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Zemmour Weil

Triste soirée que ce débat Patrick Weil contre Eric Zemmour où pour malhonnêtement réduire la gravité d'un problème, on a choisi d'en traiter deux. 

D'abord Pétain De Gaulle, glaive et bouclier ou plutôt équilibre pétainiste entre le camp du yes et le camp du ja. (on se rappellera la chanson de Brassens, "les deux oncles, l'ami des tommies et l'ami des teutons"). Assumée par Zemmour pour nous emmener ailleurs cette monstrueuse contre vérité qui entérine la destruction de la France, fait contrepoint et complète celle en cours aujourd'hui.  Car on en vient alors à l'essentiel, avec le fameux "grand remplacement" qui se termine par la proposition du socialiste de libéraliser le cannabis...

Les larmes de l'histoire continuent de couler, et les miennes aussi.   

Car on a ainsi vu s'exposer en public deux demi heures, dont la deuxième, la nécessaire prise en compte de la nocivité des phénomènes d'immigration en France, fut masquée, cela fut fait exprès par une décrédibilisation habile via une thèse absurde mais assumée par notre essayiste. Pourquoi? Voilà la question. 

De la part de la production (BFMTV, officiellement macroniste), la motivation est claire, et cela fut un sine  qua non de sa part sans doute: en forçant un pétainiste à rendre publique sa passion, on détruit l'importance et la durée consacrée à ce qui maintenant est sur la table de l'opinion publique, à défaut d'être sur celle des dirigeants: la présence excessive d'une afrique islamisée en France et aussi en Europe. 

Car bien sur, on ne le dira jamais assez, le mal et son occultation par le politique officiel est européen. 15 à 25% des opinions publiques, partout en Europe, se sont séparées du consensus de la confiance globale envers les pouvoirs et sont persuadées  qu'on ne prend pas en compte le problème. Ils sont prêts pour cela à élire n'importe qui, à déstabiliser n'importe quel pouvoir et on va le voir bientôt. 

Les "zélites" pensent pouvoir gérer les choses en les combattant, tout comme furent combattus les populismes communistes à la grande  époque. Ignorant les luttes sociales qui motivaient à l'époque et qu'on arrosa à grand coups des milliards qu'on ne finit pas de refuser d'économiser aujourd'hui, ces pauvres zélites s'imaginent pouvoir gérer le monstre en continuant à payer d'une part (c'est la vraie raison de la paralysie totale du pouvoir français) et en arrosant les médias de moraline d'autre part. D'où la manip télévisuelle de hier soir.

On commencera par De Gaulle et Pétain, puis on regardera les raisons de la présence de la thèse dans le discours du "petit Zemmour". On l'avait souligné il y a longtemps (1), mais là les choses s'aggravent. 

Bien sur, l'alliance avec l'Angleterre que De Gaulle était chargé de porter à Londres, était la dernière occasion de forcer la main au maintien de la France dans la guerre et pas comme Zemmour l'évoque une soumission à l'anglo saxon, pendant de la soumission à Hitler, elle nécessaire car nous gardant de l'abject capitalisme sans doute? C'était le seul débat, et Zemmour, avec une mauvaise foi cynique ne l'évoque même pas: pour lui, comme pour Pétain et tous les autres, la défaite était achevée et la lutte impossible. De Gaulle voulait se battre, cela aurait tué beaucoup de monde et alors ? 

Et bien ce "débat" là (tu parles, une vieille certitude, oui) reste ancré dans la conscience française: Pétain nous a sauvé de bien des morts inutiles, et  les 75000 juifs assassinés valent bien les millions de soldats qu'il nous a épargné. Fermez le ban. De Gaulle ? Un glaive buveur de sang, qu'il faut à tout prix modérer par un bouclier qui sauva presque tous les juifs. 

Explicitement, Zemmour ne dit pas ça, il se contente d'identifier Pétain et De Gaulle, en allant jusqu'à dire qu'ils ont tous les deux perdu... L'un ne fut pas à Wansee, l'autre pas à Yalta. Sinon, la thèse que tout est de la faute de Laval, l'homme de gauche pacifiste, fils de Briand, et que Pétain ne fit qu'une seule erreur, ne pas aller à Alger en 1942, est vraiment plaisante: tout est peut être là, Pétain, lui aurait gardé l'Algérie française... 

