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  • Les Juifs et Soral

    À l'occasion d'un interview de légitimation, mais aussi de synthèse (1), Alain Soral le réprouvé, réfugié politique en Suisse (où il se fit néanmoins condamner pour insulte "homophobe"), expose globalement ses positions et ses obsessions. 

    On a profité pour consulter "Après l'Empire"... 

    Le visionnaire

    On passera sur ses visions qui furent originales voire visionnaires à la moitié des années 90 (féminisation du monde, capitalisme destructeur des sociétés occidentales, montée du monde multipolaire) les caractéristiques de la dégénérescence actuelle étant envisagées vingt cinq ans à l'avance, et répétées il y a 15 ans (Comprendre l'Empire date de 2011). Originales vis-à-vis des pensées des libéraux ordinaires de son époque, toutefois: l'essentiel des positions, appel au marxisme et aux traditions salvatrices au nom d'idéaux universalistes conjuguant toutes les moralités mélangées ressortent de la déjà connue déploration du monde moderne, celle qui anima bien des hommes de droite lors de la venue des fascismes, thème démodé longtemps après la fin de la seconde guerre mondiale hors le communisme de guerre froide et la fameuse lutte des classes dont il se réclame toujours. 

    Intéressantes et formulées, on y trouve la détestation lyrique du wokisme en général, assimilé un peu trop unilatéralement au féminisme et au LGBT car oubliant l'antiracisme antiblanc. Venu du "politiquement correct" dont j'avais (dans ma petite tête ) anticipé assez tôt les nuisances, mais certainement pas la victoire à ce point complète, le désastre civilisationnel en question méritait effectivement d'être combattu dès cette époque, mais hélas, le cyclone ne fut ni anticipé, ni maitrisé et ravagea le monde.

    Soral a raison de se vanter de l'avoir vu à ses débuts, tort de ne pas avoir trouvé les arguments qui auraient permis d'en inverser le sens de rotation, bien au contraire. Une critique de l'oeuvre des "visionnaires" (Soral, Lepen) m'est propre et peu répandue: le fait est que les outrances débiles (principalement antisémites) de nos vieux fachos ont donné des armes à leurs adversaires pour prospérer, ce qui a effectivement empêché d'agir ceux qui pouvaient les rejoindre sur certains points. 

    C'est la faute aux juifs

    Car, si on met de côtés les outrances anticapitalistes (la fin de la "souveraineté" monétaire qui permet de rogner sans limites les écus qui permettent d'acheter les paix sociales par exemple (l'affaire Rotschild ou Pompidou au sujet des prêts à l'Etat de la banque de France, ou le rôle néfaste des banques centrales, voir l’Executive Order 11110 qui aurait fait tuer Kennedy)), et puis la culpabilité de "la Banque" responsable de la destruction de l'ordre catholique, et maintenant de la démocratie bourgeoise, le point essentiel reste central: "c'est la faute aux juifs". 

    D'ailleurs le slogan qui devrait faire mouche est là: "l'antisémitisme c'est le nouveau nom de l'antiracisme". La prétention, risquéen  est claire et  nette: on a bien le  nom donné au malheur du monde, le complot juif de domination du monde, soit la haine éternelle de ce qui pourrit le monde depuis son début. 

    Mais avant cela, un petit aller-retour sur les méfaits de l'argent, de "la Banque", et des bienfaits du communisme, variante du christianisme qui comme le spiritualisme islamique qui résistant à la spéculation justifie (et explique) les attaques contre lui. Tiens, tiens. 

    La LICRA

    On va donc commencer par les lobbies, puis directement par la LICRA, évidemment bête noire de notre polémiste qui l'attaqua au moins 8 fois (d'après Claude). À ce point, on rappellera que 1) la LICRA a son origine en 1927 dans le procès de l'anarchiste juif qui assassina Simon Petlioura leader nationaliste ukrainien pour fait de pogromes 2) Petlioura est révéré en Ukraine et se trouve l'une des principales figures historiques révérées par les nationalistes ukrainiens actuels 3) la LICRA a pris fait et cause pour l'indépendance de nation ukrainienne au point de demander la fermeture de l'ambassade russe.

    Sans vouloir devenir Soralien, ce noeud historique exposé illustre la complexité des choses, qui peut amener certains esprits à vouloir divaguer à droite et à gauche dans la confusion. Pour ce qui me concerne, je considère, avec beaucoup, que l'activisme juif de gauche, acharné exagérément à faire pression sur la société au nom de la lutte contre l'antisémitisme, s'est en fait dévoyé. À la grande époque en s'acharnant contre Le Pen, quitte à détruire les défenses immunitaires de la société française contre l'immigration excessive, en cela la gauche judiciaire du lobby juif et autant responsable que le Front National de l'absence de vrai débat sur cette question pendant au moins vingt ans, la question du racisme s'étant projeté sur l'antisémitisme, ce qui était à la fois injuste et faux; à l'époque intermédiaire, quand au faite de sa puissance, elle s'est permis d'exclure du débat public Soral et Dieudonné, ce qui initial la "cancel culture" dans la société médiatique française, accentuant les paralysies d'une opinion maintenant sortie de l'histoire, le souvenir de Petlioura manifestant de manière éclatante l'absurdité de l'antiracisme actuel. Commencé avec Dreyfus, il vient de mourir avec Petlioura, finissant ses contradictions avec la grande confusion actuelle, mélangeant 3 formes du soutien à Israël entre l'approbation sans failles, la critique du "génocide" (certains acceptent le mot) et l'hypocrite critique ambigue dont on ne voit pas le contenu qui se réduit à un soutien faux cul à un Etat palestinien qui n'a aucune chance d'exister.

