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31/08/2016

Les pratiques religieuses

On connait l'histoire de ces installateurs d'un ordinateur livré à un monastère tibétain, qui leur tâche accomplie, repartent furtivement et voient que "au-dessus d’eux, dans la paix des hauteurs, une à une, les étoiles s’éteignaient…".

https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Neuf_Milliards_de_noms_de_Dieu

Même si cela n'a rien à voir, j'ai toujours caressé l'idée que le rituel religieux était partiellement la croyance que le monde était une mécanique à laquelle on pouvait/devait participer en effectuant des gestes répétitifs, comme si l'homme dans sa relation à Dieu "coopérait", le danger de ne pas le faire étant extrême puisque supposant précisément la fin possible de ce monde.

En forme de mécanique, l'idée même est prodigieusement stable et vivante. Le monde est comme cela, et arrêter de le concevoir de la sorte l'arrête, d'où la nécessité, que dis je le désir/besoin de continuer. Participer ne serait ce qu'un peu à cette machine, c'est se faire happer et disparaitre dans le tourbillon d'un sacré nécessaire.

La nouvelle de Clarke est un merveilleux décalage en forme de contraposée de cette idée, avec l'ordinateur comme pierre de touche, comme si l'automatisation du rituel pouvait en libérer l'homme, ce qui est manifestement une intuition géniale, étrange avec l'aspect séduisant de ce qui évidemment, mais on ne sait pas trop pourquoi, ne convient pas...

Car le rituel semble non automatisable. Que signifierait de robotiser les prêtres ? Mais au fait ce rituel là, qui fait marcher le monde, quel est il?

On pense immédiatement aux moulins à prières bouddhistes. Il s'agit en fait d'après les traditions, d'un moyen habile d'obtenir l'éveil. Contenant des mantras particuliers, tourner le moulin a le même effet spirituel que de réciter le mantra. On a donc bien une sorte d'automatisation astucieuse de la prière, et il existe même des moulins mus par le vent, et bien sur, dégenerescence finale oblige, par l'électricité. Cachée par la tradition, l'aspect "participatif" à la marche du monde est bien présent, il me semble, dans tout cela.

On passera bien sur sur les sacrifices humains nécessaires au lever du soleil dans l'ancien mexique, mieux, ce sont en fait les dieux eux mêmes qui se sacrifient pour faire bouger le soleil et la lune, les sacrifices humains en étant l'imitation.

Chaque exemple oblige à plonger et sans aller jusqu'à Girard, on se doit d'admettre que le rituel, marque du religieux, a bien une fonction répétitive de participation à la marche du monde, ce qu'on appelle le culte en étant la manifestation. Le culte rien que le culte ? C'est toute la question, et se pose alors celle de la proportion de sa durée d'avec toute la vie, c'est à dire de savoir s'il n'y aurait pas des cultes qui occuperaient la vie entière de certains humains.

C'est le cas de certains moines, dont la règle de vie entièrement dictée à l'avance, en fait des sortes d'automates dont toutes les pratiques sont consacrées ou marquées par une sorte de culte perpétuel. Même si ce n'est pas tout à fait le cas (les moines catholiques continuent d'"aller" spécifiquement à la messe, même si c'est plusieurs fois par jour), on a bien mécanisation de la vie selon des règles religieuses. Il n'y a plus de vie "laïque", on est en permanence dans le respect des règles religieuses.

Le mode de vie monastique dans le monde chrétien imposant la chasteté, les communautés en question ne sont pas des modes de vie "populaires" que l'on pourrait imposer à des populations. Elles sont spécifiques, ne concernent qu'un nombre limité de volontaires. Les habits, régimes alimentaires ou rythmes des pratiques religieuses sont particulières et en plus dépendent des "règles" adoptées, il y en a plusieurs.

Le peuple ordinaire, quelque soit son niveau social n'est pas concerné par ces rythmes là, les obligations qui les concernent étant bien plus légères, une messe par dimanche, un mariage pour toute la vie, et le conseil de faire maigre le vendredi, la période du carême étant simplement l'occasion de réduire les rations.

