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  • Les libertés

    Un échange particulièrement signifiant eut lieu lors du débat Macron Le Pen, qui opposa deux faces du même argument et de la même problématique éminemment actuelle: l'opposition entre l'interdiction du port du voile et l'obligation du port du masque, deux injonctions gouvernementales impossibles ou pas à faire accepter et qui toutes les deux ressortent du domaine des libertés individuelles et des obligations nécessaires et/ou autoritaires. Bref, un sujet pour moi. 

    De fait, ce qu'on appelle le "grand reset" est dont on accuse les organisateurs et contrôleurs de la gestion de la crise sanitaire est grosso modo une réflexion sur une nécessité conjointe. En gros, l'idée est de "profiter" de l'effort civique réussi lors de l'imposition universelle du confinement pour rendre à la fois possible et nécessaire, possible parce que nécessaire, un changement d'organisation des sociétés libérales qui accepteraient de voir réformer certains de ses principes de fonctionnement au nom de l'intérêt commun. 

    On passera sur l'inquiétude que cela suscite, l'exemple chinois particulièrement terrifiant étant là pour nous montrer ce à quoi on a échappé pour l'instant: des hurlements et des suicides, la nuit, de la part des gens enfermés dans leurs immeubles, et mal nourris par l'Etat qui leur distribue leur pitance dans la gigantesque prison qu'est devenu Shangaï. 

    Un complotisme déchaîné se manifeste à propos des innocentes rêveries progressistes de Karl Schwab: il n'est pourtant que le fils d'un Suisse qui travailla avec l'Allemagne nazie mais ses mystérieux sous-entendus réformateurs restent étranges. 

    On remarquera que cette ou ces réformes portent sur les libertés, jugées pesantes et excessivement défendues par les lois. On notera que trois domaines sont dores et déjà concernés: la santé, l'environnement, l'immigration. 

    Les 3 dangers qui guettent notre monde nécessitent des réformes évidentes que les lois sur les libertés, excessivement libérales, empêchent de se déployer. Il faut donc d'urgence les abolir afin que les bonnes mesures puissent être prises, et c'est là toute l'histoire. 

    On remarquera que l'immigration que vicieusement je met dans la barque est protégée par plus que des libertés: des règlements que le progressisme environnemental et sanitaire juge absolument nécessaires et impossibles à abolir. Voyages partout, assistances sociale et médicales pour tous, abolition des frontières et des nations, on va même jusqu'à considérer les obstacles à ces nécessités réformables et finalement rendre ce phénomène second de la mondialisation, finalement similaire aux deux autres (pandémies incontrôlables et extensions planétaires des économies étant en fait du même type) non pas pernicieux et à empêcher, mais au contraire à encourager. Bing ! Une couille dans le potage et une contradiction manifeste, qui devrait contrarier aussi bien les progressistes que les conservateurs. 

    Il y a dans la théorie exposé (le Grand Reset) de sincères émois, sur la possible révolte des injustement condamnés à la pauvreté. Le mouvement BLM aux USA, en plein covid, c'est à dire en plein dans le massacre épidémique des noirs obèses (deux fois plus de morts que les blancs), en est un exemple inquiétant. Il faut ajouter que la mortalité latinos ne la cède en rien à celle des noirs, et on peut le dire, on a tué nos migrants de toute nature, chez nous les blancs, les seuls concernés vraiment par cette épidémie... Car le massacre des noirs et arabes en île de France fut à la hauteur de la cruauté scientiste... On trouve donc à Davos, un plaidoyer en faveur des dépenses sociales. Amusant et plaisant pour un natif d'une pays ruiné par icelles et qui ne s'en trouve pas mieux: le monde occidental est divers, voire carrément schizophrène, avec les même tropismes cependant: que dire de ces deux mondes l'un avec, l'autre sans -protection sociale- (soit disant) et qui assassine et intube cruellement avec entrain les mêmes populations qu'ils détestent autant ? 

    On évoque alors la jeune génération, beaucoup plus "radicale". Elle sera en pointe dans la future réinitialisation... 

    Bon, cette réinitialisation, elle est économique, sociétale, géopolitique, environnementale et technologique. Totale, quoi.

    On parlera de la gouvernance mondiale, jugée nécessaire, mais en échec, et seuls les USA seraient capables de se coordonner collectivement, uniquement sur leur territoire (ce qui est une affirmation douteuse). Quand est-il de la Chine qui a fait au moins aussi bien (mal) ? On a donc un monde, G -2 (moins les USA et la Chine, rivaux et seuls). Quand est il donc des autres, nécessairement asservis ? 

    En tout cas, la perception nette d'un monde maintenant nettement divisé en deux, introduit à une perception d'icelui décrite comme "quantique", c'est-à-dire dépendant de l'observateur nécessairement double et le réel se trouve donc clivé, la vérité ayant disparu. 

    Une remarque désagréable, que nous avons traduit (dans notre partie du clivage) comme une conséquence de notre "désindustrialisation", sans doute attribuée à la Chine elle-même: la Chine nous a en fait "aidé" humanitairement en nous envoyant les masques que nous avons obligé nos enfants à porter. Une sorte de verroterie. 

    Au sujet du choc environnemental, la nécessité d'une élite éclairée se fait jour et nous y sommes bien sur, la chose étant évoquée régulièrement par nos écolâtres, dont l'autoritarisme éducatif commence à devenir vraiment énorme... 

    Le grand reset a pour cela l'idée qu'elle est bonne: les dirigeants éclairés devraient lier leurs subventions aux engagements écologistes. Pratique essentielle de la liaison entre lumières et tyrannie planificatrice. Une idée qu'elle est bonne aussi: le covid a augmenté l'activisme social, qu'il soit protestataire ou capitalistique: y aurait-il en fait convergence des luttes écologistes hippies dépenaillées et des décisions pour notre bien prises dans les conseils éclairés ploutocratiques ? 