    Soral peut donc maintenant s'acharner sur les juifs français, tout le dispositif français qui les défendaient s'étant maintenant perdu de réputation. Bien sûr, il reste le "national sionisme" (élégante expression, évidemment polémique, au sens de délicatement, on pense au fameux "sidaïsme" de Jean Marie Lepen), groupe de juifs de droite anti wokes (Goldanel, Finkielkraut, Levy,Zemmour) qui tentent de circonvenir le désastre par leur présence, mais le mal est sans doute fait. Et là l'accusation, gratuite, tombe: ces gens, tous, ne seraient pas loyaux à la France et ne sont concernés d'abord que par le sort d'Israël. L'accusation de la double allégence, anciennement décernée aux tenants d'une communauté réifiée est maintenant nationalement fondée: une puissance étrangère, Israël, dirige la France, voire le monde entier, que ses suppots soient de droite ou de gauche et c'est reparti. 

    On notera que le CRIF et son activisme spécial sont dénoncés par Goldnadel et Zemmour... 

    Le Golem

    On pourrait parler (Soral le fait d'ailleurs) de "Golem" pour le monstre ainsi généré par les lobbies juifs et antiracistes: au point que le communautarisme juif (le CRIF en est le représentant dénoncé avec son diner considéré largement comme humiliant la République française) fait des jaloux et se trouve en passe d'être concurrencé par bien pire, mais là, Soral minimise largement le danger, Youssef Hindi, selon lui ayant "fait le boulot" en innocentant les frères musulmans et surtout expliquant en détails que toute la mystique juive, si on la regarde de près, ne fait qu'expliciter les détails de ce qui fut révélé par les publication des protocoles des sages de sion en son temps. Car on se doit de mentionner que le Coran incrée ne peut être amendé et que l'équivalent musulman de Vatican 2 rompant complètement avec l'antisémitisme catholique séculaire est absolument impensable. L'islam et ses versions envahissantes, et donc l'activisme des frères musulmans sont essentiellement et fanatiquement antisonistes et antisémites et le resteront. Grand lecteur de Gershom Sholem, Hindi prend au pied de la lette l'histoire de la Kabbale et attribue donc au sionisme toute la vilainie kabbalistique de Sabbatai Cevi et surtout de Jacob Frank qui juste avant la révolution insufflent dans l'histoire le mal, le mal... 

    On notera au passage une accusation toute "anti gnostique" envers ces démoniaques israélites, dont la doctrine serait d'aller vers le mal absolu de manière à en revenir purifié. Mmmh...

    Le révisionnisme

    Tous ces lobbies restent en charge toutefois, et continuent de porter le fameux "bouclier shoatique" que Soral avait tenté de combattre avec des arguments "historiques" (le "débat" sur les chambres à gaz) même s'il provoqua à l'interdiction, ce qu'on se décida à faire, à tort à mon avis, les lois mémorielles n'étant objectivement que censure injustifiée, et il fallut Norat et Vidal Naquet pour expliquer que la loi Gayssot, qui fut hélas finalement passée, était une mauvaise chose. Qui supprimmera cette absurdité, emblême de ce que Soral appelle le "fashoisme", et justification contre nature de l'incapacité à argumenter raisonnablement, ce qui crée littéralement les divagations révisionnistes ? 

    Mais ici, sans doute, et on l'a déjà dit, la mise en avant comme essentiel du génocide nazi fut désolé de le dire de la sorte, "exagéré", dans la mesure où il spiritualisa un évènement historique. Tenta de spiritualiser, plutôt. Car il faut le comprendre et finalement l'accepter, même si la conception particulière qu'est l'extrême gravité attribuée à ce fait historique est compréhensible, partout dans le monde règne à divers degrés un silence navré à l'égard de son importance réelle. Que l'on soit Polonais, conscient qu'il y eut beaucoup de de Polonais non juifs (3 millions) victimes de la barbarie nazie, Chinois ou Russe, conscient des 30 millions de morts de part et d'autre qui furent victimes de la guerre, ou Africain noir complètement à l'écart de la chose et qui, selon Dieudonné, considère qu'il s'agit exclusivement d'une histoire de blancs. Le malheur juif fut un extrême au centre du malheur du monde, mais il ne peut le représenter exclusivement, voilà le problème, et sans doute pas à ce point, manifestement vulgairement prétendu unique à l'occasion de luttes politiques. Il aurait fallu, de la part de la spiritualité juive, précisément, que cela soit élaboré, ce qui ne fut pas le cas ou en tout cas pas assez. Dire cela mérite-t-il le sort lui aussi exagéré réservé à Soral ou Dieudonné ? 

    Le Complot

    L'acharnement antisémite Soralien est ainsi "complotiste" au sens traditionnel du terme. Une entité abstraite essentialisée active, motive et agit avec toute puissance. On commencera par l'essentialisation des grandes forces qui commandent l'univers, "LA BANQUE" étant sans doute pour lui la principale, mais bien évidemment comme métaphore de la plus illustre d'entre elles, la Rothschild, dénoncée par Victor Hugo dans une phrase citée dans "Comprendre l'Empire": 

    "Ce Shaylock, avec le sabre de Blucher,

    A coupé sur la France une livre de chair"

    Il s'exprime par contre frénétiquement, venant naturellement dans toute argumentation de sa part, la généralisation systématique dans toutes ses interventions lui venant aux lèvres à toute occasion: un monstre raciste assummé, intégriste religieusement et suprématiste racial conduit les affaires du monde, il dupe et exploite les gogos depuis toutes les positions possibles: c'est la "communauté organisée" aggrégation de tous les "réseaux sionistes". 

    C'est la théorisation des "grandes forces" qui commandent l'humanité, forces qui agissent sur les individus et les révèlent, dans une sorte de "dialectique", et là Soral s'embrouille un peu, l'Esprit Hégélien ne devant/pouvant pas devenir l'Esprit sioniste à moins que l'on soit obligé de considérer la fin de l'histoire comme l'obligation universelle de mettre des mézouzahs à sa porte, bref le délire paranoïaque permanent de l'antisémitisme gras du XXème siècle, qui conduisit à motiver bien des crimes et qui nous sort tous par les yeux. 

