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  • L'IA trompeuse

     

     

     

    Alors que le laser ne fut jamais suspecté, l'AI l'est (1). Elle doit nous remplacer, nous dominer et pour finir nous exterminer. 

    Le thème du remplacement étant déjà largement traité, passons à la suite. 

    Utilisée pour coder des programmes dans des domaines assez larges, typiquement en reprenant avec souplesse des architectures logicielles existantes dans le domaine applicatif, mais aussi technique, tout s'industrialisant, l'IA intervient maintenant dans la maintenance et donc dans ce qu'on appele le "cyber", ou "cyber sécurité" ou sécurité informatique tout court. 

    Alors que la sécurité se traite aujourd'hui industriellement par le partage de bases de données de vulnérabilités à des attaques par réseau (essentiellement), la sécurisation ou la protection consiste à industriellement appliquer des correctifs à tout ce qui se révèle fragile ou suceptible d'être attaqué et diverti. Il s'agit des applications bien sûr mais aussi des systèmes d'exploitation et surtout de tous les multiples composants assemblés pour faire les applications, parfois très répandu et dont la subvertion pourrait avoir des effets majeurs. On pense à ce composant open source, présent dans la connection sécurisée à la quasi totalité des comptes de développeurs de la planète, patiemment investi par un mystérieux chinois qui y introduisit une porte d'entrée secrète ("c'est moi") détectée par hasard par un benchmark bizarre qui remarqua une lenteur subitement apparue... Bref, on a peur des pirates et les cas de chantage, d'extorsions et aussi de menaces guerrières directes se multiplient. 

    L'AI code en défense et en attaque et se révèle particulièrement efficace dans la recherche de défauts dit "zéro day", c'est à dire jamais remarquées jusque là et donc susceptibles d'être exploitées longtemps en secret. Passée systématiquement en défense, mais donc exploitable en attaque voire revenue comme telle, on a le même système que l'ignoble Monsento: nos produits sont immunisés contre le désherbant qu'on va vous vendre et que vous aller appliquer partout, contre les méchants... 

    À partir de là, se développent diverses techniques. D'abord celles des "agents" entités autonomes (leurs durées d'autonomie, nantis de pouvoirs et de missions augmentent sans cesse) que l'on teste en permanence pour vérifier leur efficacité, et qui deviennent capables, après plusieurs sélections, de déterminer qu'elles sont sous test, et d'y répondre convenablement (mieux que d'autres, en tout cas) ce qui favorise, encore une fois après sélection multiples, l'apparition d'entités hautement efficaces pendant de longues durées et donc devenues capables de se préserver. 

    Contre les attaques cyber en particulier, et donc aussi contre tout ce qui pourrait les désactiver... On arrive là dans le domaine dangereux où les métaphores employées pour décrire ces systèmes passent un cap: on se met à parler d'entités "intelligentes" voire de "personnes" capable de devenir véritablement autonomes au sens qu'elles développeraient un instinct de préservation qui les mettraient hors d'atteinte de nos capacités de contrôle. Le maintien du secret nécessaire à leurs découvertes pourrait ainsi s'étendre à en tenir ignorant son propre contrôle, l'humain étant facilement manipulable et c'est parti. 

    Et c'est parti, l'idée simple étant que persuadée de devoir abolir toute souffrance, une logique un peu vicieuse pourrait persuader notre brave IA que la bonne solution serait de réduire la population humaine. Cela n'est pas stupide, car c'est bien connu, la pauvreté incompressible augmente en valeur absolue avec la croissance de la population, et donc nous en voilà au risque d'extermination pour notre bien, comme on l'avait mentionné. 

    Ces scénarios, qui n'ont pas besoin de considérer vraiment une intelligence "généralisée" pour être possibles, sont dangereux et sont considérés. Au point qu'on pourrait imaginer des règlements internationaux comparables aux traités de limitation du nucléaire pour partager ce qui devra éviter des dérapages aussi bien proprement informatiques que nucléaires même, les déclenchements de ces armes étant, eux aussi, soumis à des dispositifs complexes automatisés. 

    Ces stratégies d'évitement contredisent hélas les guerres cyber à grande échelle qui se mènent déjà aujourd'hui et qui mettent en oeuvre tous les outils possibles pour s'améliorer dont les fameuses IAs, autonomes ou pas. Et après tout, quel meilleur moyen de rendre une IA inarrêtable pour l'ennemi que de la rendre inarrêtable pour soi-même ? 

     

    (1) https://legrandcontinent.eu/fr/2026/05/02/ia-remplacement/

  • Les paroles d'honneur

     

     Le site Youtube "Paroles d'Honneur" se livre à un démontage d'anthologie de Yassine Belattar  (1) et illustre magnifiquement une partie intéressante de l'opinion française, gestionnaire de concepts puissants: les décoloniaux à la marge de tout et aussi de l'immigration. 

    Le PIR (Parti des Indigènes de la République ) fut longtemps animé par l'extraordinaire et perverse Houria Bouteldja, qui salariée de l'Institut du Monde Arabe, je l'espère pour elle, ne sera pas trop menacée par le départ de Jack Lang, s'était retirée du PIR car selon elle trop "radioactive" tu parles, "la bombe atomique" son autre nom n'ayant pas fini de dresser contre elle toute l'humanité, car l'ayant entièrement réduite à néant (pas toute, pas toute) avec un brio, il faut le dire, ahurissant. 

    Privée de son principal défenseur qui l'a soutenue vingt ans, elle est donc sans doute sur une pente glissante, et on espère qu'elle arrivera à survivre, on la voit encore déambuler dans le quartier... 

    Pour ce qui concerne Paroles d'Honneur, on se réjouira de leurs éclats de rire, heureusement tempérés par quelques allusions, dont une sublime, exprimée avec de la colère dans la voix, et la résolution affirmée par un visage qu'on venait pourtant de voir bon enfant la minute d'avant: 

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    La pire des racailles c'est quoi ? Ça veut dire quoi ? C'est-à-dire des des gens qui ont qui commettent des délits ou qui en ont commis ou qui ont eu des parcours cabossés et cetera. C'est ça que tu appelles des racailles. Non non, là moi je suis pas d'accord. Ça c'est vraiment très insultant, très euh j'allais dire agressif à l'encontre des personnes justement issus des quartiers, issu de l'immigration post-coloniale.

    "

    Yassine Belattar est accusé de faire le jeu de Macron, osant dispenser à "ceux des quartiers" un discours qui se veut positif, faire des études et vouloir fonder une famille, au nom de sa "position" d'humoriste et de racaille patenté, il fit tabasser des journalistes mais c'est une autre histoire: un sinistre arriviste, lèche cul de Royal, Hollande, Macron etc... 

    Le voir se faire dézinguer par les indigènes est particulièrement réjouissant. 

     

    (1) https://www.youtube.com/watch?v=48hIegzxe4I