A partir de là on peut voir la vie (chrétienne) ordinaire comme soigneusement divisée entre part profane et part sacrée, cette division n'étant véritablement réduite que pour peu de gens, les travailleurs du sacré, moines ou prêtres, spécialisés dans le culte. Les autres ne sont astreint au mécanique que spirituellement, la vie profane n'éxonérant pas bien sur de faire le bien au nom du bon dieu, mais sans le marquer symboliquement de manière systématique.

Il faut comprendre qu'il existe d'autres systèmes, bien plus exigeants. Nous y voilà donc, et la question du cultuel permanent qui semble marquer la religion musulmane se trouve alors posée. Prières multiples journalières, toilettes rituelles en regard, ports de vêtements spéciaux, régimes alimentaires imposés, des pratiques que l'on pourrait assimiler à celles des vies monastiques sont imposées, recommandées, affirmées comme nécessaires et cela pour tous, tout le temps. Le jeune est véritable, l'interdiction de boire, même déshydraté, effective.

Dans son principe, on serait dans ce que l'occident a catégorisé comme le "religieux", protégé à l'instar du protestantisme, du méthodisme, de l'évangélisme par la liberté de religion. On passera sur le judaïsme qui fut à la fois extrêmement minoritaire et invisible (sauf à la télévision, non je déconnne) et outrageusement persécuté pendant des siècles, en raison précisément de sa dissimulation fantasmée. On est en fait dans une conception particulière de l'organisation sociale, parfaitement politique, parfaitement autoritaire et dans lequel le religieux proprement dit, lui même réduit à très peu de choses (une unique autorité à révérer sans cesse), tout le reste étant un fatras incroyable de commandements et d'injonctions toutes destinées à soumettre l'individu à une organisation totalitaire.

Voilà donc la réalité de ce religieux là, des pratiques en nombre infini, soumises à des lois qui réglementent tout, depuis la main (gauche ou droite) en charge des organes dans les rites de purifications, jusqu'à la notion même de pudeur, définie par un texte sacré issu du divin comme ce qui est permis de voir aux esclaves castrés.

Débarrassé à jamais d'une religion bien plus souple, bien plus généreuse et bien plus respectueuse des manières de vivre au point qu'elle généra l'athéisme qui nous régit maintenant, nous devrions donc nous soumettre et mieux que ça, "respecter" ces usages que nous méprisons ? Cela ne se peut !

Revenons à ces pratiques là.

On comprends bien sur qu'elles supposent bien des arrangements et  bien des aménagements "intelligents" avec les prescriptions religieuses, l'absence de clergé, et de couvents laissant la part belle à tout un ensemble culturel (l'Islam avec un grand i) le soin de composer les complexités de l'établissement et de l'imposition de toutes ces règles, très variées, et allant du plus absurde au plus ridicule en passant bien sur par l'absolu non respect d'aucune, le passage de l'un à l'autre des modes de vie étant laissé à la liberté de "chacun".

A ce point, force est de constater l'extrême instabilité de la cohabitation avec ces types de pratiques. Après avoir embauché une pimpante jeune fille ou un dynamique jeune homme, vous pouvez vous faire refuser le sandwitch au jambon que vous faites monter ou voir arriver un matin un fantôme tout en noir. Rejet navré d'une nourriture à partager qui pourrait contenir des viandes impies, refus de tout ce qui ressemble à l'alcool convivial ou de raffinement, absence des repas de midi pendant un mois entier, port permanent de costumes étranges requis par de mystérieuses, étranges et changeantes autoritées. Disparition des cheveux, des regards, des mains.

Le pire: des cris étranges en provenance de locaux syndicaux aux sols tapissés et à l'odeur étrange (là je dérape). Voilà notre avenir, c'est écrit.

Défaut d'adaptation ? Refus de s'adapter aux moeurs mondialisés nécessaires ? A tout moment, le religieux le plus gras, le plus sectaire, le plus sinistre, le plus imbécile peut vous tomber dessus.Votre voisinage infecté, vos yeux en permanence levés au ciel, de peur de contempler la laideur, la misère abrutie, la bigoterie la plus sinistre, la soumission la plus abjecte avec le bizarre, l'autoritaire ranci, les perpétuelles malédictions de l'antiquité tardive.