    Le Sionisme

    Basé sur ce qui serait à l'origine effective de la forme spéciale de racisme qu'est l'antisémtisme, ma théorie (mais je ne suis pas le seul à  la soutenir, Bensoussan aussi) est qu'il s'agit du nationalisme, exprimé par ce qui suscité à son propos, le "sionisme" ou volonté d'instaurer un Etat en Palestine, terre des aïeux dont les juifs furent chassés jadis. L'antisionisme est donc bien, sous la forme du refus d'Israël, la réexpression d'un antisémitisme comme refus de l'existence même du juif, c'est à dire de sa différence irréductible. 

    On ne vous raconte pas le niveau de diabolisation que Soral atteint sur ces questions, le projet Sioniste invincible et maudit étant LE moteur de l'histoire, l'esprit absolu en quelque sorte. 

    Les réseaux

    Après viennent les "réseaux" grand facteur explicatif selon Soral, et qu'il cite en permanence. 

    On fera la remarque générale qu'en général la réussite professionnelle d'un individu est très rarement due à son action absolument solitaire. Peut-être que Soral lui même s'identifie comme individu capable de ce type de succès, mais le fait est qu'à tous les niveaux de l'échelle sociale, l'installation du jeune nouveau arrivé est toujours liée à un degré ou à a un autre à des cooptations, contacts personnels, confiances données qui mettent à disposition à un degré ou un autre l'individu de l'aide d'une collectivité qui lui donne une place, l'encourage, le promeut. On peut appeler cela les "réseaux" dont l'ampleur et la concrétisation en général sont évidemment éminemment variables. 

    Qu'il existe des "réseaux" particulièrement développés et cohérents capable de promouvoir des élites avec de réels pouvoirs politique et sociaux, cela ne fait aucun doute. On peut même dire, contrairement d'ailleurs à des affirmations pour le moins naïves de Soral, que la démocratie c'est d'abord et surtout la capacité d'une société à admettre pour ses prises de décisions, l'interaction et le droit à la parole et à l'influence de réseaux de types variés. L'individu solitaire et rationnel, en charge de son avis propre est un fiction qui désigne en fait dans chaque compartiment d'un jeu complexe, des aggrégats d'individus partageant des positions, avis et idées, mais aussi, et cela est indubitable, des amitiés, des fidélités et des soutiens familiaux, spirituels, sentimentaux. On a d'ailleurs là l'aporie du libéralisme, qui veut d'abord par l'exhaltation de la liberté humaine, "désencastrer" l'individu de son milieu et de sa tradition, alors que dans les faits, il veut organiser autrement les collectivités. 

    La réduction des réseaux agissant aux seules solidarités traditionnelles, religieuses ou claniques caractérise les sociétés pauvres, ou autoritaires, obligeant les individus à des fidélités figées, qui certes stables et rassurantes, ne conduisent qu'à des comportements globalement moutonniers et peu créatifs. C'est ce qui caractérise les sociétés traditionnelles et constitue d'ailleurs très certainement la marque des tiers mondes, désespérément attachés à leurs clans, tribus et familles, seuls endroits où se manifestent des solidarités durables. 

    La compétition sociale entre de multiples arrangements collectifs, certains étant crées à besoin, complexifie les sociétés et les rend plus créatives et donc prospères car globalement "libres", c'est à dire acceptant les changements internes non coordonnés. Qu'il y ait des réseaux mafieux (largement basés d'ailleurs sur les solidarités familiales ou claniques, seules considérées capables de garder les secrets criminels) ou ethniques capable des pires méfaits et des pires complots (certains complots sont effectifs, par exemple celui qui le 11 septembre 2001 fit des ravages à New York), cela est tout à fait certain. Par contre, essentialiser les "réseaux" en général et les diaboliser du fait de leur existence est évidemment une erreur profonde et un pathologie. D'autant plus absurde, d'ailleurs, qu'on peut parler de "réseaux soraliens", l'homme étant plus influent qu'on ne croit, et au centre de bien des histoires particulières. N'aurait il pas couché avec Sarah Knafo selon ses dires ? 

    L'ironie permanente négative à leur égard est une faiblesse cognitive dangereuse, marque d'une forme de pathologie. La liste des réseaux diaboliques (Bilderberg, Trilatérale, LICRA) qui constituent l'"Empire",  réseau des réseaux bien que limitée (mais la liste ne soit pas exhaustive) est une liste d'entités indépendantes même si en recouvrement partiel, qui expriment "démocratiquement" (au sens décrit plus haut) l'appartenance à un Occident global dont on peut théoriser l'existence manifeste mais sans l'assimiler à une entité unique ni même à un groupe organisé de décideurs, sinon sa puissance principale, les USA, dont le nationalisme, contrairement à d'autres (il ne faut jamais oublier que l'Europe se construit depuis 80 ans sur l'instinction programmée des Nations) n'a jamais cessé, c'est la nature des choses, de défendre ses intérêts propres. A ce propos, dénoncer l'Etat d'Israël comme le principal dominant, c'est être un peu myope: une chiure de mouche qui vous semble désagréable ne doit pas être confondue avec l'éléphant, dont l'odeur reste prenante (proverbe africain). 

    C'est pourtant ce que fait Soral avec son "Empire", chimère complotiste qui est à la fois 1) une aggrégation intellectualisée de comportements et de stratégies effectives 2) un fantasme global complotiste ridicule. 

