciter des appartenances conscientes symbolisées à des entités intermédiaires, en compétition directe avec la gouvernance globale. L'histoire des nations est l'histoire de ces compétitions là, qui peuvent à l'occasion se traduire par des mariages heureux voire prolifiques, ou bien à des divorces tout aussi prolifiques et stables. 

    Avec la disparition des religions organisées (l'islam, c'est autre chose, bien qu'il soit en ce moment à la manoeuvre) y compris le communisme, l'absence de candidats à cette conscientisation qui va jusqu'au désespoir identitaire muet, conduit à une anomie qui peut aller jusqu'à l'indifférence. Les tenants de la pop façon Beyonce (la folkisation US du monde est en ce moment à la mode) n'ont pas grand chose à faire de manger hallal à leur insu, si l'on excepte bien sûr les opposants à l'abattage sans étourdissement, dont ne font pas partie les végétariens qui s'en foutent. De fortes tendances à l'archipelisation des êtres et des consciences et donc au contraire du racisme, se font jour. C'est ce qui explique le relatif antiracisme "naturel", tolérance ordinaire à  l'état de fait, que l'on observe bien par ailleurs. 

    Et puis, il faut le reconnaitre, toute soumission populaire ordinaire est d'abord celle qui de tout temps à soumis l'ordinaire des vies communes à la violence monopolisée, qu'elle soit celle de l'Etat dans le meilleur des cas, ou à celle du caïdat local dans le pire. La nature de l'actuelle est sans doute mixte suivant les endroits, et se transforme dans doute en de pas très recommandables situations là ou certains seuils majoritaires sont atteints, les victimes, racisées ou non devenant de plus en plus nombreuses... Une chose est certaine, pour l'instant, la réaction "blanche" à la situation, entièrement soumise à une violence étatique très peu indulgente pour son propre camp, n'a pas lieu, du tout. On considèrera le cas de la Grande Bretagne, qui semble devenir extrême, la police se montrant très violente à l'égard d'émeutiers blancs, quitte à s'allier objectivement avec des milices pakistanaises, comme si une paix civile d'un nouveau type avait été décidée.  

    (1) Bousquet Ego Non https://www.youtube.com/watch?v=jFdFZ6o10V8

    (2) Bousquet Begaudeau https://odysee.com/@elements:8/bousquet-b%C3%A9gaudeau-macron,-la:d

  • Les Antiwokistes

    À l'occasion d'un débat Alain Policar Emmanuel Hénin, échange (1) courtois par ailleurs, à la hauteur de l'extrême courtoisie du très cosmopolite voire onctueux Policar qui différencie wokeness et wokisme (il se reconnait en la wokeness) on évoquera certains arguments mis en avant par Policar. Au passage, on notera l'arrivée d'un nouveau terme, vicieusement introduit par l'auteur de "Le wokisme n'existe pas" et qui est le mot "antiwokisme", concept lui justifié et qui désigne... L'estrèmdroat. 

    D'abord l'islamophobie. 

    Policar, avec bien d'autres, utilise la figure de l'épouvantail réhabillé: non "islamophobie" ne vient pas de Khomeini, comme l'affirme à tort Caroline Fourest, MAIS fut crée en 1910 par les autorités françaises, même s'il fut utilisé par les tenants de la révolution iranienne. 

    L'argument lui donne donc le droit d'utiliser le terme, devenu aujourd'hui (différemment des autres acceptions, et donc entièrement renouvelé) désignation du "racisme antimusulman".  

    On reprend l'accusation envers Caroline Fourest, compagnon de route des "Femens" qui très tôt s'en prirent au patriarcat musulman, crime suprême qui transforma des lesbiennes olé olé en salopes d'extrême droite. L'islamo gauchisme se sépara de ces dames-là et les cancella avec toutes les luttes inappropriées contre le violeur Tariq Ramandan et les femmes voilées (violées sinon) de l'Iran, encore lui... Le double déni à l'égard de Caroline Fourest, l'emploi idéologisé du terme par les islamistes iraniens étant aussi bien sûr (et on ne le mentionne pas) celui des frères musulmans que l'on ne mentionne pas non plus. Policar apparait ainsi à ce sujet comme porteur extrêmement malsain de l'une des manipulations les plus sinistres des frères, heureusement démontée et à peu près sous contrôle, quoique sans cesse revitalisées et par les plus dignes  (des ministres, des députés).  Manuel Valls, ex premier ministre fut pourtant très clair là-dessus, malgré tout ce qu'on peut lui reprocher par ailleurs, à moins que sa  participation à la lutte contre l'emploi du terme n'ait été contre productive... 

     

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    On rappelle que l'utilisation de 1910 discréditait les opposants à l'islam de l'époque, ceux qui voulaient revenir sur la liberté laissée à l'islam traditionnel de gérer les  indigènes ainsi soumis à l'ordre colonial. Exactement, c'est l'ironie de l'histoire, la liberté que l'on veut donner aujourd'hui à l'islam de gérer la communauté musulmane en France et en Europe, et donc ainsi de la dominer et de la séparer; c'est tout le problème. Islamophobie a donc bien son sens originel, si du moins on l'a compris, et c'est toute l'ambiguïté hypocrite de l'islamo-gauchisme que de le cacher. Esotérisme oriental, si tu nous entends... 

    La négation par Policar de la notion même d'islamo-gauchisme, du fait de son alliance de circonstances avec les dénonciateurs enfiévrés de Jean-Michel Blanquart  à son époque est, elle aussi, typique de l'enfermement d'une certaine modération dans les pièges frelatés des manipulations médiatiques: c'est celui qui dit qui l'est pas qui l'est, ou qui s'y est fait mettre... 

    On terminera par le concept de "racisme anti-musulman" combattu en ce moment par l'imposition (pénible , mais en progrès) de l'expression "racisme anti blanc" (on va en reparler). Un racisme suppose l'hypostase de la notion de "race", supposée ainsi à l'origine de caractéristiques fondamentales essentielles. En soi complètement éteinte avec les dernières élucubrations scientistes en rapport, celles menées par les nazis, la notion n'a plus de signification au sens strict et n'a désigné sous une forme manipulée que l'ordinaire xénophobie des racisés visibles qui anime toute l'humanité sans exception, et qui va de la plaisanterie douteuse à l'émeute de la colère justifiée par un fait divers, comportements là encore ordinaires et maitrisables par la simple politesse. 

    On évoquera la manipulation mentionnée, en lien avec les luttes politiques des années 70 et 80, l'assimilation de la droite à l'extrême droite évidemment nazie ayant joué un rôle important dans l'arrivée au pouvoir et à son maintien (au pouvoir) d'un collaborateur avec l'Allemagne nazie, précisément, et qui s'enthousiasma pour le renouveau français à une époque où il s'associait explicitement avec un statut légal des juifs qui fut critiqué ultérieurement. 

    Que le "racisme" puis être associé à la détestation d'une religion est un moyen habile de verrouiller linguistiquement l'expression d'une opinion justifiée. L'islam sunnite traditionnel  (coran + tafsirs + sirah + haddiths) est explicitement formé de traditions textuelles non ambiguës qui réglementent, acceptent et valident les 5 piliers moralement inacceptables pour quiconque et qui sont : la sexualité avec les filles impubères, l'amputation des voleurs, la condamnation à mort des apostats, la pratique l'esclavage, le statut légal inférieur des femmes et des mécréants. Sur cette base indubitable et documentée, il n'est pas raisonnable de déconsidérer les expressions de condamnation globale d'une telle chose, légitimes voire obligatoires. L'islam n'est pas un corpus textuel "respectable" et ceux qui en sont partie prenantes sont soit des hypocrites à combattre énergiquement, soit des ignorants sous influence. La lutte contre son influence globale est légitime et doit être protégée par la loi. 

    La domination

    Chapeau et principe du wokisme, le concept de Weber est dévoyé à un point qu'on ronge les ongles. Il explique et essentialise plus qu'une théorie: une conception morale du monde, le fait de dominer étant coupable, point final. 

    La transformation d'une situation explicative des hiérarchies sociales humaines, sensée abstraire au nom du rationnel une structure des sociétés, en crime contre l'humanité à poursuivre sous toutes ses formes et classé péché suprême de tout le passé de la société occidentale exclusivement est la marque du wokisme. On pourrait dire qu'il est cette transformation, ou du moins que le wokisme au sens négatif (on essaye d'être gentil, là) s'identifie avec l'utilisation pathologique du concept. 

    Pour ce qui me concerne,  hors l'abstraction "structurelle" du terme utilisée pour matérialiser l'asymétrie des hiérarchies humaines, je pense que le mot, sémantiquement relié aux pratiques sadomasochistes communes, et donc connoté masque noir, chaines aux pieds et gode dans le cul, n'est plus approprié à notre époque. Je pense donc pouvoir m'en passer complètement. Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu de "domination" et la soumission sans violence n'est pas le fait d'un dominé, mais d'une potentielle victime de violences. La soumission et l'acceptation ne sont pas les marques de la domination, mais d'autre chose, et on doit s'intéresser à la stabilité et aussi à l'instabilité de ces soumissions, pas à son essentialisation vicelarde. La sociologie doit être refondée sur la base de l'éviction de ce terme, et de grands progrès dans cette discipline sont à attendre de ce fait. 

    Le colonial

    Mais on doit parler du colonial. Tout d'abord le colonial de l'Occident. Car l'Orient aussi a colonisé, et beaucoup. L'empire Ottoman, autrement dit le Califat musulman, organisateur de la Oummah, entièrement dominée (...) par le Sultan Stambouliote en Europe au Moyen Orient (sauf la Perse) et en Afrique du  nord, fut bien colonisateur en plus d'être impérial: il écrasa sans vergogne ni pitié des peuples assez nombreux et tous n'en gardèrent pas un excellent souvenir. Hongrois, Serbes, Roumains et aussi Autrichiens se construisirent contre la porte, tout comme l'Espagne se construisit contre les maures, berbères islamisés sous obédience arabe. Tout pouvoir colonial produit des discours de légitimation et les ottomans succombèrent au principe, mais aussi les Occidentaux. 