La thèse est plaisante est justifiée par ce que rapporta le colonel de Rémy d'une confidence de De Gaulle: la France avait deux cordes à son arc. Ce que Zemmour identifie au glaive et au bouclier et qui n'a bien sur rien à voir. Tout est bon pour instiller l'horrible et atroce confusion. Comme si la France n'avait pas horriblement souffert de ne pas avoir fait tuer les parents des petits bourgeois merdeux de 68 et d'avoir laisser vivre tous les mythes possibles depuis le communisme jusqu'à "ça", qui va maintenant finir d'abaisser définitivement ce pays d'abandon. 

Zemmour nous dit ça sous la forme d'une dévalorisation ironique, très "extrême droite vicieuse", du général qui demande s'il est au gouvernement Pétain avant de décider de partir (c'est bien connu, sinon De Gaulle serait resté et aurait participé à la collaboration, à moins que thèse plus vicieuse encore, il ne soit qu'un arriviste, ce que l'avenir à démontré...). Bref Zemmour nous la fait Henriot et cela soulève le coeur. A la manoeuvre pour défendre De Gaulle, le socialiste pro immigration est évidemment pitoyable, mais défend au moins un "héros"... 

Mais il y a plus, l'insistance avec laquelle Zemmour parle de la défaite, la "pire de son histoire" (70 ne compte pour rien, sinon pour tenter de faire de Pétain pour Hitler le  Thiers de Bismark) traduit une arrière pensée qui explique (du moins c'est ce que je tente de démontrer) l'étrange association d'avec aujourd'hui.

D'abord il faut comprendre que l'extrême droite, comme tout extrême vit et prospère de l'ordure, par définition de l'extrême. Il lui faut absolument le pire présent et effectif pour  exister, pour respirer: c'est sa nourriture, son oxygène. La bactérie dans la source sulfureuse, l'odeur du pet comme hymne national. La catastrophe actuelle, dont la dénonciation fait salaire est donc une époque bénie. Ah les bordels de pendant l'occupation: toujours ça que les boches n'aa !  

Le culte de la nécessité de l'abject, de son coté positif fait donc partie de l'action, en est le pendant nécessaire. Dans le passé qu'on regrette, il y a donc aussi cela, et on en vient en dénonçant De  Gaulle et sa modernisation des années 60, à valoriser l'autre grande modernisation qu'on lui identifie (partiellement à raison d'ailleurs, c'est factuel) et qui est celle du projet de la révolution nationale... On replie donc le mouchoir: allemagne = afrique pour l'invasion, nécessité fait loi, il nous faut l'autorité pour maintenir l'ordre, la guerre civile à venir nous l'impose, ceux qui voudraient se libérer des envahisseurs sont dangereux. 

On en revient donc à l'Algérie française, et je crois qu'on peut trouver là une cohérence, la faille Pétain De Gaulle étant trop béante pour qu'il n'y ait pas une anguille dedans. Il nous faut dominer, c'est ce que le petit juif kabyle a retenu de l'histoire, de son histoire: il fallait le faire du temps de l'Algérie, il parle de l'ambition de la France à 100 millions d'habitants avec l'Afrique que l'on domine. Cette belle théorie, celle de la fusion de la France et de l'Afrique, il en est donc un peu porteur. Bien sur si c'est l'islam qui gagne "comme la dernière fois" (il parle bien sur du 9ème siècle quand ses ancêtres furent colonisés par les  arabes), cela sera dur, mais nous les  juifs on pourra s'y faire... Car il y a, mon allusion n'est pas assez précise, de l'indigène troublé dans le petit Zemmour: son amour de la France pourrait faiblir sous un autre régime encore plus dominateur. Est ce que je m'égare dans une haine du hors sol très autre siècle ? Il m'en donne l'envie... 

Autrement, et sans extermination (comme l'on fait les donneurs de leçon anglo saxons) on  ne pouvait pas s'en sortir... Il va donc jusqu'à être pessimiste pour l'Algérie de papa, et curieusement lucide, en fait. En plus à l'époque, lls n'étaient que deux millions. Etrangement sans mentionner l'impasse économique de la conduite des politiques sociales en Algérie, il ne parle que de démographie, ce qui est la raison d'Alfred Sauvy, et à raison, mais la vraie raison resta économique et d'ailleurs chiffre toute la période: la colonisation n'a rien rapporté du tout, voilà la vraie leçon que notre historien n'a pas prise. 