    « Un Empire travaillant au Nouvel ordre mondial, soit à l’abolition de la démocratie
    et au pouvoir bancaire intégral – forme achevée du Capital – sur le dos du
    travail, des nations et des peuples… »

    Certes, il y a bien un Occident global, qui s'est manifesté en Ukraine et en Israël et qui bien qu'entamé par certaines critiques nouvelles qui vont au delà des projets "néo-cons", garde une cohérence à laquelle Trump semble finalement se rattacher au moins un peu (bien que cela ne soit pas encore très clair). Le soutien sans failles des Européens à cette cohérence là donne un argument évident aux dénonciations de Soral et semblent confirmer ses intuitions déjà anciennes. Sauf qu'il n'y a pas d'Empire et pas d'Empereur...

    Le contre Empire

    Mieux, sont apparus les "néo-réacs" (le mouvement MAGA aux US) qui luttent contre l'expansionnisme "néo-cons", et veulent mettre fin au globalisme démocrate. Car l'Empire au sens de Soral est maintenant directement combattu depuis les USA eux mêmes, et par la partie actuellement au pouvoir aux US.

    La meilleure des raisons à cela est que le moment ou l'Empire semble confirmer son existence est aussi celui où apparait sa faiblesse et son déclin. Comme si toute cette puissance se retournait contre lui au moment où elle se matérialisait avec la plus grande évidence. La victoire russe, maintenant inéluctable, accompagne le début clair d'une dédollarisation du monde et d'une dislocation économique de l'union européenne. Les grandissimes projet de gouvernance mondiale sont clairement à l'eau et l'Empire semble bien faible voire en mauvaise position. Ainsi se révèle une confusion contradictoire qui montre que son acception dans la vison de Soral et compagnie est clairement soit dépassée soit absurde. 

    En effet, le wokisme (alliance de l'antiracisme frelaté autrefois embrigadé par les sionistes et de l'activisme homosexuel issu du féminisme ), supposé inventé par l'Empire pour assoir sa domination consumériste se trouve maintenant allié à une vraie puissance, pourtant ennemie du sionisme : les "frères" ou politisation en occident de l'islamisme. Une forme islamisée d'un nouvel Empire voudrait donc émerger, assise sur une alliance provisoire avec le gauchisme naïf, le temps de vaincre le sionisme. Une fois la chose faite, inutile de dire que la "réconciliation" de Soral bien que pourtant universaliste, à la droite des valeurs et à la gauche du peuple (comme il le dit lui même) pourra alors se consacrer à l'essentiel, c'est à dire la restauration du califat. Inutile de dire que les sarcasmes du visionnaire antisémite n'auront alors plus d'écho et seront traités comme il se doit. 

    La bête immonde qui se constitue et qui commence à irriter bien des consciences (le super danger fasciste qui se lève à l'horizon) pourrait alors initier (on peut l'espérer, rien n'est impossible) une croisade ravageuse qui ferait d'une pierre trois coups: wokisme, gauchisme et islamisme pourrait alors être énergiquement combattus jusqu'à un point où ils pourraient, du fait de leur caractère insupportable à tous trois, être évincés du marché démocratique. 

    On est ainsi au point où le danger pourrait susciter de telles contre réactions qu'on pourrait voir remettre en cause bien des libertés. Un "despotisme éclairé", celui que vantait Voltaire du temps des lumières émancipatrices sera-t-il nécessaire?  Soral l'évoque avec gourmandise, comme un "après" idélogique bien intéressant, ayant été chez Douguine se faire former aux "lumières sombres" qui s'allument aux USA. 

    A suivre. 

     

    (1) Soral/Kate https://www.youtube.com/watch?v=6gxr3jxsZdk

    (2) Bensoussan https://youtu.be/5LXw2gXXtUo

  • Les folies mensongères

    Le gouvernement de la France est une pétaudière de défoncés. Hallucinés et tremblants, une bande de tarés mus par l'étrange crise que tous partagent, se succèdent tous sur une scène couverte d'excréments qu'ils augmentent tous d'une giclée furieuse de mensonges éhontés, alignés sur tous les sujets avec rigueur et sans faiblesse. 

    On commencera par la dette que l'on voudrait réduire. Il ne s'agit bien sûr pas de rembourser, la chose étant achevée depuis longtemps par le roulement permanent des emprunts successifs, depuis longtemps entièrement consacrés à cela. Il ne s'agit en fait que de diminuer autant qu'il est possible, l'accroissement permanent du volume de celle-ci prélevé en permanence et en surplus pour financer des choses aussi banales que les paiements courants des fonctionnaires et des retraites... Le volume de la pierre à rouler a cependant une limite, le montant total des intérêts annuels à rembourser annuellement, égal au total des prélèvements fiscaux. 

    Ce total fiscal, prélevé sur un peuple corrompu, anesthésié par l'assistance au point de se moquer de son montant extrême, est l'un des plus élevés du monde et de l'histoire de celui-ci. Il peut donc être augmenté encore, sans que les décideurs n'hésitent, ils viennent de proposer de mettre les retraités à contribution. 

    On se doit de mentionner d'abord les trois postes décisifs de toute nation dotée d'une économie et donc d'une existence concrète sur la scène du monde: sa balance commerciale, sa balance des paiements et ... sa natalité. 

    Le désastre de la balance commerciale (100 milliards de déficit est structurel et permanent) est issu des politiques de découragement systématique de la production de biens manufacturés, de l'activité industrielle, donc devenue non rentable en France du fait des prélèvements fiscaux et sociaux excessifs. 

    La balance des paiements, seule excuse (le remplacement de l'industrie par les services) fut longtemps positive, elle ne l'est plus et traduit donc avec sa voisine, l'incapacité de la France à produire quoique ce soit. 

    On se finira avec la natalité qui rejoint progressivement les niveaux européens, ce qui traduit tous les désespoirs variés que peuvent ressentir homme et femmes, tous alimentés par les autres mensonges proférés par les mêmes, on y vient. 