    Car il faut le reconnaitre: d'abord triomphant colonialement au XIXème siècle, l'Occident malgré (ou à cause) des terribles  guerres qu'il se fit à lui-même au XXème et qu'il propagea à la terre entière, trouva, la paix retrouvée bien des prétextes à réaffirmer sa légitimité à se considérer supérieur aux autres. Dominant techniquement militairement et culturellement, et cela malgré (ou à cause de) ses défaites marquées dans toutes les vieilles colonies où il chercha à se maintenir au-delà de ses capacités, il se proclama supérieur, et il faut le dire vexa. 

    Car oui, la colonisation fut cruelle pour les sentiments nationaux des vieilles nations écrasées (Chine, Asies, mais aussi Maroc) et peu accommodante pour les nations en devenir, arbitrairement délimitées et laissées à des tropismes peu créatifs (Amérique du sud, Afrique). Une seule nation, le Japon, traversa l'histoire intouchée (à part par deux bombes atomiques). Prétendant à l'universel, au juste au beau et au bien, l'Occident ne le fut pas complètement et nombreux sont les exemples ou plutôt les contre-exemples à ces prétentions. Au point que du point de vue indigène, on put légitimement, et en plusieurs occasions élaborer le triste constat de la contradiction essentielle de la colonisation occidentale, rapace, raciste et inhumaine en tout cas en contradiction radicale à maintes reprises avec les principes affirmés par ailleurs hautement. 

    Ce hiatus hors discussions et argumentations à son sujet est incontestablement factuel et marque les sentiments profonds et les opinions des populations des pays non occidentaux (le fameux "sud global") mais aussi des populations immigrées issues de ces pays, ce qui constitue un problème à terme et un argument en faveur de l'arrêt de cette immigration, ou bien, si cela ne peut se faire, par l'adoption de la culture woke, ultime tentative de se faire pardonner des crimes passés et donc de pouvoir continuer à vivre sur sa terre envahie. Le woke est ainsi colonial jusqu'au bout des ongles, comme constitutif de la haine de l'Occident qui reprise par l'Occident lui-même lui permettra en s'excusant, de survivre à une colonisation à la fois effective (les chiffres sont là) et justifiée, on vient de le voir. La colonisation à l'envers, explique l'histoire passée et la motive entièrement. Chacun son tour, et c'est ce que disent et pensent beaucoup de gens. 

    Ce sentiment guerrier, à rebours de toutes les considérations humanitaires mises en avant par les uns et les autres au cours de l'expension de la colonisation elle même, des tentatives de son maintien, puis de son démantellement et de la stabilisation de sa disparition complète est maintenant factuel, universel et indubitable. Et pourtant. 

    Tout d'abord, l'expansion occidentale dont nous parlons fut fondamentalement diverse: les histoires de l'Amérique et de l'Océanie (un génocide civilisationnel à la fois subi (les maladies) et intentionnel (les conquêtes ouvertement violentes)), du monde musulman (des conquêtes sur des peuples déjà soumis à des empires infiniment plus cruels), de la Chine (la domination cynique sur un empire en déclin), de l'Afrique (des peuples dispersés de cultures peu développées).  Le ressentiment commun a des origines absolument distinctes et dans tous les cas, l'origine de l'injustice vécue tient d'abord à un fait simple: "est colonisé ce qui est colonisable" (Malek Bennabi). Le Japon, seule vraie exception, fut épargné par cette injustice. 

    Ensuite, on pourrait et on doit dire, que toute choses égales par ailleurs, l'expansion occidentale fut d'abord causée par l'ampleur de la différence de maitrise de techniques matérielles qui se manifesta subitement dans l'histoire entre l'Europe et le reste du monde. On peut et doit ajouter que cette maitrise n'est en rien essentielle, c'est à dire substentiellement liée à la race, religion ou même culture originelle des populations de l'Europe: seule l'avènement en premier de cette maitrise dans son espace temporel et géographique pourrait être ainsi expliqué. Parler de "domination" est ici superficiel et accessoire: il est évident que le possesseur d'un grand couteau "domine", la question est l'obtention du couteau et l'energie mise à le manier; doit on parler du concept de "possession agile d'un instrument tranchant" ? 

    Si l'on excepte la frénésie nazie, tardive et on pourrait le dire "finale" tant l'Occident mit d'énergie à le circonscrire sans aucune tentation de s'y soumettre, on peut dire que l'exploitation de la maitrise technique menée dans le cadre religieux chrétien fut globalement plus généreux et capable d'évolution que tous les autres systèmes historiques de "domination". Quel empire dans l'histoire libéra ses esclaves et accorda les indépendances à ses conquêtes ? 

    L'argumentation peut continuer, et on pourrait en rajouter sur l'état des "civilisations" du monde au moment ou gonflé par la sienne l'Occident s'est répandu partout. Il n'y avait pas photo. Car indépendamment du fait que l'humanité soit essentiellement une, elle s'était en mains endroits (en fait tous sans exceptions à part le Japon et encore) contenté d'assez peu, voire de vraiment navrant absolument partout: abrutissement , tyrannie et préjugés lamentables, bref tout ce qui ne pouvait que motiver les grands projets civilisateurs de ceux qui absolument tous restèrent du côté du manche. 

    Ce n'est qu'à la toute fin (dans les années 30) qu'on tira du judo et donc du bouddhisme les valeurs fascinantes qui agrémentèrent la déchristianisation finale. L'islam n'inspira rien, sinon le dégout qu'il inspirait depuis le Moyen âge, et de manière générale, rien, absolument rien ne sortit de vraiment intéressant (il y a des exceptions, tout de même)  des masses du sud global pourtant énergiquement remuées pendant deux siècles. De quoi, franchement faut se mettre à notre place, susciter bien des mépris et pourtant, contre toute attente, on tira au final de ces stérilités l'improbable décolonialisme ! 

     

    Le Genre

    Le genre c'est autre chose, comme on dit.  D'abord associé intersectionnalement au racisme, il a le tort sous sa forme hétéro (le féminisme) et homo (LGBetc) d'entrer en opposition frontale avec les statuts incroyablement bas attribués par les tiers mondes aux femmes, au point d'en être une marque qu'on croyait indélébile et rédibitoire: être femme ou homo et frayer avec ses pires oppresseurs musulmans ou africains noirs parait baroque, voire impensable. Et pourtant. 

    Voire deux lesbiennes piercées se tatouiller sur leurs seins nus "free palestine" à défaut d'être risible inquiète sur leur sort futur, une fois livrées à ce qui les dévorera avec la haine puissante que toutes les traditions qu'elles célèbrent ainsi leur réservent... Une telle inconscience réjouit et inquiète: la connerie serait elle infinie ? Le suicide le nouveau veau d'or ? 

    L'éveil woke est pourtant bien bifide et avant tout dirigé contre le même être diabolisé, c'est ce qui explique l'improbable alliance: le blanc est avant tout hétérosexuel genré et le petit mohamed sodomisé jusqu'à l'épuisement par André Gide dans "si le grain ne meurt" était blanc ce qui excuse toute la gent arabe et l'innocente. 

    La rigolade mise à part (quoique), le genre est d'abord une affaire de femme qui désirent s'éloigner du sexe et gagner de l'argent sans plus avoir à jouer de leurs charmes, c'est l'histoire du plafond de verre, pourtant justifié dans un premier temps par les mérites du management féminin sensé accroitre la productivité capitaliste: la réputation rapace des mères maquerelles n'est plus à faire. Parlons plutôt de pudicité puritaine finalement subvertie par les transgenres qui pissent debout dans les toilettes pour femmes: là encore un renversement vers l'absurde s'est produit dans le sexe complètement troublé, et  conduit médusé et en masse vers la dénatalité, l'anorexie et les hormones. L'idéologie de l'éveil a bien pour objectif de faire réaliser l'incongruité de la binarité sexuelle, contredite pourtant par la parité que les vieilles guenons voulant être élues ont imposé: le genre est fluide et le chromosome Y inexistant. Mort aux cons, donc, et à tous. 

    Au final

    L'anti wokisme ne serait donc qu'une réaction épidermique à des excès condamnables que tout anti anti woke se doit de dénoncer au nom des valeurs que les anti wokes défendent mal en les mettant au service de l'estrèmedroate. Voilà une théorie actuelle défendue comme l'immigration par les chiffres. Car ces excès serait TRES minoritaires: seuls 10% des thèses de socio/philo ont genre ou race dans leurs résumés: est ce vraiment vrai ? 

    Un rapide passage par "theses.fr", le download de toutes les métadata des thèses passées depuis 1985 montre que les occurences de "genre, sexe, homo, hétéro, race" ont doublé entre 1990 et 2024. Bon... Il faudrait effectivement passer tous les résumés à des moulinettes plus sophistiquées. En tout cas, il convient effectivement de quantifier le woke.   

     

    (1) Débat Hénin Policar Répliques https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/repliques/wokisme-anti-wokisme-9712390

  • Les Limites

    À l'occasion de la montée en puissance des luttes anti écolos des Gueux, de l'action de Bertrand Alliot (1)  entre autres, et dont on se réjouit, tant la vérole escrologique est purulente et pourrait laisser place à une détestation générale qui nécessiterait qu'on se mobilise pour éviter les pogromes mérités aux misérables qui nous oppriment tant, on peut se poser la question des "limites" en général. 

    Limites à la croissance car il s'agit d'abord de cela: arrêter tout progrès quantitatif de nos économies pour éviter de produire "plus" de CO2 et donc de chaleur pour la fameuse "planète". Naturellement, le racisme anti blanc est tel qu'il ne s'agit que de freiner la blanchitude, les chinetoquitudes et indoustanitudes ayant elles tous les droits pour se goinfrer de la fumée du charbon (leur mode préféré de production d'électricité) qui garantit leur sortie méritée de la grande pauvreté dans laquelle Sandrine Rousseau nous plonge, en plus du reste. 

    Ces limites de notre activité sont d'abord administratives et la floraison des normes, quasi précambriennes et donc sans limites, elles, ont bien pour objet de ralentir, étouffer, décourager et rendre impossible tout projet organisé public de tout individu entreprenant. Ne parlons pas des impôts et taxes nécessaires, dont les impôts de production, ayant bien sûr le même but, explication et justification. 

    Ces normes sont telles qu'elles finissent par limiter la construction d'éoliennes elle mêmes au nom de la protection de la biodiversité  ! De quoi se révolter encore davantage, donc. 

