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05/09/2014

De la gauche

Le rattachement sentimental, puis politique  à "la Gauche" est le fait de plusieurs types de personnalités. Comme pour toute revendication d'être qui a une connotation morale, voire spirituelle, des phénomènes de "tartufferie" peuvent s'y associer, dans certains cas. 

Prenons par exemple les motivations profondes du président de la République, telles qu'elles s'expriment dans l'intimité de son couple décrit en détail récemment (dans un livre d'une de ses épouses publié hier): il serait un menteur pathologique, cynique et méprisant les pauvres gens.

Appelé au pouvoir pour résoudre les graves problèmes de représentation du pays posés par le président précédent, personnage trouble dont la personnalité fut contestée directement, y compris pendant le dernier débat; on peut dire qu'il échoua à fournir une alternative.  

Considérons le récent rémaniement. Celui d'hier. La démission immédiate d'un contempteur de la finance, membre, ne riez pas de la commission Cahuzac, qui démissionne pour "raisons personnelles", tu parles, il  n'a pas déclaré ses impôts pendant des années... C'est celle de Thomas Thévenoud, un ministre récemment nommé, contraint avant tout scandale de quitter un gouvernement auquel il ne participa que 9 jours, l'avant-dernier gouvernement n'ayant lui vécu que 100+47 jours...

Triple tromperie: que le choix fut d'un ministre raisonnable, lié à la connaissance profonde de gens dont on a besoin, que la fraude fut caractérisée, poursuivie pendant des activités officielles de nombreuses années, plus un communiqué à la presse niant qu'il y ait un problème quelconque. 

Le mensonge est ainsi intrinsèque à une manière de voir, à une manière de penser qui s'appelle "la gauche". Le gauchissement des sentiments, du sens commun, du raisonnement moral, politique, et bien sûr économique est l'expression de ce sentiment. Conçu par les grands ancêtres pour émouvoir en faveur des pauvres, il se transforma (par la force de l'hypocrisie) en une vision globale du monde caractérisée par le déni de la réalité. La réalité extérieure (l'existence d'une économie, d'une différence entre les gens, de l'existence de lois économiques) mais aussi la réalité intérieure (le savoir de ces choses, que l'on nie à soi-même).

Certains (dont moi) considèrent comme infamant et absurde de se référer à cette direction.

Naturellement, on se met immédiatement à gloser sur les institutions de la Vème république: serait-ce un problème institutionnel ? Nous sommes là dans des spéculations journalistiques, les opinions profondes des membres de la corporation étant ce qu'elles sont.

Dans ce cas la généralisation au-delà de la gauche, s'impose je dirais "naturellement": que la faille s'applique à soi même ne pouvant être conçu.

L'impossibilité morale de conduire normalement un pays démocratique s'imposant désormais, le désastre actuel étant lui normal car il caractérise le capitalisme, la chose que l'on dénonce, forcément avec raison.

Pour ce qui concerne l'intéressé, 

"Être au service des pauvres est ma raison d'être"

imparable.

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