    Les 3 déficits, 3 nombres, expriment et représentent l'absence de soutenabilité de l'activité de notre pays et de notre société qui s'effondre lentement, sans que rien, et c'est le problème, ne soit dit ou prévus sur ces sujets, la totalité des discours politiques étant consacré à autre chose, comme pour détourner l'attention ou taire l'essentiel. 

    Ecologie

    La dite "transition écologique", transition à faire absolument vers on se demande quoi, en fait on le sait, il suffit d'écouter ses initiateurs, vers la décroissance globale de l'économie puis son arrêt, à commencer par la nôtre, il faut donner l'exemple, repose sur un mensonge éhonté et en fait plusieurs. D'abord le rôle de la France, pays le plus décarboné du monde, dans le réchauffement climatique. Il est nul et donc il n'y a rien à faire, strictement: la transition est faite, contrairement aux absurdes affirmations que sont la dangerosité du nucléaire (nulle), la décarbonation des énergies "renouvelables" intermittentes (couplés à des centrales à gaz productrice de CO2), et cerise sur le gâteau, le cout extrême (3 fois l'investissement du nucléaire nécessaire) le cout extrême du raccordement au réseau de l'inutile éolien.

    On passera sur la soi-disant dangerosité, ou l'infaisabilité de l'indispensable, le nucléaire à neutrons rapides, arrêté deux fois par les mêmes, et pourtant solution avérée à la production éternelle et massive d'électricité. 

    L'abandon immédiat et l'arrêt complet de toute activité sur la filière renouvelable, ce qui en plus satisfera notre besoin de vengeance contre les salopards d'enculés qui ont osé vouloir investir sur cette ignominie inutile et ruineuse (qu'ils crèvent tous, depuis les  maires corrompus jusqu'aux balayeurs des locaux de leurs ingénieurs maudits) rétablit immédiatement les finances du pays, et garantit son avenir à long terme, définitivement compromis au-delà de tout ce qu'on a déjà dit par cette folie. 

    On ne peut que regarder en boucle les sorties effrayantes de la ministre en charge , Panier Machin, épouse d'un responsable d'Engie en charge de vendre du gaz, on n'est pas mieux servi que par soi même (eau et gaz à tous les étages) à l'annonce d'un possible moratoire sur ce qu'on lui souffle dans le cul, et surtout d'une militante écologiste à succès, Sandrine Rousseau, qui voit la mort des enfants français dans la catastrophe climatique qu'elle tente (apparemment à succès) d'empêcher à toute force. À pleurer: la corruption et la bêtise au service de la fausseté mensongère. 

    Russie

    Parlons de la menace russe. Confrontée depuis les années 90 à une politique explicite et théoriquement exprimée de domination par une Amérique qui se croyait définitivement victorieuse, la Russie assise sur son histoire et dirigée par un teigneux a prévenu vingt ans qu'elle n'acceptait pas que se déroulent les projets d'arrachement de l'Europe de l'Est et surtout de l'Ukraine à son influence naturelle. Sa réaction inévitable et préparée, prévisible et naturelle, n'est ni une menace ni une agression "non-provoquée", mais ce qu'elle devait faire, sans intention d'invasion de quoi que ce soit, ce qui serait absurde et imbécile et radicalement contraire à ses intérêts. Comme exprimé sur tous les tons et visible dans toutes les informations publiées disponibles, la Russie veut échanger avec le monde, résoudre son problème démographique hérité de la période soviétique et continuer sa sortie de la nuit communiste à la hauteur de sa puissance et de l'étendue de son territoire. Dire le contraire est un mensonge absurde insensé et paranoïaque. 

    En parlant de mensonge, le chef d'état major de l'armée française, ganache à la carrière servile, osa prétendre que son pays de lâches était désigné par "Poutine" comme son principal adversaire. Factuellement fausse, la prétention militaire de l'armée fantoche, activable toute entière pour des combats qui ne pourraient durer qu'une semaine, n'était même pas capable d'assurer jusqu'à cette année à ses pilotes de Rafale la durée d'entrainement en vol conforme aux normes de l'OTAN... Sans parler de la ridicule quantité d'obus produits, dans des usines ouvertes cette année et qui vont jusqu'à autoriser dix jours d'opérations actuelles de la Russie... Quant aux usines de drones et de missiles peu couteux, pourtant indispensables à toute guerre comparable à ce qu'on voit, on se pince, on n'en a pas. Pas du tout. De toute façon, cela n'intéresse pas les militaires, qui continuent de s'entrainer dans les cactus à tirer des noirs nu pieds enturbannés, ce qu'elle n'a jamais cessé de faire depuis 150 ans. 

    La ganache affirme d'autre part que la Russie est "en échec stratégique" complet, contraint à une guerre ruineuse et meurtrière et victime d'une frontière avec l'OTAN décuplée (la Finlande, 6 millions d'habitants) aurait tout perdu. 

    L'Ukraine, dépeuplée et détruite, amputée de ses régions industrielles, et bientôt de sa façade maritime (qui prévoit d'empêcher la Russie de prendre Odessa ?) souffre de pertes dix fois supérieures à celles de la Russie et recule inexorablement tous les jours sans pouvoir reconstituer ses réserves. Comment peut-on déshonorer l'armée Française à ce point en proférant ces absurdités ? 

    On continue avec la danse de Saint-Guy effrénée du ministre des Affaires étrangères de France qui nous affirme, en plus de répéter avec hauteur les visions "stratégiques" du chef militaire cité plus haut, que la Russie est ruinée par les sanctions occidentales. Déjà ridicule en 2022, un crétin corrompu incapable nommé Bruno Lemaire s'était illustré sur la question, l'affirmation décrit une Russie en surchauffe, au chômage nul, qui n'est pas en économie de guerre, car ne consacrant pas toute son industrie aux armements, mais qui a pris la mesure de la situation et se trouve capable, elle, de reconstituer les stocks d'armement perdus. Au prix d'une inflation et de taux d'intérêts élevés, en rapport avec sa croissance en hausse, elle impensable en Occident. Comment oser mentir aussi effrontément sur des sujets aussi publics? Prendre les gens pour des cons monte à la tête, et sa tête, de con, explique (sans justifier) la folie absurde qui l'habite. 