    Mais la notion de limite est plus générale que cela. D'abord elles sont celles, revendiquées comme physiques que mirent en avant le fameux rapport Meadows en 1972: les "limites de la croissance" (2). Les matières premières, dont le pétrole devaient s'épuiser à moyen terme, avec un début d'effondrement vers 2020... 

    Démentis par les faits qui suivirent, tout comme les annonces du promoteur initial de l'histoire du climat (Al Gore: en 2006 il veut limiter la  hausse de température à 2° et annonce la fonte de la glace des pôles pour 2010 etc etc), ce type de prédictions à la fois prophétique (car poussant à l'action) et désespéré (l'inéluctabilité d'un désastre) explique en fait l'évidence: la terre est finie, et il y a des limites, merci de nous l'apprendre. Nous devons donc y buter et c'est là toute l'affaire, c'est pour bientôt. 

    De fait c'est toute la question: ce bientôt inéluctable (certes) est-il si proche ? On parla du pic du pétrole, atteint très récemment plutôt du fait du sous investissement en recherches pétrolifères nécessité par la stagnation progressive de la hausse des productivités en général dans le monde développé. Bref, la limite du pétrole disponible est-elle là ? De celui facile à extraire, ou déjà découvert, certes. Mais du reste ? La chose ne pose aucun problème aux pétroliers en tout cas, qui n'évoquent jamais la chose. 

    Continuons par la population: en croissance exponentielle au XXème siècle, cette population a commencé à diminuer en plusieurs endroits du globe, dont la Chine (considérée déjà comme perdue, elle sera nettement en dessous du milliard en fin de siècle) et la seule zone d'expansion actuelle, l'Afrique, n'est là que pour justifier la seule chose que nos chers écolos se refusent absolument à envisager et qui doit pourtant être fait au nom de tous les bons principes (bio diversité des français de souche, réduction de la pollution urbaine): l'arrêt de l'immigration africaine. La raison? Il nous faut payer nos crimes passés par l'accueil -sans limites- des réfugiées climatiques issus de zones dont la température au sol va devenir léthale du fait du réchauffement. 

    Bref, les seules choses sans limites dans ce bas monde sont 1) nos fautes à expier 2) l'ampleur des punitions en rapport, économiques et démographiques. 

    Car l'écologie, il faut le rappeler, le lieu commun ayant un succès inattendu, et qui fait mal aux méchants, est PUNITIVE. Elle dénonce et sévit. 

    Pourtant, la notion de limite peut être manipulée sous un autre angle, qui est précisément le dual de celui, primitif, qu'on nous agite en permanence devant les yeux. Une limite c'est aussi ce qu'on atteint précisément jamais, et qui du fait de sa présence nous détourne de l'excès qui consiste à la franchir. L'inversion par exemple a bien pour limite zéro quoiqu'on fasse à l'infini et rien ne peut faire passer de l'autre côté. De la même manière, la submersion migratoire a bien pour limite le fameux grand remplacement qui impose par conséquent l'arrêt déjà mentionné de l'immigration, à décider à un moment ou un autre, et qui se trouve être tout comme la limite zéro à l'infini, à instaurer forcément.

    On remarquera ainsi les 3 positions du trope (ou figure de style): la limite mathématique inscrite dans le nombre, la limite instaurée par la prédiction de l'évidence qui oblige à cesser de vouloir la dépasser, la limite inventée inscrite au hasard qui se trouve dépassée régulièrement, n'ayant pour but que d'effrayer à tort.

    Et puis il y a le qualitatif que l'on pourrait interpréter comme étant tout ce qui s'adapte, c'est-à-dire qui transforme le quantitatif en quantité adaptée, ou détournée. 

    D'abord, il y a déjà des parties de la terre absolument invivables pour les humains. On doit mentionner l'arctique et aussi l'antarctique, zones hostiles à toute vie organisée hors atmosphère recrée, ce qu'on l'on peut (et doit ) réaliser aussi dans l'espace et bien sur sous l'eau, partie de la planète volumineuse pour le moins, et habitée par d'autres que nous. Point de limite, ici, juste la négation. Qu'en plus de certains déserts (et aussi de régions habitées exclusivement par des personnes bien malheureuses (je vous défie de vivre à l'année sans clim au centre de Delhi, T > 35 , 6 mois de l'année)) certains régions du monde soient inhabitables, cela est tout à fait certain. Que ces zones s'étendent, éventuellement de manière importante et au delà du possible (T > 50, mois de l'année) pourquoi pas? Je n'y irai pas, c'est tout. 

    Quant aux phénomènes climatiques désordonnés, et bien il faudra s'y adapter. Ce ne sera pas la fin du monde.

    Quand donc franchirons nous les limites de la bêtise immonde qui a saisi les classes riches (et celles de leurs rejetons imbéciles, abrutis de mangas (et donc de la hantise triste du post nucléaire) et de jeux vidéos dans le même genre, tous de gonades irradiées et anormales) passionnées maintenant par leur disparition prochaine, exclusivement. 

    Une chose est sûre, maintenant: il ne doit pas y avoir de limites aux punitions cruelles à infliger aux humains assez bêtes (donc transformés en animaux nuisibles) pour vouloir nous imposer à nous tous le suicide qu'ils envisagent à leur désespoir de tarés abrutis. Les ZFE viennent d'être supprimées. Il nous faut maintenant arrêter les éoliennes et les fermes solaires, et arrêter tous les investissements en rapport (des centaines de milliards d'euros). Ensuite, on pourra s'en prendre à Sandrine Rousseau et lui faire subir les outrages qu'elle mérite dont on ne voit pas bien quelles limites on  pourra apporter à leur diversité. 

     

     

    (1) le site de Bernard Alliot https://actionecologie.org/nous-connaitre/

    (2) https://www.novethic.fr/actualite/economie/economie/isr-rse/il-y-a-50-ans-le-rapport-meadows-alertait-sur-les-limites-planetaires-150665.html

     

  • Les Futurs

    Ça phosphore aux US (1). 

    En gros, l'IA va complètement changer toutes les donnes en dix ou vingt ans, et ça va chier. 

    Le prix sera une réforme nécessaire de la démocratie, l'accroissement des pouvoirs de certains leur donnant des capacités de décision bien plus rapides et efficaces que celles issues des longues discussions avec des wokes infestés de communisme. 

    Le problème du développement de l'IA sera donc celui du dressage des agents, qui nécessitera de grandes quantités d'énergie, de 100 GW aujourd'hui à 300 en 2030. L'énergie nucléaire à tout-va, et donc les neutrons rapides en urgence, devront balayer le plus vite possible les stupidités éoliennes et autres intermittences. Cap vers l'électricité partout. 

    Bien sûr, (là je met mon grain de sel), il va falloir rompre avec les consommations snobs de métaux rares pour faire fonctionner nos robots, et donc si l'IA doit être mobilisée, c'est bien pour résoudre le problème: la vie utilise des matériaux simples pour fonctionner, il va falloir que les machines en fassent autant. Cap sur la glaire et les tissus biologiques artificiels ou non pour tisser les moteurs. Au boulot ! 

    On notera donc que ces robots résolvent complètement la question sociale, les immigrés et autre chits ouvriers exploités devant disparaitre, soit par chute de natalité (les classes pauvres n'ont plus de raison de se reproduire, et les blacks désargentés plus de raison d'être accueillis à bras ouverts comme ils le sont à l'heure actuelle). Notre natalité est DEJA en rapport avec l'inutilité de l'imbécile, le problème se résumant donc à rendre l'imbécile suffisamment assisté (intellectuellement et financièrement) pour être utile. 

     

     

     

     

    (1) Interview Sam Altman Grand Continent https://legrandcontinent.eu/fr/2025/06/16/futur-sam-altman-chatgpt/

  • Les Sionismes

    A l'occasion d'un échange évocateur (1) sur le sionisme, le rappel de quelques idées à la fois incompréhensible et évidentes pour tous. 

    Le sionisme, au delà de sa diabolisation, s'exprime très bien pour bien des juifs mais pas tous. D'abord, il fut décrié par ceux qui en position de pouvoir dans les mondes  juifs de Pologne et d'Occident, ne voulaient pas perdre leurs ouailles. Le déni "à la Orwiller" actuel (c'est pas bien de tuer des bébés à Gaza) est du même ordre, les ouailles se réfugiant dans une "critique de Netanyaou" pour éviter de se faire racketter et violenter par l'arabe moyen (mais est-ce efficace ? ). 

    Passons ! On rappellera mon assentiment à la violence sans limites qu'il convient d'exercer contre les frères musulmans de Gaza et d'ailleurs quelque en soit le prix à payer en matière de bouclier humain rayé, rayé tel le disque des dénonciateurs du génocide bidon, dénonciateurs à l'inconscient ouvert et qu'il conviendrait de fister pour cela. Pour la bombe iranienne, et bien c'est pareil: il ne la leur faut pas. On rappellera au passage que les frères musulmans, bien que sunnites, inspirèrent le bon Khomeini, tout de même hérétique du chiisme ordinaire que l'on croyait enfermé pour toujours dans l'évocation de son malheur de looser éternel (Hussein ! Hussein !). Le vieux salopard mijota en effet un néo messianisme inspiré de lumières à la Zarathoustra qui rendait capable ses successeurs de se réjouir de l'enfer nucléaire sur terre. Le pire du perse... 

    Comment conjuguer la violence nécessaire et l'idéal de bonté des droits humains qu'on veut ainsi défendre ? Voilà la grande question évoquée ici. Ce hiatus, central au monde, est ce qui fut inventé comme problème et comme solution par le judaïsme. Le sionisme, expression de la modalité de celui-ci qui estime indispensable la réalisation physique d'une nation porteuse de la chose est donc aujourd'hui central à notre monde, rien que ça. 

    Le fait est que la dégénérescence du monde chrétien à bout de course, perdu dans ses unions en Europe qu'il pense toujours modèle du monde, a détruit le centre de cette solution, et que l'idée de Nation, je veux dire l'idée positive de celle-ci, est désormais entre les seules mains occidentales des juifs. 

