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29/08/2014

Les socialistes et les médias

3 interventions récentes de responsables de la majorité actuelle me paraissent étonnantes. 

Tout d'abord le ministre de l'Economie, qui juste avant sa nomination décidée brutalement, alors qu'il est encore en poste à l'Elysée, au contact direct du Président, parle d'une adaptation de la loi des 35 heures. Il est immédiatement "recadré" par (excusez du peu), Harlem Désir (Secrétaire d'Etat, chargé des affaires Européennes), puis par l'"entourage" à Matignon de Manuel Valls, (mais pas par Valls en personne). Plusieurs articles parlent de la chose, avec des réaction positives de la part du patronat et de certains journalistes et des réactions négatives, voire agressives, de plusieurs socialistes.  

Puis le ministre du Travail qui vante la protection de l'emploi des fonctionnaires, en faisant passer le message qu'en France c'est moins pire qu'ailleurs. Il vante aussi le système d'assurance chômage Français, bien supérieur selon lui aux petits boulots mal payés en Allemagne. Il termine par une vision optimiste du rôles des socialistes dans la gestion de la France, qu'ils ont toujours redressé, selon lui avec une évocation, selon lui hélas peu rappelée, du terrible état de la France lors de leur arrivée en 2012. 

Il affirme également que le rôle des socialistes est de redresser l'économie (ils l'aurait toujours fait) et s'affirme l'ami des entreprises. Il semble accepter de la part des journalistes l'expression de "virage social-libéral" (expression clairement rejetée par ailleurs par le premier secrétaire du PS). 

Enfin un membre éminent du PS (Gérard Filoche) confronté à un ex candidat à la présidence du Medef, Thibaud Lanxade, par ailleurs fils d'un Amiral connu. Là les choses sont très différentes: les entreprises en charge de 50% du PIB, les 1000 grandes entreprises, spéculent avec l'argent que l'état leur donne (une réduction d'impôts étant un don) et licencient volontairement, car c'est pour elles une source de profit. Si cela ne tenait qu'à lui, le plan de 50 milliards serait réduit à zéro. Bref, de quoi, effectivement, reléguer le premier ministre actuel à la droite du parti Socialiste... Désarçonné, Lanxade ne put résister à la faconde du vieux syndicaliste. 

On a donc une synthèse à faire entre ces points de vues. Un spécialiste de la chose, en tout cas au parti Socialiste est précisément le président de la République actuel. Le résultat semble être le suivant: aucun changement de la structure de la dépense publique ne sera réalisé conformément à ce que demandent allusivement la commission Européenne et le gouvernement Allemand. Cette position est conforme à ce qu'on pouvait comprendre de la proposition socialiste globale lors de l'élection de 2012. Malheur à ceux qui l'ont soutenue ! 

 

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