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  • Les christianismes devenus fous

     

     

     

     

    On connait la fameuse expression des "idées chrétiennes devenues folles" pour qualifier les débiles et mortifères interprétations modernistes dénoncées par Chesterton et qui forment la base de toute position de droite bien sentie. 

    Pourtant, en a-t-on mesuré la vraie portée ? 

    Et qu'est-ce que ces idées chrétiennes et dans quel monde s'appliquent-t-elles ? Confrontées à d'autres civilisations, à d'autres anthropologies, sont-elles encore valables, voire dotées de signification ? 

    C'est toute la question et il me semble qu'elle est posée en (1) pour parler de nos sauvageons, les résidus (pardon de parler comme ça) de la monstrueuse erreur géopolitique qui a conduit à l'installation en France et en Europe de populations déracinées du tiers  monde qui nous posent des problèmes immenses, allant jusqu'à mettre en cause notre existence même à terme, voire à moyen terme...

    Comme exposé par Rabinovitch, mais aussi par Berger, on trouve des personnalités dénuées de culpabilité ou plus exactement dont un certain contexte a permis de lever tout équivalent. L'anthropologie clanique ou tribale limite en effet la morale à un groupe autour de l'individu, familial étendu, et innocente l'extérieur de ce groupe de toute traitrise ou violence, pouvant aller jusqu'à la violence arbitraire chevillée au coeur de tout humain. Disons que ce type anthropologique est fragile en ce qu'il ne réglemente pas suffisamment en général la violence ou le mal qu'un humain peut infliger. Contraint ou traumatisé, il fait que la surreprésentation criminelle de ses originaires, par ailleurs manifeste et mesurée s'explique assez bien, c'est ce qu'en disent les psychologues au contact de ces gens. 

    Le christianisme fut fondé comme universaliste en ce qu'il fut construit précisément autour de la subversion de ce sentiment d'appartenance, élargissant à toute l'humanité la notion de fraternité vitale et spirituelle, ou plutôt voulant faire cela dans le contexte religieux, c'est-à-dire du rapport fondamental au divin. 

    Il fut ensuite "habillé" par l'empire romain et finalement doté au Moyen-Âge d'un régime canonique inspiré du droit romain qui en fit le modèle des systèmes législatifs des états-nations européens en formation. Ce n'est qu'avec l'évolution civilisationnelle, mue d'ailleurs par la volonté de s'émanciper du religieux, qu'apparurent des systèmes de droits évidemment inspirés par l'existant chrétien mais voulant s'en autonomiser sans y réfléchir vraiment. 

    On en vient à la mort de Dieu, crime de la modernité que certaines mauvaises langues décrivent plutôt comme l'assassinat du Diable, permettant ainsi de le remplacer par n'importe qui, généralisant ainsi le mal... 

    De l'inconséquence moderne au sujet des lois et des principes qui les dirigent, on retiendra donc deux effets pervers caractérisés, qui pourraient bien, si on n'y prend garde, ruiner complètement notre belle civilisation. A la racine de tout l'attribution de "droits" à toute l'humanité qu'elle souhaite innocemment nous envahir sans y toucher ou qu'elle veuille méchamment nous dominer. Dans les deux cas, l'attribution de fraternité à ce qui n'est que bestiale dévoration revient à ce qui ressemble furieusement à un suicide, ou à une stratégie "non violente" radicale dont les effets en forme de pari aventureux pourraient n'être effectifs qu'à long terme, ceux qui le tiennent semblant plutôt ainsi tenir de la première attitude (le suicide organisé pour un bon motif illusoire). 

    On a le droit de refuser cette attitude, quitte à violenter philosophiquement et éthiquement ce qui semblait jusqu'à présent indéboulonnable : l'idéal chrétien et son absolutisme si séduisant. Et bien on va le faire. 

