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29/12/2014

Penser avec son C.

La trêve des confiseurs est commentée par une éminente et influente journaliste, Natacha Polony, dans une chronique de fin d'année qui fait office de synthèse, et qui prépare l'avenir. 

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2014/12/26/31003-20141226ARTFIG00304-natacha-polony-le-ps-est-desormais-liberal-sans-aucune-ambiguite.php

Son titre, les points qu'elle aborde, les jugements qu'elle porte et ses conclusions sont en radical désaccord avec le bon sens, l'examen de l'actualité, la nature des choses et de la réalité au point de confiner au surréalisme: comment peut on à ce point se fourvoyer ? D'où mon titre. Quand on pense avec son con, on est une conne. CQFD. 

Le cadre général est celui posé dans les années 91 puis 2000 par Jean Pierre Chevènement: la dissidence droitière de la gauche en décomposition. Elle en vient, et cela éclaire tous ses choix. 

Marxiste, c'est le moins qu'on puisse dire, fondateur du CERES, rallié à Mitterand au point pratiquement d'en avoir fait ce qu'il fut finalement, merci encore, il est aujourd'hui la référence réactionnaire du sentiment de gauche à la Française, variante odorante de son pourrissement. 

Pour ma part, j'ai toujours éprouvé une répulsion physique pour le personnage: ses manières, ses attitudes, ses gestes, sa prononciation m'ont toujours révulsé au sens vomitif du terme. Comment se comporter de la sorte ? Comment supporter des leçons prétentieuses de la part d'un tel reptile, gluant et efféminé ? Comment accepter qu'un tel ministre, démissionnaire en pleine guerre, puisse se prévaloir d'autre chose que de sa trahison, de sa mauvaise foi et de la fausseté de ses jugements ? Un mauvais homme, vous dis je, tout entier dans sa dramatique fausseté, physique et morale. Un lémure, une murène. 

On y a va donc pour l'article de la jeune mère, prolifique en tout. 

1) La course folle de l'actualité: serait ce sa jeunesse, son inconséquence ou sa bêtise ? Le sentiment du temps qui passe a donc fini par l'atteindre. Le début de sa déchéance, l'enfant qu'elle eut en 2013 étant son dernier. 

Merci donc en tout cas pour cette remarque éclairante, ma pensée rêveuse avait besoin de s'orienter...

2) La destruction de l'agriculture Française avec la ferme des milles vaches. Là encore, l'émotion agricole suscité par un prolifique aussi anormal fait sourire. L'histoire de l'entrepreneur qui voulut contre les conservatismes faire en France ce qui se fait  ailleurs en Europe est pourtant publique: y a t-elle eu accès ? Merci pour l'éclairante comparaison avec les camps de concentration dénoncés aussi, avec raison, par Alain Finkelkraut, cela arrache la conviction, les organes en fonction pour l'occasion étant clairement en dessous de l'oesophage.

3) Le discours transhumaniste. Caractérisé, selon elle, la sonde Rosetta l'ayant montré, par l'impie volonté de chercher dans le système solaire les ressources que nous n'avons pas su préserver, il est donc condamnable. Qu'au passage, on veuille aller sur Mars, voilà qui est bien sur délirant: on ne nous la fait pas à nous. Bref, aucun rapport ni avec le transhumanisme, ni avec quoique soit d'autre d'ailleurs. Bien que l'influence des nanotechnologies redoutées dans "la transformation, que dis-je, de la négation", de l'humanité soit source d'interrogation, pour le moins, l'informatique et la génétique elles, sont surement de la partie. Ce fut donc un phénomène fondamental de l'année. Le fondement, vous dis je.

Pardon de cette ironie mais voilà discrédité par un personnage de manga, l'ensemble de l'activité scientifique et technique de pointe qui normalement fait vibrer les personnes éduquées du monde, du moins celles qui ne se contentèrent pas de faire de la poésie après leur bac. Autrement dit les robots. L'aspect biologique du reproche n'en est que plus piquant, on se croirait dans un parc à huitres. 

4) L'affirmation d'un pole libéral comme évènement de l'année.