Zemmour  propose-t-il ? Non, il constate et déplore et affirme l'inéluctable et le "déjà là". Bien plus  agressif qu'il y a quelques années, il affirme (c'est l'objet de son récent livre) la présence effective du "grand remplacement" en décrivant les zones déjà cédées. Il y en a, et Patrick Weil, l'odieux naïf le reconnait d'ailleurs, gêné, mais inventif: le coup du cannabis dans le débat fit hurler de rire (en tout cas, moi).

Il y en a donc des zones cédées, mais depuis pas mal de temps: la zone de Nanterre en 69 était for étendue, et les cités 100% maghreb sont des zones dévolues et heureusement (il ne faudrait pas qu'on se mêle d'imposer la mixité sociale, quand cela viendra, et les 30% de femmes voilées que Hidalgo veut imposer à Paris le montreront, il y aura des problèmes). Le problème et Zemmour n'a pas tort est un islam conquérant et surtout, surtout un flux qui vient de l'étranger, et qui n'est pas du tout maitrisé: les étudiants diplômés et les demandeurs d'asile déboutés, tout comme les cousins touristes et les condamnés libérés, restent en France. 

En parlant de tourisme, Weil rappela l'importance du secteur du point de vue économique: arrêter l'invasion des petits neveux et des taties par alliance, (Giscard lui même dans un interview récent reconnait avoir sous estimé l'étendue des familles), arrêter le déferlement donc, ce serait pénaliser l'hôtel du nord... L'inconscience et la stupidité de ces cuistres n'a pas de limites on en pleure de ne pas pouvoir lui foutre son pied au cul. 

Contre le seul ennemi nécessaire, il faut  donc l'union sacrée et il n'y a pas de place pour deux réacs conspués bientôt canonisés défenseurs de la patrie: il faut se réconcilier. Cette volonté d'unifier les contraires est typique du fascisme et se fait toujours par un meurtre caché, c'est l'essence du paradoxal discours. Ici on tue la droite républicaine, le burberry sentencieux, l'héritier bourgeois libéral de l'ex grande prospérité française, celle qui a failli. Que la gauche républicaine, vendue à Pétain puis aux communistes, organisatrice du grand flux qu'elle n'avait pu inventer, mais qu'elle multiplia par cent ait failli aussi, cela est tellement d'évidence qu'on ne le mentionne pas, et puis elle NOUS  a aussi tellement rendu service ! La symbiose zemmour weil est là, palpable: une danse de mort, une danse macabre, affreuse à voir.

Bref, le grand retour de la droite, la vraie, avec  la mort cette fois définitive de tout ce qui pouvait rappeler les miraculeux sursauts de 40 et de 58 qu'on veut oublier, est organisé avec talent. D'où mes larmes, car l'abaissement sera bientôt complet, comme il se doit, l'optimisation hors de propos se traduisant toujours par le sub-optimal complet, et les réconciliations, Soral lui la veut contre les juifs, on a plein à faire, de toutes les sortes. Ne veut on pas s'excuser de colonisation, des meurtres des cathares, que dis je, de ceux des moutons dans les abattoirs ! Tout cela revient au même, il faut rétablir la vérité, et celle ci, donc, s'éloigne et va disparaitre.

Puisqu'on en est au grand  remplacement, il faut ainsi parler de la Seine Saint Denis, le département, dont un livre de Davet et Lhomme décrit la moitié musulmane de sa population en des termes suggérés par François Hollande, c'est lui-même qui avait craché le morceau: il y a un problème... Zemmour ravi proclame qu'on lui donne raison, et les deux duettistes, "attachés aux faits et pas à l'idéologie", crachent le morceau que toute la gauche en morceaux (même le secrétaire socialiste vient de l'admettre) expectore aussi. Il y a bien un problème. Pétain avait donc raison. La vérité que tout les fachos  hurlent à la mort depuis des années déjà, est bien sur cachée: nos ennemis sont là, chez eux, et on n'est plus chez nous. Un tapis roulant pour que l'abjection triomphe... 

Evidemment, il ne s'agit pas encore de l'immigration (le simple racisme reste tabou), mais de l'"islamisation", c'est le terme choisi par les deux salopards. Le déchainement des idées va se manifester: tremble cannabis tu vas te faire libéraliser, tremble taxe hallal, une hausse d'impôts ? miam miam. Bref, le pire et le problème empoigné par tous les populismes va donc nous conduire à l'abime, à moins que Macron ne nous sauve bien sur. Ce n'est pas sur au demeurant, son fidèle compagnon lyonnais l'ayant abandonné en parlant en partant de deux peuples "face à face". Au courant parait-il de bien plus de faits divers navrants que BFMTV n'en rapporte, l'exécutif  s'inquièterait in petto mais sans rien faire ni dire. 