    Algérie

    On se souviendra longtemps de son traitement très engagé de l'affaire Boualem Sensal, avec sa proposition de faire jouer l'Europe (habile et bien vu, et mené de façon à ce que Kallas son alter egote à la Commission n'ai jamais entendu le nom de l'otage), et aussi de mener une riposte "graduée" sur six semaines, écoulées depuis six mois sans action aucune. Lui et son ministre de tutelle, le bègue débétharamisé par sa propre fille, semblent donc laisser à la guerre contre la Russie toute l'agressivité française, besoins de Macron oblige. 

    Mensonge sur l'inexistence menace russe, et sur la bien réelle menace algérienne, la peur de la diaspora en révolte qui appelle à tuer en France autorisant tous les abandons. Mensonge et lâcheté. 

    Immigration 

    La liste des ministres faillis s'allonge avec le plus sinistre menteur de tous, le chef de LA droite (Bruno Retailleau), celle qui se refusant à prendre le pouvoir, ou pire, de le donner à ce qu'elle combat pour sa ruine, aligne les poncifs au service de ses ennemis, pour les servir avec flagornerie d'une part, pour s'en faire insulter avec mépris d'autre part. 

    On passera sur son soutien renouvelé (on se souviendra toujours de la maison qui brule et du principe de précaution) à l'écologie mortifère, qui lui fait soutenir l'absurde hypocrisie de la régulation des prix de l'électricité au service de l'Allemagne qui va doubler la facture du fait de l'énormité des gaspillages qu'on s'engage à engager. On n'est pas tout à fait là dans le mensonge, plutôt dans le suicide assisté. Publier un sans lendemain communiqué sans effets pour rassurer les gogos de son parti qui ne sont pas encore partis au RN fut une habileté. 

    On maintiendra par contre sa totale inaction dans l'affaire Sensal, et dans toutes celles qui concernent l'Algérie, ayant renoncé à démissionner sur ces questions somme toute secondaires. On rappelle que la non-exécution des OQTF au centre de l'incapacité de la France à assurer sa sécurité intérieure, cela même dont il est en charge, semble central dans son activité, sa volonté et ses déclarations. Lâcheté ? Inconséquence ? Mensonge ? 

    Il se contente donc de gérer sans rien faire les pillages du centre Paris par les racailles immigrées qu'il dénonce sous leurs ricanements, et laisse le président "gérer" (enterrer sans rien faire) les rapports qu'il rendit public pour illustrer encore davantage sa lamentable impuissance. Il est vrai qu'il succède à un autre menteur impuissant, le dénonciateur des supporters anglais supposés responsables de ce qu'accomplirent Kevin et Mattéo (en fait Ahmed et Mamadou). L'immigré hableur qui se proclama Moussa à sa nomination à la garde des sceaux (après Rachida, le poste est connoté) nous ment effrontément en prétendant rétablir le bagne de Guyane, il n'osait pas rétablir celui de Tataouine où on devrait le renvoyer. 

    Maintenant en charge des évasions en plus des bracelets électroniques, le monsieur préside donc maintenant au troupeau de femelles gauchistes en charge d'excuser les coups de couteau et d'empêcher qu'on expulse. Il les encourage, gère leurs carrières et s'en fait bien voir, elles excusèrent bien ses harcèlements à la fellation forcée entre adultes consentants. Tout ça au nom de la dignité d'être ministre, en charge de mentir, donc. 

    Surtout que les résultats sont là : les entrées massives d'étrangers, il va bientôt en venir d'Angleterre, restent là avec eux et je parle de flux imcompressibles et ininterruptibles traversant toutes nos frontières sans exceptions, flux contre lesquels absolument rien de sensible n'est fait pour les diminuer sensiblement. 

    Il faut dire que ces flux ont des raisons de se maintenir, l'appel d'air étant sensible: aux abois, et menacées de tutelle les dépenses françaises considèrent impensable de se contenir sur ce qu'elles sont les seules en Europe à pratiquer: gratuité des soins et du transport aux illégaux en séjour, prestation sociales non contributives aux étrangers, droit d'asile aux homosexuels du monde entier, aux femmes afghanes, aux enfants de terroristes syriens, aux gazaouis affamés. Cela sous les horions ingrats des derniers chrétiens actifs du pays et aussi de tout l'islamo gauchisme rassemblé sous la houlette des frères musulmans maintenant conseillers indigénistes créolisés des organisateurs revendiqués de la bordélisation de l'Assemblée nationale. Leur ennemi ? Le gouvernement pourtant entièrement dévoué à leur service, organisant, et défendant (qui osera supprimer l'AME contre le corps médical rassemblé ? ) l'absurde ponction multi milliardaire faite par la folie humanitaire dégénérée pour notre ruine et notre honte s'emploie à rendre absurde son mensonge (que les bougnoules ont le droit constitutionnel de nous envahir ) par ceux de leurs adversaires qui les considèrent comme des criminels contre l'humanité. 

    Aucun domaine de l'activité présidentielle ou gouvernementale n'est ainsi à l'abri des absurdes mensonges et actions délirantes tordues qui nous affligent. Comment ne pas désespérer ? 

  • Les Palestines

    À l'occasion d'un entretien avec un connaisseur (1), juif, partisan longtemps d'un État palestinien, ayant une grande connaissance des enjeux, d'Israël, de Gaza, des Palestiniens et des  Frères, quelques mises au point, peut être mal connues. 