Commencée par l'affirmation d'un "pacte", elle se termine par une "loi", avec une absence totale et absolue de quoique ce soit de libéral dans aucune décision du gouvernement, à moins que l'on considère bien sur que la libéralisation des autocars, qui doit rapporter 10 Milliards d'euros, que sais je moi, ne soit un marqueur libéral.

Aucune réforme du marché du travail, aucune réduction de la dépense publique, aucun règlement de la question des retraites, aucune économie en matière sociale, sinon l'aggravation des situations dans chacun de ces domaines, pourtant chacun l'objet d'une recommandation particulière concernant l'amélioration (à rebours donc de leur aggravation) de leur situation respective par nos partenaire européens, à qui nous avons eu l'occasion plusieurs fois cette année d'annoncer notre déficit global, chaque fois aggravé, à rebours de nos engagement solennels. 

Que très lucidement la dame perchlorée y voie, je cite "la convergence idéologique de ceux qui défendent la normalisation libérale de la France et son adaptation aux règles du libre-échangisme mondialisé. Autrement dit, on a le choix entre Coca-Cola et Coca-Cola" reste surprenant et laisse penser que l'évidence ne se trouve plus partagée dans notre monde, voire que certains, dont elle, ne disposent pas des mêmes organes de perception que les autres, d'où le titre. 

5) Le reproche de la collusion paradoxale, voire contradictoire entre libéralisme économique et lutte pour les valeurs et le refus d'être associée injustement au Front National a un coté délicieusement naïf qui ravit. 

Le FN fut en effet muet sur la manif pour tous, et sa collusion avec le FN est ainsi surtout économique, voir le point précédent. Car on ne voit pas bien quelles valeurs le FN défend, étant maintenant un repère d'homosexuels géré par un concubinage notoire multi-divorcé.

Faut il aussi lui rappeler que les "morts aux juifs" entendus dans les rues de paris ne furent pas le fait de la manif pour tous, mais de militants pro palestiniens ? On a le droit d'être con-fuse, avant et après les bêtises que l'on peut proférer. 

6) Au sujet de Zemmour. On note le partage qu'elle fait de ses "idées" économiques, toutes issues des fronts de gauche dont la dame ne se départ pas, europe et capitalisme financier étant ainsi décrit et justement dénoncés selon ses convictions. 

Intéressant de voir qu'elle rejette le concept d'assimilation à la Zemmour, celui d'intégration étant selon elle bien suffisant. Cette nuance n'est pas idiote, au demeurant, pour une fois. A part que l'on parle beaucoup de l'échec de l'intégration, justement. Qu'en pense t-elle ? 

Par contre, elle applique magnifiquement son sens de l'auto contradiction en affirmant  son désir de débattre alors qu'elle trouve certaines opinions inacceptables. Une manière féminine de parler fermement et subtilement, sans doute. Le titre s'applique.

7) En conclusion, la France cherche sa souveraineté. Etrange idéologie, qui se décline même dans les manières de manger apparemment, son mari, critique gastronomique jouant sans doute un rôle important dans la formation de ses opinions. Délicate manière personnelle de se positionner en "souverainiste", la belle idéologie de son maitre à penser Chevènement dont elle semble s'être bien émancipée, ce qui la fait penser par elle même, d'où le titre. 

Quand on pense qu'elle considère désormais Canal+ comme "une terre de mission". Etrange allusion à l'opération chirurgicale dont le maître ressucitat. Quel martyre faut il infliger à cette sainte nitouche pour satisfaire sa passion ?   

Pour finir il faut donc bien admettre que sa conviction (le PS représente le libéralisme), exactement contraire à la réalité, et aussi toute pleine d'une position que ses talons doivent rendre bien difficile à maintenir, est particulièrement conne, d'où le titre.

 

26/12/2014

FNPS le parti à (a)battre

Il est d'évidence en cette sombre période, que la gauche, décrite mourante par son propre premier ministre, et qui bien que disposant encore d'une confortable majorité législative, régionale et départementale (à défaut de municipale, mais on ne peut pas retarder toutes les élections) a besoin d'alliés, pour le moins. 