Et bien on pourrait considérer/imaginer/souhaiter que partager la vie publique avec ce genre de choses soit rendu plus difficile  par quelquechose qui ne nuirait pas à l'exercice des libertés publiques, je dirais au contraire. Non pas qu'il faille obliger tous les hommes à boire de l'alcool ou à manger d'infects sandwitchs bios, non pas qu'il faille réglementer le port du col sans cravate, ou du string de bonne compagnie.

Simplement qu'il soit permis de s'y soustraire et donc de favoriser la liberté que l'on devrait pouvoir prendre à se séparer de ces coutumes là et je ne parle pas du string, bien entendu.

Cela commence par la libre appréciation des maires à réglementer les costumes sur leur plages. Rien de bien riant ni de touristique à voir la misère spirituelle du tiers monde s'étaler sur des rivages qu'on veut typiques. Le costume de scaphandrier SS doit être réglementé avec l'accord des monuments historiques, et l'esprit de Belphégor ne doit pas flotter dans le sillage de celui de Brigitte Bardot. J'insiste: pour mes vacances, c'est elles ou moi. Que les ghettos frères musulmans se consacrent au tourisme des plages abandonnées: non à toutes les crottes de chien, à vous d'entretenir vos plages! On parle d'ordre public, il faut aussi parler d'économie, d'encouragement aux vacances, d'hygiène publique, de fréquentation touristique.

Je passe évidemment sur la possibilité d'inclure dans les contrats de travail des "dress codes" excluants ces fameux voiles, l'excitation que pourraient en ressentir leurs collègues masculins étant, dans notre orbe culturelle, à rebours du leur. De manière générale, d'ailleurs il semblerait bien que ce que je propose soit en fait un renforcement des libertés d'entreprendre, de cohabiter, en tout cas de choisir avec qui, on veut bénéficier de ces nouvelles règles.

Mentionnons l'exclusion du culte perpétuel des locaux financés par les impôts locaux et nationaux, universités et crèches comprises, la liberté de choix des menus, les cantiniers impécunieux originaires de Mortau cessant d'être traités de racistes, le jeune rituel incapacitant décompté en proportion des salaires percus hors des congés payés.

Exclues de bien des lieux, les pratiques en question, dont aucune n'a d'intérêt, d'esthétique ou d'attirant, pourraient alors disparaitre et un monde moyen âgeux, sinistre et autoritaire s'évanouir aussi à jamais dans l'oubli que l'histoire réserve aux pratiques inutiles que l'humanité abandonne progressivement en avançant vers son avenir radieux.

Tout cela est il irrespectueux des hommes ou des femmes ? Je ne le crois pas, on ne vomit ici que des pratiques, ce dont il est facile et souvent heureux de faire le génocide. Nous avons bien arrêté de fumer, nous pouvons vivre sans ces pratiques religieuses qui nous gênent tout autant. Nous voulons la liberté de vivre hors du spectacle de l'esclavage, et cette demande est légitime.

Il y a bien sur les tenants de la liberté et on doit les entendre: nous serions prisonniers de la liberté des personnes à se conduire et à s'habiller comme elles le désirent dans les limites du droit. Quelles limites ?

On peut mettre en avant la liberté religieuse, et donc ses impératifs, parties intégrantes de croyances que l'on doit respecter en tant que telles. Je pense avoir traité le problème: le culte ne peut être permanent, et la liberté du culte est limitée à des cérémonies, pour ne pas justement offenser les autres cultes et notamment celui qui n'en a cure d'aucun.

On peut mettre en avant la pure liberté de se vêtir, l'état ne devant reconnaitre et donc critiquer aucun culte ni vêtement. On traitera le problème par l'usage et l'ordre public, les torses nus en ville et les uniformes SS bien que théoriquement libres en période de carnaval peuvent ne pas être tolérées localement, même sous forme de plaisanterie. Ou bien la provocation haineuse permanente au nom de la liberté, les tatouages et les cornes de bison deviendraient la norme du coté des extrémistes majoritaires.