    On a dans la discussion avec Cherki l'expression de la "chose": le judaïsme n'est ni une Religion, ni une Nation, ni un Peuple, mais l'assemblage des trois, et ne se comprend que comme tel. Conçue isolément, donc par un peuple élu mais comme modèle exportable et appropriable (c'est bien le mérite de l'Europe que de l'avoir assimilé, et même plusieurs fois), l'idée (c'est pour moi une "idée") se révèle transmissible à travers les âges et aussi détestable à travers les âges par tout ce qui ne se veut qu'un sous-ensemble des 3 pôles et qui ravage l'humanité depuis toujours. 

    On dénoncera les idées régressives de Nation, Peuple ou Religion, isolées dans des unicités idolâtres, qui mettent tour à tour chaque entité en tête de tout, et donc exclusives de tout autre équivalent. Mettre en dialogue les principes et les assumer simultanément, le concept trinitaire par excellence, est une idée supérieure. 

    Cette histoire de mise en dialogue est aussi la conception du religieux juif: un dialogue entre Homme et Dieu placé comme plus important que Dieu lui-même. C'est la conception "sans foi, avec loi" du judaïsme rabbinique exclusivement consacré à remuer les significations des textes historiques propagés par les traditions "nationales" juives et cela en écartant complè tement la question de la "foi", la vie n'étant qu'orthopraxie commentée. 

    De manière générale, cette conception "relationnelle" des concepts supérieurs est bien trouvée et à la mode. Modique, en quelque sorte. 

    Trés éloignée en tout cas de ce qu'on nous présente comme l'avenir spirituel du monde dans notre sécularisation: l'islam monothéiste qui n'apparait, à chaque fois qu'on le regarde, que comme une triste superstition du tiers monde, stupide et cruelle, en tout cas dépourvue de par ses sinistres obsessions de soumission à un unique fétichisé, de toute espèce d'intelligence et de séduction. 

    Revenons au triptyque, il illustre la tentative originelle juive de "réconciliation", question essentielle. Réconciliation entre Homme et Dieu, séparés à l'origine, et aussi réconciliation entre les principes en relation, la réconciliation étant précisément l'achèvement de la relation dans un idéal d'unification de ces opposés, le messianisme étant l'aboutissement historique des rapports entre eux et la possibilité d'une réalisation terrestre de la chose. 

    On a là en particulier l'idéal de la réconciliation entre la morale nécessairement pacifique et la violence nécessaire à sa défense, idéal devenu impossible pour un occident au bout de sa sécularisation et qui ne pouvant plus imaginer le réel, se suicide en se laissant envahir par l'Afrique tout en faisant semblant de se défendre contre l'invasion Russe. Tout cela au nom de la défense d'un "droit international" qui n'existe que dans leurs têtes de linotte (2), capables de considérer qu'"Israël est une menace pour le monde". Un comble. Image même de la terrible et affreuse connerie qui ravage l'Occident, la pauvre Clémentine, entre d'autres, aligne les perles pour notre désespoir et notre honte.

    Revenons à la réconciliation entre Nation et Peuple, le Religieux étant l'idéal, donc la Liberté, la Peuple l'Égalité et la Nation, la Fraternité: la nation est exclusive et limite l'égalité au sein du peuple, entrainant la nécessité de la défendre et donc d'accepter des frontières au-delà desquelles règne autre chose, à la fois amical et menaçant, en tout cas "autre". 

    C'est l'immense tort de l'Europe moderne, vaincue par tous au XXème siècle, que de vouloir abolir ses frontières, et donc d'instaurer un problème insoluble qui la conduit à sa perte: l'identité de soi, devenue essentielle et irrésolue, voire contradictoire et donc invivable et impossible, déchirée entre morale et politique, entre intérêts de tous et intérêts de soi et incapable d'arbitrer car soumise à un bien à la fois intellectuel et universel, désincarné et irréfléchi. 

    Bien tellement idéalisé que condamnant son passé colonisateur ou collaborateur, il invalide tout projet de puissance ou d'autonomie: l'idéal n'est que reproche et engagement à la réparation et à l'humiliation. 

    Israël et le Sionisme est en Occident la seule voie à suivre et le seul exemple vivant de souci de soi: l'acceptation et la revendication de son identité par delà la morale, et donc la capacité d'infliger de vrais dommages à son vrai ennemi.  Paradoxalement, c'est l'activation, tardive il faut le dire (les survivants des camps se sont longtemps tus) du reproche de la Shoah qui a définitivement mis l'Occident non juif sur le chemin de la repentance éternelle. D'où la tentation, qui est une partie du problème actuel, de se réconcilier avec l'islam sur le dos des juifs pour récupérer un semblant d'impérium: la purification de l'Europe passera-t-elle par le passage du karcher islamique sur nos terres abandonnées ? 

     

     

    (1) Bensoussan Cherki https://www.youtube.com/watch?v=RiQcat5qCVg

    (2) Interview de Clémentine Autin https://www.youtube.com/watch?v=UwD-MDEFIw4

  • Les Modernisations

    La revue "Le Débat" est en ligne, comme le déplora en son temps Pierre Nora, éditeur de la cohérence de chaque numéro, et qui se plaignait de la lecture "à l'article". 

    Des témoignages intelligents des grandes plumes qui pour de grands esprits décrirent l'esprit de leur temps avec un pessimisme (1) dont le ton est à considérer. 

    On passera sur la jouissance secrète qui nous anima longtemps à voir notre ennemi être aussi mauvais, critiquable et critiqué de la sorte avec autant talent et de précision : sa victoire ne pouvait être qu'un malentendu rattrapable, ses méfaits trop évidents pour ne pas pouvoir être de faire ampleur et vite rattrapés, sa défaite évidente et nécessaire allait être retentissante, à la hauteur de la terrible médiocrité révélée par l'évidence et la férocité du bien dire, fait d'intelligences gardées provisoirement en réserve, et qui allaient nous sauver... Il n'en fut rien, la description satirique décrivait une époque comme à la fois un présent définitivement établi et un futur de quarante années sur ces principes-là, dont le bronze venait de couler pour longtemps. 

    Datée de 2000, la féroce (1) critique de Jean-Pierre Legoff, parmi tant d'autres, ne fit pourtant qu'illustrer les terribles destructions de l'ère Jospin, le nucléaire et les 35 heures, et l'installation miraculeuse à venir d'un roi fainéant paralysé par une élection triomphale qu'il attribua à son ennemi dont il continua d'appliquer fidèlement les moeurs et le programme... 

    Tout ce qu'il avait décrit était vrai, affreusement nuisible, mais fut en fait entériné et ressassé jusqu'à plus soif, voir Muray, qui écrivit aussi dans le Débat, horrible journal réactionnaire justement méprisé: il n'empêcha rien. 

    On pourrait résumer les choses simplement: on arriva au pouvoir avec un projet dément (rupture avec le capitalisme, changer la société) et les politiques démentes en rapport (nationalisations, étatisations, gaspillages) jusqu'au mur atteint assez vite. Pour justifier les reniements (essentiellement les hausses d'impôts qui initièrent le blocage de l'économie et l'instauration d'un chômage de masse) on passa alors aux "valeurs" (solidarité, égalité des chances, droit à la différence) pour justifier une posture pure qu'on attribua (on le lui attribue encore) à un reniement ambigu envers un capitalisme à la fois conspué et jugé nécessaire. Il n'en était rien, le gaspillage continua, simplement financé par une dette qu'on rendit monstrueuse en la faisant payer par l'Allemagne déguisée en Fédération Européenne et réciproquement.

    La chose fut à l'époque présentée comme une "modernisation", à grand renfort d'une Education nationale qui stimulée par l'informatique fut transformée en une garderie pour singes peu savants à qui on cessa d'apprendre quoi que ce soit. Cette modernisation informatique fut par ailleurs illustrée par l'année de la sortie Mac (1984) la fameuse année du futur, qui bien loin d'instaurer la grande liberté inventée par Apple, instaura bien au contraire l'oppression décadente de la gauchiasserie, exactement comme prévu par Orwell. 

    On instaura entre autres le droit à la réussite, et son initiateur visionnaire souverainiste démissionna en pleine guerre mais resta la référence pour toute la partie droite de la gauche (il venait du très marxiste CERES) au point de l'être de Macron lui-même.

    On rappellera que l'immonde Chevènement (il s'agit de lui) fut entubé par le même Macron pas plus tôt qu'en 2022, quand on lui fit faire campagne en lui promettant des députés qu'il n'eut pas. 

    On citera à ce propos Laurent Fabius, actuellement président du Conseil constitutionnel: 

    - Vive les Etats Unis d'Europe ! 

    - La politique est une éthique. 

    Il y a dans les malheurs présents une jouissance secrète d'un degré et d'une intensité supérieure, celle qui nous fait dire qu'on l'avait bien dit. 

     

    (1) La modernisation selon Legoff : https://shs.cairn.info/revue-le-debat-2000-3-page-232

  • Les Immigrations

    À l'heure, où sur fond de rapport sur les frères musulmans globalement ignoré, sans qu'il n'y ait de véritable prise de conscience collective de la situation qui se manifeste toujours par des accusations de racisme au niveau politique et aussi de menaces de mort, et donc par le maintien des protections policières envers les menacés ET le maintien de leurs évictions des universités et centres de recherche publics, on se doit de résumer ce qui globalement justifie maintenant des opinions dures envers l'immigration en général, soit l'installation en France d'un peuplement africain et d'un début de peuplement migrant varié allant jusqu'à inclure des quantités non négligeables d'Afghans, de Syriens et de Turcs. Ces opinions doivent justifier des politiques à mettre en oeuvre ayant pour objectif explicite d'arrêter ces peuplements dans leur totalité, voire de provoquer des mouvements de population inverses. 

    Il s'agira ici de lister (comme on dit) ou plutôt d'énumérer les grands arguments décrivant les aspects négatifs de l'immigration en général, ou entrainant des effets négatifs sur la société française. 

    0) Raisons quantitatives sujettes à controverse: le nombre d'immigrés et de descendants d'immigrés en France d'origine non européenne est élevé et en constante augmentation. 25% de la population actuelle serait concerné. La minimisation constamment exprimée du phénomène par les autorités intellectuelles les plus éminentes porte sur la confusion entre immigration européenne et africaine, l'immigration portugaise ayant été très importante par le passé, et sur l'invisibilisation de la deuxième et troisième génération de l'immigration africaine peu ou mal intégrée, l'immigration en France étant ancienne. 