L'oubli de soi, de la grandeur et de la logique est à l'ordre du jour, l'abaissement sur tous les sujets, plans, domaines et espaces en cours, inexorablement et sans relâche, sans humour et sans trêve. Comment souhaiter cela ? D'une quelconque manière ? Il nous faut donc provoquer le sursaut. 

D'abord il faut savoir qu'il y eut un plan, présenté à la présidentielle, et qu'il concernait tous les aspects, y compris la nécessaire lutte explicite contre ce qui commence à apparaitre: la velléité de la moitié de l'islam français d'installer plus qu'une religion du tiers monde, des coutumes du tiers monde, et cela sous son autorité.

Cela doit être brisé par la force: les prêches antisémites déclarés en français en préfecture, les imams étrangers connus pour leur égarements théologiques inspirés par  les "terroristes" (ce sont les wahhabites qui le disent) ou par les "takfiristes" (ce sont leurs frères musulmans qui les dénoncent) impitoyablement expulsés et leurs convertis et soutiens locaux privés d'expressions publiques. Voile interdit dans les locaux universitaires, cela trouble les professeurs, constructions des mosquées retirées aux municipalités en mal d'électeurs. 

Il y a bien sur l'affaire des migrations, celles ci devant être closes pour manque de ressources, celles ci (les ressources) devant être consacrées à l'intégration de ce qu'on se refuse pour l'instant à déchoir de sa nationalité et à renvoyer en Afrique, intégration d'abord matérialisée par son premier cout: la construction de prisons. Il faut les doubler et vite, la guerre civile, si elle n'a pas lieu, devrait les remplir, c'est mieux que les cimetières.  

Il faut aussi réaffirmer au niveau européen la fin de la charité, du droit des peuples à la (la charité) solliciter sans limites et la fermeture des frontières. Le renvoi de force vers les terres de départ (Turquie et Libye) est à considérer, bien sur après l'arrêt complet de toute espèce de sauvetage de ceux qui s'enfuirait dans notre direction. Ah oui, la punition pour complicité avec les esclavagistes des ignobles pourritures sous humaines dégénérées qui se nomment humanitaires est indispensable. 

Aucune de ces politiques n'est ni pratiquée, bien sur, ni même envisagée encore. Elles sont aujourd'hui déjà nécessaires, et leurs effets, tous comme les réformes de Macron, ne se manifesteront que bien plus tard, c'est dire. Autant dire donc que le sursaut, lorsqu'il se produira, ne pourra avoir aucun des aspects raisonnables, mesurés et semi pacifiques que le bon sens aurait souhaité: il sera violent, impitoyable, injuste et meurtrier, et cela aura été annoncé. Qu'est ce qui peut le provoquer ? Je pense aujourd'hui que c'est la peur de la montée des populismes, et cela pourrait fonctionner: même la vieille gauche ouvre un oeil (Oliver Faure parle de "colonisation à l'envers)"... Tout comme nous, elle réalise qu'il n'y a plus d'alternative au pire, et que Macron, loin d'être un pis aller sera en fait un bouc émissaire ! Reste à proposer quelque chose et cela n'a pas d'existence aujourd'hui. Seule stratégie donc: la médiocrité affichée au pire de sa hideur, pour stimuler une alternative (beau programme, mes larmes redoublent).

Pris en étau dans mes atermoiement moraux je me vois donc contraint de réaffirmer mon soutien à la courageuse grosse blonde injustement trainée en psychiatrie: seule capable de faire mieux, j'en suis sur, elle ne mérite que le soutien des vrai gaullistes maintenant que Philippot l'a lâchée (à quel beau ver, je me damnerais pour lui, hop c'est fait). 

Pour continuer de traiter le sujet, élections au Brésil ce week end: un "ignoble fasciste" va prendre le pouvoir et on voit bien le balancier sinistre qui règle la vie des sociétés: dénonciation de la pauvreté et idolâtrie des faibles mène à la grande corruption, à la grande criminalité et à la forfanterie du pire: on dresse devant soi un repoussoir, et celui ci plein de la haine qu'on lui a suscité, emporte tout. Les scénarios équivalents français et européens sont maintenant inéluctables.  

Et pour en rajouter une couche, le pessimiste du jérémie français est total: "j'envie ceux qui espèrent ! ". 

 

(1)  http://francoiscarmignola.hautetfort.com/archive/2014/10/23/le-petit-zemmour-5474317.html

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