Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Les racismes anti blancs

     

     

     

    À l'occasion d'un débat étrange(1), et François Bégaudeau est un type étrange, quelques remarques sur  une prétention et sa mise en pièces par une idéologue étrange donc, mais surtout assez vicieux et disons le, intéressant, car capable de dialectique avec ses adversaires, un peu comme pouvaient le faire les communistes des années 70, quand ils continuaient à croire qu'ils pouvaient convaincre, après avoir perdu de leur superbe autoritaire... 

    Le racisme anti blanc est d'abord nié par le gauchiste moyen, le "racisme" s'identifiant aux discriminations, réflexes hostiles et refus d'exister là que manifeste la frange malsaine, sous-éduquées, et mal psychanalysée de la population blanche à l'égard non pas des autres couleurs de peau mais des couleurs supposées, les arabes à défaut d'être noirs étant "frisés". Au fait, on rigolera toujours à l'ombre de l'hésitation toujours transmise par un racisé arabe quand il évoque la communauté des racisés essentiellement "non blanche" en l'occurrence, "les noirs et les arabes". Cette hésitation imperceptible est très signifiante (me voilà donc en train de faire du Bégaudeau)...

    À partir de cette définition, le dézinguage du blanc assez con pour mettre cette situation en symétrie se trouve un boulevard d'ironies, et là l'apparente bienveillance du Bégaudeau ouvert d'esprit se manifeste pour ce qu'il est: un cannibalisme sadique et prédateur, la tête et la bite de sa victime ayant vocation à décorer son studio d'enregistrement, qui est le prochain volontaire ? 

    On pourrait s'arrêter là, mais on notera à l'écoute détaillée des horions échangés que Bégaudeau admet le grand remplacement, selon lui sociologiquement exact et aussi que Bousquet ne s'intéresse qu'à la partie "humanitaire" du racisme, ce dont souffrent les blancs racisés à leur tour n'étant que violence, mépris et insultes et non pas cantonnement dans une socialité misérable, comme l'autre versant du vice. Bref, comme de juste, le petit blanc n'est que victime de son sort social pour devoir en plus être victime des horions racistes, à quoi tout bien doté peut se soustraire aisément, en pratiquant, et là les fils se touchent, la fameuse discrimination "raciste" dénoncée par la gauche. Qui est assez con pour se plonger dans un monde ou en tout cas pour fréquenter et avoir à subir des gens haineux qui vous agressent et vous méprisent ? 

    La mise à l'écart du racisé est pour le riche évidence, pour le pauvre un rêve tant celui-ci est insupportable. Le racisme anti-blanc explique le racisme tout court, la modalité "humanitaire" du racisme justifiant ainsi sa modalité "sociale". 

    Mais le fond de l'affaire est ailleurs, le racisme anti-blanc n'existant pas, et d'ailleurs le racisme non plus, n'étant en fait que le ressentiment bourgeois contre les classes dangereuses, ou plutôt s'identifiant avec celui-ci. C'est cela l'identification des classes "populaires" avec les classes racisées par définition pauvres et exploitées. Le racisme ou la haine contre l'oppresseur racisé raciste n'est que "prolophobie", voilà la théorie de Bégaudeau. 

    Cet universalisme communiste (le monsieur est marxiste, et donc d'abord matérialiste) n'attribue ainsi aux humains que leur condition sociale, permettant de lisser toute l'humanité derrière une pure mécanique d'infrastructure. Retranché derrière ce rationalisme là, il ne peut s'en laisser compter et toutes les réactions spontanées qu'il détecte immédiatement lui arrachent un extra de son sourire perpétuel, un peu grimaçant, qu'il arbore en permanence. 

     

     

     

     

     

     

     

    (1) débat Begaudeau Bousquet https://www.youtube.com/watch?v=OemVVsMGPaI

  • Les athéismes

     

     

     À propos de "La Religion n'existe pas", Nathalie Heinich (1) fait très fort et reprend magnifiquement et brièvement une intuition à moi très chère est qui est celle de l'athéisme radical: le mot "Religion" ne correspond à rien et la chose évoquée par ce mot n'est une représentation mentale chosifiée qui ne signifie rien, l'objet en question n'étant qu'une faisceau de fonctions qui toutes: 1) s'expriment isolément hors du religieux 2) peuvent ou non s'exprimer dans une religion. 