    1) Raisons économiques: il y a pression à la baisse sur les salaires, exploitation et saturation des régimes sociaux y compris ceux, non limités qui concernent les étrangers et même les illégaux.  Il y a sur représentation du non-emploi et du chômage dans les populations immigrées africaines.  Le cout économique de l'immigration est ainsi globalement très élevé pour un apport contestable, qui se résume à une demande de certains secteurs économiques, par ailleurs coutumiers de certaines illégalités (agriculture, bâtiment, restauration). Le sujet est évidemment sujet à controverses, des opinions exprimées des milieux économiques étant ouvertement en faveur du maintien d'un flux très élevé des nouvelles arrivées. 

    Il y a néanmoins des estimations du cout global de l'immigration qui avoisine les dizaines de milliards d'euros du fait de l'importance de la population immigrée sans emploi, on rappellera que le flux migratoire actuel n'est pas motivé par le travail (1).

    2) Raisons sécuritaires: il y a sur représentation de la criminalité pour toutes les générations de l'immigration, saturation des prisons dans leur format actuel. Prévalence d'une inadaptation criminelle d'une partie de la jeunesse: trafics, émeutes. L'augmentation de l'insécurité globale en France est notable et se traduit dans les dernières années par des augmentations sensibles des actes violents partout sur le territoire. La fragmentation des modes de vie et de comportements, la communautarisation des habitats et appartenance sépare les gens et accentue exponentiellement les paranoïas et les détestations, susceptibles de générer des violences physiques à toute occasion. Totalement inexistants jusqu'il y a peu, des actes de violences anti-immigrés commencent à se manifester. On attend le premier vrai incident de ce type. 

    3) Raisons culturelles: les populations africaines diffèrent anthropologiquement des populations européennes. Statut de la femme, structures familiales et régimes d'autorité sont radicalement et globalement différent. En particulier, la prévalence des structures claniques et ethniques induit un rapport particulier avec l'État radicalement différent de celui entretenu par la Nation française, construite et rassemblée autour de lui. Issu d'une résistance constituée à l'autorité extérieure, le clan est par essence facteur et force de séparatisme.  De plus, l'organisation de diasporas diversifiées par ethnies et origines prend en charge les nouveaux arrivés et les isole dans des structures d'entraide et d'intégration qui accentue et organise de multiples séparations qui accentuent la fragmentation de l'ensemble du social, déjà notable globalement. 

    4) Raisons religieuses: l'islam sunnite, religion principale revendiquée et en expansion des immigrés africains a un contenu textuel explicite mal connu à la fois des européens et des immigrés eux-mêmes, et qui est absolument inacceptable par les principes moraux européens: sexualité avec les mineurs, amputation des voleurs, mise à mort des apostats, réglementation de l'esclavage, statut inférieur de la femme et des mécréants sont des principes fondamentaux irréformables d'une religion régressive qui ne peut en rien être considérée comme un apport civilisationnel et qui d'ailleurs n'intéresse pas une population native éloignée du spirituel et dont les principes de vies lui sont radicalement distincts et hostiles. 

    5) Raisons irréfragables: il n'y a pas d'exemple historique de gouvernance de civilisations multiples sur un même territoire hors impérium sur des zones géographiques différenciées. Le droit de maintenir une spécificité culturelle et religieuse est un droit irréfragable des populations natives d'un territoire donné déjà peuplé. Exprimé par des enquêtes et ouvertement candidat à un vote explicite l'expression de ce droit doit pouvoir se manifester et il est globalement hostile à la poursuite d'un processus qui conduit à terme (la fin du siècle), au rythme actuel, à la mise en minorité et donc à l'éviction de la population native de la France, restée globalement inchangée depuis deux millénaires et demi. 

    Conclusion

    Les 4 premiers arguments expriment des formes négatives partielles, qui ne concernent qu'une partie des populations concernées. Ces proportions qui dans le cas de la criminalité n'est que le double ou le triple des prévalences natives et donc évidemment très inférieure à la totalité des populations en rapport, suffisent à contribuer à la mauvaise image et à la mauvaise intégration de ces populations, et cela indépendamment de l'évolution des moeurs vers plus de tolérance encadrée ou non par les efforts et propagandes des pouvoirs publics et de la société en général.

    Dans tous les domaines concernés, l'arrivée d'une immigration de masse en provenance d'un tiers monde lui-même en échec culturel, démographique et culturel, dégrade le niveau civilisationnel français, déjà fragilisé par ses propres évolutions, liées à la libération de ses moeurs dans tous les domaines. Ces évolutions là entrent d'ailleurs en conflit direct accentué avec les moeurs des arrivants. 

    Dans tous les domaines cités, la présence immigrée aggrave ainsi les phénomènes pathologiques sociaux minoritaires qui dégradent l'équilibre global d'une société et nuisent à sa cohésion. Confrontée globalement à des évolutions qui la mettent face à son déclin manifeste, la Nation française est gravement menacée par un phénomène qui la fragilise. On rappelle que pour l'heure, sa situation démographique et économique est problématique et que rien n'indique qu'elle puisse s'améliorer à court ou moyen terme. L'immigration de masse hors contrôle est un symptôme et un élément de ce déclin. 

     

    (1) https://observatoire-immigration.fr/cout-immigration-economies/

     

  • Les Juifs et les Arabes

    Une vieille polémique qui n'en finit plus et qui en a pour longtemps. 

    Georges Bensoussan est un redoutable et vieux guerrier, qui plus est victorieux: il gagna son procès de 2017 sur l'"antisémitisme bu à la mamelle" les "territoires perdus de la république", que lui fit la djihadosphère, et se trouva bien sûr en pointe dans la destruction en France du CCIF, son vieil adversaire. Il fut cependant viré avec cruauté de son travail au mémorial de la Shoah. Clivant. 

    Il le fait remarquer, l'une des pierres de touches de la propagande entriste arabo-frériste est le mythe d'Al Andalous pour faire court, c'est-à-dire de la prétendue harmonieuse grande civilisation islamique en Europe du temps de la présence "arabe" en Espagne, mais plus largement et c'est le but de la légitimation, de la notion de dhimitude, telle qu'elle se serait par la même occasion manifestée dans le monde arabe pendant les 14 siècles, et en particulier au "bénéfice" des juifs, ingrats au point de s'y être soustrait pour fonder ce qu'il faut détruire, nous y voilà, Israël. 

    Parfaitement conscient de toutes ces choses, Bensoussan a le mérite et toute la puissance de ses propos tiennent à cela, de manifester en toute circonstances une implacable lucidité sur ces enjeux tout en étant, tout simplement un historien, et  un gros travailleur. Son "Les juifs en pays arabe" démontre  et confirme l'extrême difficulté de la vie des juifs sous la dhimitude du XIXème siècle dans le monde arabe, époque objet du premier tourisme, et dont les témoignages unanimes, il motiva en partie la ruine organisée de l'empire Ottoman à cette époque (ne parlons pas de la guerre de Crimée) sont de déplorer le statut misérable, opprimé et méprisé au-delà du possible des populations juives du maghreb.  

    Ignorer cette réalité ou la minimiser c'est participer au combat antiraciste à la Taubira (autrisse du principe de "non désespération du racisé") et qui consiste à favoriser à tout prix la fierté arabe en Occident en la disculpant de toute culpabilité à l'égard des juifs opprimés et des noirs esclavagisés mille ans, les noirs disculpés à priori de l'antisémitisme ne devant tout de même pas se battre la coulpe de leur auto-esclavagisme. Car il y a bien eu trois traites, dont une seule a été abolie, et qui est la seule à être condamnée. Les autres, intra afraicaine et islamique existent toujours. 

    Pour ce qui concerne Lucette Valansi, qui s'acharne sur Bensoussan, celui-ci fait remarquer avec une méchanceté qui lui est propre, qu'elle travaille en Tunisie à un musée à financer, ce qui serait sans doute aidé par la relégitimation de la pauvre Tunisie, premier pays du Maghreb a avoir fourni des djihadistes à Daech et surtout premier pays du printemps arabe à avoir démocratiquement discuté sous l'égide d'un parti frériste, aux méandres islamisés de l'héritage des femmes tel qu'il devait être mentionné dans une constitution très débattue. La honte islamique du monde arabe, aujourd'hui ruinée économiquement après s'être dressé contre la corruption d'une libération excessive des moeurs. 

    Bensoussan cite Albert Memmi, connu pour son anticolonialiste et il s'y connaissait, il parle de sort des juifs en Algérie, vivant en pays hostile dans un monde qui ne cessa de les persécuter. La Dhimma "protégeait". De quoi ? Expression ultime de la faux culterie cynique d'un oppresseur cruel, la "protection" ou statut inférieur donné à ceux qui ne méritent que des coups de pieds et de poings en passant, et dont on se permet à l'occasion de gourmander les auteurs... 

    Par ailleurs, Bensoussan parle des mémoires ou de la mémoire et l'articule. D'abord, il y a DES mémoires, et que celles-ci sont liées aux classes sociales. On n'a pas les mêmes souvenirs dans les différents niveaux des hiérarchies sociales et cela est tout à fait certain, hors la conscience de classe  marxiste. De grands bourgeois juifs collectaient les impôts en Tunisie, non pas pour s'approprier l'argent des naïfs sultans, mais bien pour récolter surtout l'opprobre du peuple, lui pas juif du tout et qui pouvait se venger sur les misérables du bas de l'échelle (c'était leur position), les juifs. 

    Il évoque aussi une pratique de l'histoire assise sur les considérations culturelles ET sociales des situations et évoque ainsi une histoire culturelle des pratiques sociales. La culture étant évolutive et dépendante de l'histoire, il s'écarte de tout racisme et donc de l'"essentialisme" (anti arabe) à quoi on le condamne. Il met en jeu les facteurs anthropologiques et ainsi, évoque la peur comme moteur quasi principal de l'histoire. Au point de la prendre comme source d'explication: c'est une peur terrible qui saisit Hitler fin 41, lorsque confronté à son échec en Russie, à la nécessité de faire la guerre à l'Amérique, il décide du génocide: la haine absolue motivée par la peur qui est aussi peur du juif caché présent au sein du peuple en guerre et qui doit s'unifier absolument pour combattre. 