    Quelques mots clés: "économie sans contact", "distanciation économique", tout ce qui technologiquement va réduire la dépendance au contact humain se trouve donc en  vogue. L'ère des robots, en fait de l'automatisation des processus et donc de la traçabilisation généralisée de toutes les activités, activités que l'on ne pourra plus qualifier d'humaines, car effectuées en fait par des processus automatisés, d'où le titre. 

    Traçabilité signifie en fait deux choses, d'abord le traçage, ensuite son suivi, car une trace non suivie n'a pas d'intérêt. Il y a donc monitoring permanent de l'activité traçée. On notera le double intérêt de la chose, au-delà de la simple boucle de rétroaction managériale travaillant pour des objectifs fixés à l'avance. Il s'agit là de détecter à l'avance (une autre forme de l'avance) toute anomalie pathologique, virale ou autre, de manière à contenir explicitement le mal, maintenant à éradiquer à la racine. On pense au tracking pandémique, permettant de faire respecter le confinement, les alarmes sonnant lors des localisations hors de zones autorisées, en plus bien sur de la simple localisation simultanée d'une proie et d'un prédateur viraux dans la même zone de contamination. La boucle de rétroaction est donc maintenant resserrée, et temps réel, l'attribution d'une contamination étant maintenant certaine, et l'attribution du mal maintenant micro-décidable, disons le clairement: individuellement. 

    On remarquera au sujet des applications de traçage épidémique, les différent points de vue allant de l'anonyme technologie bienveillante quasi libertarienne, à la nécessité d'une large adoption (un seul salopard négligent pouvant contaminer tout le monde s'il n'est pas adepte) et donc à son caractère obligatoire, l'identification des contrevenants annulant toute prétention à la liberté d'usage. Certaines bonnes idées sont donc intrinsèquement mauvaises, en fait et en voilà la preuve. Que de grands esprits énarques ou polytechniciens aient pu faire perdre du temps au monde avec de pareilles âneries est hallucinant, on en profitera donc ici de clamer la puissance du Dieu Connerie, le seul qui existe. 

    En tout cas, à Davos, en 2022, on a la totale avec en plus la toute récente guerre qui touche à l'alimentation en gaz, domaine intéressant à contrôle et bien sur à réguler, la nécessaire privation à venir nécessitant des arbitres (2). 

     

    (1) Klaus Schwab, Thierry Malleret: la Grande Réinitialisation

    (2) Le Davos 2022 https://www.anguillesousroche.com/videos/videos-les-elites-de-davos-previennent-que-les-etats-nations-ne-doivent-pas-sopposer-a-la-douloureuse-transition-mondiale/

     

  • Les nombres

    On se permettra de digresser sur les nombres, la question "qu'est ce qu'un nombre?" valant bien la question duale "qu'est ce qu'une femme?"... 

    Un nombre est une classe d'équivalence d'ensembles pour la relation de bijection. 

    La définition s'étend bien sûr aux ensembles infinis et le tour est joué. 

    On notera que la non injection en a et b signifie que le domaine a est "plus grand" que b et que la non surjection qu'il est "plus petit".

    Reprenons:

    L'injection suppose que deux sources distinctes ont forcément deux destinations distinctes. Cela est impossible si l'ensemble des sources est "trop grand". Une fois toutes les sources allouées, le résidu devra utiliser des destinations déjà atteintes. 

    La surjection suppose que toutes les destinations sont atteintes. Cela est impossible si l'ensemble des sources est "trop petit". Une fois toutes les sources allouées, il reste des destinations non atteintes.

    Cette définition permet de considérer l'infini comme  un nombre, mais dans un sens spécial. En effet, depuis Aristote l'infini a deux acceptions: l'une comme quantité, l'autre comme numéro d'ordre, l'impossibilité de la quantification empêchant toute identification d'un objet défini comme essentiellement privatif: l'infini est, négativement, le non fini. 

    On en vient alors à une définition de l'infini comme essentiellement "potentiel", l'infini en acte ne pouvant être matériel et donc réservé au divin, donc mystérieux. 

    Une manière de définir l'infini d'une manière inversée est celle de Dedekind: "est infini ce qui est semblable à l'une de ses partie propres". Le fini est alors défini négativement, ce qui est original et se trouve être la première définition positive d'un indubitable, qui plus est caractérisé. 

    Cantor invente alors les deux concepts fondamentaux de l'infini moderne, le "cardinal" et l'"ordinal". Il qualifie lui-même les deux concepts comme de "nouvelles irrationalités".

    - Le cardinal (d'un ensemble) est le "nombre", la "puissance" d'un ensemble, en gros sa grosseur infinie ou non. Le cardinal du plus petit ensemble infini est ainsi Aleph 0. N0. 

    - L'ordinal est un nombre spécial, égal à la suite des ordinaux qui le précède. Le premier ordinal non fini est omega, "w".

    Les deux concepts sont distincts à l'infini est strictement similaires pour ce qui concerne le fini, le cardinal d'un ensemble fini étant donné par un ordinal fini qui est un nombre entier.

    Cantor, de manière surprenante, ne croyait pas aux infiniment petits (et les combattait !) et le fait que la description des infinitésimaux ne se fera au XIXème siècle qu'avec la notion de limite, qui réactualise la notion d'infini "potentiel". C'est l'analyse "non standard" (Robinson) qui traita la chose au XXème siècle. 

     

     

     

    (1) la lecture: https://www.academia.edu/372421/Georg_Cantor_et_la_d%C3%A9couverte_des_infinis?email_work_card=view-paper

  • Les monnaies

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    Charles Ponzi

    RIP

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