    D'abord l'Antisémitisme, avec un grand A. Connu depuis la plus haute antiquité, l'irrédentisme juif a toujours irrité, dans toutes les histoires et toutes les géographies. Cette irritation, irréfragable et permanente et alimentée par tout ce qu'on peut imaginer comme formes d'unanimisme, d'identité, de nationalisme, de racisme et du reste est consubstantielle à l'existence de l'impassibilité et de l'inconvertibilité juive pendant la période dite historique qui nous sépare de la haute antiquité.  Réaliser l'absence totale de changement possible à cette attitude fortifiée par toutes les détestations et toutes les persécutions suffit en principe à abandonner l'irritation coupable: s'ils veulent rester comme ça, grand bien leur fasse, en plus ils ne sont pas nombreux (malgré leur présence oppressante dans les médias (...)). Dès lors, l'irrédentisme en question, à part les réticences qu'ils ont eux même à le partager, est en fait acceptable, sympathique dans une certaine mesure et en tout cas anodin du point de vue émotionnel. Le problème est que cette neutralité empathique n'est toujours pas universalisée. La détestation essentialisée perdure, et au combien. 

    A peu prés mise sous le boisseau par les conséquences de la deuxième guerre mondiale et maintenue vivante par les mémoires parfois exagérément mises en avant, de l'extermination nazie, cette irritation réapparait sous diverses formes, la plus manipulée d'entre elles étant aujourd'hui et au combien la question de la Palestine. 

    Abordons l'histoire d'Israël. Rendu illégitime par l'évidence et la revendication des populations présentes lors de l'arrivée moderne des sionistes dans la Palestine Ottomane puis Britannique, l'État juif a pourtant, si l'on considère valide le droit des premiers occupants, une légitimité certaine: l'Italie héritière de Rome lui doit des indemnités pour les destructions successives de Jérusalem, et l'Irak pour la très criminelle déportation à Babylone. Bref, les "arabes" et autres musulmans, conquérants récents de terres qui ne leur appartenaient aucunement doivent partir, et cela au nom même des principes qu'ils agitent. Ceci dit, cet État existe, dispose des moyens militaires lui permettant de continuer à exister et l'a assez démontré. 

    Nous avons abordé les deux points sur lesquels portent à notre époque les tactiques antisémites, porteuses non de raisons ou de justifications pour la haine de l'irrédentisme juif que nous avons décrite, mais des moyens de l'imposer au monde et de la manifester le plus concrètement possible. D'abord la relativisation de ses conséquences historiques récentes, la tentative bien réelle d'assassinat massif global des populations juives vivant en Europe; ensuite la délégitimation de l'existence même de l'État d'Israël. Au nom d'un dévoiement du sens même du mot "génocide", une stratégie organisée de communication est à l'oeuvre, qui s'étend dans le monde occidental et qui a pour objectif à moyen et long terme l'abandon du soutien à l'existence de l'État juif, et sa fragilisation économique et militaire, qui devrait conduire à sa disparition. 

    Il faut bien comprendre que ces tactiques mises en oeuvre le sont dans le cadre d'une stratégie organisée dans un cadre plus vaste que la simple bande de Gaza: celle d'une islamisation géopolitique du monde, suivant les principes déjà datés développés entre autres (ce sont les plus et mieux organisés) par les dirigeants successifs de l'organisation des frères musulmans, organisation multinationale aux influences multiples, capable sinon de tout diriger (faut pas exagérer) mais de tout influencer et de tout inspirer.

    Le "projet" est assez clair et correspond (franchement, on n'en voit pas d'autres) à l'évidence de la motivation essentielle de tout musulman aux idées claires qui se respecte assez pour adhérer aux traditions pluriséculaires qui guident l'islam: l'instauration d'un califat mondial (au moins étendu aux territoires traditionnels de l'islam global) et d'une organisation politique globale soumise à la charia et contrôlée par des autorités religieuses reconnues globalement (en tenant compte des coutumes locales prises en compte par les écoles de jurisprudence) en charge de réguler les droits positifs régionaux qui lui sont entièrement soumis. 

    Ce projet est animé par des motivations positives claires, celles exposées, liées à la teneur de la révélation islamique pour qui veut s'y conformer avec l'enthousiasme qu'elle mérite, mais aussi par une idée partagée largement (c'est ce qu'affirme Prazan, et son témoignage et ses connaissances confirment bien des idées que l'on pourrait se faire) et qui est que pour les musulmans, il existerait une volonté occidentale de destruction de l'islam, implicite ou explicite, ce complot global là, déjà à l'oeuvre victorieusement pour le christianisme étant en fait un complot juif, le juif minoritaire et habile ayant pris le contrôle de la force occidentale dévoyée pour imposer son irrédentisme essentiel et dominer le monde. 

    Coupable de toutes les forces apparentes de l'Occident, depuis sa science jusqu'à son nationalisme (considéré impie) prosélyte, le juif est ainsi un signifiant fondamental de l'anti islam, et donc l'ennemi premier du projet ultime à qui l'on se doit, foi musulmane oblige, d'adhérer. Sa défaite sous la forme de l'éviction physique de son État, occupant agresseur de la terre d'islam qu'est le Moyen-Orient est donc un objectif premier, qui ne devra et pourra être abandonné sous aucun prétexte. 

    De fait la clarté de la situation est limpide et on peut à partir de cette compréhension-là des choses, en tirer quelques conclusions. D'abord que le Hamas, expression directe des frères musulmans et qui est évidemment partie prenante intégrale du projet, ne souhaite aucune espèce de paix, ni d'État palestinien et ne veut que la prolongation indéfinie d'un conflit qu'il veut, avec ses commanditaires, rendre planétaire. Son désintérêt pour le malheur du peuple gazaoui, essentiel à la cause (plus il souffre, mieux c'est), est bien sûr total. 