    Bensoussan est par ailleurs mal (ou bien) positionné dans les médias, comme un réac dangereux (d'ailleurs il l'est, et terriblement). Totalement lucide par rapport à l'immigration maghrébine, c'est tout son combat, il décrit avec précision la nature de l'antisémitisme musulman aujourd'hui accroché à l'antisionisme. Évidemment sioniste au sens strict (défense de l'identité nationale israélienne, expression géopolitique de l'irrédentisme juif), Bensoussan décrit le sionisme comme un anticolonialisme, celui de la révolte contre la dhimitude d'abord, contre le colonialisme turc puis britannique. C'est un renversement de valeurs, anhistorique et mensonger qui fait de la Palestine une terre colonisée luttant pour sa libération, alors qu'elle n'est que l'expression fausse et non fondée historiquement du terrible ressentiment des musulmans contre le mal juif, dhimi essentiel révolté, et qu'on veut détruire pour cela. 

    La lutte palestinienne est religieuse et essentielle au monde musulman, en particulier pour les diasporas éloignées ou l'absence de vraie proximité géographique voire ethnique (on se demande ce que les berbères ont à voir avec les arabes palestiniens) s'illustre dramatiquement par l'absence de toute espèce d'intérêt de leur part pour les massacres syriens ou yéménites, internes aux mondes arabes et qui se chiffrent en centaines de milliers de morts.  

    Pour finir la thèse terminale, celle d'Israël pays paria du monde actuel, porteur du peuple juif paria opprimé de l'histoire, après avoir été la religion originelle, paria du christianisme ET de l'islam. La volonté de souveraineté juive, le sionisme originel comme irrédentisme fondamental, est donc à l'origine de l'antisémitisme ! Beau renversement, il fallait y penser. 

    À partir de là, théoriser le "séparatisme" comme tendance coupable de l'islam pacifique, à combattre plutôt qu'un islam politique mal défini, et défendre les valeurs de la Nation Française plutôt que celle d'une République bien trop abstraite et récupérable, sont les aspects saillants de sa volonté d'agir. Tout n'est pas foutu, et De Gaulle, par exemple, est parti de vraiment rien: l'Espérance est aussi une vertu théologale juive et au combien. 

     

     

    (1) Interview de Bensoussan Akadem https://www.youtube.com/watch?v=PuPtLSzcJzs

    (2) Introduction de Lucette Valansi à un colloque de 2021 https://www.youtube.com/watch?v=knDb3hoO4Lk

    (3) Bensoussan mai 2025 https://www.youtube.com/watch?v=5LXw2gXXtUo&t=3s

  • Les Mémoires

    On avait glosé (1) sur l'histoire et ses forces, le débat Boucheron Noral Finkielkraut (2) est sur le sujet...

    La question commence par le Lavisse que Nora juge dépassé complètement: un manuel d'histoire de la grande époque, c'est-à-dire d'une autre époque où tout était différent. À cette époque se divise pourtant l'histoire, entre un enseignement de soi à la communauté nationale d'une part, et d'autre part du travail de la méthode critique de l'histoire, qui donna lieu aux travaux généraux sur les longues durées sur l'économie du passé etc etc. L'histoire n'est pas un roman mais une enquête sur les passés, sur tous les passés. 

    Que l'on enseigne le "roman national" pourquoi pas, et après tout cela fait partie de l'éducation, mais pourquoi ne pas mâtiner la chose par l'histoire "critique", à la recherche non pas d'une vérité nationale ou morale, mais d'une connaissance exacte, au pire de la recherche des forces décisives qui firent l'histoire, et parfois du hasard lui-même... On pourrait aussi se contenter, en matière de connaissance, de la simple ambiance, de la dureté des temps, de la diversité des coutumes etc. Considérer la connaissance, c'est aussi se pencher sur ce qui peut en orienter le contenu, et l'histoire est bien placée pour en considérer les historiques, variés et contextuels... 

    On voit alors ces grands esprits se déchirer sur la simple binarité des deux romans nationaux, le vieux faux en plus d'être raciste, le nouveau, tout aussi faux, en plus de ne pas l'être (racistes) c'est-à-dire respectueux du point de vue essentiel de Patrick Boucheron: la France est maintenant envahie par plus que l'immigration, la mondialisation, et c'est pour cela qu'il avoue, tout vers du nez tiré: l'histoire c'est l'histoire de la mondialisation. Le roman de la nation mondiale, pour les citoyens du monde. Exemple signé Boucheron: le Moyen-Age fut d'abord marqué par l'expansion mondialisée de l'islam, élément essentiel du traitement de l'histoire ainsi redéfinie. Dagobert aux chiottes. Le nouveau roman national, mondialisé ou pas a un rôle et une mission: s'accommoder de et pendre en compte la présence des petites têtes pas blondes qui renâclent à voir leurs ancêtres se voir qualifier de "gaulois", engeance qu'ils se prennent de plus en plus à devoir haïr, vu la somme, enseignée c'est la mode, des crimes contre l'humanité commis contre ces mêmes ancêtres et qu'ils ont bien l'intention de venger, mais c'est une autre histoire. 

    Il n'y a pas que ça, il y a aussi la guerre de 14.  Les poilus furent des héros, ils sont maintenant des victimes et Nivelle un criminel. En tout cas, le crime contre l'humanité que fut 14-18 se doit d'être célébré. Une manière comme une autre d'unifier les descendants des victimes, tous unis contre l'ignoble France, responsable unique de tous ces malheurs à la même époque, ou bien, plus vicieux, mais je parle pour moi, moyen réaliste (et plus en accord avec la connaissance historique) de relativiser les souffrances des colonisés, qui n'eurent pas à se battre beaucoup en 14 (les tirailleurs sénégalais ne furent que moins de 2% de l'armée) et qui furent en fait sauvés en Afrique des raids esclavagistes djihadistes par l'armée française conquérante du début du siècle. Sans parler de la colonisation ottomane, peu tendre et peu éducatrice des masses. On pourrait l'apprendre aussi, cette histoire-là... Relativiser, ce n'est pas mauvais en soi. 

    On préfère passer la moraline, et c'est désastreux. Entendre un historien évoquer le "haut le coeur" qu'il éprouve à étudier la guerre de 14, monumentale complexité de l'histoire du XXème siècle qui vit s'entrecroiser le monde, justement, est sidérant. De quoi se détourner de tous ses jugements, même de ceux sur la météo tant on sent l'immaturité et la dégueulasserie gauchiassistique dans son expression... 

    Bref, un projet est en cours : soigner les coeurs blessés des descendants de toutes ces victimes qui n'ont pas à méditer sur les morts passés, simplement à se révolter et à aller dégueuler sur la statue de Colbert sans qu'on ne les mitraille, leur sang impur méritant pourtant du fait de leur connerie et de leur vilénie d'abreuver la Seine. 

    Au fait en parlant de mondialisation: la France ne fut pas, du tout du tout, un pays d'immigration entre Clovis (499) et Lavisse (1899), soit 1500 ans. De quoi se sentir seuls, et pas du tout concerné, sur le temps long, par l'afflux illégitime et immaitrisé des africains depuis moins d'un siècle. 

    Pourquoi ne pas assumer et faire ce qu'il faut? On pourrait dire qu'en France on étudie l'histoire de France, qui est un vieux pays, qui à toutes ses époques a cherché à se construire en tant que Nation, et que notre époque, marquée par une immigration contemporaine africaine destinée (au sens historique, c'était vraiment l'intention) à s'assimiler ou à repartir n'est pas en reste. Un roman national assumé et modernisé. L'immigration doit savoir, apprendre et connaitre qu'elle est une immigration, et pas un peuplement, ni un composant de l'identité française. 

    La polémique sur le mont saint Michel, qualifié de pamphlet "islamophobe" par un Boucheron formel (on rappellera l'entrisme islamique en histoire, avec par exemple le scandale al andalous, et aussi l'inexistence de la signification du mot "islamophobie"), illustre la position de  Nora, contre toute idéologisation de l'histoire, et celle de Finkielkraut, opposé à l'intégration de l'islam dans l'identité occidentale et européenne. 

    La guerre de 14 fut un drame bien sûr mais qui eut des acteurs variés, avec ses héros et ses tragédies, et l'esprit des enfants et des adolescents est apte à saisir et à méditer les tragédies, cela s'appelle l'éducation. Vouloir disséminer des messages univoques qu'ils soient antiallemands (avant 14) ou antifrançais (aujourd'hui) est une erreur.

    Venons-en aux lieux de mémoire, le chef-d'œuvre de Nora Pierre, mort ces jours-ci. 

    En gros, du fait de la perte de mémoire due au monde moderne  et à sa déculturation, il faut faire l'inventaire de tous les supports matériels et immatériels d'une mémoire historique en relation avec la grande histoire de manière à symboliser d'une manière ou d'une autre celle-ci. Une sorte de remplacement au roman national avec ses ambiguités et ses interprétations, laissées à on ne sait qui. Il faut comprendre que le "lieu" peut être conceptuel (la ligne saint malo genève) ou matériel (la tour eiffel). La remarque générale est que l'histoire est maintenant "discontinue", au contraire de l'histoire fleuve progressiste des manuels anciens: il y a des crimes passées et présents et le réchauffement climatique, bref, les historiens responsables ont un autre travail à faire. 

    Pour ce qui concerne Boucheron, l'autre travail est celui d'une littérature désormais différente, et comme un historien ne fait que de la littérature, et en plus celle de son temps, et bien il doit s'adapter. En commun aux deux démarches, l'absence de continuité moderne: nous sommes atomisés et digitalisés et de plus divers quand aux spectateurs, avec des mémoires officiellement différentes et en confrontation. 