On peut mettre en avant la charité envers des personnes de coutumes rigides, qui si on les empêche de se manifester publiquement pourraient se cantonner à leur espace privé et donc être privé justement, qui de plage, qui d'école. L'argument, particulièrement stupide, laisse ainsi toute liberté à des oppresseurs religieux bornés et cruels de tyranniser leurs proches. De quoi suggérer des mises en tutelles ou des poursuites pour quasi inceste, quitte à violenter ce qui n'est pas du religieux mais de la barbarie. Ou bien le mépris raciste inter communautaire, avec à la marge pogromes récurrents entre ghettos ennemis.

On peut mettre en avant le respect du à des populations exploitées minoritaires et dominées qui ne font de mal à personne et à qui on accroit injustement les souffrances en les moquant ou en les insultant. Cette attitude à la fois paternaliste et raciste instaure le colonial dans la métropole: nous aurions donc des zones primitives dans lesquelles il faudrait tolérer excision et polygamie pour favoriser l'intégration progressive d'impétrants qu'il ne faut pas brusquer: remettre aux calendes grecques, pourquoi pas à l'inéluctable "indépendance" l'impossible fusion des nations ?

Car il s'agit bien de cela. L'immigration africaine en France a vocation à s'y dissoudre, les humains en question doivent le savoir, il s'engagent à terme dans l'ensemble national français sans merci ni pardon et doivent considérer les manières qu'ils ont souvent, et que nous déapprouvons par principe, comme d'innocentes et involontaires gênes que nous ne pouvons supporter qu'à la marge. Il ne se peut pas que des cessions de territoires aient lieu, pour permettre à des populations de faire souche en Europe en y maintenant des moeurs du tiers monde.

Ceux qui souhaiteraient autre chose doivent le savoir, et il faudra le leur dire, il se pourrait qu'ils aient à réaliser qu'ils doivent partir. Car le fait est là: conduites pour des raisons variées à quitter leur zones géographiques d'origine, les populations migrantes en provenance d'Afrique expérimentent ou vivent des histoires personnelles qui furent très peu vécues par les plus anciennes populations de France, elle mêmes stabilisées depuis plusieurs siècles.

Les migrations portugaises et italiennes des années 50 et 60, par ailleurs européennes furent trop récentes pour marquer vraiment l'histoire de France, pays de destination et structurellement, et cela contrairement à l'Angleterre ou même à l'Allemagne, réluctant à l'émigration.

Et bien les peuples trop marqués par l'émigration sont destinés, si ils le souhaitent, à la continuer. Ce souhait peut se manifester par une inadaptation à la zone d'arrivée. Manifestement étrangers à la vie en Afrique du nord, un million d'européens et de méditerranéens y compris des natifs africains juifs durent quitter la rive sud de la mer antique il y a cinquante ans. Tous les peuples juifs de ces rivages durent aussi quitter les pays arabes de ce pourtour; un grand nombre se rassemblèrent en Israël. Les mouvements de population internes à la zone sub saharienne sont très importants: rien n'oblige les peuples africains mal installés en Europe à y rester à jamais et l'histoire n'est pas finie.

Cela signifie t il que tous doivent partir ou qu'une inexpiable guerre des peuples doit avoir lieu ? Certainement pas. Mais l'attitude envers les pratiques de la vie courante doit changer: le respect et l'amitié entre les gens dans l'espace public commun de la vie ne peut se construire entre des idéologies ou des moeurs qui se provoquent et se méprisent mutuellement. On parle beaucoup d'islamophobie c'est à dire de rejet de ce qui le droit à pratiquer une religion, on a en fait, à part l'injuste insulte en forme de néologisme de bois manipulée par les frères musulmans le rejet du tiers monde, de la vie méprisable des esclaves fatalistes dont on sent qu'elle pourrait être la nôtre. Il leur faut abandonner cette vie, là et donc toutes les suggestions à la continuer. Ces moeurs là doivent disparaitre.

C'est une question d'ordre public, et l'argument là a un bel avenir.

 

 

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