Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

07/01/2014

Dieudonné comme statue de la Liberté

Adressé à Brice Couturier. 

Le caractère subjectif manifeste de ce que beaucoup d'entre vous appelez l'antisémitisme est patent ! 

Avez vous lu Mein Kampf (au moins les extraits disponibles ça et là ?) Avez vous lu et compris les appels au meurtre caractérisés dont sont rempli les oeuvres d'un Céline, ou d'un Brasillach par ailleurs célébrés partout sans vergogne ? 

Avez vous pu comparer avec les discours de Dieudonné ? 

Et bien à moins d'être aveuglé par des préjugés ou des sentiments moralistes naïfs, la comparaison ne tient pas. Il y a dans les hurlement antisémites des années 30 et 40 une volonté de meurtre considérée comme possible symboliquement et réellement. Elle fut assumée ! Voilà ce qu'on appelle l'antisémitisme condamnable au sens strict. 

Et bien il se trouve figurez vous que Dieudonné n'est clairement pas dans ce registre. Il est ainsi arbitraire et subjectif de rapprocher les deux attitudes. 

Qui gère ce subjectif ? Nous sommes là dans des désaccords qui vont mener loin. Cette société se déchire progressivement,  rongée par les communautarismes variés. 

Que l'on puisse instaurer une censure au nom du "respect du aux victimes de la Shoa" , respect décidé par un journaliste de France Inter qui décide d'une liste, selon lui à généraliser, de personnes à ostraciser. Que décider donc pour Dominique Taddéi ? Quel reproche faut il donc lui faire, lui qui "indirectement" (tout comme Dieudonné finalement) supporterait le manque de respect dont on parle ? 

Le manque de respect se généralise:  aux femmes noires traitées de guenons, aux femmes voilées, aux enfants handicapés, etc etc. Le bon sens arbitre, suivant les gouts , les indulgences, et les besoins des dirigeants de faire diversion. La compétition pour accéder au "respect" fait ainsi rage.

Mon point de vue, partagé par exemple par les constitutionnalistes américains, est que la liberté d'expression n'a pas de limites hors l'appel au meurtre et que c'est l'honneur des peuples libres et civilisés que de supporter les expressions obscènes. DOT BARRE ! 

Que ce principe là, simple, généreux, évident, général, universel ne puisse être conçu par un Brice Couturier me parait sidérant et illustre la profonde arriération morale et intellectuelle de ce pays, autrefois moderne. 

Et bien le Dieudonné que vous détestez tant vous aura appris cela, qu'il en soit remercié !  

Et la quenelle, malheureusement, loin d'être un "signe nazi à l'envers" ( quelle absurde interprétation !) deviendra l'emblème de la protestation suprême: aux ennemis de la liberté on ne peut que jeter que l'obscène: allez vous faire foutre! 

Les commentaires sont fermés.