    Pour ce qui me concerne, la séparation explicite entre mémoire et histoire et la relativisation (des deux est à la fois une erreur factuelle et politique. Factuelle car la mémoire fait partie de l'histoire et doit s'y rattacher, toute soumission bébête à de simples racontars ne pouvant suffire à comprendre le passé, et si cela doit tenir lieu d'histoire, et bien que l'on s'expose aux rationalités des vraies connaissances ! Politique car elle induit qu'on puisse au nom d'une identité, s'isoler dans des récits mythiques sans se confronter au vrai passé et donc s'isoler dans des appartenances fantasmées incapables d'évoluer. L'histoire est un jeu avec la passé et le présent, avec les religions et les philosophies et surtout, si c'est un lieu, c'est un lieu de méditation. Par contre, l'histoire faite fait partie de l'histoire et inspire les acteurs, à toutes les époques. Il faut donc décrire les motivations des acteurs et ce qu'ils savent de leur passé. Leur "mémoire" fait partie de la description globale du passé et doit donc être étudiée. 

    Et puis on ne voit pas pourquoi il faut renoncer à la "continuité". La France actuelle est bien le produit des invasions celtes, et des règnes gaulois sur notre territoire actuel. Nos ancêtres furent gaulois et je vous emmerde ! Que les petits africains au défi de venir vivre en France s'offusquent de changer d'ancêtres symboliques, peu me chaut: pour toucher les allocs de mon argent ils se doivent de courber la tête comme tout sicambre et si l'on ne l'oblige pas  à se faire chrétien, qu'il tremble devant Notre Dame: il n'est qu'un sarrasin et le restera toujours, et je ne ferais pas semblant de ne pas le considérer tel. Au reste, s'il s'estime mal traité, qu'il parte: les migrants migrent et remigrent au gré de leur loyauté. Que les tenants mal déguisés des cultes africains ne se plaignent pas des mauvais accueils faits à leur manie de trop voyager: qu'ils continuent s'ils ne sont pas contents ! 

    Le sentiment national français actuel doit être maintenu dans sa continuité, qu'il soit exposé à la mondialisation, l'immigration ou l'Europe. Et les sentiments fédéralistes des élites françaises, déguisés en volonté d'éduquer mal placée n'ont pas à être favorisé, mais suspectés et combattus. Car cette Europe, on doit le dire nettement, doit être historiquement combattue.

    Le point de Nora, présent dans la conclusion de "Lieux de mémoire" est d'ailleurs clair: la France en déclin disparait, et il faut passer de l'histoire à la mémoire.  Car l'Histoire n'est plus celle de la France... Et ainsi, ni Lavisse, ni Renan, ni Bloch ne nous aident à affronter l'avenir. Tu parles. 

    Pourtant, ou ainsi, il évoque la "continuité":

    "Une continuité propre à inspirer au citoyen qui la ressent, à l’historien qui l’explore une inépuisable passion et une insondable fascination pour la grandeur unique du phénomène — et tous ceux qui ont participé notamment à ces Lieux de mémoire en ont été sasis, moi le premier ".

    Voilà qui est bien dit, mais qui s'applique à la mémoire, pour mieux laisser passer l'histoire, suivez mon regard. 

    D'ailleurs, la chose est précisée explicitement: 

    "Dans le trouble que connaît actuellement l'identité nationale et l’ébranlement de ses repères, la mise en valeur de son patrimoine mémoriel est la condition première du réajustement de son image et de sa redéfinition dans l’ensemble européen." 

    Nous y sommes! 

    "La nation guerrière, impérialiste et messianique est derrière nous. "

    Le traitre, vieux et daté par ses deux dégouts, Vichy et l'Algérie, et trop conscient de l'échec gaulliste, dérisoire dernière tentative d'exister, vient de mourir, lui aussi. Pourtant, la nation guerrière va devoir se réveiller, y a du pain sur la planche.

     

    (1) http://francoiscarmignola.hautetfort.com/archive/2022/12/07/les-histoires-6415762.html

    (2) Répliques Boucheron Nora https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/repliques/l-histoire-de-france-a-t-elle-encore-un-sens-9704767

    (3) Assouline Nora https://youtu.be/Ov-kyyQ5xoI

    (4) Discours de Nora recevant Finkielkraut à l'académie https://youtu.be/15VeW-spCCU

  • Les Europes

    La perspective de l'effondrement ukrainien fait pousser des ailes de ci de là. Une grande réunion à Budapest couverte comme il se doit par les médias français (silence complet) pose le problème et ses solutions: l'arrivée au pouvoir dans toute l'Europe de gouvernements "X". Remplacer X par extrême droite, fascistes, nazis, souverainistes, eurosceptiques, voire, pourquoi pas, "wokiste de droite". Bref tous ceux qui veulent, ils commencent à faire nombre (un président de cette sorte fut élu hier en Pologne) appliquer le programme d'Orban (1): 

    - la Paix : pas d'Ukraine en Europe

    - la Souveraineté : pas de contrôle économique central

    - la Liberté : pas de contrôle des opinions

    - la Patrie: pas de migrants

    Clair, net et précis: l'Europe actuelle va devoir se réformer de manière importante. Le couple franco-allemand refondé, et tout ce qui s'ensuit.  Mais si on n'y est pas encore, le projet est là et l'Europe des petis pays commence à vibrer: Italie, Hongrie, Slovaquie, Pologne (...), Autriche, Portugal, l'estrème droate honnie avance telle l'invasion migratoire: progressivement et agressivement. Un ennemi est désigné, le "progressisme" ou "libéralisme" et tout ce qui lui est associé dont l'autoritarisme woke LGBT et l'autoritarisme tout court en formation d'un monde européiste en bout de course qui commence à sentir sa mort prochaine. 

    En parlant de l'Europe, les procès de Frédéric Baldan contre Ursula Van Der Leyen (il y en a plein, avec les appels) racontés dans leurs détails sont absolument atterrants. C'est la question des fameux SMS qu'elle ne veut pas rendre publics. Le 3ème contrat avec Pfizer, 35 milliards d'euros pour des vaccins payés, mais en quasi totalité détruits.  

    On mettra à part la question de la gestion des vaccins, prouvés (avoué en commission par le no2 de Pfizer) non étudiés pour arrêter la pandémie, ce qui rend l'obligation vaccinale gérée par l'Europe injustifiée.

    La question est le fonctionnement de l'État de droit européen, cour de justice, respect des procédures etc. Les actions de Baldan semblent bien démontrer que le droit n'est pas respecté et que cette fameuse chose, qui fait l'autorité des traités et son influence sur les droits des États "membres" est une pétaudière mafieuse au service des personnes (Ursula) elles-mêmes au service des lobbys dont l'influence n'est pas régulée ni réglée. L'expert d'Ursula Peter Piot, conseiller spécial pour le covid 19 est un lobbyiste des fondations Gates. 

    La conjonction des deux scandales "absolus" explique ce qu'apparait être l'Europe: un pacte dormant séculaire de corruption qui vient de se manifester en apothéose: le plus gigantesque détournement d'argent de l'histoire contemporaine suivi de la plus gigantesque erreur géopolitique de l'histoire contemporaine, et je ne parle pas de l'importation massive de populations depuis l'Afrique et le Moyen-Orient. 

    Europa delenda est. Vite. 

     

    (1) Discours de Viktor Orban  à la CPAC 27 Mai 2025 https://legrandcontinent.eu/fr/2025/05/30/apres-washington-il-faut-occuper-bruxelles-le-discours-de-viktor-orban-a-la-cpac-de-budapest/

    (2) Frédéric Baldan https://www.youtube.com/watch?v=qKSlAXoDQnY

     

  • Les Démocraties

    À l'occasion d'un débat d'accords entre un vieux et un jeune (1), quelques conclusions, qui complètent la lecture de Gaucher (3).

    D'abord que 2005 (il y a 20 ans exactement) fut un coup de tonnerre dont la décision parlementaire de 2008 fut le traumatisme en écho et le vrai drame: la Vᵉ république y serait morte, nous dit Gauchet. Le malaise référendaire, le RIC fut la principale revendication des Gilets Jaunes, et en caractérisa la puissance. 

    Il redit en (2) d'une autre manière, encore plus saisissante: à l'occasion, l'État a en vingt ans disparu, c'est-à-dire s'est désagrégé, remplacé par une bureaucratie éloignée qui ne le remplace en rien. Les conséquences en sont visibles, dans tous les domaines. Alors que des personnes mal intentionnées se glissent ici et là (on pense aux frères, mais les laboratoires pharmaceutiques aussi, sans parler des trafiquants de drogue), on aura noté au passage la disparition des partis politiques de gouvernements témoins d'une démocratie d'alternance (PS et LR ne résistèrent pas au traité de Lisbonne), fusionnés dans le bloc central soumis à l'Empire, et assiégé par les populismes. On rira à l'occasion de voir Gauchet se revendiquer populiste.

    La chose est d'intérêt et la suite du débat le montra. 

    Mais d'abord, les points d'accords fondamentaux, et les mentions qui y furent faites, montrent bien l'état du débat en France, à la fois gelé et en échec, ce qui cause le malaise, voire le vertige qui nous saisit quand on considère la démocratie.

    D'abord la liberté d'opinion, écrasée par ce qui devient manifeste: la liberté d'opinion a été réduite, voire écrasée par toutes les limitations à l'expression: lois mémorielles, anti racistes et autres appels à la haine ou apologies du terrorisme structurent les débats à un point insupportable, au point de verrouiller les débats. On s'achemine progressivement vers une représentation de la démocratie représentative qui en fait une comédie vaine déconnectée des opinions populaires. La souveraineté populaire est menacée et ces lois vagues sont laissées à des juges quelconques, libres de leurs appréciations arbitraires. La question n'est pas les juges mais bien les lois: un premier amendement à la française est nécessaire et là Gauchet se montre particulièrement clair et net: il faut rétablir la liberté d'expression totale hors l'appel au meurtre et la diffamation. 

    Ensuite le référendum sur les lois avec l'exemple du serpent de mer objet de tous les fantasmes : le référendum sur l'immigration. Car les enquêtes le montrent: une nette majorité en France souhaite que soient mises en place des politiques limitant l'immigration. Reste à formuler la question, certes, et c'est bien ce que dit Gauchet, la question devra être posée d'une manière ou d'une autre. L'autre question est "comment"?  Comment rendre possible de prendre une direction claire sur un avenir qui ne peut plus être laissé aux fantasmes et aux délires ? Comment ressusciter un débat droite/gauche, c'est-à-dire un débat alors que le clivage démocratique n'est plus représenté, et n'est pas remplacé par des diabolisations réciproques multidirectionnelles ? 