    Ensuite que le rôle de l'Iran dans cette affaire est important. Ayant constitué un "arc chiite" en Irak, Syrie, Liban, l'Iran chiite se trouve 1) prétendant au vrai antisionisme pour faire honte aux très corrompues monarchies pro américaines du golfe 2) en pointe dans l'armement direct et indirect des palestiniens de Gaza.  La précipitation anti Hezbollah et pour finir anti Iran des israéliens ne fut pas seulement un moyen de se faire mousser pour Netanyahou, mais bel et bien une attaque directe contre un ennemi militaire global caractérisé et actif.

    On rappellera que la coalition frériste, et cela depuis l'origine, va au delà de l'irréductible opposition entre la Sunnah et la Chiah : les idées politiques, par delà les oppositions religieuses sont bien les mêmes: dépasser la pesanteur des traditions religieuses soumises aux politiques traditionnalistes d'un orient endormi et élaborer au nom d'un islam global une gouvernance idéale des hommes dans le monde actuel ! Cet idéal civilisationnel transnational est comparable à une internationale communiste qui n'aurait jamais été enchainée à un Etat ou une nation particulière, comme a pu l'être le soviétisme en Russie ou le wahhabisme en Arabie ou même le Baasisme au Levant. On a bien là un projet, qui même s'il est limité par un nationalisme iranien, pour l'instant assis sur l'irréductible irrédentisme chiite, qui finira bien par vraiment se faire jour, est au niveau mondial et qui inclut l'éviction des juifs de Palestine, mais aussi la récupération des lieux saints en Arabie, la restauration d'un califat, et pour finir son extension aux communautés immigrées en Occident. La Turquie est bien présente ici, mais tout tiendra à la succession d'Erdogan, pour l'instant non considérée. 

    Pour ce qui concerne la Palestine, sans prétendre imaginer une solution autre que la perpétuation d'une guerre éternelle avec des fanatiques qu'on peut, peu à peu, décourager, au prix d'accords progressivent passés avec les puissances commerciales de la région qui finalement ne s'intéressent que moyennement au sort de quelques millions d'assistés, qui plus est par les occidentaux, on peut par contre mettre en avant, à partir de cette analyse, la fausseté complète de tous les discours communément tenus sur la situation: le drapeau palestinien, symbole d'un Etat dont personne ne veut ne peut servir que de torche cul; le "génocide" qui n'en est pas un est 1) très réduit à quelques milliers de civils utilisés comme boucliers humains 2) organisé délibérément réellement et mensongèrement par le Hamas à des fins de communication. 

    Cette position qu'on pourrait croire "extrémiste" (que dire de celle des adversaires?) repose en fait sur des évidences et des faits et surtout sur une remarque de simple bon sens: qu'est-ce que le gouvernement israélien peut-il faire pour satisfaire ses "critiques", personnes bien intentionnées navrées par la violence de la guerre en cours ? À part bien sûr évacuer les 10 millions d'Israéliens du Moyen-Orient, ce qui est la seule revendication de son adversaire ? 

    Complètement encastrées dans les populations civiles dominées familialement et territorialement par les milices islamistes (il y en a en fait plusieurs), les combattants palestiniens ne doivent qu'à cela leur efficacité. Les combats sont sporadiques, très difficiles et les destructions par bombardements de toute nature se font dans des zones de combat identifiées, et ne ressortent pas, contrairement à ce qu'on nous dit, de stratégies "anti-cités". Les quartiers entiers dévastés ne le furent qu'après évacuation des populations et occupation de ces zones par des militaires armés. Les hopitaux bombardés le sont parcequ'investis par des combattants pour des raisons à la fois évidentes et révoltantes. Le mépris total des militaires islamistes pour les vies des civils qu'ils sont censés défendre est absolument criant. 

    Pour finir, les annonces de nombre de morts "civils" sont exclusivement le fait d'une "défense civile palestinienne", qui est en fait un porte-parole du Hamas acharné à produire la propagande destinée à qui vous savez. Les chiffres fournis par les ONG, organisations "internationales", et défense civile n'ont vocation qu'à servir la guerre de communication internationale menée par les fréristes et leurs relais et n'ont donc absolument aucune valeur. S'émouvoir de ces chiffres photos, témoignages et autre sentiments manipulés n'a aucun sens ni intérêt.

    On sera de plus révulsé par l'épouvantable pornographie produite par ces propagandes, la magnification de l'exposé de l'enfant mort sacrifié, quasiment volontairement étant civilisationnelle, résurgence malgré l'islam des sacrifices à Baal des bébés phillistins. Les vidéos de mères en tchador fières de la mort en martyr de leur enfant, ou de Sinouhar en personne avec dans les bras un gamin en costume de combattant arme en bois à la main ne peuvent que soulever le coeur. Un tel manquement à la basique éthique humaine ne peut avoir de raisons acceptables. Ces gens là doivent être réduits par la force, exactement comme les nazis ont été réduit, au prix il est vrai de souffrances inouïes pour la partie des peuples soumis par ces monstres qui n'étaient pas complètement partie prenante. Y a t-il des civils innocents dans le camp des méchants ? 

    Il n'y a aucune espèce d'illusion à se faire au sujet des intentions et projets du Hamas et plus généralement des palestiniens en conflit avec Israël. Aucune espèce de projet de paix, ou d'accord ou de justice: juste l'éviction des juifs d'une terre considérée sainte, éviction considérée comme la première étape d'un projet politico religieux plus vaste. Dans ce cadre là, la guerre et ses violences sont de rigueur, jusqu'à ce que finalement la fatigue gagne. 

    À partir de là, toutes les reconnaissances d'État palestinien, tous les conseils aux militaires israéliens, tous les envois d'aide humanitaire ne sont que des participations implicites au combat frériste et sont donc à dénoncer et à combattre. 

    Le malheur célébré hypocritement est honteux et lamentable. Il faut  nommer son ennemi et le combattre jusqu'au bout. 

    (1) Michael Prazan sur Akadem https://youtu.be/e3ojnWAYIi0