    Il y a des mystiques non religieuses, et il n'y a pas de Dieu bouddhiste. Fermez le ban. 

     Magnifique affirmation qui devrait faire souche, et qui ouvre toute une nouvelle époque des lumières, qui va pouvoir s'attacher à dézinguer et mettre minable bien des métaphysiques absurdes. 

    Car le religieux et la religion sont des pratiques, des hiérarchies sociales, des institutions, ou pas. Etc, etc. Il faut donc cesser de croire à l'existence réelle de concepts abstraits composites qui ne sont des objets de métaphysiques particulières ou maladroites et en tout cas qu'on peut faire disparaitre en tant que tels. Par exemple, considérer que le religieux est "sécularisé" est une manière de considérer le religieux comme matrice des choses. Et si il n'était qu'un produit d'autres choses ? Par contre, la sacralité à l'origine insérée dans le religieux en général peut se transférer ailleurs et cette manière de voir change tout.  Cette manière "fonctionnaliste" de penser ce qui forme le religieux libère de bien des attaches. La notion de croyance par exemple s'exprime hors du religieux et l'astrologie n'est pas du tout une religion. 

    Ainsi la crédulité se manifeste en dehors du religieux, la preuve, bien des gens "croient" en des concepts qui n'en sont pas vraiment. La "vérité" non plus n'est pas proprement religieuse... 

    La gauche

    Ex disciple de Bourdieu et de Gauche, Heinich sait de quoi elle parle: elle vient d'un monde qui a chosifié à l'extrême et en garde des séquelles, elle se veut toujours "de gauche" et considère que l'"extrême droite" instrumentalise la "laïcité". 

    Elle en donne, de la laïcité, au moins deux acceptions et là on est d'accord: une manière de laisser les croyances s'exprimer contre une manière d'exclure absolument les croyances de certains domaines. Universalisme contre communautarisme. 

    On se permettra de gloser sur cette "gauche" conceptualisée qui contient en son sein même de telles oppositions ressemblant fort à ce qui permet de séparer en objets distincts... 

    Le drame est aussi l'accusation de droitisme ou d'extrême gauchisme, disons le "campisme" plaie de notre monde qui empêche tout débat, élaboration commune et en fait tout ce qui pouvait ressortir, traditionnellement de l'université: le développement communautaire d'un savoir se voulant objectif... 

    Et pourtant, pour tenter de recoller les morceaux, Heinich, on le voit à une passe d'arme avec BB, se sent obligé  de camper hors de l'"extrême droite" qu'elle continue d'essentialiser, alors que désormais athée, et en plus plutôt partisan de mesures sociales, le RN soit déjà pratiquement un parti "de gauche"... 

    L'université

    L'université vit une catastrophe intellectuelle et sociologique  terrible: son invasion par le militantisme qui  la conduit à n'étudier et décrire que les discriminations dont souffrent les seuls objets d'études désormais admis: les minorités.

    Seule une réforme profonde basée sur l'interdiction du militantisme et la sélection à l'entrée pourra résoudre le problème, à moins que cela ne doive passer par l'arrêt de tout financement à la pétaudière et la refondation d'autre chose... 

    Mon athéisme 

    Quoiqu'il en soit, Heinich a raison et notre monde  est rempli de démons qu'il faut conjurer ! Hors de ce corps "extrême droite" et tu n'es pas la seule, bien des "choses" qui n'en sont pas peuplent les esprits dérangés ou incultes qui hantent notre monde. 

    Alors que les savoirs, et l'éducation se piquent de former, ils implantent en fait et au contraire dans les petites têtes des fantasmes mortifères imbéciles qui rendent réels des absurdités et des monstres. 

    C'est bien le contraire qu'il faut faire et insulter, moquer et faire disparaitre ces fantômes absurdes, ces croyances délétères, afin de libérer l'humain des terreurs ou des haines (cela revient au même) qui les mènent vers l'abime. 

    Le programme des lumières le voilà !  

     

     

     

    (1) Heinich / Bergeaud Blackler : https://www.youtube.com/watch?v=sn7SQPYQy1k