    Après, on peut diverger. 

    D'abord la question du mauvais gouvernement élu, qui commanderait et justifierait les lois de restriction de l'expression et le non-usage du dangereux référendum. L'exemple de Hitler, soulevé récemment, est un pont aux ânes à détruire: Hitler ne fut PAS ELU ! Minoritaire au Reichstag en 32  (33% des voix), et en recul, Hitler fut nommé car chef du principal Parti dans une alliance conservatrice effondrée et dispersée. Tout comme Pétain, il n'arrive au pouvoir que soutenu par des parlementaires impuissants hostiles obligés de tenter de le manipuler pour échapper aux communistes. Le tort du "mauvais gouvernement" n'est pas celui du peuple, mais celui du régime parlementaire... 

    L'autre argument est celui du mauvais vote, que cela soit celui contre la constitution européenne ou celui (à venir?) pour l'âge de la retraite à 60 ans, pourtant déjà (en quelque sorte) mené en 1981, c'était la principale proposition de Mitterand, décidée en connaissance de cause par un peuple corrompu qui s'infligea lui-même son (lent) déclin heureux. 

    L'argument du mauvais mauvais vote, c'est plutôt celui pour la peine de mort "courageusement" (mais contre l'opinion de l'époque) abolie. La voilà la vraie justification ("antiraciste") du refus du référendum sur (contre) l'immigration... 

    Mais la question est la question. La question posée par le référendum ne doit pas faire l'objet d'interprétations diversifiées. Je m'explique. Le référendum de 2005 ne fut pas un référendum pour ou contre le fédéralisme européen. Ce qui fut débattu de manière enfiévré c'est avant tout le caractère "libéral obligé" de l'Europe perçue alors comme anti souveraine au sens qu'il s'agissait de faire son deuil définitivement de la question de la gauche au pouvoir. Traumatisée par les "trahisons" de la gauche en décomposition qui s'était fait voler l'élection de 2002 du fait de ses désordres, on voulut, et c'est le vrai sens du résultat du vote, s'affirmer une dernière fois. La démagogie de Laurent Fabius, à rebours de tout son passé, et tout pour sa gueule, fit tactiquement le résultat: la moitié du parti socialiste tout de même, plus tout le reste.  

    Multiple et insincère ce vote non n'a pas signifié grand-chose, et le vrai débat n'a pas eu lieu, comme à Maastricht, où là, la France avait décidé, et encore, sa pitié pour la vieille arsouille ayant juste arrangé les choses, plus la décérébration de Chirac, qui y avait gagné son élection de trois ans après. Tout ça pour ça, car il ne régna que deux ans... 

    Les véritables débats des référendums gaullistes furent tranchés binairement et sans ambiguïtés ni multiples embrouilles. On pourrait dire que le dernier d'entre eux fut obscurci par le départ du vieux, mais cela était voulu et on prit nos responsabilités. 

    Un référendum obligé sur la fédération européenne serait peut-être la solution et Gaucher semble le suggérer. Le "NON" qui serait porté ayant valeur de raison claire à toutes les politiques et réformes qui pourraient en découler. À moins, qu'il ne soit encore une sempiternelle ambiguïté exploitée, le "pour ou contre l'Europe" l'ayant été au-delà du possible et peut on imaginer que la réponse soit "OUI" ? Là encore, c'est bien cette éventualité inacceptable, équivalente à l'élection d'Hitler, qui fait qu'on ne le veut pas, et qu'on ne l'a jamais voulu, l'instauration douce de la déchéance, suivant la tactique de la grenouille bouillie, de la fermeture éclair ou du suppositoire à cran ayant été préférée, et mise en oeuvre avec succès. 

    Bref, je le maintiens, le référendum est dangereux et en fait insincère car trop polluable. Le seul qui vaudrait serait celui qui remettrait la loi française devant la loi des traités et qui (re)donnerait ainsi la liberté à une vraie majorité pour faire le ménage. Les juges dotés de peines planchers et privés du loisir d'interpréter des textes obscurs et ambigus pourraient faire leur vrai métier d'éviter les erreurs judiciaires en sanctifiant les punitions nécessaires à l'exercice de la loi et tout se passerait mieux. 

    Le fait est que les français sont trop "intelligents": ils se piquent d'interpréter par derrière les questions posées. La retraite à 60 ans par exemple, empêcherait une mesure d'âge mais pas des incitations à rester travailler volontairement, comme on s'y achemine de fait plus ou moins péniblement. Alors que le vrai problème est bien sûr la retraite à 70 ans incontournable à terme avec aussi la retraite par capitalisation tout aussi obligée, les deux étant clairement refusés et donc impossibles à l'heure actuelle. Cela fait beaucoup de questions complexes à poser, la démagogie qui s'accordera toujours pour prétendre disposer d'une astuce permettant de réaliser l'impossible étant le problème. Encore une fois, l'élection de 1981 a matérialisé l'impossible démocratie d'alternance, qui n'a pu qu'engager le pays vers son abaissement inévitable, au nom d'une démocratie qui n'est plus en mesure de gérer l'État. 

    Car là est la vraie question, par delà les oiseuses et hypocrites considérations sur la "démocratie": notre abaissement est saisissant et accablant et rien ne permet d'envisager qu'on puisse s'en sortir, du fait même de la volonté du peuple et de l'état de ses élites, de sa culture globale et de l'état de ses moeurs. 

    On l'a déjà dit ici, les abaissements ne consistent qu'à céder à la facilité démagogique (1981) ou à la lâcheté (1940). Pour se relever, il faut une vraie peur et/ou une vraie violence (1940,1958, 1962,1968). Quelle sera celle qui nous remettra debout ? 

    (1) Eugénie Bastié Gaucher Daon https://www.youtube.com/watch?v=TgkbOH1xFC8

    (2) Gaucher Kuzmanovic https://youtu.be/liTh6ME2Uis

    (3) Les Gauchers, ici même http://francoiscarmignola.hautetfort.com/archive/2024/11/24/les-gauchers-6524275.html

  • Les Empathies

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  • Les Industries

    Une commission parlementaire (encore  une) parle des "freins" à la réindustrialisation de la France. 

    La déposition de Patrick Pouyanné (PDG Total Energies)(1) est juste accablante. 

    On commence par le travail. Pouyanné est un industriel transnational, il a des raffineries en France et en Allemagne et peut donc comparer: 

    - il a, pour 8 employés en France, 6 en Allemagne

    - les charges sociales et patronales : 50 % en France, 30% en Allemagne

    En gros: les charges sociales et donc le modèle social est payé par les entreprises, et donc par la capacité de produire en France. Tout est dit. 

    Qu'est-ce que le CIR ?  Non pas une "aide", mais une compensation pour les charges sociales payées sur les ingénieurs. 

    On continue par les procédures

    Une ferme solaire de 48MW nécessite des autorisations: les durées de traitement des dossiers entre France, Allemagne et USA sont de 48, 24 et 6 mois. La protection de l'environnement : surtranspositions systématiques. 

    La fiscalité. Les impôts de production ? 2,8% du PIB en France, 1% en Allemagne. 

    Les recours judiciaires: 10000 en France, 1000 en Allemagne. Des années de délai. 

    L'énergie.

    - Electricité: 60 €Mwh en France, 80 en Allemagne et 45 aux USA, et l'ARENH s'arrête... 

    - Gaz: 10  €Mwh aux USA, 40 en Europe (25 avant la guerre en Ukraine).

    Plus ce que rajoute l'Europe...

    Le capital.

    Considéré "irresponsable" car extrayant des énergies fossiles, Total fut dans les cinq ans sous-investi en France, et le capital correspondant (16%) fut repris par des ... fonds de pensions américains. La boucle est bouclée. 

    Pays parmi les plus décarbonés du Monde, la France a été obligée de décarboner proportionnellement autant que les pires européens (la Pologne marche au charbon). De plus, des objectifs de pourcentage d'énergie renouvelable ont été imposés, le tout plutôt que de contraindre les émissions à se décarboner. Ces deux absurdités ont "concerné" le nucléaire français.

    Pour finir, aux questions parlant des aides et des remboursements, et bien le marché libre se trouve ici admirablement défendu. On n'a pas besoin de l'État, qui ne fait que complexifier les choses. 

     

    Au sujet des aides aux entreprises et de la pression fiscale. 

    En % du PIB, la France c'est 5% de plus que la moyenne en prélèvements obligatoires,  et 12% de plus sur la valeur ajoutée.

    Sur 28 G€ de subventions, 23 G€ seraient attribuées à des entreprises ou missions publiques.

    (1) Pouyanné à l'Assemblée mai 2025 https://www.youtube.com/watch?v=tU5z9Rxq2Xw

  • Les Immigrations

    L'immigration en France 2025: chiffres cités par l'OID(1), Observatoire de l'immigration et de la Démographie, organisation considérée d'"extrême droite" par François Héran du Collège de France (2).

    Ce sont des chiffres officiels (Insee etc)

    Immigrés: 7,2% de la population,  60% des immigrés sont étrangers

    à 2 générations: 22% 

    à 3 générations 32% (critère discutable, grands parents immigrés incluant les mariages mixtes). 

    La totalité des musulmans en France sont immigrés ou descendants d'immigrés. 10% de la population. 

    44% des immigrés se déclarent musulmans

    72% des nouveaux titres de séjours sont donnés à des natifs de pays musulmans en 2023.

    Par rapport au reste de l'Europe, la France présente:

    - la plus forte immigration africaine

    - le plus grand nombre de musulmans

     

    L'immigration des années 30 est à 90% européenne. 

    L'immigration africaine ne commence qu'en 45.

    Les demandes d'asile doublent à partir de 2010. 

    Port du voile parmi les musulmanes : 2009 18%, 2020 26%. 

    Pour François Héran, la France est au milieu du tableau européen en matière d'immigration et il n'y a pas de problèmes, ni présent, ni à venir. Il reconnait toutefois que l'immigration à 3 générations, c'est 30% de la population (2). 

     

    (1) Interview de Pouvreau Monti https://www.youtube.com/watch?v=ZJ39CIcK7ec

    (2) Discours de clôture de François Héran https://youtu.be/2VHvMz-vprQ

    (3) Interview de Héran par Plenel https://youtu.be/gPiMEj0lNzo