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  • L'europe, l'europe

    Le vote anti Européen (au sens strict, portant sur la conception que l'on a de l'Europe) caractérise le refus exprimé et hystérique d'une crainte diffuse partout en Europe: celle du fédéralisme.

    Naturellement conçu comme évident,  il est l'horizon plus ou moins lointain de beaucoup. 

    Pire, il est présenté comme le socle du consensus démocratique européen, principe par exemple de la propagande infondée qui présenta le parlement comme pouvant décider de la nomination de l'exécutif ! 

    Or l'exécutif Européen, PARCEQUE ce sont les parlements nationaux qui sont souverains, est nommé par les gouvernements et NON par le parlement européen. Croire, faire semblant de croire ou de faire croire le contraire est une erreur profonde, et la qualification de "démocratique" de cette conception est au contraire un déni absolu de la véritable démocratie, exclusivement fondée sur la souveraineté des parlements des différentes nations. 

    Ce discours n'est pas souverainiste il est la réalité actuelle des institutions européennes dont la constitution présente, validée par les parlements d'Europe et donc contre  les plaintes souverainistes, précise clairement que le fédéralisme n'est PAS en vigueur. Mieux, vu que très certainement la constitution européenne ne sera pas changée avant longtemps (vu les difficultés que pourrait soulever), nous sommes fixés. Pas de fédération, souveraineté des états, liberté des gouvernements de discuter et amender au nom des ses intérêts les politiques etc etc. 

    Bref est en place une conception raisonnable et bornée de l'Europe. 

    Ainsi donc, et c'est mon propos,  la délégitimation en cours est double et se fait à tort: 

    - critique des états trop faibles, soupçonnés à tort de se rendre esclave d'une europe empire fantasmée

    - critique de pro européens, soupçonnés à tort de vouloir un fédéralisme fantasmé. 

    Ainsi on a une critique de l'Europe à la fois trop forte (l'empire sioniste) et trop faible (la dissolution sioniste des nations). Tout cela fait l'énergie de cette critique, parfaitement pathologique. 

  • 15 jours

    C'est le temps nécessaire accordé à une démission nécessaire. 

    On a ainsi  considéré nécessaire cette durée. Il le fallait. C'était inéluctable, incontournable, indispensable, inévitable, obligatoire, consubstantiel, d'actualité, médiatique, convenable, poli.

    Bon. 

    Ciao.

  • Les courberies de Sapin

    Elles sont faites pour s'abaisser, voilà la conclusion d'un passage de Michel Sapin à France Culture. 

    Ministre de l'Emploi sous Ayrault, des Comptes sous Valls, il sert un dans les médias un message étrange, dont le caractère mensonger a un caractère particulier. 

    Introduit auprès du public par les six mois qu'il passa à annoncer comme imminente une inversion de la courbe du chômage,qui se produisit contrairement à une annonce assurée, dans l'autre sens, il manifesta pour l'occasion sa capacité pour un type de communication particulièrement séduisant et populaire. 

    Il s'agit donc de dire le contraire de la vérité quand à l'évidence en affirmant comme nécessaire de le faire, car alors que son action politique, par ailleurs, a pour effet de provoquer ce qu'il dénonce, la proclamation de l'arrêt immédiat de cet effet permet de générer l'énergie qui se dégage toujours de la violation du principe de contradiction. C'est la marque du discours autoritaire totalitaire décrit par la littérature et connu sous les noms de novlangue, langue de bois,  "Lingua Tertii Impirii" sans parler de la langue de la propagande soviétique, (Sovetskij političeskij jazyk)  qui a conduit cet art à son sommet. 

    Assumant son rôle dans le précédent ministère, il décrit l'angoisse Française envers le chômage, comme si celle ci avait un rôle dans des réglementations  excessives, cause du chômage qui ne serait pas, d'ailleurs, aussi important qu'on le dit... On a ici un double mensonge enchevêtré : tout d'abord, un ministre en charge qui plaint l'angoisse des administrés soumis à sa compétence, ce qui permet de transférer son inaction vers une émotion, tout en tentant à nouveau de faire passer l'idée d'une situation améliorée. Double mensonge donc: je fais quelque chose, j'ai du succès. 

    Sapin se lance ensuite dans un discours enflammé contre le montant trop élevé des impôts: même figure, ici avec un double mensonge mélé de cynisme: c'est bien le gouvernement précédent qui décidé de cette hausse d'impôts qui frappe les plus pauvres. 

    Gouvernement précédent? En faisais je partie ? On ne sait plus... On commence à s'en foutre.