On connait la fameuse classification en 4 des politiques suivant les axes des libéralisme culturels et politiques, le libéralisme culturel étant appelé "libertaire". On connait la haine de Zemmour envers le "libéral libertaire", titre revendiqué par Cohn Bendit, ce qui lui valut son exclusion de l'écologie malgré ses succès électoraux, ceci valant cela.

On réalise moins que le Front National, dont le chef, divorcée deux fois, vivant en concubinage, rejointe récemment par un militant actif de la cause homosexuelle, et dont le principal collaborateur, HEC Enarque, vient de se faire "outer", muette sur le mariage gay, a ainsi toutes les caractéristiques du coté libertaire du libéralisme. Nous avons en effet ici l'attitude typique post soixante huitarde, acceptant tous les comportements possibles, voire luttant pour de nouveaux, hostile à la famille, manifestant par exemple, par un baiser public adultérin, sa volonté de l'humilier.

Pour ce qui concerne le volet économique du programme, on a par contre un libéralisme qui manifestement, c'est le moins qu'on puisse dire, est teinté de social. Si on met de coté la sortie de l'Euro, on se trouve face à un contrôle strict de la finance dont on pourrait croire qu'elle se trouve désignée comme ennemie, un protectionnisme dont l'intelligence n'a d'égale que la volonté de surtout plus jamais exporter, etc etc. Bref, un communisme primitif, proscrivant le commerce et l'industrie capitaliste, acharné à ré instaurer le moyen âge pour ne pas dire l'âge de pierre. Nous avons donc là la partie "autoritariste" du volet économique de la classification. Les deux aspects considérés classent donc le FN dans la même case que le PS, d'où le titre: FNPS. 

La collusion n'est pas qu'idéologique. Elle est politique. Pratiquement fondé en fait par le vichyste  partisan de l'Algérie Française Mitterand qui lui donne accès à la télévision et au parlement avec la proportionelle de 1986, le FN fut fondé en droit et en partie par des collaborateurs pétainistes condamnés pour trahison et par des membres de l'OAS, comme on se retrouve. Pendant toute la période, toute la lutte électorale du FN eut pour objectif, via des triangulaires meurtrières, de faire élire contre l'avis exprimé des électeurs, des encartés socialistes. Cela réussit magnifiquement à bien des reprises.

Les Le Pen ont bien mérité de la gauche, et l'incompréhensible vote de 97, qui nous valut tout de même les trente cinq heures, fut bien récompensé : un Le Pen au second tour, juste ce qu'il voulait, faire brièvement le malin, apparait avec le recul comme un renvoi d'ascenseur. 

Sans accord officiel mais avec une efficacité d'autant plus redoutable, la collusion FN PS fit sans doute élire Hollande, au moins en partie, la détestation anti Sarkozy ayant mordu "à droite" à un point qu'on imagine pas, sans parler des discours du candidat, anti finance et anti européen (la fameuse re-négociation des traités avec l'Allemagne). 

Bref, le tableau paraitrait complet s'il ne fallait lui ajouter le fond, voire l'essentiel : l'attitude psychologique, le substrat cognitif, l'origine de tout. Je vous en parle en connaissance de cause, je suis psychologue expert.

Le chemin de la gauche est celui de la passion triste de la contemplation du malheur des hommes, celui de l'extrême droite la passion triste de la contemplation de leur bonheur passé. A la base des sentiments, d'abord la tristesse, c'est à dire l'impossibilité de la vraie joie, consumée pour toujours par l'horreur irréparable du monde, ensuite la haine, celle de ceux qui sont supposés avoir commis le crime qui ne peut être absous. 

Car le monde est mauvais, et les hommes qui en sont issus aussi. Rien ne peut l'améliorer, tout ce que l'on peut faire c'est le diriger de manière autoritaire, en fêtant rituellement, régulièrement, qui les fusillés de 17, qui l'Algérie perdue sans parler des multiples autres occasions de se mortifier et de bien faire comprendre l'impossibilité du bien, et l'absolue nécessité du mal éternel, seul moyen et occasion excitant d'accéder à la transcendance.

Ceci s'étend bien sur à tout, y compris bien sur à l'activité économique, l'argent, maudite fiente, ne pouvant être possédé que par le souverain, en charge de toutes les dépenses et de toutes les prévisions.  