    Le christianisme rêvé des modernes est une folie débile qui n'a strictement rien de chrétien et qui n'est qu'une tradition inventée par des irréligieux débiles, à qui il faut adjoindre ce qu'il reste d'une religion qui a dans les esprits et les faits complètement cessé d'être pratiquée, à défaut d'être comprise. L'argument "mais c'est chrétien" est aussi faux que l'argument "mais ce sont des hommes" appliqué à ce qui ne peut être jugé que dans un cadre historique et réfléchi. 

    Le christianisme ne fut pas dans les lois à l'origine et son fanatisme universaliste n'était pas dans la loi ni dans aucune espèce de réalité étatique responsable. Il était religieux ! Il s'agissait de partager le salut et non pas les entrées gratuites au jeu du cirque... Ignorer cela et faire du christianisme un socialisme est un contre sens total, une absurdité en rupture complète, non seulement avec les traditions catholiques, mais avec ce qui fut son noyau initial même. 

    Ainsi, exiger "au nom du christ" de ne mettre aucun frein aux migrations et aussi de considérer de dangereux guerriers ennemis comme réinsérables dans une société à laquelle ils n'appartiendront absolument jamais est une erreur. Il faut cesser de la commettre. 

    Une déconstruction complète de l'humanitarisme moderne doit être menée. Derrida et ses délires fanatiques doit être abattu. Au boulot ! 

     

     

     

     

    (1) Transmission avec Rabinovitch https://www.youtube.com/watch?v=ezVX5ek6qMo

  • Les migrants et Derrida

     

    À l'occasion d'une profession de foi chrétienne sans Dieu (1), on se doit de reprendre les positions de Jacques Derrida sur les migrants et la déconstruction. 

    Tout d'abord les deux justices conditionnelles et inconditionnelle, seule l'inconditionnalité étant juste, bien évidemment. 

    C'est alors qu'une apparente violation du principe de contradiction se produit: l'inconditionnalité de l'accueil détruisant en principe l'ordre social, mais comme celui-ci est déjà injuste, cela ne fait qu'avancer les choses... 

    Apparait alors la position qui est d'assumer la conditionnalité, mais en la proclamant injuste. Toute l'astuce serait là: de faire du mal au migrant en assumant l'injustice associée comme violation du seul acceptable,l'inconditionnel. 

    La déconstruction pense ainsi le possible et l'impossible de la loi simultanément, ce qui revient à ne pas la penser, ou du moins d'une manière particulière. 

    On notera l'élaboration du concept de responsabilité, envers le migrant dans la charge inconditionnelle, envers le social c'est-à-dire sa propre famille, dans la charge du conditionnel: elle pousse en fait à assumer la cruauté de nos actes et donc de l'impossible réduction de ceux-ci à la justice. 

    On notera les accessoires de la conditionnalité: la souveraineté, la Nation, bref tout ce qui établit des frontières, des clôtures et des limites au partage total: tout cela est par définition, non éthique et injuste et n'est que manifestation de la violence du monde. 

    La seule injonction est de travailler à une justice "à venir", en assumant le fait que nous n'y arriverons jamais. 

    Ainsi sous la forme de "ce n'est pas":

    - non pas accepter la cruauté, mais la reconnaitre dans nos actes

    - non pas que tout se vaut, mais que tout est violence et que nous devons agir contre

    - non pas exclure mais assumer l'injustice de l'exclusion

     

    On pourrait ainsi y voir une théorie de Tartuffe, et s'en emparer, quoique: ne serait pas ce qu'il faut tout simplement ? 

    Viva Derrida ! 

    Les citations 

    "Nous devons agir dans l’injustice, mais en sachant que cette injustice est une trahison de ce que nous devrions faire. C’est cette trahison même qui nous oblige à agir." 

    "La justice est à venir, toujours à venir. Elle est ce qui nous oblige à agir, même si nous savons que nous n’y parviendrons jamais." (Force de loi, p. 27)

     

     

    (1) https://www.dieumaintenant.com/verbatim.html