Il y eut  bien dans le passé quelques projets pour un avenir possible. Il y eut la fusion de tout le social dans le communisme total qui allouerait scientifiquement à chacun suivant ses besoins, il y eut la pensée de la restauration de la royauté bienveillante et sacrée. Mais cela fut abandonné, non sans pleurs, non sans regrets et mains anathèmes dont d'ailleurs certains sont encore murmurés malgré la modernisation nécessaire. Il ne reste aujourd'hui que l'immense misère spirituelle, intellectuelle et morale d'une bande d'abrutis mondains dominés et pilotés par des arrivistes cyniques qui vivent de leur malheur et de leurs économies, puis, in fine, des impôts de tous. 

Qu'on me comprenne bien: il y a des gens estimables qui vivent cet enfer horrible et désespérant et je ne peux que les plaindre et les supplier de s'en sortir, mais cela ne tient qu'à eux, ils n'ont qu'à lire.

Pour le reste, les militants, les responsables, les propagandistes, les théoriciens je voudrais leur adresser mon total mépris et ma totale détestation horrifiée. Je les conchie absolument pour toujours et ne serais satisfait que de leur mort avec tout ce qu'ils représentent : le monde peut et doit se passer de tout ça. 

 

 

17/12/2014

Les 35 heures

Un récent rapport de l'Assemblée Nationale se félicite de la réforme, qualifiée de "moins coûteuse des politiques en faveur de l'emploi". Et on chiffre. 

Plutôt que de se livrer à une étude approfondie de la chose, je me permettrais de reprendre les conclusions et chiffres du rapport et d'exprimer tout ce qu'on peut trouver d'étrange à cette littérature, expression de la souveraineté nationale.

http://www.assemblee-nationale.fr/14/pdf/rap-enq/r2436.pdf

 

L'étrangeté est relevée plusieurs fois dans la presse au point de ne livrer les conclusions du rapport que de manière brute, sans plus de commentaires, comme si l'absurdité du jugement exprimé ne pouvait qu'émaner de sa lecture... Stupéfiée, la presse Française en est ainsi réduite à la sidération médusée (pléonasme).

Quelques éléments: 

1) le chômage a fortement baissé entre 97 et 2002 (avec une loi instaurée en 2000). Relevé dans les commentaires, l'affirmation, parfaitement absurde, évoque sans doute les pouvoirs magiques de Lionel Jospin, à l'exclusion bien sur de la méteo, de la croissance mondiale, et de la politique du gouvernement précédent. 

2) Comme l'a rappelé Jospin lui même, les 35 heures n'avaient pas pour objet, initialement, d'embaucher des fonctionnaires supplémentaires. C'est pourtant ce qui fut fait, le coût de la réforme chiffré par le rapport, concerne la fonction publique pour 12.5 GE et seulement 12GE pour le privé. 

L'absurdité de la vantardise sur les 350 000 emplois gagnées (en 2 ans, mazette, sur des bases exclusivement analytiques, les décideurs des embauches n'ayant pu hélas être interrogés) apparait donc patente.

Pour faire court: la démagogie socialiste dispendieuse considérant que le travail est un droit s'est donc livré à l'embauche de 180000 fonctionnaires supplémentaires inutiles pour le plaisir d'accroitre la dette du pays, le secteur privé n'ayant accru l'emploi, le seul qui compte, bien sur, que de 170 000 personnes, d'après le rapport.

3) Le rapport souligne que le coût de la réforme, considéré comme faible, est équivalent au coût du chômage correspondant. L'absurdité et la stupidité de l'argument, éclairant par ailleurs pour chiffrer la chose, me semble absolument éclatant. Ainsi donc la désorganisation des hôpitaux, et tous les inconvénients que la mise en oeuvre de la réforme, d'après ses plus fervents supporteurs, à entrainé,  se trouve avoir le même coût qu'une simple politique d'accompagnement du chômage comme le font tous les pays raisonnables ? 

L'éclat de rire qui accompagne une telle conclusion devrait faire trembler le palais Bourbon. Sonnez Vouvouzellas, résonnez tambours, sifflez sifflets, explosez feux d'artifices. 

Ah le beau spectacle que la tête de la princesse de Lamballe montrée au peuple déchainé !